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Guadeloupe : Chronique sociale... Le combat continu !

En février 2022, nous faisions une revue de la situation sociale en Guadeloupe sous le titre "Guadeloupe : Chronique d'une actualité sociale vue de l'intérieur !" où nous faisions état des événements sociaux de l'époque. Une année s'est épuisée et ces événements n'ont guère changé mais la lutte et la témérité militante sont toujours et encore présentes envers et contre toute attente de l'oligarchie locale et nationale.

Octobre 2022 : "De quoi FIONA est-elle vraiment le nom !"

FIONA est le nom du dernier phénomène cyclonique passée sur la Guadeloupe en Septembre 2022. Nous n’avons eu de cesse, depuis tantôt, d’interpeller les autorités politiques et sanitaires sur le caractère archipélagique mais, aussi, sur la dimension multirisque de la Guadeloupe. Notre organisation syndicale, en conséquence de quoi, s’interroge souvent sur des décisions technocratiques et idéologiques qui démontrent, de manière récurrente, qu’il y a un fossé entre la prospective politique et le factuel, le terrain.

Nous avons eu à subir des décisions complètement hors sol pour le COVID mais, en fait et en Guadeloupe, cette pratique existait déjà depuis fort longtemps pour les phénomènes naturels. Rappelons-nous l’époque où l’alerte graduée et bien calée dans le temps permettait à tous de vaquer et de préparer l’arrivée d’un cyclone. Nos grands-parents, eux, n’avaient droit qu’à un avertissement de dernière minute au son d’un tambourin. et à l’observation de la nature pour se préparer. De nos jours, et depuis une trentaine d’années environ, nous sommes tributaires de l’activité économique avant tout... L’argent, rien que l’argent et tant pis pour l’humain qui n’a qu’à se plier !

On a tendance, très précisément, à mettre sur le compte des changements climatiques pour certains ou sur la fin du monde pour d’autres, les phénomènes naturelles qui nous avertissent ou nous surprennent. Mais on oublie trop facilement qu’ils ne datent pas d’aujourd’hui mais de quatre milliards d’années au moins, c’est-à-dire l’âge de la terre. L’humanité est arrivé bien longtemps après et a dû s’adapter à son hôte, par la prière ou par sa compréhension progressive de ces phénomènes.

Il y a un courant, sans aucun doute noble de par ses intentions, qui semble désormais vouloir influencer toutes les politiques publiques jusqu’à l’idéologie capitaliste elle-même. L’écologie, promue sagement par René Dumont dans les années 1970, n’est pas l’objet de notre analyse ou d’une attaque frontale mais il n’en demeure pas moins qu’elle semble bien être d’une utilité certaine à un système capitaliste en perte de vitesse à tous les niveaux. C’est ainsi que la faute revient souvent au réchauffement climatique au point que les Allemands sont en train de regretter d’avoir laisser l’énergie nucléaire au profit du gaz Russe et des dites énergies vertes.

Loin de nous de remettre en question la nécessité de respecter la nature mais nous devons aussi la regarder telle qu’elle est, c’est-à-dire avec ses sautes d’humeur temporelles. Il y a des régions sur terre qui sont sous le régime climatique tempéré de nos jours mais qui ne l’ont pas toujours été, il y a d’autres qui étaient occupées par la mer et qui font, désormais, l’objet d’exploitation de sel et autres minéraux qui datent de cette époque...

Il est donc nécessaire, comme pour le COVID, de reprendre les outils scientifiques et l’expérience humaine pour affronter les faits et non sombrer dans la certitude modulable et génératrice de peurs. Tout comme pour le COVID, les autorités politiques jouent avec les nerfs de la population avant un confinement in extremis. Pourquoi avoir laissé tomber un système d’alerte qui fonctionnait parfaitement, et qui marche toujours dans les autres iles de la Caraïbe, pour adopter un système multicolore utilisé pour d’autres risques, souvent parallèlement ? Il y a une telle confusion dans les esprits que peu prennent au sérieux les risques. Le plus grave est la fermeture à la dernière minute des écoles et des entreprises, phénomène provoquant un effet de gouttière bouchée et mettant en danger la population. Heureusement que de plus en plus de citoyens reviennent au bon sens en prenant leurs précautions plus tôt.

