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Auteur : Pascual SERRANO

Europe, déclin moral (Rebelion)

Pascual SERRANO

Nous sommes désormais tous conscients du déclin économique de l’Europe comme conséquence de la crise financière et des politiques mises en place pour détourner de façon infinie des milliards de fonds économiques vers le système bancaire et le paiement des intérêts de la dette au détriment des conditions sociales des citoyens. Mais on semble ne pas voir l’effondrement moral des gouvernements européens.

Il y a quelques semaines, le 13 juin, nous avons remarqué que les nations africaines et latino-américaines votaient, au Conseil des Droits de l’homme de l’ONU, à Genève, pour le Droit à la Paix, alors que les représentants des pays européens se joignaient aux États-Unis et au Japon en s’abstenant ou en votant contre, comme l’a fait l’Espagne. Nous n’avions jamais assisté jusqu’à ce jour à cette situation honteuse où on a vu un Premier Ministre européen condamné pour prostitution sur mineure. Conduite par ailleurs largement connue du public, conduite dont ce dernier se glorifiait et conduite qui ne fut pas sanctionnée par ses électeurs ni publiquement réprouvée par ses collègues responsables des gouvernements européens. Le cas d’Edward Snowden, cet informaticien étasunien, ex-consultant de la CIA et de la NSA, (Agence de Sécurité Nationale) qui a transmis au Guardian et au Washington Post les programmes de surveillance massive des communications des citoyens mis en place par le Gouvernement des États-Unis, (...) Lire la suite »

Reporters sans frontières : Deux pays ennemis d’Internet installent un câble sous-marin pour multiplier par trois mille les connexions à Internet. (Article suivi de deux compléments)

Maxime VIVAS, Pascual SERRANO, Manuel COLINAS
Reporters Sans frontières a fait du 12 mars la journée internationale de la cyber-censure et présente sur son site Web la « liste des pays ennemis d'Internet », une liste, uniquement en anglais, qui comprend 9 pays « ennemis d'Internet » et 16 pays qui « placent Internet sous surveillance ». Premier détail curieux, sur la page en espagnol de ce site, les seuls pays mentionnés sous le signet « ennemis d'internet » et « Internet sous surveillance » sont respectivement Cuba et le Venezuela. Examinons de plus près l'argumentation avancée en ce qui concerne Cuba. Reporters sans Frontière reconnaît que : « Le régime ne dispose pas des moyens nécessaires pour installer un système de filtrage systématique, mais il s'appuie sur plusieurs facteurs pour limiter l'accès à Internet : la lenteur des connexions et le coût exorbitant de celles-ci - près de 1,5 dollar l'heure, dans un hôtel, pour avoir accès au réseau international alors que le salaire mensuel moyen des Cubains est de 20 dollars - ces obstacles expliquent (...) Lire la suite »

L’art de la désinformation dans la relation des événements (Rebelion)

Pascual SERRANO
Etablir ou insinuer un rapport direct entre deux faits peut-être une forme de manipulation informative. On critiqua récemment que les périodiques ABC et El Mundo mettent en relation une mort par pathologie cardiaque à l'aéroport de Madrid avec la grève des contrôleurs. « Mon père est mort tombé dans des toilettes de Barajas à cause de la grève des contrôleurs », titre ABC. De son côté, El Mundo a mis la nouvelle en première page, avec pour titre : « A cause de ces crapules mon père est mort sans sa famille » avec sur trois colonnes les photos de la fille et du père. Une fois lu l'article nous apprenons que la fille du défunt reconnaît que les contrôleurs « n'assassinèrent pas mon père, mais s'ils n'avaient pas fait ce qu'ils ont fait et si le destin de mon père était celui-là , ce serait survenu à la maison, entouré des siens ». Elle ajoute que « nous ne savons pas si la pagaille qui se produisit dans l'aéroport a pu affecter sa santé ». Néanmoins, les gros titres, moyennant l'association de deux faits, (...) Lire la suite »

