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Auteur : Chris HEDGES

L’exécution de Julian Assange

Chris HEDGES

Il a commis le plus grand péché de l’empire. Il l’a exposé comme une entreprise criminelle. Et les empires tuent toujours ceux qui infligent des blessures profondes et sévères.

Nommons les bourreaux de Julian Assange. Joe Biden. Boris Johnson. Scott Morrison. Theresa May. Lenin Moreno. Donald Trump. Barack Obama. Mike Pompeo. Hillary Clinton. Le juge en chef Ian Burnett et le juge Timothy Victor Holroyde. Les procureurs de la Couronne James Lewis, Clair Dobbin et Joel Smith. Le juge de district Vanessa Baraitser. L'assistant du procureur des États-Unis dans le district Est de la Virginie, Gordon Kromberg. William Burns, le directeur de la CIA. Ken McCallum, le directeur général du service de sécurité britannique ou MI5. Reconnaissons que l'objectif de ces bourreaux, qui ont discuté de l'enlèvement et de l'assassinat d'Assange, a toujours été son anéantissement. La condamnation à mort d'Assange, dont la santé physique et psychologique est précaire et qui a subi un accident vasculaire cérébral (AVC) lors d'une procédure vidéo judiciaire le 27 octobre, ne doit pas surprendre. Les dix années qu'il a passées en détention, dont sept à l'ambassade d'Équateur à Londres et près (...) Lire la suite »

La bataille pour la liberté de la presse la plus importante de notre époque

Chris HEDGES
WASHINGTON, D.C. - Ces deux derniers jours, j'ai suivi l'audience d'extradition de Julian Assange par liaison vidéo depuis Londres. Les États-Unis font appel d'une décision d'un tribunal de première instance qui a rejeté la demande américaine d'extradition d'Assange, non pas, malheureusement, parce qu'aux yeux du tribunal, il est innocent d'un crime, mais parce que, comme l'a conclu la juge Vanessa Baraitser en janvier, l'état psychologique précaire d'Assange se détériorerait en raison des "conditions difficiles" du système pénitentiaire américain inhumain, "ce qui le pousserait au suicide". Les États-Unis ont inculpé Assange de 17 chefs d'accusation en vertu de la loi sur l'espionnage et d'un chef d'accusation pour avoir tenté de pirater un ordinateur gouvernemental, des accusations qui pourraient le faire condamner à 175 ans de prison. Assange, aux longs cheveux blancs, est apparu à l'écran le premier jour depuis la salle de vidéoconférence de la prison de HM Belmarsh. Il portait une chemise (...) Lire la suite »
Sur l’Afghanistan, Bradley/Chelsea Manning...

Une entrevue avec Julian Assange (The Nation)

Chris HEDGES

NDT : Cet article date de mai 2013. L’Afghanistan y est abordé. Encore une fois, on remarquera combien de choses étaient déjà connues à l’époque et ont été tues par la presse institutionnelle.

8 mai 2013 - Londres - Une infime partie du vaste réseau clandestin d'agences gouvernementales et de renseignements du monde entier qui se consacrent à la destruction de WikiLeaks et à l'arrestation de son fondateur, Julian Assange, apparaît à l'extérieur de l'immeuble de briques rouges de la rue Hans Crescent qui abrite l'ambassade de l'Équateur. Assange, le réfugié politique le plus connu au monde, se trouve dans l'ambassade depuis qu'on lui a offert l'asile en juin dernier. Des policiers britanniques vêtus de gilets en Kevlar noirs sont perchés nuit et jour sur les marches menant au bâtiment, et d'autres attendent dans le hall directement devant la porte de l'ambassade. Un officier se tient au coin d'une rue latérale qui fait face au grand magasin emblématique Harrods, situé à un demi-pâté de maisons sur Brompton Road. Un autre agent regarde par la fenêtre d'un immeuble voisin, à quelques mètres de la chambre d'Assange, à l'arrière de l'ambassade. Les policiers sont assis 24 heures sur 24 dans un (...) Lire la suite »

Bénis soient les traîtres

Chris HEDGES

Daniel Hale a révélé le meurtre généralisé et aveugle de non-combattants dans le cadre de la guerre mondiale menée par les drones états-uniens. Pour son héroïsme, il risque dix ans de prison tandis que ceux qui supervisent ces crimes de guerre poursuivent leur folie meurtrière.

