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La thatchérisation du monde et l’extrême-droite économique : un trajet vers la ploutocratisation du monde

En souvenir de Bernard Maris assassiné le 7 janvier 2015.

Attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 : la parole à Bernard Maris - LDH - Section Angers - 49
http://ldh49.over-blog.org/2020/01/attentats-des-7-8-et-9-janvier-2015...

La thatchérisation du monde et l’extrême-droite économique : un trajet vers la ploutocratisation du monde.

http://amitie-entre-les-peuples.org/La-thatcherisation-du-monde-et-l-e...

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La thatchérisation politique et sociale se mène, sur le temps long et un espace transnational et même mondial, en suivant les dogmes économiques ultra-libéraux de l’extrême-droite économique, laquelle « ED Eco » n’est pas à assimiler - par exemple - à Ronald Reagan aux USA ou Margaret Thatcher en Grande-Bretagne qui n’en étaient que les relais politiques à la fin des années 70 et au début des années 80 (avec un décalage en France : exemple des retraites : 1). Certes ce sont eux, acteurs politiques de premier plan, qui ont mené des politiques extrêmement destructrices contre l’Etat social et dures contre les ouvriers et employés au profit du grand patronat, des riches du 1% et de la classe rentière. En France, pour la période récente, après N Sarkozy, E Macron fait de même (cf Thatchérisation selon Brigitte Pascall sur Mediapart - note) : deux présidents des riches.

Sommaire

PARTIE I - NEOLIBERALISME destructeur :
1) - La radicalisation néolibérale
2) - Un puissant contre-mouvement réactionnaire établissant des ploutocraties
3) - Civilisation ou barbarie comme processus contradictoires (avec la thatchérisation comme procès de destruction et extrême droite économique)
4) - Tropicalisation du monde

PARTIE II - GUERRE ECONOMIQUE ET SOCIALE GENERALISEE
5) - Retour sur Bernard Maris ( cf Ah Dieu que la guerre économique est jolie)
6) - La guerre économique contre le peuple-classe
7) - De la guerre économique à la dictature : De Thatcher à Hayek et Pinochet
8) - Le protectionnisme n’est pas une solution
9) - Sur le bloc social des dominants

PARTIE I : NEOLIBERALISME destructeur

I - LA RADICALISATION NEO-LIBERALE : Un ultra-libéralisme brutal.

* Sur le néolibéralisme d’abord : « Qu’est-ce que le néolibéralisme ? Un programme de destruction des structures collectives capables de faire obstacle à la logique du marché pur » in L’essence du néolibéralisme, par Pierre Bourdieu (Le Monde diplomatique, mars 1998 - https://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/BOURDIEU/3609).

De Romaric Godin : Avec le néolibéralisme, le marché est construit et il y a un rôle spécifique de l’Etat et de la puissance publique dans le soutien des marchés : cf MACRON : LA GUERRE SOCIALE EN FRANCE | Le Média
https://www.lemediatv.fr/autre-interview/macron-la-guerre-sociale-en-france/

* Sur la radicalisation néolibérale ensuite : Elle a historiquement fait « coup double », contre le bloc dit « socialiste » d’une part et contre le « capitalisme social » fort d’un compromis de l’Etat social institutionnalisé après la seconde guerre mondiale.

Un texte d’ATTAC de décembre 2004 évoque la « radicalisation néolibérale ». Elle se poursuit. Citation : « Le néo-libéralisme est une doctrine et un corpus de politiques qui visent à libérer le capitalisme des entraves que les luttes sociales et les compromis passés lui avaient imposées. Grâce au néo-libéralisme la logique du profit renforce son emprise sur l’ensemble des activités humaines : production, communication, éducation, soins, loisirs, jusqu’à la reproduction même de la vie... Le processus de marchandisation ne connaît pas de limites et happe le temps et l’espace des individus, ceux du travail et de la vie, aggravant ainsi la dépossession de soi-même, l’aliénation individuelle et collective ».

II - Un puissant CONTRE-MOUVEMENT REACTIONNAIRE établissant des ploutocraties.

