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C’est folie de croire en un pouvoir tout-puissant et fixe, secret et oligarchique.

L’alpha et l’oméga.

Je lis en ce moment l’enquête que nous livre un certain Michael Gama concernant des groupes comme le Bilderberg (ou la Trilatérale). Cette enquête tient à se fonder sur des témoignages et souscrit à une démarche d’ordre sociologique (ou anthropologique) afin d’éviter les cafouillages méthodologiques. C’est en partie réussi, sauf qu’il ne suffit pas de réfuter les interprétations complotistes tout en demeurant axé autour du Bilderberg. Si l’on réfute vraiment le complotisme, on n’accorde pas une valeur fixe et fondamentale au Bilderberg - ou à la Trilatérale - ou à n’importe quelle réunion occulte, fût-elle la réunion de dirigeants importants de multinationales et banques.

Ce secret peut s’appuyer sur la théorie : il est impossible d’expliquer les événements par les seuls complots, car l’homme, n’en déplaise à l’importance qu’il accorde à son désir, n’est pas en mesure de régenter le cours des événements. L’explication peut aussi bien être factuelle : il existe des dizaines de think tanks, clubs et autres organisations informelles qui possèdent des importances sociales et politiques aussi importantes (ou équivalentes) au Bilderberg.

Pourquoi se focaliser sur le Bilderberg, alors qu’on sait très bien que les vraies décisions se déroulent de manière informelle, d’un point de vue protocolaire, c’est-à -dire entre gens importants, occupant de hautes positions dans la finance ou l’industrie, mais qui ne souhaitent pas donner, pour des raisons évidentes d’ordre juridique et médiatique, de publicité à leurs actions ?

Que notre Gama ne nous précise-t-il pas que les décisions se déroulent en particulier dans les salles de réunion des conseils d’administration, à l’ombre de ces conseils, pendant une pause opportune, ou après un déjeuner select ? Pourquoi continuer à duper son monde avec le mythe Bilderberg, après moult démystifications anticomplotistes, laissant entendre que cette réunion parmi tant d’autres du même tonneau jouerait un rôle considérable, même si ce n’est pas un gouvernement occulte, même si Gama ne verse pas dans l’interprétation grandiloquente de type complotiste ?

Au mieux, on rappelle que des réunions comme le Bilderberg ne sont pas très démocratiques et honnêtes, puis qu’elles mettent en danger la démocratie du fait de leur caractère oligarchique et occulte. L’occulte tend à encourager l’occultisme et le complotisme. Il est plus facile de délirer face à des événements délirants. Il est plus facile de parler de complotisme face à des événements qui indiquent l’existence de complots.
Se focalisers sur le Bilderberg, même pour en donner un aperçu non complotiste, est une perte de temps. Ce qui est négatif n’indique pas ce qui est positif. Qu’est-ce que le Bilderberg ? Une fois qu’on se rend compte qu’il ne s’agit que d’une réunion contestable comme il y en a tant d’autres parmi les cercles oligarchiques et élitistes, une fois qu’on se rend compte qu’elle découle d’initiatives atantistes et impérialistes, on ne peut qu’arriver à la conclusion que, loin d’être un gouvernement mondial secret ou quelque chose de cet acabit, ce genre de réunions soi-disant informelles ne peut que drainer des personnages importants de seconde zone ou jouant à accorder à cette seconde zone une importance plus considérable que ce qu’elle n’a véritablement (c’est le privilège du snobisme que d’accorder plus d’importance aux autres pour s’accorder plus d’importance à soi).

Si ce n’est pas lors d’assemblées médiatisées avec un parfum de secret comme le Bilderberg que se déroulent les décisions importantes, mais que des assemblées de cet acabit sont des caisses de résonance pour des décisions qui sont prises de manière informelle et qui ne sont jamais annoncée clairement, on se rend compte :

1) que le pouvoir politique dans l’oligarchie perd sa prééminence légitime pour être au service du financier et d’un conglomérat de différents pouvoirs, notamment le médiatique et l’expert ;

2) que des groupes oligarchiques médiatisés ne peuvent par définition être des centres de décision ultime puisque la médiatisation exclut la décision et le pouvoir de nature occulte ou secret ;

3) que les personnages médiatisés et récurrents du Bilderberg sont des pantins et des porte-paroles de cercles oligarchiques financiers. J’en veux pour preuve les deux mythes sulfureux Kissinger ou Rockefeller, qui ont pour particularité d’être proches des intérêts Morgan et Rothschild de manière explicite et qui gravitent dans les cercles oligarchiques et médiatiques depuis un demi siècle. Mais est-ce sérieux d’accorder à ces types une importance qu’ils n’ont pas et qu’ils ont jamais eue ?

