auteur Kharroubi HABIB
11 mars 2019
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L’Europe sommée de faire allégeance à Trump
Kharroubi HABIB
Comme il l'a fait dans son intervention devant la conférence de Varsovie sur le Moyen-Orient, le vice-président des EU Mike Pence, qui a pris part à celle de Munich sur la sécurité internationale, s'en est vertement pris aux alliés européens des Etats-Unis. Il leur a en effet rappelé à l'ordre et les a tancés sur leurs positions qui ne sont pas au goût de Washington s'agissant de la manière dont l'amies EUérique conçoit la gouvernance mondiale. Mike Pence leur a d'emblée signifié que les Etats-Unis étant le leader du « monde libre », il leur importe de soutenir sans « hésitation ni murmure » la politique internationale de son pays.
Après avoir affirmé de la sorte la suzeraineté des Etats-Unis sur ce monde prétendument « libre », il a intimé aux partenaires européens l'injonction de reconnaître Juan Guaido comme président du Venezuela, à rejeter l'accord sur le nucléaire iranien et à s'opposer au projet de gazoduc Nord-Stream 2. C'est peu dire que l'arrogance avec laquelle le (…)
7 mars 2019
Défiance aux hypocrites sympathies étrangères qui s’expriment
Kharroubi HABIB
Bien que la situation qui prévaut en Algérie leur suscite de l'inquiétude, les puissances occidentales partenaires du pays, ne se sont pas aventurés à émettre de prises de position officielles qui, selon ce qu'elles exprimeraient, leur vaudrait l'accusation d'ingérence dans une affaire intérieure algéro-algérienne. Soit par le pouvoir s'il les décrypte comme étant encouragement à l'endroit de ses contestataires, soit par ces derniers, y voyant, eux, un soutien à son projet politique visant à la continuité dans la gouvernance du pays. Leur prudence démontre qu'elles ont parfaitement intériorisé le fait que malgré les similitudes apparentes que le cas de l'Algérie a avec ceux des Etats arabes ayant été le théâtre du prétendu « printemps » éponyme, ni les dirigeants algériens ni les manifestants qui marchent contre eux ne veulent l'ingérence étrangère.
Mais si les premiers l'agitent comme une menace à la souveraineté et à l'indépendance de la nation avec pour visée de dissuader leur (…)
Intervention française au Tchad : l’ineptie de Jean-Yves Le Drian
Kharroubi HABIB
L'intervention militaire française au Tchad, qui a permis de stopper l'avance en direction de N'djamena la capitale d'une colonne motorisée de rebelles tchadiens se réclamant de l'Union des forces de la résistance (UFR) qui combat le régime d'Idriss Deby, a suscité des critiques tant en France qu'internationalement. L'attitude des autorités françaises a, un temps, consisté à les ignorer et à accuser ceux qui les ont formulées de se tromper sur les raisons qu'elles ont eues d'accorder le soutien militaire à l'armée tchadienne.
Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian qui, lui-même, ne s'était pas exprimé jusque-là sur la question, a tout de même dû le faire à l'Assemblée nationale en réponse à la question orale d'un député. En guise d'explication de l'action militaire française controversée au Tchad, Le Drian a déclaré que la France est intervenue pour « empêcher un coup d'Etat » et l'a fait à la demande écrite du président Idriss Deby. Ce qui, selon (…)
9 février 2019
Venezuela - Tchad : le double jeu français à l’œuvre
Kharroubi HABIB
Les frappes de l'aviation française dans l'est du Tchad qui ont ciblé une colonne de pick-up lourdement armés et se dirigeant vers la capitale N'Djamena en provenance de la frontière libyenne ont dévoilé que la présence militaire de la France au Sahel et en Afrique subsaharienne n'a pas pour seule raison la lutte contre les groupes djihado-terroristes qui y sont implantés.
Les Mirage français qui ont opéré ces frappes sont intervenus à la demande du président tchadien Idriss Deby et contre un groupe armé appartenant à l'Union des forces de la résistance (UFR) qui combat son régime et n'a pas d'accointance prouvée avec les mouvances djihado-terroristes. Leur opération dénote que les forces militaires françaises déployées dans la région dans le cadre du dispositif ayant dénomination « Barkhane » ont également pour mission de voler au secours des pouvoirs en place venant à être bousculés par leurs oppositions internes.
Ce qui est le cas au Tchad où l'armée fidèle au président (…)
1er février 2019
Les Talibans sont en train de faire plier les États-Unis
Kharroubi HABIB
Des négociations sont en cours au Qatar entre les Etats-Unis et les Talibans afghans en vue de mettre fin à 17 années de guerre en Afghanistan. Le repésentant spécial des Etats-Unis pour la reconciliation en Afghanistan Zalmay Khalizad qui mène la négociation pour le compte de Washington, s'est déclaré satisfait des « progrès » enregistrés qui ont trait à des enjeux cruciaux. L'enjeu crucial qui a poussé Donald Trump a ouvrir des négociations de paix avec les Talibans est à coup sûr celui d'obtenir de ces derniers des arrangements qui masqueront que les Etats-Unis ont subi une défaite militaire en Afghanistan et que leur retrait de ce pays qui a fait partie de ses promesses électorales et qu'il a moralement acté en accédant à la Maison Blanche n'ait pas lieu dans des conditions humiliantes pour l'Amérique. Si les Talibans donnent leur accord aux arrangements que les Étasuniens veulent leur arracher, l'on reviendrait inéluctablement à la case départ en Afghanistan, ce qui veut dire (…)




