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Auteur : Julian ASSANGE

"Qui ne crierait pas lorsque les enjeux sont aussi élevés ?"

Julian ASSANGE

[article du 15 octobre 2011] Note du traducteur : On a enfin une explication de la haine des journalistes "mainstream" envers Julian Assange. Et où l’on trouve aussi la confirmation de ce que je répète à qui veut bien l’entendre : les journalistes ont réécrit l’histoire et rejeté sur Julian Assange leurs propres erreurs, amateurisme et coups bas pour sortir "blanchis" de l’histoire. Ils ne pouvaient pas faire autrement que d’étouffer sa voix.

La divulgation n'est pas une simple action, c'est un mode de vie. À mon avis, elle est porteuse de sens et de sensibilité : vous êtes ce que vous savez, et aucun État n'a le droit de vous diminuer. Beaucoup d'États modernes oublient qu'ils ont été fondés sur les principes des Lumières, que la connaissance est un garant de la liberté et qu'aucun État n'a le droit de rendre la justice comme s'il s'agissait d'une simple faveur du pouvoir. La justice, à juste titre, est un contrôle du pouvoir, et nous ne pouvons nous occuper du peuple qu'en veillant à ce que la politique ne contrôle jamais absolument l'information. C'est une question de bon sens. C'était autrefois le premier principe du journalisme dans tous les pays où la presse est libre. Au début de nos relations avec les partenaires des médias, je savais que je leur offrirais, à un moment donné, la possibilité de se joindre à nous pour publier un gigantesque lot de câbles diplomatiques. J'attendais, pour laisser les journaux de guerre afghans et (...) Lire la suite »

Le directeur de la CIA mène une guerre contre les diseurs de vérité comme WikiLeaks (Washington Post)

Julian ASSANGE
(25 avril 2017) Mike Pompeo, dans son premier discours en tant que directeur de la CIA, a choisi de déclarer la guerre à la liberté d'expression plutôt qu'aux véritables adversaires des États-Unis. Il s'en est pris à WikiLeaks, dont je suis le rédacteur en chef, en tant que "service de renseignement hostile non étatique". Dans la vision du monde de Pompeo, dire la vérité sur l'administration peut être un crime - comme l'a rapidement souligné le procureur général Jeff Sessions lorsqu'il a décrit mon arrestation comme une "priorité." Les organismes de presse ont rapporté que les procureurs fédéraux sont en train d'évaluer s'il faut porter des accusations contre les membres de WikiLeaks, incluant peut-être la conspiration, le vol de propriété gouvernementale et la violation de la loi sur l'espionnage. Tout ce discours pour étouffer l'affaire vient en réaction à la première publication au début de la série "Vault 7" de WikiLeaks. Vault 7 a commencé la publication de preuves de l'incompétence remarquable de la (...) Lire la suite »

Google n’est pas ce qu’il paraît être.

Julian ASSANGE

Extrait de When Google Met WikiLeaks, publié par OR Books.

Eric Schmidt est une personnalité influente, même parmi le défilé des personnalités influentes que j'ai croisées depuis la fondation de WikiLeaks. À la mi-mai 2011, j'étais assigné à résidence dans la campagne de Norfolk, en Angleterre, à environ trois heures de route au nord-est de Londres. La répression contre notre travail battait son plein et chaque moment perdu semblait être une éternité. C'était difficile d'attirer mon attention. Mais quand mon collègue Joseph Farrell m'a dit que le président exécutif de Google voulait prendre rendez-vous avec moi, j'ai dressé l'oreille. D'une certaine façon, les échelons supérieurs de Google me semblaient plus distants et obscurs que les couloirs de Washington. Cela faisait des années que nous nous affrontions aux hauts responsables américains. La mystique s'était dissipée. Mais les centres de pouvoir qui ont grandi dans la Silicon Valley étaient encore opaques et j'étais soudain conscient de la possibilité de comprendre et d'influencer ce qui devenait l'entreprise (...) Lire la suite »

Julian Assange : Pourquoi j’ai fondé WikiLeaks

Julian ASSANGE

Julian Assange explique la pensée radicale qui l’a conduit à créer WikiLeaks dans When Google Met WikiLeaks, publié par OR Books.

