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Auteur : Maxime VIVAS

Venezuela. L’aide humanitaire qui troue la viande humaine

Maxime VIVAS

Vous connaissez l’histoire de ce contrebandier qui passe un sac de montres en or à la frontière franco-suisse ? Le douanier lui demande ce que contient son sac. De la nourriture pour mes lapins, répond le menteur.
Le douanier fait vider le sac et s’écrie : Ils mangent ça, vos lapins ? Et le contrebandier : Et alors ? S’ils ne veulent pas ça, ils n’auront rien d’autre !

La même histoire (mais en vrai) vient de se passer au Venezuela. Les USA, la Colombie, le Brésil (je veux dire leurs présidents) piaffent d'impatience pour acheminer sans contrôle une aide humanitaire au Venezuela (1). Paula Vasquez, anthropologue vénézuélienne au CNRS : « Une aide humanitaire est rarement seulement humanitaire si elle est dispensée par des États ou l'ONU... Cela peut se transformer en occupation militaire, les armées étant les seules à disposer de la compétence logistique pour apporter cette aide. » Nicolas Maduro connaît l'histoire du cheval de Troie. Et il sait que l'impérialisme n'est jamais généreux et désintéressé. Il a ironisé : « Le Venezuela n'a pas besoin de demander l'aumône. S'ils veulent aider, qu'ils mettent fin au blocus et aux sanctions ». Il a averti qu'il ne permettrait pas qu'on « humilie » son pays avec un « show d'aide humanitaire ». De dictateur il passe à affameur. Lucide, le président vénézuélien a dit aussi : « Quel est le casus belli de Donald Trump contre le (...) Lire la suite »
Louis Croix V Bâton, c’est fait. Macron, ça va se faire. Voici pourquoi et comment

De Louis Capet à Macron 1er, violences royales et vengeance du peuple

Maxime VIVAS

Tous les lundis, j’anime une émission culturelle d’une heure sur Radio Mon Païs à Toulouse. Je l’ouvre par un éditorial. Celui du 21 (trop saignant, dites-vous ?) avait la forme d’un double carcan qui emprisonnait le dernier roi de France et le premier président qui insultait assidûment son peuple :

« Excusez-moi de vous interrompre », le magazine de la culture et de vos loisirs, une émission de Michel Lafarge, feuilletée par votre serviteur, républicain, gilet jaune et admirateur des régicides : Maxime Vivas. Bonjour et merci d’être à l'écoute de Radio Mon Païs en ce 21 janvier, date qui devrait être un jour de fête nationale et un jour chômé puisqu’il y a 226 ans jour pour jour, la France proclama aux yeux du monde ébahi, et d’une manière tranchante, qu’un autre système politique pouvait remplacer la royauté. La tête de Louis Capet, également connu sous le sobriquet de Louis Croix V Bâton roula dans la sciure en un endroit aujourd’hui appelé place de la Concorde, à 10h 22, le 21 janvier 1793. Entre la prise de la Bastille en 1789 et sa décapitation, le monarque employa son temps à essayer de tromper le peuple pour sauver la royauté et ses privilèges et à réprimer la révolte. Plus de 3 ans à finasser, à ruser, à frapper, pour que le monde ancien de privilèges des uns et de misère des autres perdure. La (...) Lire la suite »
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Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?

Maxime VIVAS

Luc Ferry est agrégé de philosophie, docteur d’État en sciences politiques, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Rien que ça ! Il est l’auteur de nombreux ouvrages philosophiques et chroniqueur au Figaro et à Radio Classique.

Ce n’est donc pas un sous-développé du bulbe comme Aurore Bergé, Eric Brunet, ou Pierre Haski (j’en ai d’autres, mais…). Sur Radio Classique, il a déclaré, le 7 janvier 2019, que les policiers devaient se servir « de leurs armes, une bonne fois » contre les « salopards d’extrême gauche et d’extrême droite ou des quartiers ». Et comme il a eu peur que cela ne suffise pas, il a appuyé : « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. » Sans même avoir fait une année de philo et un mois à Sciences po, chacun comprend qu’il demande que les policiers, épaulés par l’armée, tirent sur la foule des gilets jaunes. Car, il est évidemment impossible, avant de tirer, de trier entre les idées des manifestants et leur lieu de vie. Impossible de distinguer les gilets jaunes venus pour casser (une infime minorité) et ceux qui s’enragent soudain (comme le boxeur Cristophe Dettinger) au spectacle d’une violence aveugle, déclenchée délibérément par les forces du désordre. Pour avoir (...) Lire la suite »
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Fake news, gilets jaunes-bashing, BFM-TV, plaintes contre les manifestants

J’avais un ami journaliste, clanique.

Maxime VIVAS

J’ai (je devrais probablement dire : j’avais) un ami journaliste, militant syndical élu au niveau national, qui a connu les foudres et un procès de son employeur. C’est dire s’il fait la différence entre journalistes et propriétaires des médias. C’est dire s’il pense aussi que les journalistes ont le droit et le devoir de faire face au patron, pour défendre leurs intérêts et/ou faire valoir l’idée qu’ils se font de leur métier.

