auteur Kamel MOULFI
13 décembre 2014
Lynchage made in USA
Kamel MOULFI
A l’ouest, rien de nouveau ?
Depuis quelques jours, chaque soir, dans plusieurs villes des Etats-Unis, la fine fleur de la population étasunienne, celle qui reste imprégnée d’humanisme et des valeurs qui fondent les droits de l’Homme, sort dans la rue pour dire « non au racisme ! » Elle affronte, notamment à New York, une police et une justice au service du pouvoir installé à la Maison Blanche qui est du côté des racistes.
C'est tout de même étrange que des manifestations et des heurts qui ont lieu à New York ne bénéficient pas d'autant d'attention de la part des médias occidentaux que le « printemps arabe », bien que la situation soit grave. Cela mérite bien des articles, quelques reportages, des analyses, un dossier, des envoyés spéciaux pour rendre compte des manifestations... Car il faut encourager les minorités noire et hispanique à se soulever une fois pour toutes pour mettre fin à l'apartheid aux États-Unis. Et c’est le devoir des médias d’y contribuer. Les meurtres de (…)
Laurent Fabius perd la bataille politique en Syrie après son échec militaire et diplomatique
Kamel MOULFI
Dans les médias français, comme France 24, farouchement hostiles au président syrien Bachar Al-Assad, les journalistes et spécialistes qui ont cru que le « régime de Damas » pouvait tomber ne peuvent cacher leur dépit. Un envoyé spécial de cette chaîne a carrément traité les Occidentaux d'hypocrites, ciblant plus particulièrement le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, suite à sa déclaration sur les élections en Syrie. L’hypocrisie occidentale est également dénoncée par l’« opposition » créée à Paris par le président français et son ministre des Affaires étrangères. Ces « opposants » constatent que la « communauté internationale » est coincée et n’a pas envie que le « dictateur » parte, à cause du risque fatal que les « djihadistes » prennent sa place et s’installent au pouvoir à Damas. C’est là que réside l’hypocrisie : un discours anti-Bachar Al-Assad, exprimé par une déclaration de Laurent Fabius qui décrit l’élection présidentielle syrienne comme une « (…)
A la bonne heure !
Kamel MOULFI
En Libye, où le nouveau pouvoir s’est imposé grâce à une action armée assimilée au terrorisme – massivement soutenue par l’Otan, ne l’oublions pas, les dirigeants se réveillent et découvrent la réalité de ce terrorisme.
L'ancien Premier ministre, Ali Zeidan, a enfin trouvé la sonnette d’alarme et l’a actionnée : « La Libye peut devenir une base terroriste », a-t-il déclaré dans un entretien au journal britannique The Times. Il ignore ou feint d’ignorer que la Libye est déjà une base pour les terroristes et c’est à partir de là que les malheurs du Sahel ont été provoqués, entraînant les interventions étrangères dans la région. On peut penser que si les médias occidentaux accordent de l’intérêt à sa « révélation », c’est parce que la menace, selon Ali Zeidan, viserait les pays européens. Elle prend encore plus de crédit à la lumière de l’information, diffusée hier par les médias français, sur le projet d'attentat sur la Côte d'Azur, « fomenté par un homme de retour du djihad en Syrie », déjoué.
Mais l’alerte antiterroriste d’Ali Zeidan traduit un retournement de situation qui peut annoncer une nouvelle évolution en Libye consistant en des correctifs apportés au « printemps arabe » et qui peut (…)
16 octobre 2013
Obama devant la CPI
Kamel MOULFI
En inventant le principe dit de « compétence universelle » et en instrumentalisant des pseudo-ONG, certains États européens ont trouvé le moyen, par le biais de leurs tribunaux et sous prétexte de l’indépendance de la justice, de porter atteinte à la souveraineté d’autres États.
L’Algérie a été victime de cette pratique qui donne à un État européen la compétence de poursuivre des responsables algériens « coupables » d’avoir mené la lutte antiterroriste et d’avoir contribué à ramener la paix dans le pays. Pour la « compétence universelle », cela s’appelle un crime et la personne concernée est poursuivie et jugée non pas par les autorités de l’État sur le territoire duquel l’infraction aurait été commise, conformément au droit en vigueur dans cet État, mais par d’autres, actionnées par une ONG manipulée.
L’Algérie vient de rejeter officiellement ce principe en disant non à l’ouverture d’enquêtes judiciaires par les tribunaux européens à l’encontre de dirigeants africains, parce qu’elle tend à « imposer indûment » une présomption de culpabilité, a expliqué le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans son discours à Addis-Abeba (Ethiopie), au sommet de l’Union africaine consacré à la révision de la relation avec la Cour pénale internationale (CPI). « Sur (…)
Obama veut son 35e
Kamel MOULFI
Sauf probable omission, la Syrie occuperait, si par malheur cela se produisait, la 35e place sur la liste des pays bombardés par les Etats-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce qui exclut de cette liste le Japon qui a reçu deux bombes atomiques lancées par les avions américains en 1945.
C’était alors la guerre. Puis vint la paix, mais les aviateurs de l’armée américaine n’ont pas chômé. Partis de leurs porte-avions ou de leurs propres bases ou de celles de l’Otan, les bombardiers ont gardé l’air pour pouvoir tapisser de bombes à tout moment les pays récalcitrants à la volonté hégémonique de la Maison-Blanche, guidée par les intérêts économiques au profit de quelques magnats du pétrole ou d’un minerai indispensables à leurs activités.
Mais pour tout le monde, les Etats-Unis étaient, et restent à ce jour pour les crédules et naïfs qui veulent bien encore les croire, motivés par la défense du monde libre et l’instauration de la démocratie. A ce titre, ils ont (…)



