Je reviens de Russie - D’Irkoutsk à Moscou : six tableaux qui contredisent totalement la vision pessimiste des média occidentaux

Photo : Moscou – Parc de la Victoire

Pourquoi ce voyage ? Les signes discrets, ou pas, d’un pays en guerre 1. Irkoutsk : une Russie qui préserve et valorise son patrimoine naturel 2. Krasnoïarsk : une Russie aux côtés de son armée 3. Ekaterinbourg : une Russie qui regarde tout son passé en-face 4. Kazan : une Russie en paix dans la diversité ethnique et religieuse 5. Saint-Péterbourg : une Russie qui renaît toujours de ses épreuves 6. Moscou : une Russie plus que jamais en plein essor et ouverte au monde Conclusion : « La victoire sera à nous »

Au moment où l’avenir de notre monde se jouait en Ukraine [c’était avant le 7 octobre 2023], j’ai voulu savoir si la Russie était telle que le décrivent nos media français, un pays proche de l’effondrement économique, de la famine et de l’isolement international, des Russes démoralisés par la guerre et prêts à renverser Vladimir Poutine, voire à une nouvelle guerre civile.

Répondre à ces questions revêt encore aujourd’hui une importance cruciale car de leur réponse dépend, au moins en partie, la bonne compréhension de ce qui se passe de l’autre côté du « rideau de fer » et permettrait d’éviter les surprises auxquelles il faudrait s’attendre si la réalité de la Russie était différente du discours imposé.

J’ai donc profité d’un long séjour en Chine pour y inclure une virée de près de trois semaines en Russie, usant de la facilité beaucoup plus grande de s’y rendre qu’à partir de France, et de la logistique incomparable des agences de tourisme chinois pour organiser des séjours intenses permettant de visiter un grand nombre de sites en un temps record.

Arrivé de Shanghaï en avion à Irkoutsk, au bord du lac Baïkal, mon voyage s’est poursuivi en train jusqu’à Moscou, en passant par Krasnoïask en Sibérie, Ekaterinbourg dans l’Oural, Kazan au Tatarstan et Saint Pétersbourg.

J’ai longtemps réfléchi avant d’écrire les lignes qui suivent tant les informations et les impressions que j’ai recueillies étaient nombreuses et variées.

J’ai pris le parti de ne pas faire un récit de voyage pittoresque que je réserve pour plus tard et de me limiter à répondre aux questions que je me posais au départ sur la réalité des messages lus dans la presse française.

Pour cela, j’ai retenu pour chacune des six villes traversées un tableau qui ressortait plus particulièrement mais que l’on retrouvait dans les autres.

Préalablement, j’ai noté les signes furtifs qui rappelaient que le pays était en guerre, visibles un peu partout au détour d’une affiche, dans les gares, les autocollants sur les voitures et malheureusement les monuments aux morts.

Mon épouse m’a accompagné dans ce périple. Je la remercie pour ses observations qui ont enrichi les miennes. Ma connaissance du russe a bien sûr été indispensable pour rendre ce voyage productif.

Les signes discrets, ou pas, d’un pays en guerre

On ne peut échapper dans aucune ville aux immenses affiches invitant à l’engagement sur contrat pour l’Opération Militaire Spéciale. D’Irkoutsk à Moscou, elles s’adressent plutôt à des hommes jeunes en faisant appel au « choix d’un vrai homme », à « un métier pour servir la Patrie ».

C’est aux abords des gares et dans les trains que nous avons vu des engagés tel ce jeune homme devant la gare de Krasnoïarsk signant ses papiers avant d’embrasser sa compagne. Nous en avons retrouvé dans le bar du train, l’un ayant ramené un petit tank en jouet. D’autres encore sur les quais lors des étapes en remontant vers l’ouest.

Les chiffres des engagés n’étaient pas connus à l’époque mais en octobre, la Russie annonçait qu’elle disposait désormais de 300.000 volontaires sous contrat et n’avait plus besoin d’en recruter.

