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G5 Patronal : les "Echos" ordinaires d’un fascisme qui...

DIVERS

A lire attentivement cet article paru sur le site des Echos, le quotidien économique des milieux d’affaires... Pas un mot d’étonnement, pas de réactions...


Crise : le Medef défend l’économie de marché au cours d’un G5 patronal

17/10/08 Les Echos - Laurence Parisot et des représentants patronaux de cinq pays du G8 ont soutenu l’intervention coordonnée des Etats-Unis et de l’Union européenne pour enrayer la crise, mais estimé que "la création de richesses ne peut venir que de nos entreprises".

Les représentants patronaux de cinq pays du G8 réunis vendredi à Paris à l’initiative du Medef ont vigoureusement défendu le capitalisme et le libre-échange, appelant les Etats à cesser toute intervention dans l’économie une fois la crise internationale passée.

"Nous soutenons totalement et sans réserve les différents plans élaborés tant au niveau américain qu’européen pour sécuriser et soutenir les institutions financières. Ces plans étaient les meilleures solutions possibles (...) Au-delà de ça, nous pensons qu’il y a un certain nombre de précautions à avoir", a dit Laurence Parisot, la présidente du patronat français, au cours d’une conférence de presse. "Nous considérons que les gouvernements ne doivent surtout pas alourdir les charges fiscales qui pèsent sur les entreprises et doivent éviter toute mesure qui pourrait provoquer des risques protectionnistes, toute approche qui considérerait qu’il faut maintenir durablement l’intervention de l’Etat dans l’économie", a-t—elle ajouté.

Mme Parisot s’exprimait à l’issue d’une réunion avec Donald J. Shepard, le représentant du patronat américain (United States Chamber of Commerce), Jürgen R. Thumann, le président du patronat allemand, Richard Lambert, le président du patronat anglais, et Emma Marcegaglia, la présidente du patronat italien. "Il faut que le grand public comprenne que c’est par l’entreprise qu’on trouvera la solution vers la croissance, pas par les Etats, pas même par la coopération des Etats", a poursuivi Mme Parisot. "L’intervention de l’Etat pourrait ralentir les chances de retrouver un rythme de croissance soutenu" après la crise et "seule l’économie de marché peut apporter la prospérité à nos différents pays", a-t-elle lancé, se livrant à un long plaidoyer en faveur du libre-échange, comme les autres représentants du patronat présents à ses côtés.

L’économie de marché peut être parfois "extravagante" mais est "de loin le meilleur système que nous avons pour répartir les richesses de par le monde", a ainsi jugé M. Lambert. "Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que « le capitalisme, c’est fini, le libre échange, c’est fini »", a renchéri M. Thumann.

"L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini", avait quant à lui affirmé le président Nicolas Sarkozy à Toulon fin septembre, appelant à "remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial" dans un discours sur la crise internationale. Vendredi au Medef, Laurence Parisot a certes jugé "bon, nécessaire et utile" l’intervention coordonnée des Etats-Unis et de l’Union européenne pour enrayer la crise bancaire, "parce que c’était la sécurité de tous, des biens et des personnes, qui était en jeu". "Mais une fois que ceci est fait, la création de richesses ne peut venir que de nos entreprises", a-t-elle martelé.

Les participants de la réunion doivent se retrouver le 4 décembre à Paris pour un "G8 patronal" avec leurs homologues japonais, canadiens et russes, a précisé la présidente du Medef. D’ici là , ils ont annoncé la mise en place d’une "task force" destinée à "formuler des propositions aux Etats" en vue des prochains sommets internationaux. (source AFP)

http://www.lesechos.fr/info/france/300302476.htm?xtor=RSS-2010

COMMENTAIRES  

19/12/2008 12:51 par Raskolnikov

"Il faut que le grand public comprenne que c’est par l’entreprise qu’on trouvera la solution vers la croissance, pas par les Etats, pas même par la coopération des Etats", a poursuivi Mme Parisot.

Le problème de la croissance qui, soit dit en passant, est un problème créé par le même système qui veut le résoudre. Abolissons le système, le problème disparaitra avec lui.

19/12/2008 14:00 par Anonyme

Déréguler pour déréguler...

Vous ne comprenez pas, pour lutter contre la crise, il faut plus de régulation, et pour y arriver, il faut... déréguler !

Quitte à ce qu’on dérégule la démocratie aussi... l’économie de marché mérite bien ça...

Lire : "Les doigts dans la crise : les Etats tirent leurs dernières cartouches"

http://www.lesmotsontunsens.com/alerte-emprunts-etat-tirent-le-tout-pour-le-tout-dernieres-cartouches-2837

19/12/2008 14:12 par Anne-Marie béneix

C’est bien la preuve que les "élites" sont vaniteuses !
de plus si vous leur demandez de proposer autre chose que l’économie "libérale" elles en sont incapables. Preuve qu’elles sont aussi sottes. Pourquoi sont-elles incapables de proposer une autre économie ? parce qu’elles ne sont pas libres.
Une entreprise est une personne morale qui ne travaille que pour le fric. C’est sa justification. On ne peut pas leur en faire le reproche, même les syndicalistes nous l’expliquaient dans les années 80.
Comme aucun professionnel n’a évolué depuis ce temps là (puisque son job consistait à renforcer le système) il va falloir demander aux artistes ou au chômeurs de nous proposer leurs idées !

