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Auteur : Jacques-Marie BOURGET

La France va-t-elle abandonner un réfugié politique contre un "témoin utile" ?

Jacques-Marie BOURGET

Mohamed Kadamy est un militant qui entend faire de Djibouti une république libre et incorruptible. Ce projet qu'il poursuit depuis 30 ans, ne lui rend pas la vie facile. Il va de tortures et prisons. Alors qu'il est réfugié politique en France, Guelleh, le dictateur djiboutien, cherche Mohamed Kadamy afin de taire son Front le Libération. Miracle de la justice il doit être entendu à Paris par le juge Tournaire qui, ça tombe à pic, poursuit un citoyen, lui aussi de Djibouti, mais dans le dossier (trop) vide qui maintient Djouhri hors de la liberté depuis un an en Grande Bretagne. C'est le souk.

Le dirigeant du Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie armé (FRUD armé), le mouvement de rébellion afar du nord du pays, Mohamed Kadamy, a fait l'objet d'une enquête judiciaire le 21 janvier à l'Office central d’ investigation à Nanterre, opération conduite par la juge Sabrina Elie chargée de la répression des violences aux personnes. En présence de son avocat, Bérenger Tourné, Mohamed Kadamy a comparu en audition libre. Pour la justice française il s’agissait de répondre à une commission rogatoire internationale des juges djiboutiens. Avec comme chefs d'accusation « violences en réunion », « séquestration de personnes », « association de malfaiteurs »... Depuis quelques mois, des émissaires du gouvernement djiboutien sont régulièrement envoyés à Paris pour demander au dirigeant de ce « FRUD armé » d'accepter de négocier avec Ismaïl Omar Guelleh, le si doux président. Mais à ses conditions. Et selon sa garantie qui ne vaut pas plus que les dires d’un homme sans parole. Le dernier émissaire en (...) Lire la suite »
Quand Médiapart livre ses sources à Macron

Plenel l’écouté devenu écouteur.

Jacques-Marie BOURGET

Médiapart a livré mardi 5 février 2019, 7 enregistrements à la Justice.
Que dire de plus.... Alors que des journalistes acceptent la prison plutôt que de balancer aux flics, aux juges -même aux Etats-Unis- le patron de Médiapart, tel un livreur Uber, s'en est allé donner son butin au Palais de justice.

Avec ce bon Edwy, nous vieillissons donc ensemble. Où en même temps si vous préférez. Mais en chambres séparées. Il me fait rire l’agité du local. Celui sacré où trône le buste de Léon. Voilà que le phare du journalisme se fait flic, ce qui est normal pour un trotskiste et un ami d’Alain Bauer. Et il balance. Tout le contraire de la vieille éthique apprise, alors que je suis hors d’âge. Jadis les poulets, c’étaient les poulets, les lardus, les juges des « fromages ». Et les journalistes des hommes indépendants, des mal élevés, des anars, souvent des ivrognes, cirrhotiques et divorcés. Mon frère Jacques Renard qui vient de mourir, l’étourdi, répétait « Je ne vais jamais au cinéma, j’ai trop peur qu’il se passe quelque chose dans la rue pendant ce temps ». Pas du genre à se rendre au commissariat avec un paquet cadeau lié de bolduc, façon Noël, pour tenir le secret à l’ombre. Mais l’insubmersible Edwy, lui, est toujours là et c’est pour notre bonheur, notre contre champ. Accompagnant, créant le nouveau journalisme (...) Lire la suite »
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Djouhry placé entre le lit de Lady Di et un champ de mines judiciaires

Jacques-Marie BOURGET

Bon. Je ne vais pas reprendre les explications à zéro. Je vous entends : Djouhri a trouvé plaisant et malin de fréquenter Sarkozy et son chambellan Guéant. Pas du joli monde. Pas le mien, pas le nôtre, pas le vôtre. Qu'il paye aujourd'hui la facture de ses mauvaises fréquentations ne va pas nous émouvoir. Qu'il paye la facture ! Et ce n'est pas aussi simple. Au travers de l'aventure du Kabyle du 9-3, on peut analyser le fonctionnement étrange à la fois d'un groupe de pression qui navigue à l'aise dans le CAC 40 et celui de quelques magistrats pour le moins étourdis. Tranche de vie dans la jungle du business.