Je lui avais fait parvenir le billet de Théophraste : « Comment un journaliste de BFM-TV a failli mourir (de peur) à Toulouse. » On y lisait comment un journaliste toulousain, qui avait pourtant camouflé le logo de BFM-TV de son micro a été reconnu par les gilets jaunes (« la bave aux lèvres ») qui l’ont conspué, insulté (une vidéo le montre), frappé (selon ses dires). Il a été sauvé, dit-il, par ses deux gardes du corps. Et Théophraste de se demander pourquoi un journaliste, s’il est reconnu dans sa ville, s’expose au lynchage (c’est le mot employé par les médias) malgré ses précautions, s’il n’est pas flanqué de deux gardes du corps. La « victime » a déposé plainte. Ses confrères le défendent tous, sans chercher à savoir ce qui a bien pu provoquer la colère de la rue. Quelqu’un a parlé d’esprit de clan. Un lecteur souligne que leur esprit de clan s’arrête aux portes de l’ambassade de l’Equateur à Londres (Cf. Julian Assange dont ils se fichent tous, et qui est le plus grand des journalistes vivants). Un autre (...) Lire la suite »
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Info anodine pour les écrivains naïfs qui se croient libres d’écrire.

Maxime VIVAS

Vivendi, mastodonte qui possède en partie Universal Music Group, la maison de disques qui vient de censurer un rappeur irrespectueux envers Brigitte Macron (1) vient d’acheter pour 900 millions d’euros Editis, 2e groupe éditorial français.

Editis ? Lisons Livres Hebdo https://www.livreshebdo.fr/article/vivendi-acquiert-100-deditis « Le groupe est implanté en éducation, référence, littérature générale, jeunesse, illustré à travers plusieurs filiales : Place des éditeurs (Plon, Perrin, Presses de la Renaissance, Acropole, Belfond, Hemma, Hors collection, Langue au chat, Omnibus, Pré-aux-Clercs, Presses de la Cité, la licence Lonely Planet…), Robert Laffont (Julliard, Nil), XO/Oh ! éditions, Sonatine, Cherche-Midi, La découverte, Univers Poche (Pocket, PKJ, 10/18, Fleuve, Kurokawa, Langues pour tous, 12-21), Edi 8 (Plon-Perrin, Presses de la Renaissance, First, Gründ, 404, Les Escales, Le Dragon d’or, Solar, Tana, Slalom), Editis Education (Nathan, Bordas, Le Robert, Retz, Clé International, Syros, Dæsign), ainsi qu’Interforum (l'un des leaders de la distribution). Sous son impulsion, le groupe s’est renforcé récemment dans le numérique (édition, imprimerie…) et l’éducatifavec l’ESLSCA Paris Business School et l’EDC Paris Business School ». (...) Lire la suite »
Conseils pour lutter démocratiquement (« à la française ») contre le terrorisme en Chine

Lettre ouverte à Xi Jinping, président de la République populaire de Chine

Maxime VIVAS

Monsieur le président
Par cette lettre ouverte, je veux contribuer aux efforts de votre pays contre les « trois fléaux » (fondamentalisme, terrorisme, séparatisme).

Je vous écris (comme Villepin) depuis un vieux pays, la France, un vieux continent, l'Europe, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. Je crois que vous parlez, chez vous, de « travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l'humanité ». Or, j’apprends par la presse atlantiste que votre combat au Xinjiang est à ce point du bricolage que vos adversaires, pour le discréditer, doivent l’augmenter d’imaginaires mesures extrêmes qui se révèleraient aussi scandaleuses qu’inefficaces si vous les appliquiez. Voici donc quelques mesures qui ne vous mettront pas la « communauté internationale » à dos, puisque la France en use (et nous sommes « la Patrie des droits de l’homme »). Comment la France (...) Lire la suite »

Les Ouïghours, first America, les médias et nous

Maxime VIVAS

Au départ, c’est le battement d’aile d’un papillon qui ne se doute pas, même s’il l’espérait secrètement, qu’il va déclencher, depuis les USA, une tempête autour de la Chine. C’est une variante de la fiole brandie par Colin Powell à l’ONU pour apeurer la planète atlantiste (laquelle se prend pour « la communauté internationale »).