[décembre 2014] J'avais remarqué qu'il y avait trop d'injustice dans le monde. Et je voulais y remédier. On pourrait me demander : "Quels sont vos axiomes philosophiques pour penser ainsi ?" A quoi je réponds : "Je n'ai pas besoin d'y penser. C'est juste mon tempérament. Et c'est un axiome parce que c'est ainsi." Cela évite d'entrer dans des discussions philosophiques inutiles sur les raisons pour lesquelles je veux faire quelque chose. Je le fais, c'est tout. En examinant comment les injustices sont provoquées, ce qui tend à les favoriser, et ce qui favorise la justice, j'ai remarqué que les êtres humains sont fondamentalement égaux à eux-mêmes. C'est-à-dire que leurs inclinations et leur tempérament biologique n'ont pas beaucoup évolué depuis des millénaires. La seul marge de manœuvre est la suivante : qu'est-ce qu'ils possèdent et qu'est-ce qu'ils savent ? Ce qu'ils possèdent – c'est-à-dire les ressources dont ils disposent, la quantité d'énergie qu'ils peuvent exploiter, leurs (...) Lire la suite »

Google contre Wikileaks

Julian ASSANGE
En juin 2011, Julian Assange reçoit un visiteur inhabituel dans sa petite maison de campagne anglaise en résidence surveillée de Ellingham Hall : le président de Google en personne, Eric Schmidt, venu tout droit de la Silicon Valley. Le général assiégé de WikiLeaks, la plus audacieuse entreprise d'édition insurrectionnelle connue à ce jour, et l'empereur d’Internet vont croiser le fer : du Printemps arabe aux bitcoins, et des solutions technologiques aux problèmes politiques, tout les oppose. La collision Assange/Schmidt déferlera sur le rôle, le pouvoir et le contrôle de la Toile, la « colonisation digitale » de Google, ses relations avec le gouvernement américain et ses répercussions sur la vie privée, la surveillance de masse et la liberté d’expression. Enregistré sur magnétophone, Eric Schmidt ignorait que Julian Assange ferait un jour un livre de leur confrontation. Google contre WikiLeaks est l’histoire de l'affrontement entre Schmidt et Assange, et tente de répondre à cette lancinante question : (...) Lire la suite »

Sur les publications de Wikileaks durant la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis

Julian ASSANGE
À la veille des élections [présidentielles de 2016 aux Etats-Unis], il est important de rappeler pourquoi nous avons publié ces documents. Le droit de recevoir et de transmettre des informations vraies est le principe directeur de WikiLeaks - une organisation qui a un personnel et une mission qui va bien au-delà de ma propre personne. Notre organisation défend le droit du public d'être informé. C'est pourquoi, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle américaine de 2016, le véritable vainqueur est l'opinion publique américaine, qui est mieux informée grâce à notre travail. Nous publions ce qui nous est donné, s'il est d'importance politique, diplomatique, historique ou éthique et n'a pas été publié ailleurs. Quand nous avons du matériel qui répond à ces critères, nous publions... Personne ne conteste l'importance publique de ces publications. Il serait déraisonnable pour WikiLeaks de cacher de telles archives au public pendant une élection. En même temps, nous ne pouvons pas publier ce (...) Lire la suite »

Déclaration de Julian Assange sur la condamnation de Bradley Manning (Wikileaks)

Julian ASSANGE

Bradley Manning, le lanceur d’alerte bien connu, a été condamné par un tribunal militaire dans le Maryland à passer un minimum de 5,2 ans en prison avec un maximum de 32 ans (incluant le temps déjà passé en détention provisoire) pour avoir révélé au public des informations sur le comportement du gouvernement des États-Unis.