Tout comme pour le COVID, nous assistons manifestement à une méthode bien rodée qui consiste à créer la panique là où la sérénité devrait régner, puis à se décharger de sa responsabilité sur les individus surpris par le phénomène. Une telle méthode, relevant plus de l’ingénierie sociale et de la psychologie sociale que de la politique rend grandement service à certains... Nos fameux entrepreneurs, auto-déclarés cœurs et poumons de la vie humaine selon le catéchisme néolibérale. Selon les ecclésiastiques de cette religion pseudo-économique, l’homme ne serait qu’une chandelle à jeter une fois fondue et éteinte.

Tout comme pour le COVID, la gestion des cyclones n’a plus pour objectif de protéger – stricto sensu – la population mais de protéger des calculs économiques d’abord, l’humain devenant une simple variable d’ajustement, si ce n’est un pion que l’on déplace au moment opportun sur l’échiquier du rendement. COVID et FIONA, donc, constituent une seule et même méthode qui n’a cure de l’intérêt général mais veille bien à l’intérêt privé, singulièrement financier.

Tout comme le COVID, FIONA porte le nom de l’idéologie d’une minorité qui a la prétention de tout régenter alors qu’elle nous conduit droit au mur... Mais plus pour très longtemps au regard du mouvement géopolitique en cours !

Oui ! Soyons solidaires avec nos sœurs et nos frères sinistrés, mobilisons-nous autour d’aux par tous les moyens possibles mais n’oublions jamais que depuis une année, d’autres sœurs et frères soignants et accompagnants médicosociaux sont en attente de leur réintégration car ils n’ont commis aucune faute mais subissent toujours le cyclone pseudo-sanitaire.

Novembre 2022 : "Et maintenant... L’ARNm à toutes les sauces !"

Nous peinions à croire nos politiques capables de prendre le taureau par les cornes mais la surprise, certes après plus d’une année, est venue ce jeudi 24 Novembre, au sein de l’hémicycle lors d’une niche parlementaire – moment unique laissé aux députés pour avoir une latitude en terme de propositions de loi – où plusieurs groupes parlementaires se sont coalisés pour soutenir la proposition de loi de la NUPES consistant à abroger la suspension des soignants et accompagnants. Et qu’ont fait ces énergumènes totalitaires de la minorité gouvernementale ? Ayant tari leurs arguments crétins, du genre "le vaccin protège des formes graves", voilà qu’ils jouent la montre espérant toucher 2023 et incriminent leurs contradicteurs en affirmant qu’un soignant doit protéger les plus faibles... Bonne nouvelle .

Petit problème, même avec la solution ARNm, on ne protège personne, encore moins les plus faibles... Ce qui, d’ailleurs, rend sceptique de plus en plus de monde, même chez ceux qui y croyaient ! Nos marchandes de cacahuètes et de sorbet d’antan avaient une fameuse formule, à la criée, qui donnaient le ton des fins de journée et c’est à croire que nos "scientifiques" adorateurs de l’ARNm s’en inspirent, non pas pour nous vendre des douceurs mais pour nous imposer un autre monde que celui de la nature des choses...

Si le ridicule tuait, nous aurions eu droit à une hécatombe rien que dans ce gouvernement et sa minorité parlementaire, et ce ne serait que justice. Malheureusement, le ridicule s’affirme avec aplomb et détermination, attendant patiemment qu’arrive 2023 pour légaliser définitivement les essais cliniques en cours. Le débat parlementaire houleux de ce jeudi 24 Novembre, où nos élus n’ont pas démérité, a démontré – à nouveau – le vrai visage de gouvernement qui n’a que faire de la raison scientifique.

Il est clair que l’objectif n’est pas de soigner mais de nous contraindre à basculer d’une médecine à base de traitements moléculaires à une médecine à base de traitements géniques. L’échec total de leur première tentative en 2009 – lors de la grippe aviaire – leur est resté au travers de la gorge, cette fois doit être la bonne ou c’en est fini de leurs retours sur investissements. Un laboratoire légalisé à ciel ouvert leur a permis, une année durant, de ramasser des cobayes à la pelle... Même les Nazis n’y avait pas pensé !