Stendhal nous a prévenu, l’amour ne va pas sans fiasco. Le fiasco ? C’est la débandade. C’est l’expérience au goût de cigüe que sont en train de vivre quelques magistrats du Parquet National Financier, le PNF. Alors que depuis plusieurs années ces implacables justiciers sont lancés à la chasse au Djouhri, voilà qu’ils doivent lever le pouce. Bien proches de capituler sans hallali. Pour passer le lasso au cou de l’Alexandre, tous les coups furent pourtant permis. Le droit ayant même parfois une allure de tordu. Dans cette poursuite impitoyable le ministère de la Justice a dépensé un « pognon de dingue » afin de fournir le statut de délinquant à cet homme d’affaires pas comme les autres. Un Alexandre dont les journalistes – antiracistes bien sûr, aiment à nous préciser méthodiquement que son « vrai » prénom est Ahmed. Un Djouhri qui navigue dans le noyau de la macro économie alors qu’il est plus près du Certificat d’Etudes que d’HEC. Finalement on découvre aujourd’hui que, comme le leurre qui fait courir le (...) Lire la suite »

Plenel : l’histoire d’un ventilateur.

Jacques-Marie BOURGET

Plenel a de la chance. Il peut faire ce qu'il veut, n'importe quoi. Aimer aussi n'importe quoi et n'importe qui : il reste l'indéboulonnable phare de la pensée journalistique, un gars de Camerone défendant la vérité. C'est ainsi. Avoir des moustaches ça aide à passer à la télé même si ça la ramène subitement à l'époque du noir et blanc.

Pour avoir osé mettre sur mon blog, hébergé par « Mediapart », un article intitulé « Benalla placé sous parapluie israélien », je me suis fait couper la chique par la bande à Plenel. De façon étrange. Parfois on pouvait lire le papier en allant sur le site mais l’accès extérieur le « lien » était coupé... Rien que de normal la censure, pour un trotskiste quand on s’écarte de sa ligne générale. C’est même salutaire, comme le canard dans les WC. Ecrire que Benalla, l’ancien ami-garde du corps de Macron, était passé sous pavillon du Mossad : intolérable. Pourtant, le nouveau parrain d’Alexandre, Philippe Habadou Solomon, ne fait pas mystère de la nature de ses employeurs. Par exemple quand il déclare en 2014 : « Il était important que j’ai des liens avec la Libye, ça me permettait de surveiller le trafic entre les islamistes libyens et le Hamas »... Voilà un bien étrange « homme d’affaires « que le nouveau Papa-va-me-dire de Benalla » ! Le deuxième père d’Alexandre étant, selon « Libération », Mohamad Izzat Khatab, un « (...) Lire la suite »

Benalla placé sous parapluie israélien.

Jacques-Marie BOURGET

C'était couru d'avance, Benalla, un garçon si plein d'allant et promoteur, détenant par ailleurs des secrets d'état, ne pouvait que tomber sous la coupe des services israéliens.

Depuis qu’il a quitté l’Elysée – mais l’a-t-il vraiment quitté ?- Alexandre Benalla est marqué à la culotte par le Mossad. Pourquoi diable ? Tous les services secrets du monde, mais en particulier celui d’Israël, rêvent d’avoir sous la main un homme qui a partagé l’intimité des puissants. C’est le cas de Benalla qui, pendant plus de dix-huit mois a vécu dans l’ombre du couple Macron et, à la fois, au cœur d’une machine pas banale, la Présidence de la République Française, cinquième puissance mondiale et membre du Conseil de Sécurité de l’ONU. Quand Mitterrand est arrivé au pouvoir en 1981, même si Tonton et ses amis, depuis longtemps, avaient épuré toutes les archives concernant leur maître, le Mossad avait, lui, récupéré des kilos de papiers. Pas tous valorisants pour l’histoire secrète de celui qui arrivait au pouvoir. Vichy, bien sûr. Mais pas seulement. Et ce n’est pas pour le seul amour de la carpe farcie que Mitterrand a réservé sa première visite d’Etat à Israël. Ce Benalla, et ses secrets même petits, n’a (...) Lire la suite »
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Les Gillets Jaunes sont fascistes et illétrés, et les journalistes sont sublimes.