Autre signe, plus triste, des effets directs de la guerre en Ukraine sur la population russe, même dans des lieux très reculés, cette petite plaque ajoutée au monument aux morts de la Deuxième Guerre mondiale, la « Grande Guerre Patriotique », de la petite ville Listvianka sur les rives du Lac Baïkal, dédiée à deux soldats tombés lors de l’Opération Militaire Spéciale.

1. Irkoutsk : une Russie qui préserve et valorise son patrimoine naturel

Ce qui frappe dans cette ville située sur les rives de l’Angara, le fleuve dans lequel se déverse le Lac Baïkal, c’est la beauté de la nature et la façon dont elle est préservée.
La Russie s’enorgueillit de posséder la plus grande ressource mondiale d’eau douce pure dans le Baïkal. Le Parc naturel qui le borde est remarquablement respecté par les touristes russes et étrangers.

Partout à Irkoutsk ou à Listvianka, la ville touristique à l’embouchure de l’Angara donnant sur le Baïkal, on voit le même respect de l’environnement. Pas un papier ni une cannette de bière par terre. Pas la moindre dégradation.

La fréquentation considérable par les touristes russes et étrangers que nous avons observée du Musée du Baïkal à Irkoutsk et du Musée ethnographique de Taltsy, ce dernier montrant les constructions des premiers Cosaques de Sibérie et des peuples autochtones, confirment l’intérêt des Russes pour leur patrimoine naturel et historique.

Nous avons été frappés par le nombre de familles et de groupes russes venant les visiter et de l’attention attentive et respectueuse des enfants.

Nous avons retrouvé cette même impression de respect de l’environnement et de préservation du patrimoine de la Russie dans la suite de notre voyage.

2. Krasnoïarsk : une Russie aux côtés de son armée

Krasnoïarsk est depuis sa création un carrefour de la Russie en Sibérie pour les échanges entre l’Europe et le monde chinois et un lieu de peuplement. Pour cette raison, on y trouve à la fois des églises orthodoxes et catholiques ainsi que les maisons confortables des familles des nobles décembristes exilés après leur tentative de coup d’Etat en 1825.

Notre périple nous menait à Krasnoïarsk le jour de la Fête de la Marine russe, le dernier dimanche de juillet. Les rues étaient pleines de voitures qui klaxonnaient, pavoisées de grands drapeaux blancs à la croix de Saint-André bleue, pavillon de la Marine russe.

Dans les rues et sur les bords du Iénissieï, on croisait partout des hommes, des femmes et des enfants portant les maillots, les casquettes et les drapeaux de la Marine russe.

Le 2 août, quelques jours plus tard, même ambiance à Iekaterinbourg le Jour des Troupes aéroportées.

La Russie compte de nombreux musées en plein air consacrés aux forces armées. Notre périple nous a permis de visiter celui d’Ekaterinbourg et le parc « Patriot » de Cronstadt, sur les bords de la Baltique près de Saint-Pétersbourg. L’affluence des familles était au rendez-vous, parents et enfants, pour admirer missiles, chars, canons, fusées, avions, sous-marins, croiseurs et mines.

Les chars T34 victorieux de la bataille de Koursk et d’autres plus puissants faisaient face aux Panzers pris à l’armée allemande mais aussi à des chars japonais capturés lors de l’offensive de Mandchourie en 1944.

Enfin, dans toutes les villes, en plus des drapeaux et des défilés les jours des fêtes militaires, de nombreux automobilistes ont apposé des autocollants « Z » de soutien à l’opération spéciale ou « mon père est un héros – 1941-1945 » du Régiment immortel, et surtout sur les rétroviseurs, le Ruban de Saint-Georges devenu symbole de la Victoire du 9 mai sur le nazisme au prix de 24 millions de morts soviétiques.

3. Ekaterinbourg : une Russie qui regarde tout son passé en-face

Ekaterinbourg, dans l’Oural, est considérée comme la ville frontière entre l’Europe et l’Asie, comme Bourges le centre géographique de la France. Une stèle à la sortie de la ville matérialise cette ligne où les touristes vont se faire photographier et recevoir un certificat comme les marins qui traversaient la ligne symbolique de l’Equateur.