Cette durée minimale durement gagnée représente une victoire tactique significative pour la défense, l’équipe de campagne et les sympathisants de Bradley Manning. Au début de ces procédures, le gouvernement des États-Unis avait accusé Bradley Manning d’un crime capital et d’autres charges portant sur 136 ans d’incarcération. Son équipe de la défense en appelle à présent à la Cour pénale de l’armée américaine (US Army Court of Criminal Appeals) concernant sa sentence et également pour violations de procédure lors du procès. Alors que la défense devrait être fière de sa victoire tactique, il faut se rappeler que le procès de M. Manning et sa condamnation sont un affront aux concepts fondamentaux de la justice occidentale. Lorsque M. Manning a été arrêté en mai 2010, il a été immédiatement soumis par le gouvernement des États-Unis à une incarcération punitive qualifiée de « cruelle, inhumaine et dégradante » par Juan Mendez, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, et même jugée illégale par les tribunaux (...) Lire la suite »

Réponse à la déclaration de Bradley Manning (Wikileaks)

Julian ASSANGE

Aujourd’hui, Bradley Manning aurait fait une déclaration de remords à l’audience de détermination de la peine à Fort Meade, dans le Maryland. La déclaration de Manning arrive à la fin d’un procès en cour martiale, il est poursuivi avec un zèle sans précédent par l’accusation.

Depuis son arrestation, M. Manning a été un symbole de courage et d’endurance face à l’adversité. Il a résisté à la pression de façon extraordinaire. Il a été détenu à l’isolement, dénudé et soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants par le gouvernement des États-Unis. Son droit constitutionnel à un procès rapide a été ignoré. Il a été maintenu en détention provisoire pendant trois ans, pendant que le gouvernement a réuni 141 témoins et refusé de communiquer des milliers de documents à ses avocats. Le gouvernement lui a refusé le droit d’assurer sa défense sur la base de la loi sur les lanceurs d’alerte. Il l’a surchargé au point qu’il fait face à plus d’un siècle de prison et lui a tout interdit sauf quelques témoins. Il s’est vu refusé le droit à un procès pour faire valoir qu’aucun préjudice n’a été causé par ses agissements présumés. Il a été préventivement interdit à son équipe de la défense de décrire ses motivations ou de montrer que ses actions n’ont nui à personne. Malgré ces obstacles, M. Manning et (...) Lire la suite »

Julian Assange : "La vraie guerre, c’est la guerre de l’information" (The Guardian)

Julian ASSANGE

Le codage des messages, ou cryptographie, doit permettre aux petits Etats de se défendre contre les plus grands, assure le fondateur de WikiLeaks dans une tribune exceptionnelle. Car, de Pékin à Washington, le contrôle des communications est aujourd’hui une arme de guerre.

La plupart des premiers “cypherpunks” [groupes de personnes intéressées par la cryptographie, l'ensemble des techniques de codage et de décodage de messages] étaient des militants libertariens de Californie. Je n'étais pas issu de la même tradition, mais nous étions tous unis par notre volonté de protéger les libertés individuelles contre la tyrannie de l'Etat. La cryptographie était notre arme secrète. Les gens ont oublié à quel point cet outil était subversif. A l'époque, la cryptographie était la propriété exclusive des Etats, qui s'en servaient pour conduire leurs guerres. En concevant notre propre logiciel et en le diffusant au maximum, nous avons libéré la cryptographie. Nous l'avons démocratisée et disséminée à travers les frontières du nouvel Internet. La réaction des autorités et leurs diverses mesures contre ce “trafic d'armes” n'ont pas réussi à enrayer le mouvement. La cryptographie est devenue un standard des navigateurs Internet et d'autres logiciels que les gens utilisent aujourd'hui (...) Lire la suite »

Déclaration de Julian Assange après un an à l’Ambassade d’Equateur (Wikileaks)

Julian ASSANGE
Cela fait maintenant un an que je suis entré dans cette ambassade pour y chercher refuge et échapper à la persécution. Cette décision m’a permis de travailler dans une relative sécurité à l’abri d'une enquête américaine pour espionnage. Mais aujourd'hui, les problèmes d’Edward Snowden ne font que commencer. Deux processus dangereux ont pris racine dans la dernière décennie avec des conséquences fatales pour la démocratie. Les manoeuvres secrètes du gouvernement ont connu une expansion terrifiante. Dans le même temps, le droit à la vie privée a été secrètement éradiqué. Il ya quelques semaines, Edward Snowden a sonné l'alarme sur un programme en cours - impliquant l'administration Obama, la communauté du renseignement et les géants des services internet - pour espionner tout le monde. Dans le même temps, il a été accusé d'espionnage par l'administration Obama. Le gouvernement américain espionne chacun d'entre nous, mais c’est Edward Snowden qui est accusé d'espionnage pour nous avoir avertis. On est (...) Lire la suite »
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