Au faîte de sa puissance, Kissinger le secrétaire d’Etat américain cumulait cette prestigieuse casquette avec celle de président du Conseil national de sécurité. Directement coopté par les cercles oligarchiques issus de l’Empire britannique, notamment par l’émanation stratégique du RIIA, Kissinger agissait sur le sol américain en qualité de marionnette sardonique et désaxée des intérêts financiers d’ordre anglo-saxons (quand on dit anglo-saxon, on désigne, parfois sans le savoir, les intérêts centrés autour de la City de Londres).

Aujourd’hui que Kissinger approche des quatre-vingt-dix ans, ce n’est pas se montrer insolent pour son âge que de constater qu’il n’a plus les moyens de ce pouvoir (somme toute assez dérivé et secondaire). Idem pour David Rockefeller, qui vient certes d’une famille richissime, mais qui n’a jamais agi pour son compte particulier - pour le compte des intérêts financiers de l’Empire britannique ; au demeurant, David Rockefeller l’ancien président de la Chase Manhattan Bank travaillait déjà à l’époque pour les intérêts de Wall Street, qui sont oligarchiques, jamais regroupés sous la férule d’un individu, mais sous la coupe de multiples courants divisés et antagonistes, mus chacun par le droit du plus fort.
Rockefeller atteindra peut-être les cent ans d’ici moins de dix ans, et certains doivent rire sous cape (pour peu qu’ils aiment rire et ne considèrent pas ce rictus comme la preuve de l’impolitesse ou la déchéance) en lisant que le vassal Kissinger ou le vieillard Rockefeller sont les maîtres immuables du monde. Du moins, immuables jusqu’à leur décès ? Car l’immuabilité du pouvoir occulte n’existe tout simplement pas dans l’ordre oligarchique, encore moins quand l’oligarchie se meut dans l’ordre secret (dans une caractérisation implicite et presque nécessaire). Le pouvoir occulte signale toujours un affaiblissement et une dégénérescence du pouvoir effectif qui ne peut se dérouler qu’en plein jour. Pas de pouvoir sans visibilité.

Quant au pouvoir oligarchique, il fonctionne de manière dégénérée et affaiblie, puisqu’il suppose un partage qui est parfois très complexe - entre des intérêts qui ne s’entendent que pour prospérer et qui deviennent antagonistes, souvent violemment, quand il s’agit de partager le butin ou quand les intérêts respectifs viennent à être confrontés, c’est-à -dire à se trouver dissidents.

C’est folie que de croire en un pouvoir tout-puissant et fixe, de nature secrète et oligarchique. L’identité consiste à instaurer une forme de permanence (de durée) contre le changement incessant et mouvant. Dans cet ordre d’idées, l’identité crée du pouvoir au sens où son rôle est de créer des valeurs comme la volonté générale ou le groupe qui permettront de défier le changement incessant par l’édification de structures supra-individuelles et dépassant le désir (qui est d’essence individuelle, voire individualiste).

Toute l’entreprise de l’identité est d’instaurer une permanence, qui n’est pas possible dans les bornes de l’individu et/ou du désir. C’est dire que l’individuel se meut dans l’immédiat et ne recouvre qu’une partie trop congrue du réel pour accéder à une certaine permanence (permanence fort relative puisqu’elle finit elle aussi par changer, parfois violemment, comme nous l’enseignent les révolutions).

Il convient de dépasser l’individuel qui est trop faible dans le réel pour parvenir à une certaine permanence, aussi relative soit-elle. Mais cette quête de la permanence ne s’obtient qu’au grand jour, dans la visibilité, sans aller jusqu’à cette hypocrite transparence, d’autant plus hypocrite, voire perverse, qu’elle est utilisée par ces mêmes milieux libéraux qui se manifestent par leur allégeance au plus fort. La création de la volonté générale et/ou du groupe se fait ainsi au grand jour, en requérant l’ensemble des forces auxquelles l’homme peut prétendre d’un point de vue collectif, démarche qui implique que le plus visible soit utilisé. Au contraire, le refus du visible implique une démarche affaiblie qui est contrainte d’éviter le grand jour, soit de retrancher des forces collectives pour oeuvrer.