C’est à Ekaterinbourg que la Russie marque pour moi la reconnaissance des pages parmi les plus sombres de son passé. Par cela, elle ne cherche pas à enjoliver son histoire comme peut le faire une certaine France qui ne veut faire démarrer son histoire qu’avec les Lumières et la Révolution de 1789 et tirer un trait sur sa période monarchiste et sur le rôle de la chrétienté.

Ce sont trois des moments les moins glorieux de l’histoire récente de la Russie qui sont ainsi matérialisés à Ekaterinbourg : l’assassinat de la famille de Nicolas II, les cruautés de la période stalinienne et la période Eltsine de déclin de la Russie qui a suivi la dissolution de l’Union Soviétique en 1991.

C’est à Ekaterinbourg que le Tsar Nicolas II et toute sa famille étaient assassinés le 17 juillet 1918. Plusieurs églises sont dédiées à la famille impériale aujourd’hui élevée au rang de Saints par l’Eglise orthodoxe. La maison Ipatiev où ils ont été exécutés et surtout le lieu où leurs dépouilles auraient été enterrées ont été aménagés et des monuments y ont été érigés en leur mémoire.

Sur la route reliant Ekaterinbourg et la ligne de séparation Europe-Asie, se trouve un vaste mémorial consacré aux victimes du stalinisme. Autour d’un obélisque portant les symboles des quatre religions majoritaires en Russie, les noms des victimes s’étalent sur plusieurs rangées de murs circulaires. Des explications sont données sur des panneaux.

Enfin, un vaste institut est dédié à Boris Eltsine, au centre d’Ekaterinbourg, sa ville natale. Je me suis dit que certains en Russie n’étaient pas rancuniers à l’égard de celui qui avait ouvert le pays au pillage de son industrie par des intérêts étrangers, laissé émerger les oligarques et cautionné une politique ultra-libérale qui avait fait perdre aux Russes de la rue beaucoup des avantages de la protection sociale de l’époque soviétique avec pour conséquence la recrudescence de l’alcoolisme. Paradoxalement à mon sens, Boris Eltsine y est représenté en majesté par une grande statue qui accueille le visiteur.

A l’inverse de l’URSS qui avait fermé les églises, aujourd’hui, la Russie valorise tout son passé, qu’il soit tsariste ou communiste comme en témoignent d’un côté la ville entière de Saint Pétersbourg dont tous les monuments et les musées sont des hommages à la période impériale et de l’autre Moscou avec son Mausolée de Lénine et ses statues un peu partout dans la ville, Kazan où nous avons visité sa maison natale, et les symboles soviétiques toujours présents sur les édifices administratifs de toutes les villes.

J’ai retenu de cet aspect de mon périple que ce qui encore aujourd’hui donnait sa cohérence à l’unité du peuple russe n’était pas une idéologie politique mais l’esprit de résistance aux invasions extérieures incarné par des héros comme Alexandre Nevski face aux Chevaliers Teutoniques, Pojarski et Mimine face aux Polonais, Alexandre Premier face à Napoléon et surtout Joseph Staline, vainqueur de la Grande Guerre Patriotique, comme les Russes nomment la Deuxième Guerre mondiale.

On comprend mieux ainsi qu’aujourd’hui, Vladimir Poutine conserve, après plus de vingt ans de pouvoir, et malgré le contexte de la guerre en Ukraine, une aura toujours intacte comme ciment protecteur de l’unité nationale depuis qu’il a mis à pied les oligarques et rétabli la protection sociale et la prospérité, fait retrouver à la Russie la paix en mettant fin à la guerre en Tchétchénie, et rendu sa dignité à la Fédération en tenant tête à l’expansion des Etats-Unis à travers l’OTAN et les tentatives de révolutions de couleur dans les pays voisins.

4. Kazan : une Russie en paix dans la diversité ethnique et religieuse

Kazan est la capitale de la République du Tatarstan, sur les bords de la Volga, le fleuve qui transporte l’âme russe. Kazan illustre dans ce voyage la coexistence ethnique et religieuse pacifiques de la Russie d’aujourd’hui. Elle est célèbre pour son Kremlin qui abrite à la fois la mosquée Koul Charif et la Cathédrale de l’Annonciation ainsi que le Parlement du Tatarstan et d’autres églises dont l’une consacrée à « toutes les religions ».