* Violence de la passion de détruire . Reprenant le titre d’un livre « la passion de détruire » d’Erich Fromm avec sa double logique d’une part force de vie (Eros) qui soutient, protège, développe, construit et d’autre part la force régressive et mortifère (Thanatos) qui détruit, humilie, abaisse, etc... on peut voir cette logique détructrice fort bien appliquée aux institutions de cohésion sociale et de justice sociale avec inégalités sociales montantes, précarités et misères à la clé. On évoque alors, à raison, un long contre-mouvement réactionnaire, car de destruction des garanties sociales durement conquises. Il y a un lien .

* Ce qui émerge alors avec ce contre-mouvement, derrière la démocratie libérale - élection et droits -, c’est la PLOUTOCRATISATION DU MONDE, le pouvoir des riches, du 1% . En effet, il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que le jugement a pu être valablement émis par l’ex-président de la Fed, Paul Volcker (2) mais dans de très nombreux pays et notamment en Europe pour ce qui est de l’Union européenne. Nous allons vers un césarisme ploutocratique en Europe (UE). Il ne suffit pas de pointer un césarisme au sein de l’Union européenne (cf Monde diplo 2012) si on ne dit pas qu’il s’agit surtout d’un césarisme ploutocratique visant à renforcer le pouvoir des firmes multinationales et la richesse du 1%. Si « la Banque centrale européenne et la Commission de Bruxelles mènent une guerre budgétaire contre plusieurs pays membres » et surtout leur peuple-classe, c’est pour favoriser et renforcer la richesse des riches.

* Evidemment, il y a une résistance de chaque peuple-classe plus ou moins forte selon les traditions culturelles. L’année 2019 a marqué une nette remontée des luttes sociales contre les inégalités sociales, les privatisations, le pouvoir de la finance. Les forces identitaires religieuses ou nationalistes - populisme de droite - essaient de récupérer ces luttes pour replacer des élites économiques à la tête de chaque nation. Mais les résistances demeurent semble-t-il.

Analyser la résistance des groupes sociaux et des peuples fait même l’objet d’une science politique appliquée à l’économie capitaliste dominante. Il va s’agir - parmi d’autres conseils et pour viser l’essentiel - de diviser et de discriminer au lieu d’attaquer frontalement tout un peuple. Cette analyse des résistances (Exemple Morrisson - OCDE) a émergée avec les problèmes d’application des politiques d’ajustement structurels en Afrique, en Amérique latine « préconisées » par la Banque mondiale et le FMI.

* Et les gauches ? François Hollande au Bourget : « Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » Ce n’était qu’un adversaire certes véritable mais trop peu combattu au point qu’il est devenu avec Macron un ennemi du peuple-classe. Alors les gauches de 2020 ? Quelle révolution sociale et citoyenne pour mettre les banques au service de l’économie non marchande, du « développement durable » (réduction des productions matérielles nuisibles) et du peuple ?

III - CIVILISATION ou BARBARIE : Il s’agit bien de voir des processus, des dynamiques contradictoires.

Contrairement à une doxa de droite, il importe de saisir civilisation et barbarie (droitisation, ensauvagement ) comme des tendances contradictoires internes à chaque nation, agissante au sein de chaque société. Ce qui n’empêche pas de voir, par effet des comparaisons entre pays, des niveaux atteints. Mais sans oublier alors le premier principe de la « contradiction interne » à chaque formation sociale considérée.

Faisons le point ici :

* THATCHERISATION COMME DESTRUCTION. La thatchérisation politique et sociale du monde - ou d’un pays comme la France - relève d’un désormais long processus de destruction sociale (plus de 35 ans) contre les classes populaires par et pour les grands possédants, pour le 1% et son bloc social. C’est une politique de classe - du classisme - sur la durée. Une tendance lourde qui s’oppose aux conquêtes sociales instituées par un Etat social profitant au peuple-classe. S’agissant de l’Europe (Union européenne), Michel HUSSON a parlé de thatchérisation en juillet 2003. Mais son livre « La casse de l’Etat social » (2003) porte sur la France de Raffarin. Les « chantiers de démolition » y sont nombreux (3) . Ils sont à actualiser car ce processus mortifère et barbare perdure tant en France qu’ailleurs, faute d’alternative civilisationnelle.