Aujourd’hui, l’ARNm est désormais partout, pour la grippe, pour le cancer, pour la bronchiolite, il y a même un nouveau "médicament miracle" – génique bien-sûr – pour stopper une fois pour toute l’hémophilie mais attention... à plus de 3 millions de dollars la dose. ARNm à toutes les sauces et pourquoi pas en court-bouillon ou en colombo ? Il leur fallait briser le mur de l’éthique et la peur de mourir nous a conduit à tolérer l’intolérable, puis à accepter l’inacceptable et bientôt à vivre l’invivable.

Le basculement de la médecine en marché juteux passant par la thérapie génique si chère aux nigauds défenseurs du transhumanisme, cet antiscience par excellence et désormais allié décomplexé du capitalisme sanitaire, est effective. Le regard hébété et les réponses mécaniques, ingénierie sociale oblige, du Dr François Braun – notre désopilant Ministre de la santé – en disent très long sur l’embarras et les intentions surtout quand on sait que le même se disait pour la réintégration des suspendus avant d’être ministre.

A celles et ceux qui nous traitent encore de complotiste, le non-lieu du parquet Parisien sur le chlordécone aux Antilles – un précédent politico-juridique qui avertit du drame que vont vivre tous les futurs malades conséquemment aux injections ARNm – voilà une affaire bouclée avant même d’être ouverte qui devrait leur ouvrir les yeux si tant est ils en ont encore. Ce qui est sûr et certain c’est que quiconque a soutenu ce non-sens scientifique, et qui continu malgré les faits tangibles qui émergent, est complice d’une abomination et devra répondre de ses actes tôt ou tard mais quand ?

Pour rappel, Haïti, que l’on a coutume de nous présenter comme l’enfer sur terre, a un taux de "vaccination" ARNm autour de 1% et une mortalité COVID qui contredit fondamentalement les scientistes adorateurs de l’ARNm. Même la Guadeloupe fait la démonstration de leur escroquerie quant on la compare à la France entière...

Pourtant nos adorateurs d’ARNm gardent le cap, à l’image des esclavagistes qui croyaient, dur comme fer, en leur supériorité raciale jusqu’à devenir Républicains par obligations de dernières minutes quand la pression de la lutte des esclaves prenaient le pas sur leurs intérêts. Il a fallut, pour mémoire, la détermination et le sacrifice du peuple Haïtien pour que l’impensable se produise... La plus grande armée du monde de l’époque tombait à Vertières et l’esclavage devenait obsolète pour le capitalisme naissant. Même Hegel en fut inspiré pour produire sa mémorable dialectique du maitre et de l’esclave.

Cette humanité radicale, c’est-à-dire qui sait revenir à la racine des choses comme disait Marx, celle qui a émergé à Haïti mais aussi à Sébastopol face à la Wehrmacht est en train d’émerger subrepticement par le biais du refus de la troisième dose, n’en déplaise aux statistiques "provax". Il suffit, pour s’en convaincre, de lire les titres des chiens de gardes pour constater qu’il y a panique à bord face à la grande défection de candidats à l’abonnement ARNm. Même les "plus fragiles" que Braun prétend protéger n’en veulent plus. Le bon sens reprend le dessus car il devient de plus en plus évident que cette affaire n’a strictement rien ni de sanitaire, encore moins de scientifique.

Et si, progressivement, de plus en plus de citoyens finissent par se rendre compte de la réalité des faits, c’est grâce à la résistance et au courage de celles et ceux qui ont refusé l’injection ARNm, mais aussi celles et ceux qui y avaient crû et qui, de par leurs blessures que refusent de reconnaitre les autorités, consciemment ou pas, volontairement ou non, accroissent la résistance qui commence à poser problème au totalitarisme politico-sanitaire. Le dilatoire ambiant auquel nous assistons n’est que l’expression d’une méchanceté infecte de politiciens corrompus et sans vergognes qui sont acculés... Mais rien n’est plus fort que l’espérance humaine !

Janvier 2023 : "Le silence des accros".