Une coordination parfaite

Pascual SERRANO
Ce qui suit illustre comment fonctionne l'appareil idéologique d'information et comment il intervient de façon coordonnée sur plusieurs fronts. En février 2007, le journaliste César González-Calero travaillait, à La Havane, en tant que correspondant du journal mexicain El Universal. La virulence de ses informations contre la révolution cubaine entraîna la suppression de son visa de journaliste par le Centre de la Presse Internationale. Aujourd'hui, il travaille, en Argentine, pour le quotidien de droite La Nación : il y couvre l'information internationale concernant l'Amérique Latine et se fait remarquer par sa critique virulente et constante de la révolution bolivarienne de Chávez. Or, César González-Calero vient de recevoir un prix littéraire pour un roman sur Cuba dans lequel il décrit le pays se rapprochant de « la fin d'une époque ». Il s'agit du Prix Eurostars Hôtels de Récits de Voyages organisé par le groupe touristique espagnol Hotusa, par la maison d'édition RBA et par l'Université de (...) Lire la suite »

UN ENFANT-SOLDAT ASIATIQUE CHEZ LES FARC…JUSQU’Oà™ PEUT ALLER L’EFFRONTERIE DU TRUCAGE MÉDIATIQUE ?

Pascual SERRANO
24/02/2010 Le 9 janvier El Mundo* publiait un article avec comme titre et sous-titre : « Les FARC recrutent des enfants de 10 à 13 ans », « Pourquoi jouer avec des poupées alors qu'on a un AK 47 ». Et pour démontrer ces affirmations, une très grande photo d'un enfant posant avec un fusil accompagnait le texte. (illustration : http://www.rebelion.org/imagenes/101007_1.png) Un soldat enfant asiatique des FARC ? Ce qui est sûr, c'est que le fusil que l'enfant tient entre les mains n'est pas un AK (soviétique) mais bien un M16 (étatsunien), et que l'enfant est bien asiatique. Mais ce qu'ils oublient de préciser c'est qu'il s'agit d'une photo appartenant à l'Agence Reuters d'un enfant probablement cambodgien et selon ce que l'agence m'a dit, ce n'était ni un fusil russe de guérilla ni colombien. Quoique, s'ils voulaient des photos d'enfants avec des armes de gros calibres, il n'était nul besoin d'aller si loin. On aurait pu en voir en Espagne au cours d'une journée scolaire, le 23 mai, dans la (...) Lire la suite »

Populisme

Pascual SERRANO
Décidément, nos médias mettent ce mot de populisme à toutes les sauces. Ce que ce mot veut dire n'est pas clair du tout. En fait, cette acception n'est pas rapportée par le Dictionnaire de la Royale Académie de la Langue mais comme c'est quelque chose de mauvais, on l'applique à tout ce qu'il faut repousser. Il y a quelques semaines, nous avons remarqué comment le Dictionnaire du quotidien de droite El Mundo donnait en guise de première acception : « Mouvement politique russe des dernières années du XIXº siècle qui prônait la formation d'un État socialiste paysan opposé à l'industrialisation de type occidental ». Par ailleurs, voici qu'un éditorial du journal El Paà­s, en date du 11 juin, a pour titre « Populisme en hausse » et pour sujet le succès électoral, en Hollande, d'un parti de la droite ultra et xénophobe qui appelle au renvoi des immigrants et des musulmans. L'affaire ne s'arrête pas là . Le journal officiel du Vatican a qualifié José Saramago, à l'occasion de son décès, « d'extrémiste populiste (...) Lire la suite »
Médiamensonges : Lorsque CNN fait dire le contraire...

