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C’est grâce aux "cons" que les imbéciles règnent.

Accrochez-vous, ca va faire mal.

Question : Comment trouver UN intelligent parmi DES « cons » ?

Réponse : Aussi difficilement qu’on trouve une aiguille dans une botte de foin.

Vous avez remarqué comment « nos dirigeants » nous (le peuple) rendent hommage, nous félicitent pour notre discernement, sens civique et intelligence « démocratique », pendent les élections ? Déjà ça, ça devrait nous mettre la puce à l’oreille ; qu’ils nous prennent pour des « cons ».

Et ils ont raison, car pour expliquer l’état lamentable des choses et la condition humaine dans ce monde, on pourrait logiquement conclure que ;

(a) la majorité des gens ne sont pas aussi intelligent qu’ils le prétendent,

(b) la majorité des gens sont relativement plus « cons » qu’ils ne l’imaginent.

D’une manière comme de l’autre, ca n’est pas très flatteur ou rassurant, et ça nous interpelle directement de nous ranger dans une ou l’autre catégorie. (Je présume que les lecteurs du Grand Soir se rangent dans la catégorie a).

La conclusion logique (simpliste mais nécessaire, pour maintenir l’attention des lecteurs) est que les « cons » sont une majorité « proportionnelle et représentative », constante et de partout. Évidemment, les « cons » ne sont pas tous et partout pareils. Il y a ceux qui naissent « cons » (c’est la faute à personne), ceux qui le deviennent (par choix, convenances personnelles ou l’environnement) et ceux « éduqués » à être cons (ceux-là n’ont pas beaucoup d’excuses).

Education ; Action d’éduquer, former, instruire, dispenser, mettre en œuvre cette « formation ».

Donc, former les individus en éléments « productifs » dans le cadre de son environnement économique et social.

Intelligence ; Faculté de connaître, comprendre, saisir par la pensée, l’ensemble des fonctions ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle.

Donc la capacité de raisonner et questionner avec discernement, le fondements des idées et l’état des choses.

Alors, comment en est-on arrivé là ? Une large majorité des gens pourtant « éduqués » mais « cons » quand même ?

« C’est l’économie, idiot ! » (It’s the economy, stupid !).

Notre « système éducatif » n’est que l’extension de la « rationalité » économique, capitaliste. Tous les aspects de « l’éducation », ne sont directement lies qu’à « l’esprit compétitif », des individus, du marché, de l’exploitation et du profit, dans le contexte économique, qui ne recherche ni nécessite de l’intelligence ou raisonnement, mais du conformisme « formaté ».

Donc, l’éducation ne nous guérît pas des « cons » mais fabrique, simplement, des « cons éduqués ». La preuve c’est qu’on a beaucoup trop de « cons », diplômés d’universités et des grandes écoles.

Est-ce qu’on peut éradiquer tous les « cons » ? Peut-être pas, car dans tous les cas de figure, on aura toujours des « relativement cons », mais ceci est tolérable, tant qu’ils ne dépassent pas le « seuil démocratique » de 49,99%. Sinon les « cons » continueront à faire la loi dans le royaume des imbéciles.

Mais, par où et par quoi commencer ?

Y a du boulot sur la planche. Allez, bonne chance.

A la prochaine
ADSkippy

COMMENTAIRES  

15/09/2013 21:06 par Feufollet

Une solution consisterait à savoir accepter d’être con ou conne
C’est seulement à partir de là qu’on peut s’éloigner de cette triste condition
Et encore, ça reste un travail permanent pour ne pas rechuter
Mais cet effort nécessaire n’incite pas sortir les cons de la paresse
C’est trop facile d’être con et bien difficile d’en sortir
Dans les contextes ambiants tellement favorables à l’émulation de la connerie

16/09/2013 01:24 par Arthurin

Et si on se sent appartenir à a) et b), c’est grave docteur ?

Mais, par où et par quoi commencer ?

Dans la famille trucs que j’ai mis du temps à comprendre : l’importance des petites choses ; puisque je crains fort que le seuil fatidique des 49.99% soit largement dépassé et que nous (le peuple toujours) avons démontré maintes fois notre incapacité à nous unir viablement autour d’initiatives d’envergures qui auraient permis de changer la donne.
Il n’est pas encore trop tard pour bien faire ceci dit et ce que nous faisons individuellement, pour peu que nous fassions des choses pertinentes, ne desservira pas une éventuelle action future.