Rien ne vas plus, mais c’est silence radio sur tout ce qui dérange ! Les accros à l’ARNm étaient d’une grande prolixité médiatique et d’un hyper moralisme contre tous ceux qui, par bon sens ou analyse intellectuelle voire scientifique, osaient s’interroger sur la gestion de la pandémie et/ou refusaient de servir de cobayes pour l’expérience clinique prétendument anti SRAS-COV. Que n’avons nous pas entendu sur les courageux qui ne demandaient qu’à comprendre et qu’on leur foute la paix ? Aujourd’hui, au fur et à mesure des événements qui se déroulent dans le monde, les erreurs de ces trois dernières années sont flagrantes, mais ici ... Chut !

Un tube du groupe Kassav a pour refrain la peine d’un quidam qui servit de cobaye, ce tube tombe à point nommé pour qualifier notre dramatique situation actuelle, contrainte sous une chape de plomb comme si de rien n’était. Les accros à la connerie humaine persistent et signent, malgré l’évidence, dans leur déni de la réalité en nous entrainant aveuglement vers le précipice.

Ils étaient nombreux à prendre la parole pour défendre l’indéfendable, par couardise ou sous l’effet de la corruption, mais aujourd’hui que le nombre de décès par l’injection ARNm est en augmentation - comme par hasard uniquement dans les pays anglo-saxons - les pompeux discours anti-complotistes se sont transformés en fatwa antirusses ou prétentieux projet de réforme d’un système de retraite qui n’a en rien besoin de l’être et pour cause, radio doit faire silence !

L’étendue des avis d’obsèques, en Guadeloupe, était un signe qui servait de baromètre en Août 2021 pour vilipender les moindres résistants à la doxa officielle. Aujourd’hui, nul d’entre les accros n’aurait encore observé que nombre de nos compatriotes meurent comme un essaim d’abeilles sous l’effet d’une pulvérisation toxique, et ce n’est pas le tintamarre autour des accidents de voitures qui doit cacher ce phénomène mais malgré tout, silence radio !

Certains cherchent à se rattraper autour du non-lieu dans l’affaire de la chloredecone, feignant de ne pas voir que ce non-lieu est la prémisse du non-lieu qui viendra quand il s’agira de juger tous les responsables et autres accros à la médiocre gestion sanitaire que nous avons connu. Il n’y a qu’à voir comment la cour de cassation a annulé la simple mise en examen d’Agnès Buzyn... L’antienne selon laquelle la justice est indépendante n’a jamais été aussi ténébreuse mais silence radio !

La France est le seul pays à refuser la réhabilitation des suspendus, le marquis de l’Elysée ne s’en émeut que peu, bien au contraire ! Le conseil scientifique Français semble être d’une plus grande rigueur que ceux des autres pays d’Europe. On n’ose plus affirmer qu’ "On peut discuter de tout sauf des chiffres" mais on doit tout de même épuiser le stock de liquide de perlimpinpin, et pour ce faire on utilise une réclame usant d’un ring de boxe... La guerre est finie mais il faut un nouveau terrain de violence pour imprégner le message. Tout concours à affirmer que nous sombrons sous l’empire du non-sens humain au profit d’une lutte de classe sauvage, mais toujours et à jamais silence radio !

Pendant ce temps, nous assistons à un véritable sacrifice de la génération COVID, tous ces enfants et adolescents que l’on a maltraité alors qu’ils n’étaient quasiment pas concernés par le virus. Bâillonnés pour rien, éloignés de leurs grands-parents, enjoints à ne pas jouer dans les cours d’école, obligés de suivre des cours en distanciel... Cette génération est en train de péter un câble dans leur famille ou dans leur première expérience d’étudiants à l’extérieur mais silence radio !

La "réforme" de la retraite est devenu une "cause nationale" à entendre les abrutis au service du marquis qui, lui, se promène, en Espagne. L’argent est bel et là, dans les poches de l’aristocratie financière qui vole la nation et expatrie son capital, mais on cherche encore à nous voler nos salaires différés pour la place boursière. On s’amuse à se référer à d’autres pays pour nous désigner comme étant des éternels râleurs mais, encore un heureux hasard, ces mêmes pays ont déjà réhabilité leurs suspendus – souvent avec excuses et salaires rétroactifs mais silence radio !