Daniel Hale, un analyste du renseignement de l'armée de l'air en service actif, s'est tenu dans le campement Occupy du parc Zuccotti en octobre 2011 dans son uniforme militaire. Il a brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire 'Libérez Bradley Manning', qui n'avait pas encore annoncé sa transition. C'était un acte de conscience singulier que peu de personnes en uniforme ont eu le courage de reproduire. Il avait pris une semaine de congé de son travail pour rejoindre les manifestants dans le parc. Il était présent à 6 heures du matin le 14 octobre lorsque le maire Michael Bloomberg a fait une première tentative pour faire évacuer le parc. Il était solidaire des milliers de manifestants, dont de nombreux travailleurs syndiqués des transports en commun, des enseignants, des Teamsters et des travailleurs des communications, qui formaient un cercle autour du parc. Il a vu la police reculer devant les acclamations de la foule. Mais cet acte de défi et de courage moral n'était que le début. À (...) Lire la suite »

L’Empire n’en a pas fini avec Julian Assange

Chris HEDGES

Comme le montre clairement les mémoires de l’un de ses avocats, Michael Ratner, la fin a toujours justifié les moyens pour ceux qui réclament sa persécution globale.

Peu après la publication par WikiLeaks des journaux de guerre irakiens en octobre 2010, qui ont documenté de nombreux crimes de guerre américains - y compris des images vidéo de la mort de deux journalistes de Reuters et de dix autres civils non armés dans la vidéo Collateral Murder, la torture systématique de prisonniers irakiens, la dissimulation de milliers de morts civils et le meurtre de près de 700 civils qui s'étaient approchés de trop près des postes de contrôle américains - les éminents avocats des droits civils Michael Ratner et Len Weinglass, qui avaient défendu Daniel Ellsberg dans l'affaire des Pentagon Papers, ont rencontré Julian Assange dans un studio du centre de Londres, selon les mémoires de Ratner "Moving the Bar", récemment publiées. Assange venait de rentrer à Londres de Suède où il avait tenté de créer le cadre juridique nécessaire pour protéger les serveurs de WikiLeaks en Suède. Peu après son arrivée à Stockholm, ses cartes bancaires personnelles ont été bloquées. Il n'avait pas (...) Lire la suite »

La politique du désespoir culturel : C’est ça qui nous tue, pas Donald Trump

Chris HEDGES
Les États-Unis sont devenus une ombre grotesque d'eux-mêmes. L'absurde régime Trump est un symptôme, pas une cause La déchéance physique et morale des États-Unis et le malaise qu'elle a engendré ont des résultats prévisibles. Nous avons vu sous diverses formes les conséquences de l'effondrement social et politique au crépuscule des empires grecs et romains, des empires ottomans et des Habsbourg, de la Russie tsariste, de l'Allemagne de Weimar et de l'ex-Yougoslavie. Des voix du passé, Aristote, Cicéron, Fyodor Dostoïevski, Joseph Roth et Milovan Djilas, nous ont mis en garde. Mais aveuglés par l'illusion et l'orgueil, comme si nous étions d'une certaine manière exemptés de l'expérience et de la nature humaine, nous refusons d'écouter. Les États-Unis sont l'ombre d'eux-mêmes. Ils dilapident leurs ressources dans un aventurisme militaire futile, symptôme de tous les empires en déclin qui tentent de restaurer par la force une hégémonie perdue. Le Vietnam. L'Afghanistan. L'Irak. Syrie. La Libye. Des (...) Lire la suite »
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Chelsea Manning et la nouvelle Inquisition (TruthDig)