* L’EXTREME-DROITE ECONOMIQUE comme contre-mouvement néo-libéral . Cette extrême-droite a ses idéologues, ses professeurs, ses économistes orthodoxes et ses groupes de pression (bancaire, patronal, etc) agissant derrière les acteurs politiques de tout niveau et de toute sphère : nationale ou continentale. Ce ne sont pas principalement des politiques. Parfois cependant il y a fusion : M Barre, en France, fut professeur d’économie avant d’être ministre bien vu des rentiers, et ce avant l’heure du plein épanouissement de la finance et des fonds de pension. L’extrême-droite économique n’est pas nécessairement à l’extrême-droite politique de ce champ au sens ou on l’entend ordinairement. On peut défendre fortement les riches, les rentiers, la haute finance sans jamais être raciste, sexiste, nationaliste xénophobe . Il peut s’agir - comme on l’entends de nos jours - de « l’extrême-centre » qui se dit « en même temps » de gauche (donnant trois sous pour un groupe social handicapé) et de droite (de grosses facilités pour les riches).

Qui sont les différentes élites capitalistes néolibérales ? Sept catégories selon Thierry BRUGVIN (in Qui dirige le monde ?) forment à divers niveaux (nation, continent, monde) une gouvernance (adémocratique), fonctionnant dans l’entre-soi spontané des intérêts de classe partagés notamment entre secteur économique privé et secteur politique dirigeant. Cette gouvernance ploutocratique est chargée du maintien et développement du pouvoir d’en-haut, des puissants .

IV - TROPICALISATION du monde : Les pays du Nord ou de la Triade vont subir les même attaques économiques que jadis les pays du Sud. Le cas de la Grèce est patent. Il faudra revenir sur cette question récente de Xavier Ricard Lanata : « Les pays de l’hémisphère Nord se transformeraient-ils en colonies du capital ? » . Réponse : « Le néolibéralisme reprend la forme, dans nos pays, de ce qu’il était dans les colonies il y a un siècle ». Aucun pays ne semble échapper à la ploutaucratisation avec diverses formes de mépris, de soumission des classes populaires.

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PARTIE II - GUERRE ECONOMIQUE ET SOCIALE GENERALISEE

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V - Retour à LABARDE & MARIS de 1998 et la GUERRE ECONOMIQUE

Relisant le livre « Ah Dieu que la guerre économique est jolie », écrit par Philippe Labarde et Bernard Maris en 1998, à la naissance d’ATTAC, j’ai eu l’idée de parler d’extrême-droite économique à propos de tous les théoriciens d’une pseudo-science et des journalistes économiques libéraux, qui sous couvert de science économique défendent l’hyper-libéralisme, le pouvoir de la finance, des fonds de pension, des riches du 1%... et le principe de ruissellement.

Selon Bernard Maris, le principe de ruissellement par charité (dit « trickledown effect) » constitue le grand principe de la bourgeoisie et de l’économie prédatrice . Il se résume ainsi : « Je me sers d’abord, puis je sers les autres, la part du pauvre ». La charité à la place de l’Etat social.

Evidement la destruction de l’Etat social et de ses garanties sociales pour le peuple-classe, sous forme de sécurité sociale, de services publics à bas tarifs voir avec services gratuits en est son pendant. Il n’y a pas l’un sans l’autre. La liberté économique des uns - les gagnants - suppose l’écrasement des autres : les perdants, les faibles, les « riens ».

Entre l’idéologie, les médias à la botte des firmes transnationales, les acteurs économiques et politiques pratiquant la thatchérisation du monde, il y a des alliances pour accroitre les inégalités, pour que certains s’enrichissent le 1% de chaque pays surtout, et que d’autres s’appauvrissent au sein du peuple-classe.