La fermeture de sites ou de médias opposants – ou déclarés comme tel – ne semblent aucunement déranger la conscience des accros à l’ARNm, grands moralisateurs tantôt devant l’éternel tantôt devant le grand architecte de l’univers. L’histoire nous enseigne qu’Hitler avait fait bruler les livres dans un silence assourdissant et que les juges et ecclésiastiques persiflaient les esclaves qui rêvaient de liberté ! Sommes-nous à l’aube d’un retour en arrière ? Peu importe, c’est toujours silence radio !

Nous assistons même à une vaine tentative d’utiliser les bonnes vielles dengue et grippe pour maintenir la terreur dans la population, puisque de l’aveu même du Préfet la Guadeloupe connait une immunité acquise généralisée au COVID alors qu’elle est la mauvaise élève de l’expérience ARNm. Mieux, un simple message wattzapp a même suffi à vouloir créer l’émoi et faire croire qu’une "organisation" de soignants estampillés "vaccinés" serait prête à prendre les armes contre les estampillés "non-vaccinés"... Pour le coup, pas de silence radio !

Pendant ce temps, les professionnels des hôpitaux de la Guadeloupe tirent la langue jusqu’à n’en plus pouvoir et à tomber en arrêt maladie. Et les professionnels suspendus, eux, souffrent de la lâcheté et du silence des accros à l’ARNm. Mais ces derniers ont-ils une conscience humaine ou pratiquent-ils sciemment un cannibalisme de classe ? Nous préférons, sciemment, faire silence radio à notre tour...

Février 2023 : "Quand les nègres auront faim..."

Quand les nègres auront faim, ils reprendront le travail ! Cette déclaration raciste, et digne d’une mentalité patronale d’une époque que l’on pensait révolue semble encore d’actualité quand on regarde la posture des dirigeants d’EDF Guadeloupe, se planquant derrière des ajouts de sigles secondaires qui permettent le gain tout en trompant la population sur qui est qui. Ainsi, nos camarades de la F.E.-CGTG d’EDF-PEI (Production d’Energies Insulaires) sont en grève depuis Décembre 2022 pour simplement l’application du code de travail mais ont droit à une fin de non-recevoir, voire même à un pourrissement organisé par leur Direction soutenue, en cela, par E.D.F.-S.E.I. (Système Energétiques Insulaires) qui, comme par hasard, fait une sortie tonitruante concomitamment à une prétendue organisation très confidentielle de personnes "excédées" par les délestages organisées par... EDF-S.E.I. Le clivage de la population est leur botte secrète et les soignants l’ont vécu !

On se croirait en 1967 à entendre les arguments de la Direction d’EDF-S.E.I., dans le même fil d’idée des Macron, Veran, Denux et autre Cotellon quand il leur a fallut imposer leur liquide de perlimpinpin sans aucun fondement scientifique aux soignants et accompagnants médicosociaux... C’était çà où la porte ! Une rigidité, irrationnelle et tyrannique, qui repose sur la prétention d’une aristocratie technocratique et financière qui croit avoir la science infuse et s’autorise tout comme par droit divin.

Nos camarades de la Fédération de l’Energie sont en grève depuis le mois de Décembre 2022 et ont fait montre de très grandes intelligence et solidarité en laissant les Guadeloupéens passer les fêtes de fin d’année dans des conditions lumineuses. Ils ont, aussi, fait preuve de grande patience et de maitrise face à l’arrogance d’une Direction qui "exige" l’arrêt de la grève pour poursuivre "le dialogue social"... Et pourquoi pas déconstitutionnaliser le Droit de grève ? Mais c’est bien là que tout syndicaliste qui se respecte doit constater l’escroquerie de ce fameux "dialogue social" qui n’est qu’un élément de langage du capitalisme pour ne jamais négocier et imposer son point de vue.

