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Savoir et prévoir : Première chronologie de l’émergence du Covid-19

Pascal MARICHALAR

Que pouvait-on savoir et prévoir de l’actuelle pandémie et de son arrivée sur le territoire français ? Premiers éléments de réponse à partir d’un corpus bien défini : le très réputé magazine « Science », et les déclarations de l’OMS depuis fin décembre 2019.

Depuis l’interview d’Agnès Buzyn au Monde mardi 17 mars, les critiques pleuvent de toutes parts sur le gouvernement français. La déclaration de l’ex-ministre de la santé, selon laquelle dès janvier elle aurait prévenu le Premier ministre de la gravité potentielle de l’épidémie de nouveau coronavirus – le mettant même en garde sur le fait qu’il faudrait peut-être reporter les élections municipales – a été interprétée comme un aveu terrible : la ministre de la Santé et le reste du gouvernement savaient ce qui risquait d’arriver, et pourtant ils n’auraient pas agi à la hauteur du risque. Depuis, chaque jour qui passe, avec son cortège d’informations sur la pénurie de tests de dépistage et de masque pour les personnels soignants, ne fait que renforcer le discrédit d’un pouvoir politique dont la cote de confiance était déjà largement entamée par la crise des gilets jaunes et la réforme des retraites.

Le 19 mars, un collectif de plusieurs centaines de médecins a porté plainte au pénal contre Agnès Buzyn et Édouard Philippe, au motif qu’ils « avaient conscience du péril et disposaient des moyens d’action, qu’ils ont toutefois choisi de ne pas exercer ». Le lendemain, le président Emmanuel Macron a refusé de se prêter au jeu de l’auto-critique, suggérant que la crise touchant la France n’aurait pas pu être prévue : « Je félicite ceux qui avaient prévu tous les éléments de la crise une fois qu’elle a eu lieu ».

Une histoire du présent

Parlons-en. Ce texte se propose de contribuer par quelques données empiriques à une première chronologie de la crise du Covid-19. Il s’agit d’étudier ce que pouvaient en savoir les femmes et les hommes qui nous gouvernent, ce qu’elles et ils pouvaient prévoir, aussi. Il s’agit d’une histoire du présent, circonscrite aux trois derniers mois, quand bien même il apparaît clairement que dans le cas de la France, certaines décisions prises dans les dernières années, voire décennies – en termes de stockage de masques, et plus généralement de financement de l’hôpital public – jouent un rôle déterminant dans l’évolution de cette crise de santé publique.

Depuis les premières informations fin décembre sur une mystérieuse maladie respiratoire à Wuhan, qu’a-t-on appris, et quand ? À chaque étape de cet apprentissage, quels scénarios d’évolution étaient sur la table ? Était-on vraiment obligé d’attendre jusqu’au moment où le confinement de toute la population, mesure mal ciblée par excellence, devienne incontournable pour permettre aux hôpitaux de soigner correctement les malades ?

Le projet d’esquisser une telle chronologie à chaud peut sembler compliqué. Autour de la maladie Covid-19, les informations sont foisonnantes, de qualité inégale, partagées largement, et évoluent à une vitesse phénoménale. Sur le plan scientifique, on a souligné l’importance inédite prise par les preprints, les articles soumis à publication mais non encore revus ni acceptés, qui permettent un partage beaucoup plus rapide des données et des résultats, avec néanmoins le risque de prêter crédit à certaines publications bancales qui ne passeront pas le peer-review (« ‘A completely new culture of doing research.’ Coronavirus outbreak changes how scientists communicate », Kai Kupferschmidt, Science, 26 février 2020). La controverse autour de l’administration d’hydroxychloroquine aux malades du Covid-19 a également illustré le conflit qu’il peut y avoir entre la logique de la rigueur scientifique (un résultat n’est pas vrai tant qu’il n’a pas été démontré dans les règles) et celle de l’urgence thérapeutique (dans une situation de vie ou de mort, on fait feu de tout bois tant qu’on ne nuit pas aux malades, et a fortiori s’il y a des signaux encourageants).

Pour ne pas avoir à trancher sur ces débats, j’ai choisi un indicateur assez simple de l’état d’une pensée mainstream sur ce que l’on savait, ou croyait savoir, sur ce que l’on reconnaissait comme incertain, et enfin sur ce que l’on pouvait prévoir à chaque instant : les articles de synthèse dédiés au nouveau coronavirus parus dans un journal de réputation internationale, Science. Je crois ne pas trop m’avancer en suggérant qu’au ministère de la Santé, on lit Science.