Je travaille à une idée autour de la démocratie justement, j’attends mes prochains congés pour commencer à lui donner vie, une fois que les élections professionnelles au boulot seront terminées.

o/

16/09/2013 09:11 par rouge de honte

Donc, vous n’avez pas d’enfants...
Vous oubliez le vital, les nécessités propre à l’Etre.
Comment traiter de con des êtres remplis d’amour et de bonne volonté alors qu’ils se lèvent à l’aube pour nourrir leurs enfants ou espérer avoir de quoi subsister une fois que leurs forces les auront quittés ?
Pensez-vous que les étales chez votre grossiste préféré seront toujours pleines ?
Quand je regarde autour de moi, je ne vois pas des cons, je vois des personnes extrêmement vulnérables et dépendantes d’un système qui les tiens par le ventre.
Nous ne sommes pas des bêtes à catégoriser, nous sommes complexe. C’est la conjonction de l’amour et de la crainte qui fait que le monde est tel qu’il est. Ce n’est pas la stupidité, ni la haine ou la violence.

16/09/2013 09:45 par legrandsoir

C’est probablement pour ça que le terme figure entre guillemets ?

16/09/2013 09:29 par gérard

« La preuve c’est qu’on a beaucoup trop de « cons », diplômés d’universités et des grandes écoles. »
Pas plus qu’ailleurs, mais ils sont plus voyants !
Pour me redonner le moral je vais de temps en temps feuilleter cet "album", il a l’avantage d’avoir de l’humour qui est comme chacun sait "la politesse du désespoir"
http://www.citationalacon.com/
Vous prendrez bien un p’tit coup de Desproges ?
« S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux P.D. G., la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s’effacent devant les droits de l’asticot.
 »

16/09/2013 10:07 par Dwaabala

Puisqu’il fallait des guillemets, qui ne manquent effectivement pas dans le texte :
« nos dirigeants », « démocratique », « proportionnelle et représentative », « éduqués », « formation »,
« productifs », « rationalité », « etc. »,
je dirai à rouge de honte que je suis, en gros (« con ») « d’accord ».

16/09/2013 11:20 par rouge de honte

Oui, certainement.
Je dis seulement que tout ceci n’a rien à voir avec l’intelligence et que ce n’est pas une colère méprisante qui va solutionner le problème, guillemets ou pas. Tentative d’humour ou pas.
Donner une priorité aux nécessités puis tenter de les combler est la seule solution me semble-il.
Bonne journée,

16/09/2013 13:37 par Dédé

Qu’on les appele des cons, des beaufs ou des veaux ça n’y change rien, ce qui est sûr c’est que les dirigeants et les parlementaires des démocraties occidentales ont été élus et ce ne sont pas forcément des imbéciles, bien qu’ils se conduisent très souvent comme les derniers des crétins, ce sont de toute façon dans tous les cas des fumiers !

16/09/2013 17:43 par eric

j’apporte quelques nuances : je dirai il y a le gros con ( sans guillemet) celui là (en ai rencontré plusieurs) en général est un gros magouilleur pété de tunes qui est près à écraser sa mère s’il le faut, il ne peut nous diriger parce que trop...con mais il influence beaucoup par ses prises d’initiatives grotesques ; perso je le trouve dangereux...
Seconde nuance : le crétin, cerveau bien amidoné...style l’ena... dangereux aussi celui là car il croit ce qu’il dit : je sais pas si c’est du au bizutage mais en tout cas ça laisse des grosses séquelles ; au vu de ce que nous entendons par nos chers médias "libre et indépendant" , nos super experts en vérité avérée, et les ceusses qui décident(dirai mon beau-frère) champion de la novlangue néo-libérale, vous comprendrez qu’ils sont nombreux mais n’oubliez pas une chose, il font partie du peuple, c’est "con" hein ?? alors comme dit notre ami skyppy y’a du taf...

16/09/2013 19:03 par Leo Lerouge

Rouge de honte a raison : guillemets ou pas, ce texte est d’une condescendance rare.
Une version un peu plus exhaustive du poncif "les gens sont cons" du café du commerce.
Ils sont cons quand ils ne sont pas instruits, et aussi quand ils sont diplômés.
Enfin, je dis "ils", VOUS, quoi.
C’est moi qui suis intelligent, qui vous le dis.
D’ailleurs, vous, qui me lisez, vous vous croyez intelligent ? Eh bien, non. Vous êtes obligatoirement catégorie a ou b, voire les deux, de ma fine analyse.