Toute manoeuvre secrète obéit à une intention néfaste (d’où le complot), sans quoi elle s’étalerait au grand jour, ce qui explicite ce qu’est le visible : la partie du réel qui est tenue pour la plus réelle est la partie du réel qui est la plus ordonnée. Sans l’acceptation de cet ordre visible, le réel n’est pas le réel et l’identité est amoindrie, biaisée. Du coup, elle tend vers de plus en plus d’obscurité. Au contraire, plus l’identité tend vers la lumière et la visibilité, plus elle est entière.

La permanence de l’identité est incompatible avec le secret, le caché et l’occulte. Non seulement cette constatation condamne des assemblées plus ou moins secrètes comme le Bilderberg à perdre en pouvoir ce qu’elle gagnent en fascination (cette fameuse fascination pour l’occulte qui est signe d’ignorance renaissante) ; mais c’est le pouvoir oligarchique qui se montre d’autant plus séduisant et séducteur qu’il repose en réalité sur la supercherie, le déni et le mensonge. Car le pouvoir oligarchique n’est pas l’alternative fonctionnelle et égale du pouvoir républicain (pour opposer les antonymes d’un Platon).

Le pouvoir oligarchique peut déployer tous ses trésors de rhétorique pour laisser entendre qu’il serait cette alternative, voire plus ; en réalité, il est une dégénérescence antérieure du pouvoir républicain qui se manifeste par une longévité moindre (parfois éphémère) et par une fragilité tout à fait versatile. C’est précisément pour éviter de tels écueils que les hommes ont cherché à fonder des formes de pouvoir républicaines et n’ont trouvé que l’imparfaite volonté générale pour forger une constitution qui soit plus solide et pérenne que la forme oligarchique.

Dans cette idée, les hommes comme Kissinger sont des paravents. D’une manière générale, les hommes sont des incarnations de principes (d’idées) qui suivent une évolution et une inflexion bien plus longue dans le temps. Les idées politiques durent depuis plus longtemps que les hommes qui les ont incarnées. C’est ainsi que l’opposition entre le républicanisme et l’oligarchie peut être déroulée depuis l’aube des cultures.

Les hommes qui ont incarné ces postures il y a dix mille ans sont presque toujours devenus inconnus - c’est le destin qui attend Kissinger - ou n’importe quel avatar d’oligarchie. Si les idées englobent les hommes, et si les destins ne sont que des signes, utiliser des paravents comme des soleils pour démystifier le complotisme est une supercherie assez retorse. Le complotisme n’est que la maladie interprétative qui saisit ceux qui accordent encore de la valeur à des processus oligarchiques tardifs et avariés (en phase terminale). Le complotisme est une interprétation qui sous prétexte de restaurer l’existence de complots (existence avérée et factuelle, quoique déniée par les soutiens du système) en vient à délirer par la réduction des événements à des complots, de préférence unis entre eux.

Mais il n’existe pas de stabilité dans l’espace du mouvant. Pas de stabilité sous régime oligarchique. Il n’est pas possible que des Kissinger incarnent le pouvoir stable et occulte lors d’assemblées secrètes comme le Bilderberg. Il n’est pas plausible que des Rockefeller soient les premiers ministres du gouvernement mondial occulte. C’est un fantasme prégnant que l’on retrouve (en plus ténu et moins marqué) dans les films mafieux de Scorsese et Co. : les mafieux vivent en parallèle à l’ordre établi, dans un ordre lui aussi établi et avec un boss immuable. Dans Les Affranchis, un classique du genre, le boss, c’est Paulie - du début à la fin du film. A la fin, il est condamné à finir ses jours en prison, toujours aussi fixe et immuable en boss déchu. En plus, Scorsese s’est fondé sur la figure d’un parrain réel, un certain Paul Vario, pour créer son personnage tout en rondeurs et en placidité.

Idem avec Kissinger, qui pourrait avoir pris la place du regretté Harriman ou des frères Dulles dans la tradition oligarchique anglophile américaine. Un représentant immuable de l’oligarchie, quoi. Eh bien, pas de chance. L’ordre oligarchique est le désordre qui détruit en parasitant la volonté générale et qui restaure l’immuable derrière un paravent de permanence relative. A noter que l’oligarchie ne peut s’imposer comme alternative durable au républicanisme sous quelque forme que ce soit. L’oligarchie ne peut que parasiter l’ordre qu’elle subvertit et a besoin d’infiltrer l’ordre républicain pour s’épanouir un tant soit peu.