En nous promenant dans les rues de Kazan, nous avons vu que les magasins et les restaurants russes et tatars se côtoyaient sans disparités de niveau économique. Nous n’avons pas ressenti de domination d’une communauté sur l’autre.

Dans d’autres villes de Russie, j’ai ressenti la même sensation qu’à Kazan, où l’on voyait des communautés ethniques et religieuses se côtoyer en paix, toutes partageant la « russité » sans être forcément originellement russes.

5. Saint-Péterbourg : une Russie qui renaît toujours de ses épreuves

Saint-Pétersbourg a émergé à l’embouchure de la Néva par la volonté de Pierre-le-Grand en 1703 pour offrir à la Russie une porte sur l’Occident. Conçue par des architectes français et italiens et érigée par le peuple russe, la Venise du Nord est devenue la capitale des Tsars jusqu’à la révolution de 1917.

Nous avons admiré le Musée de l’Ermitage, l’Amirauté et la forteresse Pierre et Paul dont les flèches se font face sur les deux rives de la Néva, les quais et les ponts du fleuve, les églises Saint-Isaac, Notre-Dame de Kazan et Saint-Sauveur du Sang versé érigée sur l’emplacement de l’attentat qui ôta la vie au Tsar Alexandre II.
Chaque rue de la ville est une succession de palais, de ministères et d’administrations militaires aux façades bleues, vertes, blanches et or, rehaussées de colonnes, de statues et de frises.

Il est frappant de penser que pendant la Deuxième Guerre mondiale, à l’issue d’un siège de 900 jours, cette ville a été dévastée et ses plus beaux monuments détruits.

A l’issue de la guerre, la ville a été progressivement totalement reconstruite à l’identique et elle est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cette Russie reconstruite, c’est aussi celle des églises transformées en hangars à poisson ou autre à l’époque soviétique et aujourd’hui restaurées et rendues au culte. La plus belle image est celle de la Cathédrale du Christ Sauveur à Moscou rasée par Staline, reconstruite par Poutine.

Nous n’avons vu dans toutes les villes traversées que des églises et édifices entretenus, jamais laissés à l’abandon, et ce malgré l’immensité du pays. Je l’avais remarqué pour les paysages naturels lorsque j’évoquais le Baïkal.

Cela est vrai aussi pour tout ce qui est porteur des valeurs et des traditions de la civilisation russe dans sa diversité, comme si le chamanisme forestier originel respectueux des esprits de la nature s’était incarné en une multitude de phénix faisant de chaque parcelle de la Russie une icône vénérée.

6. Moscou : une Russie plus que jamais en plein essor et ouverte au monde

Dernière étape du circuit, Moscou, la plus grande ville européenne avec ses presque douze millions et demi d’habitants.

Si je voulais faire un récit touristique, je dirais que nous nous sommes émerveillés devant les murs rouges du Kremlin, la Place Rouge, la garde d’honneur du tombeau de Lénine, les quais de la Moskova, les innombrables églises dont Basile le Bienheureux et la cathédrale du Christ sauveur, les grands bâtiments soviétiques de style néoclassique comme l’Université Lomonossov, le Ministère des Affaires Étrangères, la Loubianka, le Parc de la Victoire, le célèbre métro dont il est dit qu’il est un palais pour le Peuple, les magasins touristiques de l’Arbat avec les statues de Pouchkine et du chanteur Boulat Okoudjava et bien sûr les façades merveilleusement décorées de toutes les maisons bourgeoises, les palais, les instituts, sans oublier les hautes tours de verre du quartier d’affaire Moskva-City et encore bien d’autres choses.

Mais c’est autre chose que voudrais rendre ici, un sentiment paradoxal de démesure. Oui, de démesure !