20/12/2008 12:19 par boilley

Que madame PARISOT, si elle veut être correcte et crédible, dénonce et demande la suppression des paradis fiscaux.

Comment sans cela admettre qu’on demande au peuple de faire des sacrifices pour payer les déficits monstrueux des comptes sociaux alors qu’environ 50% des richesses des états s’évaporent dans les paradis fiscaux en échappant à l’impôt. Qu’a-t-elle à dire, madame PARISOT, au ministre des finances de l’Allemagne qui dénonce publiquement ce fait.

C’est là le véritable noeud du fondement de la crise économique, mais madame PARISOT, tout comme ses amis se gardent bien d’aborder cet aspect du problème.

21/12/2008 09:08 par Gégé

Cet article pose enfin le vrai problème :
Les "patrons" du G5 soutenus par 99% de la presse officielle (qui leur appartient) ne représentent qu’eux mêmes. Il est temps de les appeler par leur nom : des fachos ! (ne vous tracassez pas : entre eux ils nous désignent par "staliniens" et "droit-de-l’hommiste"). Il faut leur servir leur vraie image : des escrocs, des truands, des mafiosos, des bandits. Après avoir pillé l’économie mondiale (lire : "la stratégie du choc" de Naomi Klein), à grand renforts de guerre, de mensonges, de massacres, de corruption à grande échelle, ils en sont à piller le peu qu’il reste aux petites gens que nous sommes, en provoquant une crise financière qu’ils renflouent avec ce qu’il ne nous ont pas encore pris. Dès qu’il n’y aura plus rien a prendre, ils nous serviront une nouvelle guerre mondiale (lire : "Le talon de fer" de Jack London), et nous verrons nos enfants (déjà surentrainés grâce aux jeux vidéo) se faire éventrer par leurs armes sophistiquées qu’ils auront pris soin de vendre à l’ennemi qu’ils nous auront fabriqué. Combien de guerres mondiales faudra-t-il pour que les gens comprennent ?

Mais si les gens préfèrent sacrifier leurs enfants pour leurs beaux yeux, c’est qu’ils ont déjà gagné ...

OK, c’est pas très optimiste, mais avouez qu’il n’y a pas de quoi l’être ...

En tout cas, arrêtons de les appeler pudiquement "les élites" ou les "patrons du CAC 40" ou les "capitaines d’industrie". Appelons les par leur désignation objective : des bandits, des escrocs ....

21/12/2008 14:55 par jipepak

Il y a un journaliste un jour qui parlait, si je me souviens bien, du Merdef et des Merdias qui aujourd’hui ont pris le pouvoir, et bien je pense qu’ils vont tout faire pour ne pas le lâcher quitte à brutaliser et à affamer la plus grosse partie de la population mondiale.
Petit rappel : les charognards ne vivent dans l’opulence, qu’en se nourrissant de sang et de chair de cadavres.

21/12/2008 23:52 par Krabuke

Je pense qu’utiliser le terme de fascisme est vraiment inapproprié. Cet emploi à tout-va est vraiment exaspérant : les critiques de Charlie-Hebdo sont des fachos, les mouvements d’extrême-gauche sont des "fascistes de gauche", la grands patrons sont aussi des héritiers des faisceaux italiens, etc...
J’ai l’impression que ce terme est devenu l’insulte ultime contre laquelle toute réponse est suspecte.

Vouloir réduire ses ennemis politiques au silence n’est hélas pas propre au fascisme.
Utiliser comme cela est fait ici un terme abusivement n’a pour effet que de le galvauder, et lui faire perdre son sens réel et historique au profit d’une sorte de signification fourre-tout, synonyme de mal (c’est pas bien !...).

Je suis évidemment atterré par le comportement des grands patrons d’ici et d’ailleurs. Mais bon, ce sont des libéraux (au sens économique du terme) purs et durs, et certainement pas des fascistes (du moins dans leur action publique collective).

22/12/2008 00:46 par legrandsoir

Oui, c’est pour cela que le titre était laissé en suspens.

22/12/2008 00:22 par Godot

"Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que « le capitalisme, c’est fini, le libre échange, c’est fini »", a renchéri M. Thumann.

On savait que les libéraux avaient un problème avec la démocratie ... M. Thumann aura au moins le mérite de la clarté.

22/12/2008 10:48 par CasseTaTélé

Le libéralisme à l’état pur avec toutes ses contradictions et son hypocrisie réunis dans un même discours :

- « Les représentants patronaux de cinq pays du G8 [...] ont vigoureusement défendu le capitalisme et le libre-échange, appelant les Etats à cesser toute intervention dans l’économie une fois la crise internationale passée. »

- « Nous soutenons totalement et sans réserve les différents plans élaborés tant au niveau américain qu’européen pour sécuriser et soutenir les institutions financières. »

Autrement dit : nationaliser les pertes, privatiser les profils... Bizarrement les plus fervent libéraux ne sont pas contre l’interventionnisme quand il s’agit d’éponger leurs pertes...

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