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Avec Denis Robert, on avait cru qu’une télé nouvelle était née...

Blast, relais de la propagande guerrière des Etats-Unis.

Blast, j’y ai cru.
Jusqu’au bout, j’ai essayé de tenir Denis Robert en dehors de la querelle entre un de ses journalistes et nous.

Mais Blast n’accepte pas le dialogue entre camarades.

Blast frappe à l’improviste derrière la nuque et ne tolère pas d’entendre « aïe ! ».
Bref, Blast est solidaire d’un de ses auteurs qui, par allégeance aux Etats-Unis, me diffame.

Finalement, la vigueur de l’attaque de Blast contre moi tient à une divergence fondamentale qui porte sur « la nation nécessaire » et sur la conservation de son leadership qui a semé, sème et sèmera des morts par centaines de milliers à travers le monde.

Pour Blast, il y a les gentils (les Etats-Unis), les méchants (la Chine) et les membres français du Parti communiste chinois (!).

Hélas ! sur le sujet qui dresse Blast contre moi, on trouve des médias états-uniens moins manichéens que Blast. Blast veut ignorer qu’aux Etats-Unis, des médias, des journalistes, des intellectuels, des avocats conseillers de Biden réfutent les bobards sur « le sort des Ouïghours ».

Depuis le début du mois de novembre, j’ai contacté plusieurs fois Blast (1) en vue d’obtenir un droit de réponse à l’article de Benjamin Jung qui me présente quasiment comme un agent d’une puissance étrangère. J’ai finalement obtenu de la rédaction de Blast, le 7 novembre, une proposition de donner mon « éclairage sur [mon] rapport à la Chine et au PCC » pour l’intégrer au sein de l’article incriminé (2). J’ai fait la réponse ci-dessous le 8 novembre en précisant que je souhaite la voir publiée « en droit de réponse ou en complément à l’article de Benjamin Jung, ou en rectificatif ou en objection après une mise en cause, mais aucunement en l’intégrant à la prose avilie de Jung ».
J’ai ajouté : « Quoi qu’il en soit, l’article de Jung et nos échanges seront rendus publics et il tient à vous que Blast et moi sortions de cette affaire par le haut ».

Voici dont ma réponse (8 novembre) à Blast, restée sans réponse depuis deux semaines maintenant.

Benjamin Jung aurait dû lire mon site Le Grand Soir ou demander un Service de presse gracieux de mon livre « Ouïghours, pour en finir avec les fake news (décembre 2020, éditions La route de la soie), abondamment recensé par la presse écrite, radio et télé). Il aurait pu aussi me contacter : depuis nos tranchées respectives, Blast et moi avons les mêmes adversaires.
Hélas, sans me connaître, sans m’avoir lu, il me jette aux chiens et aux soldats. Il commence par alerter contre la Chine et « … son intense travail d’espionnage, d’ingérence et de contrôle dans le monde entier... » afin de préparer son sous-titre : « L’ombre de Pékin plane sur la France » où il écrit : « Le régime cultive aussi des influenceurs en France. Pour diffuser les éléments de langage de Xi Jinping, la Chine s’est dotée d’un cheptel de chercheurs, écrivains et lobbyistes convaincus […] De son côté, l’essayiste Maxime Vivas, ergonome à la retraite et administrateur du site legrandsoir.info qui précise « ne pas être spécialiste de la Chine », dénonce dans un livre les prétendues « fake news » sur le sort des Ouïghours, dont la répression serait une invention occidentale. Dans les médias chinois, il est présenté comme un « célèbre écrivain français », et est cité par le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, dans une conférence de presse en pleine Assemblée nationale populaire. Sur la chaîne francophone du groupe de télévision publique CGTN dépendant directement du PCC, Maxime Vivas est présenté comme un journaliste et déverse les éléments de langage du gouvernement chinois ».

Florilège des mots qui tuent (par « effet de halo » ou « effet tache d’huile ») : « Espionnage, ingérence, influenceur, cheptel, lobbyiste, prétendu journaliste, dépendant directement du PCC, déverse des éléments de langage.. ».