De même que les soignants ont bataillé en Juillet-Août 2019 pour avoir l’essentiel pour soigner les patients, les travailleurs de l’énergie demandent l’essentiel de leurs droits : l’application du code du travail... Rien que çà ! Pourtant, cela parait être insurmontable si ce n’est déraisonnable aux yeux de certains. Si les soignants avaient été entendus en 2019, nous serions dans une bien meilleur posture en 2020 face à la pandémie. Si les travailleurs de l’énergie ne sont pas entendus, comment serons-nous face à la crise de l’énergie qui s’installe depuis les décisions imbéciles de nos dirigeants contre la Russie ? Mis à part la problématique salariale, il y a celle des conditions de travail et non des moindres... Les conséquences sont visibles et beaucoup en souffrent dans leur chair !

Mais comment les travailleurs en sont-ils arrivés à devoir se battre à nouveau pour ce que les anciens avaient déjà obtenu depuis tantôt ? Il faut se pencher sur les années 1990, suite à la dite chute du mur de Berlin, où tout ce qui relevait du "social" étaient théorisé comme étant trop "couteux" pour la société, un comble !

Selon nos théoriciens de l’époque, il fallait combattre l’intervention et la régulation de l’Etat, laisser la libre entreprise et privatiser tout ce qui pouvait être source de bénéfice et permettre à une certaine "main invisible" de réguler les marchés comme une grande. Beau programme !

Trois décennies plus-tard, EDF a été morcelée (En outre-mer : P.E.I., S.E.I. et consort...) mais les conditions de travail ont empiré alors que les bénéfices sont mirobolants sur le dos de l’argent public. Dans la santé, les activités les plus rentables ont été refilées au privé tout en obligeant le public a fonctionner comme le privé... bon prétexte pour affirmer qu’il y a trop de soignants fonctionnaires puisque les recettes ne suivent pas. Quant au médicosocial et au social, on leur exige aussi un fonctionnement de manufacturiers oubliant, sciemment, qu’ils interviennent sur de l’humain et non sur du matériel.

Il en est de même pour la prétendue réforme du système des retraites, grand rêve du capital qui ne supporte pas de voir autant d’argent "dormir" dans une caisse destinée aux laborieux que nous sommes, où il est facile de constater la mauvaise foi des réformateurs. Tout comme ils sont incapables de démontrer pourquoi ils ont fait le choix de la gestion criminelle de la pandémie que nous avons connu, ils s’entêtent à balayer même l’avis du Comité d’Orientation des Retraites (COR). Rien ne justifie cette "réforme" mais il faut la faire... Ce sont eux les "sachants" n’est-ce pas ?

Lors de la grève des ouvriers du bâtiment, en Mai 1967, il semble bien que ce sont les propos d’un éminent membre du camp patronal qui mit le feu au poudre. Le fameux "Quand les nègres auront faim, ils reprendront le travail" arrivait juste après mars de la même année où un autre patron avait demandé à son chien de "dire bonjour" à un cordonnier de rue, noir et infirme de surcroit, à Basse-Terre. Cette posture est le fruit d’un contexte où ces individus se sentent autorisés parce que soutenus par un système. Dans le cas du conflit à EDF-PEI, comment expliquer l’incapacité des pouvoirs publics à contraindre la partie patronale alors qu’elle est fautive ?

Pour sortir de l’impasse qu’ils ont créé, une tentative de diviser la population est organisée par presses interposées. le Répondeur radiophonique est même mis à profit pour sélectionner des colères, compréhensibles, mais qui montrent bien que certains usagers ne sont pas au courant de qui produit et qui distribue le courant. Ce ne sont pas les grévistes (EDF-P.E.I.) qui "prennent en otage" la population mais le distributeur (EDF- S.E.I.) qui sélectionne ses zones et durées de délestage. Nos camarades grévistes ne sont pas des preneurs d’otages mais des professionnels responsables qui refusent de courber l’échine devant l’inadmissible. De même que les soignants suspendus ne sont pas des anti-vax mais des professionnels responsables qui refusent de courber l’échine devant l’inacceptable.

Le problème, de nos jours, est que les nègres – qu’ils soient dans l’énergie ou la santé – ont toujours faim... mais de vivre, de justice, de santé, d’éducation pour leurs enfants, de l’essentiel, n’en déplaise aux "entrepreneurs" et autres "investisseurs" qui craignent de perdre l’argent du carnaval sans donner un sou aux carnavaliers.

Philippe BELAIR
Basse-Terre, le 14 Février 2023

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