Silvio Rodriguez aux États-Unis

Pascual SERRANO
En juin dernier, le chanteur, auteur, compositeur cubain, Silvio Rodrà­guez, a fait une tournée à travers les États-Unis. Au cours d'une interview avec la presse, alors qu'on l'interrogeait à propos des prisonniers cubains, tant ceux qui sont actuellement incarcérés à Cuba, accusés d'avoir conspiré au service d'une puissance étrangère, que ces cinq Cubains, prisonniers aux USA, accusés d'espionnage, il a textuellement répondu ceci : « Nos héros, parce que pour nous, ces cinq Cubains qui se trouvent ici, aux États-Unis, sont des héros, ils devraient être libres ; ça fait plus de dix ans qu'ils sont en prison suite à des condamnations absurdes ; ces cinq Cubains sont venus ici pour espionner les terroristes qui nous envoyaient des bombes et qui conspiraient pour causer des souffrances physiques à Cuba. Moi, je ne peux pas les comparer avec des gens qui ont conspiré au service du gouvernement (des États-Unis) ou d'une partie de ce gouvernement qui, de tous les gouvernements, est celui qui veut nous nuire (...) Lire la suite »

La vieille Europe et la nouvelle Amérique Latine. Pendant que... (Rebelion)

Pascual SERRANO
Pendant que nous pensions que ces gouvernements-là c'étaient des gouvernements populistes qui cherchaient seulement à gagner des électeurs, ils augmentent le salaire minimum des citoyens (au Nicaragua, en février, a été votée, pour 2010, une hausse des salaires de 12 %) alors qu'ici, en Europe, ils gèlent les pensions des retraités et ils baissent les traitements des fonctionnaires. Pendant que nous qualifions ces économies-là de pauvres et de sous-développées, la Commission Économique pour l'Amérique Latine (CEPAL) annonce que les pays de l'UNASUR connaîtront une hausse de 5 % de leur PIB alors qu'ici, nous prions le Ciel pour que cet indice ne soit pas négatif. Pendant que nous taxions avec mépris ces démocraties-là de républiques bananières mal nées de dictatures précédentes, elles traînent en justice et jettent en prison leurs militaires putschistes (en mai dernier, en Argentine, le dictateur Jorge Rafael Videla a été jugé et condamné à la prison préventive) alors qu'ici, en Europe, nous faisons un (...) Lire la suite »
Entretien avec Pascual Serrano par Manola Romalo

La censure est le propre du pouvoir

Pascual SERRANO

En tant qu’information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964) fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ». En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur (Télésud). Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro paà­s" et "Le Monde Diplomatique" .

Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l'Internet est de « convaincre l'ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ». Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ? Pour cela, les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c'est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu'il a devant soit quelque chose d'aseptique. Le secret consiste à réaliser une « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s'en aperçoive pas. L'époque ou on nous faisait ingurgiter d'interminables discours ou des articles d'opinion séducteurs est passé. Dans d'autres circonstances, les médias présentent en tant qu'opinion de la majorité des citoyens uniquement l'opinion éditoriale (...) Lire la suite »

Un quotidien de Miami demande un colonel sachant bien viser.

Pascual SERRANO
Imaginez une seconde que dans un média public, au Venezuela ou à Cuba, soit publié le papier d'un chroniqueur expliquant que puisque les protestations et les rassemblements populaires, en Espagne ou en Colombie, s'avèrent incapables de renverser le président en exercice que ce chroniqueur déteste, ce qu'il faut c'est faire appel à un colonel sachant bien viser, évidemment pour abattre d'une balle le chef d'État en question, faire un rapide coup d'État et organiser ensuite des élections. On suppose que ces élections devront êtres gagnées par les amis du dit chroniqueur, car sinon, très logiquement encore, il cherchera un second militaire également bon tireur pour recommencer l'opération. Eh bien, c'est exactement cela que vient de publier Mirta Ojito, dans le Nuevo Herald (1), de Miami, le quatre avril, sous le titre « Mon colonel courageux et sensible » . Ca vaut la peine de citer l'article presque in extenso. En voici le début : « Quand je pense à mon pays " chose que je ne fais plus (...) Lire la suite »
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