Alors que Moscou est une ville immense, on a l’impression que pas un seul centimètre carré n’est laissé à l’abandon. Chaque façade, chaque mètre carré de trottoir, chaque statue, chaque église, chaque édifice, chaque mosaïque ou fresque dans le métro est entretenu. Pas un papier par terre. Comment est-ce possible ? Est-ce qu’un pays en déroute pourrait se comporter ainsi ?

C’est à Moscou que j’en ai pris conscience en fin de séjour mais j’ai eu rétrospectivement la même impression dans les villes précédentes.

Si les centres de villes sont déjà aménagés et simplement entretenus, les zones extérieures que nous avons traversées en train ou en car sont couvertes de constructions. Les abords de Moscou et de Saint-Pétersbourg sont encombrés de grues.

Comment penser que la Russie est au bord de l’effondrement économique ?

Les restaurants et les cafés sont partout remplis de clients. Les rayons des magasins sont comparables en choix et en étendue à ceux de nos grandes villes européennes les plus riches.

Les produits de luxe sont les mêmes que dans les grands magasins parisiens. A Saint Pétersbourg, un robot vendeur circulait dans une boutique de cosmétiques d’un grand centre commercial.

Lors de mon séjour, je n’ai effectivement pas rencontré d’Européens ni d’Américains.
Par contre, j’étais dans un groupe de touristes chinois et nous en avons croisé d’autres, avec leur drapeau, sur la Place Rouge et à Irkoutsk.

Dans chaque ville, nous avons été reçus par des guides russes parlant chinois. Nous avons mangé au moins un repas par jour dans des restaurant chinois qui témoignent de la forte implantation de cette communauté en Russie.

Dans les hôtels, les restaurants, sur la Place Rouge, dans les magasins de l’Arbat, et ailleurs lors de mon périple, j’ai rencontré des Indiens, des Émiratis et des Asiatiques de différents pays mais pas d’Européens.

La Russie est-elle snobée ? Il suffit de s’y promener pour voir que le « reste du monde » ne l’a pas abandonnée.

Et les Russes non plus puisque tous les sites, naturels comme le Baïkal, culturels comme le théâtre Marinski, les maisons de Lénine ou des Décembristes et le musée en plein air de Taltsy près d’Irkoutsk, toutes les églises, et les sites patriotiques comme les Parc Patriot, étaient très fréquentés par les touristes de la Fédération.

Conclusion : « La victoire sera à nous »

A Moscou, sur toute la façade d’un immeuble de 30 étages, s’étale une affiche « la victoire sera à nous », mettant en perspective le drapeau de la victoire de 1945 planté par l’Armée Rouge sur le Bundestag à Berlin et un soldat russe de l’opération Militaire Spéciale en Ukraine aujourd’hui.

Moscou – La Victoire sera à nous

Les Russes que j’ai interrogés m’ont tous fait les mêmes réponses. Nous voulons que la guerre en Ukraine cesse, nous sommes tristes pour les Ukrainiens, mais nous finirons par la gagner.

Aucun ne remet en cause le fait que cette guerre ne soit pas entre la Russie et l’Ukraine mais de l’OTAN contre la Russie.

Le sentiment patriotique est intact et il se manifeste partout.

La confiance dans la solidité du pays aussi et on le comprend lorsqu’on voit le dynamisme de l’économie et le soin que mettent les Russes à entretenir leur patrimoine, ne pas se laisser aller et continuer à vivre normalement.

Il faut dire aussi que les soins médicaux et l’enseignement public sont gratuits pour les citoyens russes et des aides supplémentaires sont accordées pour les familles nombreuses.

Ces avantages sociaux réservés aux seuls Russes renforcent le sentiment d’appartenance nationale et du rôle protecteur hérité de l’époque soviétique que Vladimir Poutine s’est ingénié à rétablir après les années d’ultra-libéralisme de la période Eltsine.

Aussi, les discours voulant faire de la Russie un pays au bord de l’effondrement, de l’éclatement, du changement de régime et du pessimisme, un pays boudé par la communauté internationale, sont bien éloignés de la réalité que j’ai pu observer lors de ce périple.