Une solution pour rendre les gens moins cons ?
Aucune : "Y a du boulot sur la planche. Allez, bonne chance".
Comprendre : "moi je m’en lave les mains. Instruisez-vous entre vous, bande de cons".

A mon avis, c’est le niveau zéro de la pensée. Mais, ça, c’est sans doute parce que je suis con.
Et dire que je l’ignorais jusqu’à présent ! Merci de nous avoir ouvert les yeux.

Et, puis, attention quand vous passez les portes. Baissez la tête. Il ne faudrait pas endommager tout ce potentiel exceptionnel.
On ne sait jamais, il pourrait servir.

16/09/2013 19:09 par Christophe

Le capitalisme a besoin de cons pour produire connement et d’autres cons pour diriger les cons qui produisent connement.
Mais qu’en est-il de la responsabilité du con ?
Le con est responsable de ses actes mais il est aussi le produit de la société qui a besoin de cons (lutte des classe oblige).
Camus disait « A 40 ans on a la gueule qu’on mérite » : si j’ai une sale gueule je serais tenté de lui répondre qu’il est mort d’une maladie qu’il méritait. Il répondrait peut être qu’il est d’accord.
Si les cons se donnaient la main...

16/09/2013 20:29 par BOB

il y a aussi "le blaireau de base" :

voir 1er episode : http://2ccr.unblog.fr/2013/03/26/le-blaireau-de-base/

et la suite : http://2ccr.unblog.fr/2013/09/15/blaireau-de-base-le-retour/

ça vous rappelera forcement quelqu’un parmis votre entourage...

16/09/2013 20:54 par Feufollet

Cons cupides ou
Concupiscent
Cons conscients
Et cons concubinant
Cons de la dernière constance
Et cons de la conservation
Cons de naissance
Et cons de connaissances
Cons de la connivence
Et cons de la contentation
Constatons la constance
Et considérons la condescendance
Cons de tous les continents
Arrêter de continuer

16/09/2013 21:23 par Bidule

"Mais, par où et par quoi commencer ?"

Pourquoi ne pas commencer par balayer devant sa porte.

17/09/2013 06:02 par ADSkippy

@ Dwaabala, sans le guillemets, toi, moi et et la majorité, plutôt option (a)

@ rouge de honte, choisit option (b). Et oui, j’ai des enfants mais ne les considères que comme transmission génétique, plus au moins cons, mais je les aimes quand même.

Avec le sourire, amicalement, un ami qui ne vous veut pas du mal.

17/09/2013 06:58 par concon

Globalement d’accord... Globalement parce que les nuances s’imposent, toujours. Pour la galerie. C’est comme cela qu’on avance en politique. La connerie humaine a beaucoup à voir avec le lâcheté, celle de dire non à la domestication, d’une manière ou d’une autre. Il est de bon ton de stigmatiser l’intelligence et l’instruction. La culture est réduite à la concurrence effrénée d’un jeu télévisé. Être "intelligent" et "instruit" c’est répondre, plus vite... Plus fort, plus loin que son adversaire... Pendant que les cons ce battent,pour des miettes, ceux, par forcément plus intelligents d’ailleurs, qui ont l’argent les regardent et s’amusent... Ce spectacle pathétique les confortent dans leur assurance et la domination qu’ils exercent sur cette masse imbécile. "Décidément, les gens sont trop cons !!!" On ne peut pas respecter un adversaire qui s’avilit.

Dans la vie, il y a 80 % de blaireaux de base, d’aboutir ou de cons, quel que soit le nom que l’on donne à cette masse informe et très égalitaire paradoxalement, il y en à à tous les niveaux du toubib au col bleu, du black de banlieue au petit blanc de Neuilly (ou l’inverse, d’ailleurs). 10% de crapules intelligentes et cyniques et sans doute 10% de personnes dignes, qui ne s’en laissent pas compter, vivent en accord avec eux-mêmes, avec pour paramètre vital, une certaine distance au monde. L’homme intelligent vit une certaine solitude comme la condition de son épanouissement véritable, celle de l’union avec la Nature, du partage avec ces rares semblables, animé, toutefois par un esprit de solidarité (paradoxale) avec les innombrables cons qui l’entourent (il ne s’agirait pas de se mettre en porte-à-faux, avec celui, celles et ceux qui n’en peuvent mais...). La tranquillité avant toute chose.

17/09/2013 11:50 par Bidule

Blaireau De Base ? Con ? Ce ne sont que des boîtes. C’est pratique (pas pour tout le monde) pour classer rapidement, pas pour mettre en lumière le fond des choses. Le mot "con" n’a aucune précision, c’est un mot-valise. On pourrait organiser un brain storming autour de la définition de la connerie : ça illustrerait ce que je dis.