Cela devient une campagne mondiale, un bobard beuglé par des sites Internet, des journaux, des radios, des télés, des politiciens, des sinologues, des chercheurs, experts, spécialistes : une camarilla où se bousculent des malins et des coquins (voir ici l’excellent article de Ben NORTON et Ajit SINGH). En France, tout est mis en œuvre pour provoquer l’indignation de notre Marianne au bonnet phrygien. Mais c’est une fake news au parfum de CIA. Et pour cause. Le fait qu’à travers le monde la totalité (à peu près) des médias mainstream (atlantistes), des associations « humanitaires », des partis et de nombreux sites Internet aient tous repris en chœur et sans la moindre vérification préalable cette gigantesque fake news la transforme illico, de facto, en vérité universelle. Les idées dominantes sont celles de la classe dominante, a dit Marx. L’histoire est écrite par les vainqueurs et les vainqueurs de la guerre médiatique sont à Washington. Pas à Beijing. Avant cette affaire, le citoyen Lambda (...) Lire la suite »
Sur la Chine, on ne risque rien à affabuler

Hulot et Bourdin dans le smog (chinois)

Maxime VIVAS

Avec ma compagne, je viens de séjourner, deux semaines en Chine dans la région du Xinjiang, peuplée par plusieurs ethnies dont les Ouïghours. J’en reparlerai ici plus tard.

Samedi, nous avons passé la journée à Pékin avec le journaliste Zheng Ruolin et notre jeune accompagnatrice, guide, interprète, cicérone et mentor : Peng Veijing qui a étudié le français à la Sorbonne. Zheng Ruolin travaille pour plusieurs médias publics et privés chinois. Son père, très connu en Chine, était un spécialiste de littérature française et notamment de Balzac. Zheng Ruolin, parfaitement bilingue, a été en poste à Paris pendant 20 ans. C’est là que je l’ai connu. Nous avons sympathisé et, avant son retour en Chine, je n’ai pas souvent fait un voyage de Toulouse à Paris sans prendre le temps de déjeuner avec lui. Samedi, il voulait que je lui accorde 30 minutes d’interviews sur une chaîne de télé, CCTV, qui émet en français. Il y anime l’émission dont le titre parlerait à Anne Roumanoff : « On ne nous dit pas tout ». Zheng Ruolin est venu nous prendre à notre hôtel et nous a montré d’emblée sur sa tablette une vidéo qui lui tenait à cœur. On y voyait Nicolas Hulot interviewé en février 2015 par (...) Lire la suite »
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De Charybde en Scylla

Pierre Haski remplace Bernard Guetta pour enfumage quotidien renforcé sur France Inter

Maxime VIVAS

Pierre Haski va intégrer le « 7/9 » de France Inter. « Tous les jours c’est à lui que reviendra désormais la mission d’analyser la marche du monde et de nous faire comprendre que nous en sommes les gardiens, ce que Bernard Guetta nous a inlassablement transmis », a déclaré Laurence Bloch, directrice de France Inter.

Qui est Pierre Haski ? Spécialiste des articles obsessionnels contre la Chine (où il a été correspondant de presse), il est un des fondateurs du site Rue89 après avoir été directeur-adjoint de la rédaction de Libération où il couvrit obstinément quelques fake news, comme nous allons le voir. Il est aussi le président de la fausse ONG pro-US : Reporters sans frontières. Pour « analyser la marche du Monde », on ne pouvait trouver esprit plus moral et impartial dans le vivier des médias. Qu’est-ce que Rue89. C’est un site d’information fondé le 6 mai 2007 par des anciens de Libération, dont Pierre Haski. En 2009, Rue 89 a perçu une aide de 249 000 euros du gouvernement. Les sommes reçues par la suite ne sont pas connues de nous à ce jour. Le 31 décembre 2011, Rue89 a été vendu pour 7,5 millions d’euros au Nouvel-Observateur ( Xavier Niel, Matthieu Pigasse), avec promesse que les fondateurs resteraient aux manettes (et Pierre Haski président). Un exploit de Pierre Haski à Libération. Le 9 janvier 2006, le (...) Lire la suite »
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Des sans-coeur ont repris deux fois des moules

Le dalaï lama vient de perdre un ami

Maxime VIVAS

« Troublants […] les rapports entre le gourou japonais de la secte Aum, Shoko Asahara, sponsor de « la cause tibétaine » et le dalaï-lama (des photos les montrent main dans la main). Or, Shoko Asahara a défrayé la chronique de l’horreur en faisant gazer au sarin des passagers du métro de Tokyo le 20 mars 1995 » (1).

En 2016, Macron rencontre en France le dalaï lama et il twitte, extasié : « j’ai vu le visage de la bienveillance ». Le 25 avril 2018 aux USA, il parle du dalaï lama aux étudiants de l’université George Washington : « C’est un leader extraordinaire, je le respecte beaucoup ». Il est juste de dire que l’engouement de Macron pour l’ex-esclavagiste théocratique est largement répandu dans la classe politico-médiatique française. La raison en est un alignement idéologique derrière les USA qui travaillent inlassablement à essayer d’amputer la Chine de sa région autonome tibétaine. Lors de la recension par LGS en 2012 de mon livre sur le dalaï lama (1), un lecteur (qui signe BQ) nous a envoyé ce commentaire dont je fais un copié-collé car il est un condensé puissant : « Le 13 septembre 1994, à l’approche de ses 60 ans, le 14ème dalaï-lama invita quelques personnes à Londres pour un lunch. Des personnes qui avaient été au Tibet « avant l’arrivée du régime communiste », c.-à -d. avant les années 1950 (...). Un des (...) Lire la suite »
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