Ces discours sont trompeurs et dangereux pour les Français qui y croiraient. Ils entretiennent des illusions de victoire infondées dans une guerre aux motifs fallacieux de « démocratie » et de « droits de l’homme » qui sert des intérêts contraires à ceux des pays européens.

Ce discours s’en prend un pays solide et magnifique dont le peuple généreux a encore conservé une image mythique du pays des Lumières.

A la question de la chanson de 1961 Les Russes veulent-ils la guerre ? la réponse est toujours la même :

« Demandez-le aux fils des soldats qui reposent sous les bouleaux.
Tu dors New-York, tu dors Paris, sous les feuillages et les affiches.
Nous ne voulons pas qu’à nouveau des soldats tombent sur leur terre attristée.
Mais nous battre nous savons aussi. »

Jean PEGOURET

Circuit en Russie – août 2023

COMMENTAIRES  

27/10/2023 07:51 par François Jacques

Merci à LGS de nous permettre de lire de tels témoignages. Et de contribuer à l’éveil des consciences, au dialogue social et démocratique.

27/10/2023 10:28 par Auguste Vannier

C’est intéressant. Cela confirme ce que je pense depuis que j’observe l’évolution de la Russie et que j’étudie attentivement les déclarations de Poutine, des membres de son gouvernement (notamment l’impeccable Lavrov), et son activité géopolitique en passe de nous débarrasser de l’hégémonie brutale des USA.
Mais je trouve que ce récit de voyage ressemble trop à un "publireportage", un peu trop beau pour être totalement vrai, même si cela recoupe d’autres témoignages. Je me dis que c’est un pays que je voudrais visiter avant de mourir...

27/10/2023 15:21 par Lavroucha

Un excellent récit, un excellent témoignage qui prouve ce qui se trame en ce moment. Cela fait des années que j’avais appris le russe, visité ce pays, et y travaillé. On ressent bien la censure de l’occident face à cette crise. Encore une fois, l’occident a diabolisé un pays, qui ne mérite pas tant de haine.Il faudrait que les médias occidentaux puissent dire la VERITE sur ce qui se passe réellement. Au lieu de bassiner des inepties pour laver le cerveau de leur peuple. Suivant aussi les déclarations de M. Poutine et de son gouvernement : on vient bien ici les mensonges qui durent depuis plusieurs décénies.
Un grand merci à toi d’avoir mentionné ce périple en Russie et de nous avoir conté cette aventure. Un jour la vérité va éclater. Un jour le monde aura compris les erreurs. Un jour l’occident devra faire ses excuses.

27/10/2023 18:04 par J.J.

Un récit enthousiaste qui je l’espère reflète une certaine vérité. Il y a bien longtemps un bon camarade qui était allé faire un voyage en URSS avant son service militaire, (ce qui lui avait valu d’être considéré comme "suspect", c’est là que je l’avais connu), et d’autres amis plus tard, m’avaient conforté dans le fait que la propagande occidentale n’avait aucun scrupules à travestir la réalité, ce qui semble toujours vrai d’ailleurs.

J’en avais été heureux car, je ne sais pourquoi, j’ai une grande admiration pour ce pays et ses habitants, bien que je n’aie jamais eu la chance d’y aller.
Je ne saïs pourquoi j’aime ce pays ? Peut être que si quand même : le souvenir de l’écoute le soir de Radio Moscou pendant l’occupation, la beauté des chants comme le célèbre "Katioucha", et l’espoir que nous donnaient les nouvelles de ce peuple en lutte pour sa liberté et la nôtre.

31/10/2023 05:33 par alain harrison

À Gaze, selon les dernières nouvelles, il y aurait 3000 enfants de mort. Avec le temps nous saurons la vérité. En Irak, 500,000 enfants. Les deux tours, 2000 morts (un centre financier influent ?). Toutes des infos à vérifier ou à revérifier.

La diaspora (familles) palestinienne et israélienne dans le monde doivent recréer des liens pacifiques et de compréhensions et de pardons. C’est la principale voie pour la Paix au Moyen-Orient et le retour aux deux États vivant en paix, en échange et aux retrouvailles des Peuples.