L’oligarchie qui se présente comme un progrès (voir la propagande pour promouvoir le libéralisme sous sa forme ultra et avant son effondrement) est en fait une régression vers un point de vue original et néfaste : le mouvant précède la quête de stabilité. La quête de stabilité est d’ailleurs la quête du transcendantalisme, à ceci près que le transcendantalisme n’a jamais réussi à proposer une fixité intangible, seulement des repères relatifs et provisoires. Face à cette carence, le nihilisme prospère par temps de crise.

Il promeut le mouvant sous le masque du changement, mais un changement qui serait constant et insaisissable. Cette remarque peut sembler contradictoire avec l’antienne accordée au nihilisme, qui tient dans la quête primordiale de cette stabilité, et elle l’est d’une certaine manière, puisque le nihilisme est irrationnel et inconséquent. Mais alors que l’Etre est la figure de la permanence, le néant est la figure du changement. Quel changement ? D’où l’opposition avec le monothéisme : le monothéisme identifie l’Etre comme l’autre, mais cet autre permane, alors que le néant est déconnecté (antagoniste) du fini.

Au fond, le néant est le même dans l’autre, ces catégories ne le concernent pas, il s’en moque. Le réel est toujours changeant. Le nihiliste a besoin d’infiltrer ce qui dure un peu, même provisoirement, même relativement, afin de trouver la stabilité qui lui manquera toujours. En même temps, le nihiliste prétend avoir trouvé la stabilité, sous son mythe moderne de la complétude : comme Deleuze l’affirmait, à la limite, seule la différence se répète.

Le nihilisme joue sur les limites du transcendantalisme, qui ne parvient à expliquer tout à fait les termes même et autre. Au fond, le nihilisme prétend tout réconcilier dans la destruction et le néant. Mais le nihilisme, ambivalent, tend aussi vers le néant en tant que permanence, puisque le néant qui s’oppose à l’être est la figure de ce qui n’est pas en restant tel alors que le réel est destiné à constamment et éternellement osciller.

C’est vers cette définition qu’il faut tirer le nihilisme tout en rappelant son ambivalence ontologique irrationnelle et contradictoire et le fait que les définition qui s’appliquent au transcendantalisme (à l’Etre monothéiste développé par Platon en particulier) ne concordent pas tout à fait avec le remplacement de l’Etre par le néant. Raison pour laquelle la fascination envers le nihilisme est inexpugnable : que ce soit la figure complotiste de Kissinger ou la figure mafieuses du parrain, les deux masques sont frappés du sceau du contradictoire.

Derrière les masques il n’y a personne au sens nihiliste : aucun lieu, aucune identité, aucune définition. Rien que du vent. Du même et de l’autre entachés de néant et de contradiction. Les figures du nihilisme fascinent parce qu’elles sont vides et qu’elles échappent à l’effort d’identification et de définition. Même dans un travail de science social qui échappe à l’ontologie, comme l’anthropologie ou la sociologie, il convient de garder présente à l’esprit que des réunions oligarchiques vantent le mouvant comme régression par rapport à ce qui demeure un peu, et qu’en conséquence aucune réunion de type oligarchique ne peut échapper à sa dure réalité d’évanescence.

C’est le privilège frelaté du complotisme que d’induire une certaine durée, une certaine permanence dans ce qui est vide. Contradictoire de l’état d’esprit nihiliste, ce qui dure est le vide. Le même est le vide. L’autre est ce qui change tout le temps, sous l’effet du néant, mais aussi parce que le permanent est une idée étrange en régime nihiliste (comment comprendre l’idée de même et d’autre pour qui souscrit au néant nihiliste ?). Le jeu de mots brillant de Deleuze, qui a fini ne l’oublions jamais défenestré (le sort de tout nihiliste gît dans la destruction), exprime plutôt qu’un aphorisme lacanien l’esprit de la contradiction nihiliste : on résout les problèmes insolubles de type transcendantaliste par la destruction, qui consiste à tout résoudre sans rien résoudre - résoudre dans l’esprit de contradiction.

PAR KOFFI CADJEHOUN

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