Chris HEDGES
Le gouvernement américain, déterminé à extrader et à juger Julian Assange pour espionnage, doit trouver un moyen de séparer ce qu'Assange et WikiLeaks ont fait en publiant des documents classifiés qui leur ont été communiqués par Chelsea Manning de ce que le New York Times et le Washington Post ont fait en publiant le même document. Aucune loi fédérale n'interdit à la presse de publier des secrets d'État. Cependant, les voler est un crime. C'est l'enjeu de la longue persécution de Manning, qui a été renvoyée en prison le 8 mars pour avoir refusé de témoigner devant un grand jury. Si Manning, un ancien soldat de l'armée de terre, admet qu'elle a reçu des instructions de WikiLeaks et Assange sur la façon d'obtenir et de transmettre le matériel divulgué, qui a révélé des crimes de guerre américains en Afghanistan et en Irak, l'éditeur pourrait être jugé pour vol de documents classifiés. Les poursuites contre les dénonciateurs du gouvernement ont été accélérées sous le gouvernement Obama, qui, en vertu de la loi (...) Lire la suite »

La crucifixion de Julian Assange - Ce qui arrive à Assange devrait terrifier la presse (Truth Dig)

Chris HEDGES

Le silence sur le traitement d’Assange n’est pas seulement une trahison à son égard, mais une trahison de la liberté de la presse elle-même. Nous paierons cher cette complicité.

L'asile de Julian Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres s'est transformé en une petite boutique des horreurs. Au cours des sept derniers mois, il a été largement coupé de toute communication avec le monde extérieur. Sa nationalité équatorienne, qui lui a été accordée en tant que demandeur d'asile, est en cours de révocation. Sa santé s'est détériorée. On lui refuse l'accès à soins médicaux appropriés [ie à l'extérieur de l'ambassade - NdT]. Ses efforts pour obtenir réparation ont été paralysés par les « règles du bâillon » [« gag rules » - Une règle de bâillon est une règle qui limite ou interdit la discussion, la considération ou la discussion d'un sujet particulier par les membres d'un organe législatif ou exécutif. - NdT], y compris les ordres équatoriens lui interdisant de rendre publiques ses conditions de vie à l'intérieur de l'ambassade dans sa lutte contre la révocation de sa citoyenneté équatorienne. Le Premier ministre australien Scott Morrison a refusé d'intercéder en faveur d'Assange, un citoyen (...) Lire la suite »

La guerre contre Assange est une guerre contre la liberté de la presse (Truth Dig)

Chris HEDGES
Le refus des grands médias à défendre Julian Assange, emprisonné à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, qui se voit refuser toute communication avec le monde extérieur depuis mars et qui semble menacé d'expulsion et d'arrestation imminente, est incroyable. L'extradition de l'éditeur - l'objectif maniaque du gouvernement américain - créerait un précédent juridique qui criminaliserait toute surveillance ou enquête journalistique de l'État corporatiste. Les fuites et les dénonciations deviendraient des actes de trahison. Les actions des élites mondiales au pouvoir seraient entourées du plus grand secret. Si Assange est extradé vers les États-Unis et condamné, le New York Times, le Washington Post et tous les autres médias, aussi réticente que soit leur couverture de l'État corporatiste, seraient soumis à la même censure draconienne. En vertu du précédent établi, la Cour suprême de Donald Trump confirmerait avec enthousiasme l'arrestation et l'emprisonnement de tout éditeur, rédacteur en chef ou (...) Lire la suite »
Une interview du journaliste Chris Hedges par David North

Les élites n’ont plus aucune crédibilité.

Chris HEDGES
Nous vivons dans une nation ou les médecins détruisent la vie, les avocats la justice, les universités la connaissance, la presse l’information, la religion la morale et les banques l’économie. David North : – Comment interprétez-vous cette fixation sur la Russie et toute cette réinterprétation de l’élection présidentielle comme si elle avait été manipulée par Poutine ? Chris Hedges : – C’est aussi ridicule que pour les armes de destruction massive de Saddam Hussein. C’est une accusation absolument non fondée utilisée pour instiller cette idée très effrayante : les critiques du capitalisme d’entreprise et de l’impérialisme sont des agents étrangers travaillant pour la Russie. Je ne doute pas que les Russes investissent temps, énergie et argent pour tenter d’influer sur les événements ayant cours aux États-Unis de manière à servir leurs intérêts, comme nous l’avons fait et le faisons encore en Russie et dans bien d’autres pays du monde. Je ne dis donc pas qu’il n’y a pas eu d’influence ou tentative d’influence (...) Lire la suite »
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