Mais pour cela il faut en parler. Vue d’ensemble et questionnement. L’Histoire peut nous amener à ne plus faire les mêmes erreurs.

La Jeunesse du Monde et la Constituante Citoyenne (les Femmes au coeur).

Critiques, mais avec questionnement et recherche des solutions. Partir de la Réalité __De Gaulle.

Einstein : on ne peut régler les problèmes avec les mêmes façons de penser (en mes mots).

Les Gilets Jaunes ont une voie pour une véritable Démocratie. À examiner.

Il faut contacter la diaspora israélienne qui est établie dans divers pays et de même avec la diaspora palestinienne (?) et leur parler. Que ces deux diasporas peuvent recréer des liens de bonnes ententes, d’abord entre-elles en se rencontrant et en établissant un dialogue de pardon, tellement le mal causé par les extrémistes est grand. Car le mal qui se produit en ce moment est impardonnable de la part des extrémistes (qui sacrifient femmes et enfants sans un tic) qui ont le contrôle de l’abomination actuelle. (Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société). Hélas vrai !

Puisse-t’il exister une médiation pour que cela se fasse.

Le rapprochement des Palestiniens et des Israéliens peut-il avoir un effet sensible pour permettre la paix dans tout le Moyen-Orient ?

En tout cas en écoutant C’Dans l’Air sur Gaza, la voie de la paix s’estompe. Il y a aussi la question de la guerre financière : le retour du FMI en Afrique (selon certaine nouvelle__comme quoi le FMI (contrer la Chine) c’était retiré de l’Afrique pendant plusieurs années _ ?_ et toutes ces déclarations d’investissements qui sentent l’instrumentalisation à plein nez) et les déclarations de Biden sur son inflexibe (US) soutient aux partis de droite et celui, particulier, de Benyamin Netanyahou (nous connaissons la supercherie pour liquider le pays palistinien __ point de retour, la terre promise du mythe) démontre clairement que la destruction du Hamas passe par l’élimination d’une bonne partie du peuple restant des Gazaouis (?). (voir l’ultime retour des barbares par Fethi Gharbi). Est-il question de génocide par la destruction du Hamas (des radicaux de dieu ?). Toutes les justifications tronquées sont à l’ordre du jour. C’est à celui qui aura le dessus de la propagande nauséabonde dont est truffé tout nos modes de communications grande échelle. Ça me fait penser au Christ qui dit un jour : je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée, l’épée qui divise. Le mythe a pris une forme moderne, et peut-être que l’intelligence artificielle prendra le relais, faute d’avoir ignoré l’Évolution Naturelle qui est la seule experte en la matière d’évolution. Notre participation à celle-ci présente déjà des effets disruptifs minimes mais significatifs (l’ampleur du covid et ses effets collatéraux, notre sur exploitation géo-stratégique qui provoque collatéralement les désordres mondiaux dont la guerre en Ukraine, etc.
Une chose est sûr, les peuples sont au banc des accusés, hier encore les Gilets Jaunes sont mis sur la liste des terroristes, de même les jeunes de la dernière protestation..... La jeunesse...........

La Macronie obéit à cette réclamation (qui date, mais efficiente)
JPMorgan réclame des régimes autoritaires en Europe Par Stefan Steinberg
19 juin 2013
« « C’est la voix authentique du capital financier qui parle. Il faut rappeler que JPMorgan est profondément impliqué dans les opérations spéculatives qui ont dévasté la vie de centaines de millions de travailleurs partout dans le monde. En mars de cette année, une commission du sénat américain a rendu public un rapport de 300 pages documentant les pratiques criminelles et la fraude réalisées par JPMorgan, la plus grande banque des Etats-Unis et le plus grand agent de produits dérivés du monde. En dépit des révélations détaillées dans le rapport, aucune action ne sera prise à l’encontre du PDG de la banque, Jamie Dimon, qui jouit de la confiance personnelle du président américain.

