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Guide du Paris rebelle

Mot de l’éditeur

Organisé par arrondissement - chacun d’eux précédé d’un plan -, ce guide est une invitation à la découverte de personnages célèbres ou anonymes, français ou étrangers, que l’on peut qualifier de rebelles, tant par leur art, leur engagement social ou encore leur choix de vie.

Depuis la Révolution française, Paris est la scène des manifestations populaires, des insurrections et des émeutes collectives. Toutes ayant eu un écho universel : la révolution de 1830, celle de 1848, la Commune, les émeutes de février 1934, les grandes grèves du Front populaire de 1936, la Libération de 1944, les protestations étudiantes de Mai 68, jusqu’aux émeutes des banlieues en 2005. De Louise Michel à Rosa Luxemburg, de Marx à Bakounine, de Hô Chi Minh à Che Guevara, un grand nombre de révolutionnaires ou de rebelles ont imprégné cette ville à la recherche d’inspiration politique ou d’esprit protestataire. Paris est aussi le berceau des révolutions artistiques, la ville où tous les « enfants terribles » de la peinture, de la musique ou de la littérature ont bouleversé les dogmes et les académies.

Ramón Chao, écrivain et créateur du Prix de la nouvelle Juan Rulfo, a été pendant près de vingt ans rédacteur en chef du service Amérique latine de RFI. Il est actuellement correspondant à Paris de Radio La Colifata (Buenos Aires).

Ignacio Ramonet, spécialiste en géopolitique et stratégie internationale, journaliste et directeur du Monde Diplomatique, est l’auteur de nombreux ouvrages dont La Tyrannie de la communication et d’une biographie de Fidel Castro.

Extrait du livre :

Place Vendôme - Gustave Courbet - Frédéric Chopin - Le général Malet - Révolution de 1848 - Claire Lacombe - Le marquis de Sade - Karl Marx et Pierre-Joseph Proudhon - Camille Desmoulins - Café de la Régence - Molière - La révolte des « maillotins » - Francisco Ferrer - Café Momus - Eglise Saint-Germain-l’Auxerrois - Lacenaire - Place Dauphine

Place Vendôme

M. Pyramides

En face de l’Opéra, la rue de la Paix conduit vers la plus belle et la plus harmonieuse place de Paris : la place Vendôme. A la fin du règne de Louis XIV, les grandes fortunes s’y instal ­lent, comme le banquier John Law, inventeur du papier-mon ­naie. Après 1789, les révolutionnaires prennent possession de ce haut lieu symbolique. On l’appelle alors la place des Piques, à cause des têtes d’aristocrates que les révolutionnaires brandissent. La féministe révolutionnaire Théroigne de Méricourt y faisait décapiter les nobles à coups de sabre. Le 11 août 1792, Danton investit la Chancellerie du royaume, sise au n° 11, à l’hôtel de Simiane (ou hôtel de la Chancellerie), où il installa le gouvernement provisoire de la République. L’une de ses premières décisions, le 12 août 1792, est d’abattre la statue du Roi-Soleil qui présidait les lieux, là où se trouve aujourd’hui la colonne.

C’est ici aussi qu’habitait, au n° 8, à l’hôtel Delpech de Chaumot, Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, député de la noblesse partisan de la Révolution, qui vota en faveur de la mort de Louis XVI. Il y expire après avoir été mortellement poignardé dans un restaurant du Palais-Royal le 20 janvier 1793, veille de l’exécution du roi. La Convention organise une imposante cérémonie funèbre : au milieu de la place, le corps de Lepeletier de Saint-Fargeau est placé, nu et sanglant, sur le socle de l’ancienne statue de Louis XIV, simplement recouvert d’un drap laissant apparaître sa plaie, dans un impressionnant appareillage néo-antique signé Jacques-Louis David.

Le 15 août 1810, sous le premier Empire, on posa sur ce même socle, semblable à la colonne de Trajan (à Rome), une colonne haute de 43 mètres érigée à la gloire de la victoire d’Austerlitz. En haut de la colonne trônait alors une statue de Napoléon en empereur romain. Le 8 avril 1814, sous la pre ­mière Restauration, la statue de l’Empereur est descendue de sa colonne, fondue (elle entre en 1818 dans la constitution de celle d’Henri IV située sur le Pont-Neuf) et remplacée par un drapeau blanc. En 1818, sous la seconde Restauration, le dra ­peau blanc sera remplacé à son tour par une énorme fleur de lis. Le 28 juillet 1833, sous la monarchie de Juillet, on enlève la fleur de lis et on place une nouvelle statue de Napoléon. Réalisée par Seurre, elle représente l’Empereur vêtu de sa tra ­ditionnelle redingote et coiffé de son bicorne.

Le 4 novembre 1863, Napoléon III la fait enlever pour l’ins ­taller au rond-point de la Défense (jetée dans la Seine, elle sera repêchée et placée finalement, en 1911, dans la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides où elle se trouve toujours). La statue remplaçante, commandée au sculpteur Auguste Dumont (auteur du Génie de la Liberté situé au sommet de la colonne de Juillet, place de la Bastille), représente Napoléon en César romain. Abattue par la Commune de Paris en mai 1871, la colonne, surmontée de cette même statue, a été restaurée et réédifiée en mai 1873.

"Guide touristique du Paris rebelle" de Ramon Chao, Ignacio Ramonet
Auteur Ramon Chao, Ignacio Ramonet
Editeur Plon
Date de parution mars 2008
Format 14 cm x 21 cm
ISBN 2259206298
Illustration Illustrations noir et blanc


URL de cet article 7423
   
Communication aux lecteurs
Un bus pour Assange - 25 janvier - Paris/Londres

Journée de soutien à Julian Assange devant la prison de Belmarsh.

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(...) quelqu’un a dit il y a vingt ans : "vous pouvez croire tout ce qu’on raconte sur cet homme, sauf qu’il est mort".

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