"Et ils ont raison, car pour expliquer l’état lamentable des choses et la condition humaine dans ce monde, on pourrait logiquement conclure que [...]"
- > Logiquement ? Non ça n’est pas du tout logique. La condition humaine s’inscrit dans une géographie, une temporalité, (tous les hommes qui vivent actuellement ont hérité d’une situation, nos ancêtres aussi, et ainsi de suite), etc... etc...
Ce sont des réflexions de base, vous ne vous les faites même pas. C’est plus facile de représenter l’autre comme une bête (et encore, les "bêtes" sont "magnifiques", si on les observe un peu de près), de se faire un groupe d’ennemis fraîchement sortis d’un moule, le moule de la connerie, celui dont, comme vous le soulignez, chacun croit qu’il n’en fait pas partie. Ca ressemble à la propagande qu’on nous sert de toute part, tous les jours : c’est simple, prêt à penser, on se défoule, c’est cool !

Je trouve votre "article" (!) méprisant et facile. Et je trouve ça triste qu’il y ait un public réceptif.

17/09/2013 18:22 par gérard

La Connerie, appelons là aussi la Bêtise, c’est Brel qui l’a on ne peut plus bien décrite et très souvent fustigée :
« C’est terrible, c’est la mauvaise fée du Monde, c’est la sorcière du Monde (...) la bêtise c’est de la paresse (...) la bêtise c’est un type qui vit et qui dit "ça me suffit", "je vis, je vais bien, ça me suffit".
Il ne se botte pas le cul tous les matins en se disant "c’est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses", c’est de la paresse. Une espèce de graisse autour du cœur qui règne, une espèce de graisse autour du cerveau, je crois que c’est ça la bêtise »

http://www.youtube.com/watch?v=8G4xkLxzX_8
La bêtise c’est tout ce qui fait qu’en s’embourgeoisant, Oh non, pas financièrement, mais en se recroquevillant dans nos peurs, de tout ou de rien, de l’autre, dans nos certitudes, nos dogmes, nos intolérances, nos barrières (il n’y a rien de plus con qu’une barrière, qu’une clôture, sauf pour garder les animaux, et on y met les humains !), quand on perd pied tout simplement de nos rêves d’enfant alors...on devient tout simplement con ; alors là il n’est plus possible de voir, comme disait toujours Brel : "son regard familier au fond de son miroir" (L’air de la bêtise), puisqu’on a enfin trouvé...de l’or !
Alors on s’en satisfait, on s’y roule dedans, et qu’on ne l’attaque surtout pas !
Les guerres ne sont que des combats de trouveurs d’or !
Et il n’y a rien de plus con qu’un trouveur d’or puisqu’il est certain que l’or qu’il a trouvé c’est la certitude en TOUT.

17/09/2013 19:19 par Feufollet

Ben Bidule, discuter de la connerie, c’est pas con
Faut prendre des risques

17/09/2013 19:38 par Leo Lerouge

D’accord aussi avec l’ensemble du commentaire de bidule.

La condition humaine s’inscrit dans une géographie, une temporalité, (tous les hommes qui vivent actuellement ont hérité d’une situation, nos ancêtres aussi, et ainsi de suite).
Ce sont des réflexions de base, vous ne vous les faites même pas.

Tout à fait. C’est, en effet, un minimum.

Ce billet montre exactement pourquoi on ne pourra jamais avancer vers une autre société : personne ne veut faire le pas vers l’autre, puisqu’il le considère d’emblée comme un crétin et qu’il refuse de l’entendre.
"Ben, tiens, z’êtes trop cons, ce sera sans moi ! Restez entre vous".

Et c’est bien ce sur quoi s’appuie le capitalisme : que nous nous traitions de cons entre nous et les oubliions pendant qu’ils font leurs affaires.
Ainsi, les cons, ce sont ceux qui prennent le boulot aux autres, ce sont ceux qui vont faire leur boulot sans se révolter parce qu’ils ont peur de le perdre ; ce sont ceux qui militent en vain dans les partis politiques, les syndicats, les associations de gauche, pour faire bouger des choses qui empirent toujours plus, mais ce sont aussi ceux qui ne sont ni dans ces partis politiques, ni ces syndicats, ni ces associations ; ce sont ceux qui militent dans des trucs qui ne servent à rien qu’à brouiller les luttes "importantes", etc. La liste est sans fin : on est toujours le con d’un autre.
Ginette, croyez-moi, les cons sont partout.