Les premiers montent en pouvoirs et puissances, les seconds tombent dans le chômage, la précarité, la survie que d’aucuns vont nommer « de confort » ! La guerre économique, on sait qui l’a gagné. Le 1% de chaque pays ! Ceux et celles qui l’on perdu sont dans le peuple-classe, surtout au sein des classes sociales modestes !

VI - LA GUERRE économico-sociale et politique contre le peuple-classe.

Des chiffres extrait : Alors qu’ils représentent juste 13 % de la population mondiale, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Australie et le Canada bénéficient de 45 % du revenu du monde. En comparaison, les habitants de l’Inde, l’Indonésie et la Chine rurale, soit 42 % de la population mondiale, n’ont reçu que 9 % du revenu mondial. La moitié de la population mondiale vit avec moins de 2,50 $ par jour. Oxfam a calculé récemment que le 1 % le plus riche possède plus de la moitié de la richesse mondiale, soit le même montant que les 57 % du bas de l’échelle. Comme le néolibéralisme crée d’énormes disparités de revenu et engendre la précarité de l’emploi et l’insécurité financière chez les classes laborieuses et même les classes moyennes, le Global South prend racine dans les villes et même les campagnes du Global North.

cf La guerre contre le peuple | Le Club de Mediapart
https://blogs.mediapart.fr/edition/les-possibles/article/010617/la-gue...

VII - EXTREME-DROITE ECONOMIQUE et DICTATURE : De Thatcher à Hayek et Pinochet.

De Hayek (extrême-droite économique) à Thatcher (travail du mal et de destruction) et Pinochet (aboutissement dictatorial). La ploutocratisation, comme contre-mouvement réactionnaire, débouche sur la dictature.

Margaret Thatcher déclara le 5 janvier 1981 à la Chambre des Communes : « Je suis une très grande admiratrice du professeur Hayek . Il serait bien que les honorables membres de cette Chambre lisent certains de ses livres, »La Constitution de la liberté« , les trois volumes de »Droit, législation et liberté« . » (cité par Dostaler puis par Dardot-Laval dans « La nouvelle raison du monde » page 269)

Retenons le propos d’Hayek qui avait le mérite de la franchise lorsqu’il déclarait à un journal chilien sous la dictature de Pinochet, en 1981 : « Ma préférence personnelle va à la dictature libérale et non à un gouvernement démocratique dont tout libéralisme est absent » (cité par Stéphane Longuet puis par Dardot et Laval dans La nouvelle raison du monde page 268).

Il ne s’agit plus là de recommander, versus « culture politique », la lecture d’un Tocqueville libéral bon teint (du moins celui de ses grands textes ordinairement présentés aux étudiants et moins ses propos moins connus mais durement colonialistes) aux élites d’un bloc bourgeois se disputant bruyamment sur divers aspects qui apparaissent secondaires à la classe dominante - effet de diversion nécessaire pour 1% - au sein d’une alternance droite-gauche, alternance évoluant nécessairement et par définition dans un cadre intra-systèmique (soit un capitalisme dominant, domestique ou mondial, mais dont la logique doit tendantiellement tout recouvrir sous le registre de la rentabilité et du profit actionnarial), cadre intra-systèmique strictement maintenu par la joute de simple alternance hors des coups venant des forces « anti-système », ou pour mieux dire des forces d’alternatives (ce que ne sont ni la CFDT ni le PS mais pas plus le RN).

Ces forces politiques dites « anti-système« sont plus localisées, en vérité sinon dans le discours, au sein d’une gauche vraiment à gauche (anti-capitaliste ou socialiste ou communiste ou autogestionnaire, ou de redistribution forte vers en-bas façon »gilets jaunes« , etc) qu’au sein d’une »droite populaire« ou l’on trouve parfois un discours de »double anti-système » hiérarchisé, d’une part le « social » (de protection des français d’en-bas) en position subordonné (donc rabougri ) et d’autre part le « patriote » (de rejet xénophobe des migrants et de résidents non nationaux) en position dominante, ce qui favorise nécessairement le 1% national, « bleu, blanc, rouge » et réduit le social revendiqué à ce qui reste une fois les profits assurés et transformés en patrimoine privatisé par le 1%.

