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Face à l’imposture politique généralisée, quelles réactions citoyennes ?

Des élections et des scrutins importants se succèdent un peu partout ces derniers temps (EU – Brexit – Pays-Bas) et quelques-unes sont attendues (UE) avec fébrilité – en France, en Italie, en Allemagne – tant leurs résultats peuvent influencer le cours des politiques européennes mais aussi mondiales, étant des acteurs importants au niveau économique.

De plus en plus de citoyens de par le monde, tant dans les pays occidentaux qu’asiatiques ou africains, se plaignent – à raison – du personnel politique en place. Que ce soit au niveau de l’intégrité ou des compétences, les candidats auto-proclamés, désignés ou élus, n’ont de cesse de se renier. Les politiques économiques brutales menées par une technocratie anonyme de nantis conduisent à des inégalités qui se creusent, et à l’effondrement de l’écosystème qui est pourtant la matrice première de toute vie sur terre. Le point de non-retour est désormais à portée de main, mais aucune décision politique sérieuse n’est prise pour prendre les décisions à la mesure de ce qui se prépare comme désastres écologiques. Tout n’est traduit par des médias sous contrôle qu’en technique de « com ». Les « affaires » se succèdent de manière régulière ; la corruption semble endémique ; des décisions qui engagent l’avenir des pays sont prises en comité restreint et sans consultation populaire ; les intérêts personnels priment sur les intérêts des Etats et des citoyens ; des pays s’engagent dans des guerres que les populations n’avalisent pas ; les lobbies dictent les lois au détriment de la santé ; la justice n’a jamais été perçue de manière aussi inéquitable ; etc, etc… Avec pour résultat aujourd’hui, une colère qui s’accumule et gonfle en un ras-le-bol généralisé – globalisé pourrait-on dire – de la part des individus.

Une conséquence de tout cela est de détourner les citoyens écœurés de la chose politique, tant ceux-ci se sentent floués depuis des décennies et tant les promesses ont été régulièrement trahies. Le climat de confiance dont devrait bénéficier tout élu afin de pouvoir exercer son mandat dans les meilleures conditions n’est plus de mise. Au contraire, la défiance est omniprésente. Et le plus drôle est que ceux-là mêmes qui en sont responsables se pressent pour nous dire qu’ils ont la solution et que voter pour eux ramènerait plus de probité dans les pratiques politiques. Ces carriéristes sont vraiment des pompiers-pyromanes, d’autant qu’ils le font sans vergogne. Bref, nouvelles promesses que bien peu d’électeurs prennent encore au sérieux. Comme dit l’adage, chat échaudé craint l’eau froide.

Mais au-delà de ce sentiment de dégoût généralisé, de nombreux citoyens ayant gardé le sens civique ne voient pas comment faire, en pratique, pour changer le cours des choses. (lire : https://www.legrandsoir.info/paralyser-le-systeme-pour-une-revolution-tranquille.html). D’autant que nous sommes baignés depuis des décennies dans un esprit de peace and love et que beaucoup n’envisagent plus qu’il faille peut-être un jour se battre pour arracher leurs droits. L’esprit de non-violence – dont il faudrait sans doute prendre le temps de mieux étudier s’il est vraiment transposable à toutes situations – a soufflé en Occident à l’exemple des Gandhi et Martin Luther King, ce qui a bien arrangé les affaires du personnel politique qui lui, ne s’embarrasse pas d’utiliser les méthodes musclées et de plus en plus létales par l’entremise des ainsi nommés « gardiens de la paix » ! Et si donc les citoyens se sentent désemparés devant le rouleau-compresseur d’un système mondialisé, et ne voient pas comment faire, c’est aussi parce que personne ne leur indique les vrais talons d’Achille du système. Ici-ou-là, des initiatives citoyennes parfois intéressantes émergent et tentent d’inverser la vapeur, avec plus ou moins de succès. Mais elles semblent isolées et manquer de force pour convaincre le plus grand nombre. Ce sont quelques ilots qui ont souvent beaucoup de mal à s’étendre à toute la société. Alors que chacun de nous a pourtant un pouvoir in-cro-ya-ble entre les mains. Un pouvoir capable de faire trembler les puissants sur leurs bases. Un pouvoir capable de renverser vraiment le cours des choses. Un pouvoir que redoutent tous les appareils d’Etat et qui est cependant accessible à tout le monde, jeune et moins jeune, femmes et hommes, travailleurs et pensionnés, bien-portants et handicapés : celui qui consiste à refuser de payer l’impôt. Refuser massivement de payer l’impôt tant que les politiques actuelles seront maintenues et tant que le peuple ne s’y retrouvera pas correctement représenté. Sans impôt, aucun Etat ne peut fonctionner. La machine s’arrête. De suite. Et, cerise sur le gâteau : c’est un moyen non-violent, ce qui devrait en séduire plus d’un…

La seule question pratique à régler : comment l’organiser de manière nationale – internationale via certains réseaux ? – pour que cette grève de l’impôt soit un coup de massue ? Pour que cette grève soit d’un poids considérable pour paralyser le système, et le contraindre à revoir sa copie en fonction de ce que les acteurs d’une vraie démocratie – à savoir, le pouvoir au peuple – auront décidé en assemblée élargie où toutes les sensibilités auront eu la possibilité de se faire entendre.

Nous avons vraiment le pouvoir au bout des doigts et qui ne se résume pas à un simple bulletin de vote qui ces dernières années de toute évidence, ne change rien à rien. Il faut donc renverser ce système qui n’est plus représentatif de ce que les populations portent comme aspirations à une amélioration de leur qualité de vie.

Ce pouvoir que chacun détient, il convient de ne jamais en minimiser le potentiel mais au contraire, de se le réapproprier en un large mouvement citoyen !

Daniel Vanhove –

27.03.17

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Daniel VANHOVE
Né en 1952, Daniel Vanhove a une formation en psycho-pédagogie. Par ailleurs, il est bénévole à l’ABP (Association Belgo-Palestinienne) de Bruxelles, où il participe à la formation des candidats et à la coordination des Missions Civiles d’Observation en Palestine. Il a encadré une trentaine de Missions et en a accompagné huit sur le terrain, entre Novembre 2001 et Avril 2004. Au fil de ses voyages dans la région, l’urgence s’est manifestée de témoigner de l’insoutenable réalité de ce qu’il a vu et (...)
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