Mais oserions-nous traiter de "cons" les Tunisiens ou les Égyptiens qui aspiraient à la démocratie, se sont battus pour, en sont même morts, pour certains, et sont retombés dans les filets du système capitaliste ?
Pourtant, là-bas, selon la théorie ici présente, les imbéciles devaient être légion pour avoir bêtement accepté pendant des décennies un pouvoir totalitaire de mèche avec le grand capital.
Là, ça devrait pourtant compter double.

De même, au Venezuela, à Cuba, en Équateur et ailleurs, si ceux qui ont mené la révolte, voire la révolution, étaient partis du principe que 80% de la population, au bas mot (selon les estimations données par les lumières de ce côté-ci), était constituée d’indécrottables cons, auraient-ils pris la peine de chercher à changer la société avec eux et pour eux ?

Mais, ici, en France, pour passer le temps, on compte les imbéciles présumés. Et ça chiffre ! Ils seraient (et non pas : "nous serions", évidemment) 80, 90, que dis-je, 99% !
Un pays de mustélidés.

Autant dire que, finalement, ce sont ceux qui se sont emparés du monde qui sont intelligents.
Car, en effet, si les imbéciles, ce sont ceux qui se font berner par le capitalisme, c’est que les fameux 1% seraient dotés d’une grande intelligence, puisque, à jouer au moins con, c’est toujours eux qui gagnent.

Moi, cela ne m’aurait pas gêné d’être traité de con par un Einstein ou un *Jacquard, par exemple.
Mais, ils ne l’auraient jamais fait, car, eux, avaient l’élégance et la modestie des êtres véritablement intelligents.
Ils savaient que, même quand on en sait beaucoup, on en sait encore trop peu.
Les cons donneurs de leçon, non. Eux, ils croient tout savoir.

Je garde ce billet sous le coude, au cas où le GS déciderait d’organiser l’élection du billet le plus con de l’année.
Il a de grandes chances d’être couronné.

*Et, puisqu’on en parle, Jacquard, absolument contre les tests de mesure de l’intelligence, avait dit :

"L’intelligence est impossible à mesurer. Elle ne tient pas seulement dans des capacités cognitives, mais elle s’exprime avec tant d’autre choses, comme l’intelligence affective, l’intelligence relationnelle, l’intelligence des situations, l’imagination, la créativité, etc. - c’est-à-dire avec un ensemble de capacités non paramétrables et par-dessus le marché changeantes selon les situations. Ainsi, on peut être totalement bloqué dans une situation, par exemple dans une catastrophe et très brillant au cours d’une conférence, ou l’inverse".
Pour lui, ces classements, ces palmarès ne sont pas seulement des aberrations, mais aussi une catastrophe pour la richesse de l’humanité".

Jacquard, un homme engagé dans la défense des plus démunis, pour le droit au logement ou les sans-papiers.

18/09/2013 01:00 par DeeJay

En relisant l’article, et les commentaires de tous, j’arrive a conclure que :
Beaucoup d’entre vous ne lisent pas très attentivement tout ce qui est écrit ;
Vous décortiquez, hors contexte, ce qui vous arrange, en déformant le caractère "satirique", humoristique du contenu (pourtant pertinent).
Que l’article n’est pas spécifique, mais général.
Que l’auteur ne s’exclut pas de faire partie, lui-même, de la "majorité" (a) ou (b).
Que, apparemment, l’auteur a anticipé (dans le texte) vos réactions.
Je ne savais pas que, à "gauche" on n’a pas le sens ni le droit de rire, et qu’il y avait des vigiles de censure contre l’humour.
Que vos réactions exagérément "sérieuses" (pour ce qui me semble assez innocent), dévoilent beaucoup sur vous mêmes, vos "priorités" et susceptibilités.. mal placés.

Restez "Cool"

18/09/2013 03:14 par ADSkippy

Évidemment, les « cons » ne sont pas tous et partout pareils. Il y a ceux qui naissent « cons » (c’est la faute à personne), ceux qui le deviennent (par choix, convenances personnelles ou l’environnement) et ceux « éduqués » à être cons (ceux-là n’ont pas beaucoup d’excuses).

Je reste mon cas, votre Honneur.

18/09/2013 10:04 par Bidule

En relisant le texte, et les commentaires, je ne ressens toujours pas l’ambiance de grosse poilade tant vantée ! (A part la vanne sur la censure, chef d’oeuvre de burlesque ! ;) )

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