Jacques-Marie BOURGET, Bertrand ROTHE

Le jeu du pouvoir, qui a fini par placer des policiers sur tous les écrans, derrière tous les micros , a été de créer une atmosphère de guerre civile. Atmosphère ! Car tout y était, les descriptions de presse, sur le mode guerrier, les escadrons, les blindés, les tirs tendu avec armes prohibées. L'affaire n'est pas gagnée mais les banquiers ont mis le paquet. Dernière insulte : "les Gilets Jaunes vont voter comme un seul homme : pour le FN aux Européennes." ! Coup de pied des ânes, ultime injonction à continuer de ne "pas exister".

L’un des intérêts de la révolte qui gronde, et il n’est pas mineur, est d’avoir escamoté un masque. Jusqu’au 17 novembre, premier Episode des Gilets jaunes, sur les écrans de télévision, ou derrière les micros, les commentateurs, reporters, correspondants nous étaient présentés comme des « journalistes ». Alors que le plus souvent, en bons chiens de garde, ils répétaient seulement les éléments de langage transmis par la Place Bauveau. Elle-même dressée, instruite et respectueuse des impératifs des maîtres, c’est-à-dire tout mettre en œuvre pour tenir le rythme de leurs extravagants profits... Revenons à l’intérêt médiatique de la rébellion. Celui que nous venons d’évoquer. Subitement, sans doute jugée pas assez pugnace, l’armada des bavards menteurs et autres porteurs de micros a soudain été remplacée sur les antennes par de vrais flics. Depuis le 17 novembre, pas un écran pas une oreille n’échappe aux commentaires du policier-expert, de l’expert-policier ou de l’expert-expert. D’hommes et de femmes, cartes de flics (...) Lire la suite »
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Histoire de l’attentat contre Mélenchon

Jacques-Marie BOURGET, Bérenger TOURNE

Multiples descentes de police, perquisitions à la pelle : le système politico-judiciaire a voulu faire la peau de Mélenchon, le chef des "Insoumis". Avec le recul, la manoeuvre apparait plus clairement que dans l'instantané des coups de gueule. (Jacques-Marie Bourget est journaliste, Bérenger Tourné est avocat au barreau de Paris, s'ils sont insoumis ce n'est pas pour avoir adhéré à un parti, mais par philosophie).

Dix-sept lieux perquisitionnés simultanément, soixante-dix policiers mobilisés et un quarteron de magistrats pour les accompagner : Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis ont été traités en djihadistes. JLM hurle à la forfaiture, se montre violent, pas assez mais incompréhensible. Et le flot sorti des robinets à mensonges, ceux des médias qui se rêvent dominants, le noient, le moquent, le ridiculisent, l’invectivent. Jusqu’au Canard Enchainé qui, ceci étant dit en passant, détient 128 millions de provision sur ses comptes, crie « au voleur ». Dans le couloir de la mort sont placés les Insoumis. La cible de l’hebdomadaire du mercredi est le député de ce mouvement, Alexis Corbière. Cet incroyable bandit a bénéficié, complétement légalement d’une « aide au logement ». Pas du tout réservée « aux plus modestes », comme va le klaxonné BFM and co, mais distribuée en fonction des revenus déclarés. Comme, à l’heure de sa demande, Corbière est un modeste prof et sa femme une avocate sans assez de causes, qu’ils ont trois (...) Lire la suite »
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Ouvrez le ban : congrès de criminels sous l’Arc de triomphe.