Objections :
1-Je suis administrateur depuis 2008 d’un journal alternatif qui a publié 28 500 articles (tous en archives libres) de 2 500 auteurs (du monde entier) et 141 000 commentaires de lecteurs. J’ai animé pendant 20 ans une émission culturelle sur une radio locale (Toulouse) où j’ai reçu des écrivains, artistes, élus, journalistes. Sans carte de presse (car je suis bénévole), je suis plus journaliste que Jung.

2- « Célèbre écrivain ». C’est en effet à prouver aux consommateurs des médias des neuf milliardaires, mais j’ai écrit 25 livres, reçu 3 prix, j’ai des éditeurs en France, Belgique, Italie, Chine, Etat-Unis, Venezuela, je suis traduit en treize langues.

3-Je ne suis pas partisan d’importer en France le système politique, médiatique, économique, culturel, carcéral, policier, syndical, social, familial, etc., de la Chine. Ni de lui imposer le nôtre.

4- Jung a plagié (des copiés-collés) Libération sans le dire et aussi le rapport antichinois de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire), dans lequel, dans sa version anglaise immédiatement lisible par l’OTAN et le Pentagone, mon nom est cité 61 fois et ma photo affichée 8 fois afin que la soldatesque états-unienne et otanienne (pléonasme) sache qui est son plus grand ennemi en France et à quoi il ressemble physiquement. Wanted dead or alive ? Vous devriez vous démarquer de ça.
Un des deux auteurs du rapport était membre de l’OTAN jusqu’en 2019. L’IRSEM compte dans son équipe un « chercheur associé », officier supérieur de l’US Army, chargé des liaisons avec notre armée et avec l’OTAN.

5-Jung se réfère à Adrian Zenz qui a visité le Xinjiang en 2007 et qui publie des fake depuis les Etats-Unis où il milite dans une organisation qui analyse « les crimes du communisme ». Cet illuminé homophobe dit être guidé par Dieu dans sa croisade antichinoise et il a écrit un livre où il avertit les juifs (et seulement les juifs) que s’ils ne rejoignent pas son église évangéliste, ils périront dans un brasier (un four crématoire ?).

6- Je mets au crédit de Jung qu’il n’a pas repris les fake news de « génocide » que des grands intellectuels états-uniens (comme Jeffrey Sachs et Willian Schabas) et l’équipe des avocats de la Maison Blanche (qui conseillent le Président) réfutent ainsi que des médias états-uniens.
https://www.legrandsoir.info/ouighours-un-pave-made-in-usa-dans-la-mare.html

7- Le rapport de l’ONU du 31 août évite aussi d’employer ce mot et « camps de concentration » et « esclaves dans les champs de coton », et « prélèvements d’organes sur des enfants ouïghours... ». Il souligne des mesures de surveillance contraignantes, qui figuraient déjà dans mon livre (2020).

Conclusion : je subodore que Jung n’a pas lu la charte des journalistes. Elle figure en début de mon livre sur les Ouïghours.
Je n’attends rien de Jung
Je ne lui parlerai pas plus qu’il ne m’a parlé avant de me salir de la sorte et peut-être de contribuer à me mettre en danger.
Je demande à Blast (que je n’ai pas mis en cause, vous l’aurez remarqué) de publier mon texte en droit de réponse ou en complément à l’article de Benjamin Jung, ou en rectificatif ou en objection après une mise en cause...

Bien à vous.
Maxime Vivas
PS. Demandez, je vous ferai envoyer un SP de mon livre.

********************************************************************************
Si je n’ai pas épinglé Blast, ni Denis Robert, c’est qu’il y a 15 jours encore, j’espérais qu’un nouveau média était né. J’avais tort.
Blast est un organe qui a repéré un vide médiatique à gauche, qui a sauté dedans en réclamant de l’argent aux citoyens fatigués des médias des 9 milliardaires. Blast critique le système, « allegro ma non troppo », la limite primesautière étant indiquée par l’endroit où est planté la bannière étoilée. C’est la frontière. Au-delà, on risque de perdre des lecteurs et son emploi.
Blast, c’est un job, une machine à sauver du chômage ses équipiers et, accessoirement, à écrire des articles rassembleurs sur la politique intérieure. Mais son positionnement à l’international ne diffère guère des autres médias : en se montrant solidaire de Jung, Blast pose un bandeau sur les yeux de ses lecteurs.
Alors, dès qu’il s’agit de comprendre le monde, il faut oublier Blast.

Maxime VIVAS

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