Il s’agit en positif, si je puis dire ainsi, de promouvoir le concurrentialisme contre l’Etat social et le spencérisme (darwinisme social) contre la protection des faibles au sein du peuple (mépris de classe et « peuple-phobie »). C’est un monde de violence contre la fraction la plus faible de la population.

VIII - Le PROTECTIONNISME ne signifie pas fin du capitalisme destructeur et austéritaire pour chaque peuple-classe.

La « mondialisation heureuse » a longtemps été la fable économique du néolibéralisme pour les riches et les classes populaires les plus aisées. De nos jours avec Trump et le Brexit il y a une autre chanson, plus protectionniste mais tout aussi capitaliste, une chanson qui caresse mieux le poil des classes populaires abusées par le recours à la nation comme notion-écran, comme si cette communauté nationale pouvait s’apparenter un tant soit peu à la communauté familiale vue un univers plus sympathique . Hélas, ce capitalisme de repli est toujours hiérarchisé et porteur d’inégalités profondes.

Il me semble, dit Christophe BOUILLAUD (sur Atlantico en nov 2016), que cela signe surtout la fin du néolibéralisme qui cherche la légitimité populaire uniquement sous ses propres couleurs au profit d’un néolibéralisme qui s’articule avec le nationalisme, la défense des valeurs traditionnelles, l’autoritarisme et la xénophobie. Le politiste écossais Mark Blyth propose d’appeler cela l’ère du « néo-nationalisme ». Aussi bien Donald Trump et les Républicains américains que Theresa May et les Conservateurs britanniques n’ont pas arrêté du jour au lendemain d’être des chauds partisans du capitalisme et des libertés économiques, et ils n’ont pas perdu en conséquence le soutien majoritaire des plus riches de leurs concitoyens, comme le montrent bien les sondages sortie des urnes aux Etats-Unis, mais ils affichent comme leur produit d’appel sur le marché politique l’intérêt national et la défense des classes populaires et moyennes contre les effets délétères pour ces dernières de la mondialisation. A dire vrai, ce mélange de libéralisme économique et de nationalisme se trouvait déjà dans le « thatchérisme » et le « reaganisme ».

IX - UN BLOC SOCIAL des gagnants et des forts

Pour mener sa guerre économique, le 1% ne peut maintenir son pouvoir de classe dominante contre le peuple-classe sans vouloir former un bloc social élitaire élargi soutenant les riches, la haute finance et la thatchérisation du monde.

Un bloc social de type néolibéral -au plan formel plus que réel - semble pouvoir être dessiné à partir de la division par secteurs entre « combattants de première ligne » et tous les « faibles » (terme défini très largement) en zone arrière. Evidemment il n’y a pas que deux secteurs bien délimités dans la société, d’ou la difficulté à constituer un bloc dominant autour des puissants.

Certains secteurs de la société agissent pour limiter ou empêcher la casse sociale et individuelle occasionnée par d’autres secteurs plus offensifs et agressifs dans divers domaines dont celui économico-politique contemporain, domaine marqué depuis la thatchérisation du monde par la financiarisation , la marchandisation et l’appropriation privée des activités avec toutes ses conséquences .

Contre un néolibéralisme des forts, les secteurs de solidarité avec les plus faibles ne cessent d’agir sans réussir à changer la donne. Il y a la défense des faibles au plan psychique (cf UNAFAM) ou au plan physique qui se heurte à la solidarité des puissants de ce pays, que l’on va appeler corporatisme d’en-haut, du 1% . Les puissants de ce monde, notamment dans le secteur de la finance, se défendent entre eux et maintiennent et même renforcent les inégalités sociales qui deviennent très importantes.