Jacques-Marie BOURGET
« Certes, en fin de carrière avec son club, Paris est Germain. Pétain a marqué bien trop de buts contre son camp. Mais, pour la partie jouée à Verdun, quel as ! ». C’est ce que j’ai compris du commentaire présidentiel, livré lors de l’interminable procession de Macron sur le front national. Après de telles louanges honteuses, il a bien fallu contrer, se battre, colmater les brèches de l’histoire, comme les sacs de sables écartent la crue. Ça prend du temps, ça éloigne l’attention et c’est fatigant. Résultat, aujourd’hui le souvenir du Maréchal me voit las. Et pourtant, pendant ces commémorations nous en avons vu défiler des monstres. Qui ont été léchés, embrassés, caressés, félicités comme des vainqueurs du Tour de France. La priorité allant au scandale né de la réhabilitation d’un total salaud, l’urgence nous a laissé échapper de beaux spécimens de criminels, « contre l’humanité » ou « de guerre ». Comme on veut, c’est à la carte. Celle du monde. L’Arc était donc le triomphe du travail de bourreau. Et un soldat (...) Lire la suite »
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Pétain, la vie d’un salaud, la persistance des ordures.

Jacques-Marie BOURGET

Pétain grand chef de guerre à Verdun : faux. Pétain complotant contre la République dès 1935 : vrai. Pétain complice des banques des financiers, des industriels pour que nous ayons Hitler plutôt sue le Front Populaire : vrai. C'est vrai que ça méritait un éloge.

J’aime beaucoup le Président Macron. Dans cette période où l’on doit chaque soir passer la balayette sous son lit afin de débusquer le terroriste qui doit s’y cacher, avec lui on rigole. Macron c’est, recyclé, le vieux slogan publicitaire d’un grand magasin : « A tout instant il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette ». Cette fois le Président a décidé de nous distraire avec Pétain. C’est inattendu, ça fait vieux monde... Mais tant pis. Après avoir fait la guerre aux Russes – par son émanation de RT France – il était logique qu’il louât le Maréchal ; que revoilà. Pour être juste, car le temps est au certifié, à l’exact, au vérifié, à l’équitable, remarquons que ce malheureux Macron est mal entouré. Autour de lui s’ébat une nuée de jeunes gens qui ne l’aident guère. Paresseux ? Non. Mais le hasard fait que tous ces biens diplômés n’avaient qu’un seul livre d’histoire, et qu’ils ont fini de le colorier. Benalla aurait pu être un rempart en rendant, par l’écran de ses larges épaules, le discours pétainiste (...) Lire la suite »
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Mélenchon gardé à vue par Médiapart

Jacques-Marie BOURGET

Victime d'une embuscade Mélenchon accuse Macron. C'est de bonne guerre. Mais au-delà de ce doigt pointé nous devons nous interroger sur le rôle de journalistes qu'il n'est même pas utile de tirer au sort pour qu'ils acceptent de de faire partie des pelotons d'exécution. Et la justice, qui a cessé d'être aveugle, marche en cisaille avec ce qui ne mérite plus le nom de "presse".

Il y a des lunes que, portant le projet sur les fonts baptismaux de Yann Barthès, Edwy Plenel a déclaré : « Avec Tariq nous allons construire une maison commune ». Ce petit nom, « Tariq », recouvre l’immensité de Ramadan, savant islamique vénéré aimant Dieu et tous les seins. Un petit pépin de justice retarde le moment où le divin scientifique va poser ses valises à côté du peigne à moustaches d’Edwy. Faudrait que les choses s’accélèrent. Restent des arbitrages importants, par exemple la façon de garnir la bibliothèque dont on sait qu’elle ne recèlera que des livres saints, Trotski, al-Banna et bien sûr les œuvres complètes de l’émir du Qatar ? Ici la paire ne doit pas faire d’impair. On notera un détail : les chambres à coucher sont privées de tables de nuit. En effet, s’il y a perquisition –une action douce et légale qui menace tous les révolutionnaires-, il ne faudrait pas, somme donnée au hasard, qu’un flic trouve 12 000 euros dans un tiroir. Juste au-dessus du vase de nuit. C’est alors que saisis par l’article (...) Lire la suite »
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