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Auteur : Gaël DE SANTIS

Le pape François ouvert au marxisme

Gaël DE SANTIS

Le pape François est sommé de se justifier après les attaques des néoconservateurs états-uniens.

La doctrine sociale de l’Église est au cœur de sa critique du capitalisme, précise le pape. Le pape n’est pas marxiste. « L’idéologie marxiste fait fausse route. Mais, dans la vie, j’ai connu tant de marxistes bons en tant que personnes, et pour cela, je ne me sens pas offensé », dit le pape, dans un entretien au quotidien la Stampa publié dimanche. Le pape François est sommé de se justifier après les attaques des néoconservateurs états-uniens. Début décembre, l’animateur Rush Limbaugh avait dénoncé : « Ce qui sort de la bouche du pape est du pur marxisme. » En cause, l’exhortation apostolique publiée le 26 novembre qui condamne un système économique « d’exclusion » et dénonce la « tyrannie invisible » des marchés. Dimanche, l’évêque de Rome a renvoyé ses détracteurs dans les cordes : « Dans l’exhortation, il n’y a rien qui ne se trouve dans la doctrine sociale de l’Église. » Pour sûr, le pape n’est pas marxiste. « Les exclus ne sont pas des “exploités”, mais des déchets, des restes », écrivait-il dans son (...) Lire la suite »

« La logique de rentabilité des banques non remise en cause »

Gaël DE SANTIS

Lors du Conseil européen de jeudi et vendredi, les chefs d’État et de gouvernement ont avancé sur la construction d’une union bancaire. Secrétaire CGT de la Banque de France, Denis Durand pointe les insuffisances du projet.

Lors du sommet de jeudi et vendredi, les dirigeants européens ont décidé de travailler à la création d’une union bancaire. La première pierre de cette dernière a été posée mercredi, par la décision des ministres de l’Économie de confier à la Banque centrale européenne (BCE) la supervision des banques, aujourd’hui contrôlées par des autorités nationales. L’accord trouvé est censé, selon les dirigeants européens, « préserver la stabilité financière ». Est-ce le cas ? Denis Durand. L’une des raisons principales de la crise a été que les banques ont été incitées, par la politique monétaire et leurs actionnaires, à utiliser leur pouvoir de création monétaire pour injecter de l’argent dans les marchés financiers. C’est pour cela que, ces trente dernières années, la masse des actifs financiers a une croissance trois fois supérieure à celle des richesses effectivement créées. De temps en temps, ça craque : cela donne des crises financières comme celle des subprimes. La logique de la réglementation, depuis les années 1990, est (...) Lire la suite »