Le néolibéralisme, du fait de son spencerisme dominant, est une idéologie politique qui pense la société à partir de l’homme adulte valide et performant (modèle sportif). Les autres, les perdants, n’ont pas d’autre alternative que de devenir forts et gagnants à leur tour en écrasant le voisin. C’est que le néolibéralisme propose, comme Spencer, une lutte pour la vie ou la compétition est partout et produit des perdants qui n’ont pas à revendiquer mais juste à se battre individuellement pour regagner des places. Point de solidarité dans cette idéologie, si ce n’est celle corporatiste ou classiste des gagnants, du 1%.

Le néolibéralisme favorise le pouvoir méritocratique et ploutocratique des élites financières qui s’enrichissent contre le renforcement du pouvoir (empowerment) des faibles en tout genre.

Le néolibéralisme est foncièrement inégalitaire et non inclusif donc dans l’incapacité de penser l’organisation sociale à partir du point de vue des faibles de toute sorte, des personnes handicapées ou affaiblies tant au plan physique qu’ au plan psychique, des personnes affaiblies par l’âge que ce soit le jeune âge (immaturité stigmatisée) ou l’âge tardif (on perd en santé et en rentabilité dès 60 ans - on coute cher à la société dès 75 ans) ou de la situation sociale atypique (mères célibataires, personnes discriminées)

PERSPECTIVES pour le peuple-classe . Il va s’agir de penser un nouveau socialisme démocratico-participatif, reposant la question de la propriété, inscrit dans un nouveau paradigme écologique, avec chaque peuple-classe comme acteur et contre chaque 1% refusant de rendre ses pouvoirs. Lire Thomas Picketty .

Christian Delarue
Altermondialiste

1) Avec F Mitterrand en 1982, une loi instaure la retraite à 60 ans. Le mouvement progressiste était bien antérieur et touchait à sa fin : Le taux de remplacement fut porté à 50% et il y eu universalisation des retraites complémentaires, d’abord réservées aux cadres. En 1987 commence un long contre-mouvement réactionnaire, de destruction des garanties sociales pour les classes sociales modestes et intermédiaires.

2) Les Etats-Unis deviennent une « ploutocratie », estime un ex-président de la Fed - Capital.fr
https://www.capital.fr/lifestyle/les-etats-unis-deviennent-une-ploutoc...

3) Introduction de Michel HUSSON à propos de son livre sur la casse de l’Etat social. "Une « réforme » peut en cacher une autre. Après les retraites, la décentralisation et le régime des intermittents, le gouvernement Raffarin est bien décidé à s’attaquer à la santé et l’assurance-maladie, ainsi qu’à l’ouverture du capital d’EDF et GDF, prélude à leur privatisation.
Michel Husson montre que cette succession de « réformes » s’inscrit dans un plan global de démontage de l’État-providence, en phase directe avec la « refondation sociale » du Medef. Même si « la pente est raide », l’objectif visé du gouvernement Raffarin est ambitieux : c’est la « casse » de l’État social, autrement dit la liquidation programmée des droits sociaux et des dispositifs de protection conquis par les salariés dans la seconde moitié du XXe siècle. Michel Husson analyse ensuite comment ce projet de démolition ne concerne pas que la France, et s’inscrit dans un cadre plus large, où la Commission européenne joue un rôle central de coordination et d’harmonisation."

Addendum 10 janv - extrait :

Nous prenions pour un coup de com le titre du livre-programme du candidat Macron, Révolution. Nous avions tort. Elu président, Emmanuel Macron développe avec son gouvernement une révolution libérale autoritaire sans précédent depuis Margaret Thatcher. Avec violence contre quiconque proteste. Jamais depuis longtemps, autant de manifestants n’ont été arrêtés, souvent « préventivement », c’est-à-dire sans délit. Jamais depuis longtemps, les forces de l’ordre n’ont à ce point, et par doctrine délibérée, matraqué, gazé, éborgné, mutilé – les journalistes sont également visés.

in Carton rouge contre la révolution conservatrice d’Emmanuel Macron - Libération
https://www.liberation.fr/debats/2020/01/10/carton-rouge-contre-la-rev...

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