Cette même banque se permet à présent de faire la leçon aux gouvernements. Soixante-dix ans après la prise de pouvoir par Hitler et les nazis en Allemagne, dont les conséquences furent catastrophiques pour l’Europe et le monde, JPMorgan est le premier à réclamer des mesures autoritaires pour réprimer la classe ouvrière et éradiquer ses acquis sociaux. » »
https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/200613/jpmorgan-r...

De quel président s’agit-il ? Je vous le donne en mille...

Au lieu de comprendre les sources des problèmes (les véritables que nous connaissons), on les noies dans la sauce médiatique redondante, et ça marche. Les vieux sont apathiques, les gens dans la force de l’âge sont affairés à réaliser leur rêve, et les jeunes sont trop jeunes (genre métaphore, ici).
Les états, depuis des décennies sont aux mains d’inconstants et d’influençables incapables de penser........... Même de choses claires pour une transition du système vers une société démocratique, comme une politique donnant les mêmes avantages aux coopératives autogérées dans une compétition juste et où la liberté de se gérer est de mise.

De cet article, Argentine, Uruguay, Islande : l’horreur des "fermes à sang"
Jérôme HENRIQUES

une belle pierre " NOIR " pour notre hu-manité.

La maltraitance est un très large spectre du bébé brassé à l’extractivisme dommageable pour l’environnement qui en retour de ses dommages collatéraux connus et encore inconnus (des surprises pour plus tard, les choses allant de plus en plus vite).

Considérons la péri natalité, dont la naissance de l’enfant est le point d’orgue.

« « Placenta, clitoris, prépuce,
Leboyer contre la violence des adultes(*)
(la coupure prématurée du cordon ombilical et la perte de l’ambilatéralité,
un fantasme médical de castration de la femme,une castration réelle pour l’enfant)

"Pour le scientifique, tout ce qui n’est pas démontré comme vrai doit être considéré faux."

"Si nous voulons créer un monde moins violent, "Où le respect et la gentillesse remplaceront la peur et la haine,
"Nous devons commencer par la façon dont nous nous traitons au début de la vie. "Car c’est là que nos modèles les plus profonds sont installés, "De ces racines poussent la peur et l’aliénation – ou l’amour et la confiance."

Suzanne Arms

https://blogs.mediapart.fr/michel-herve-bertaux-navoiseau/blog/250615/...

Une utopie ? Oui, bien sûr !

Le système économique financier capitaliste n’est-il pas l’utopie de quelques un ?

La Constituante Citoyenne-Travailleur, une utopie ?
Les Gilets Jaunes ont une voie pour la Démocratie, mais ce sont des lambdas, la gauche n’a pas plus d’intérêt que la droite de voir leur pouvoir affaiblit par des lambdas. Pourquoi les révolutions s’évanouissent ?<

Le Vénézuéla passera-t’il le test ?
Cuba , où en-est-il ?
La France, faut—il l’oublier ?

05/11/2023 17:50 par alain harrison

Pourquoi les révolutions se dissolvent ?
Les Printemps Arabes, ont débouché sur le droit de s’exprimer. La liberté de s’exprimer est bien le fait occidental, mais il faut voir au-delà de nos préjugés. Un couteau à deux tranchants. De plus en plus on voit surgir des réclamations de vivre. Que chaque humain a le droit au bonheur, une utopie ? Les extrémistes, le capital (et ses crises), le choc des idéologies qui cachent ce que de Gaulle a dit (il faut partir de la réalité actuelle) __ en considérant l’Histoire__ tout simplement, s’inspiré des Femmes de la Brukman.
Utopique ou manque de visions ?

« « Il y a une solution ? Ou pas pantoute ?

Des politiques encourageant les coopératives et l’enseignement de cette option au primaire, au secondaire, au CEGEP (collège) et université, bien sûr adapté.
En même temps
La question du parti du peuple par le peuple, pour le peuple.
En même temps
La question de la Constituante Citoyenne-Travailleur.
En même temps
Le nouveau paradigme économique.

Le tout dans des cours qui sont conçus adéquatement.

Utopique ? Pourquoi ?
Il faut d’abord en parler. Et les manifestations ont le potentiel d’initier l’idée de la Constituante. La fête de l’Humanité ????

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