Le premier article de Science sur le sujet date du 3 janvier. Depuis, il en est paru une soixantaine (à la date du 21 mars). Ces articles, écrits par des journalistes scientifiques spécialisés (notamment Jon Cohen, Kai Kupferschmidt), ont tous une structure similaire : ils font le point sur le débat scientifique en cours sur certaines grandes questions (type de virus, transmission, durée d’incubation, symptômes, mortalité...), en se fondant sur les études publiées ou soumises à publication, et en se faisant également l’écho des décisions et recommandations des grands organes de gouvernance sanitaire – au premier chef, l’Organisation mondiale de la santé. Ce sont des articles accessibles à quiconque a une culture scientifique et médicale de base. A fortiori, à ceux qui gouvernent les risques sanitaires dans notre pays. Dans ces articles, les journalistes mettent en lumière aussi bien les consensus qui se dégagent que les incertitudes qui subsistent, ainsi que les différents scénarios d’évolution qui sont envisagés.

Toutes les dates qui suivent sont celles des articles de Science. Dans ce texte, je me concentre sur quelques moments charnière dans la découverte d’aspects-clé de la maladie et les réflexions sur la prise en charge de l’épidémie. Du point de vue de la gestion politique de l’épidémie, j’identifie quatre grands moments : l’émergence de la maladie (première quinzaine de janvier), la prise au sérieux de la possibilité d’une pandémie (article du 5 février), la confirmation qu’il y a bien une pandémie (article du 25 février), les leçons à tirer de la gestion chinoise (2 mars).

J’interprète ces bornes temporelles comme des dates-limites : lorsque l’information (qui peut être le constat d’une incertitude) est relayée par Science, c’est qu’elle a atteint un certain degré de consensus. Cela n’exclut pas des signaux plus faibles, moins consensuels, qui auraient circulé plus tôt, et qui auraient pu également informer l’action de responsables politiques mus par les principes de la prévision et de la précaution.

Début janvier : l’émergence de la maladie

3 janvier : Science fait le point sur une information qui circule depuis plusieurs jours déjà dans les milieux spécialisés (« Novel human virus ? Pneumonia cases linked to seafood market in China stir concern », Dennis Normile, Jon Cohen, Kai Kupferschmidt, Science, 9 janvier 2020). Plusieurs dizaines de cas d’une pneumonie atypique ont été identifiés dans la ville chinoise de Wuhan.

9 janvier : les autorités chinoises ont confirmé quelques jours plus tôt qu’il ne s’agit ni du SRAS ni du MERS, virus impliqués dans de précédentes épidémies (« Scientists urge China to quickly share data on virus linked to pneumonie outbreak », Dennis Normile, Jon Cohen, Kai Kupferschmidt, Science, 9 janvier 2020). Elles déclarent qu’elles ont isolé le virus – il s’agit d’un coronavirus – séquencé son génome, et déjà mis au point un test de dépistage (jamais dans l’histoire la connaissance sur un nouveau virus n’a progressé aussi rapidement). Les autorités chinoises annoncent également qu’il n’y aurait pas de transmission du virus d’humain à humain. Peter Daszak, un spécialiste des maladies infectieuses interrogé par Science, se montre circonspect sur ce point : « je ne comprends pas comment on peut avoir autant de cas sans une transmission d’humain à humain. (...) Je place un drapeau rouge (red flan) sur ce point » (quelques jours plus tard, de nouvelles données confirmeront qu’il a raison).

11 janvier : les chercheurs chinois ont déjà partagé la séquence génétique du virus avec le reste du monde, permettant la fabrication de tests de dépistage (« Chinese researchers reveal draft genome of virus implicated in Wuhan pneumonia outbreak », Jon Cohen, Science, 11 Janvier 2020).

Début février : la possibilité d’une pandémie

Avançons maintenant jusqu’à un article du 30 janvier (« Outbreak of virus from China declared global emergency », Kai Kupferschmidt, Science, 30 janvier 2020). Le monde a déjà bien changé. Science rapporte que l’OMS considère désormais le nouveau coronavirus comme une urgence de santé publique au niveau mondial (Public Health Emergency of International Concern). La maladie s’est déjà propagée à 18 pays. Près de 8000 personnes ont été dépistées positives dans le monde, et 170 d’entre elles sont mortes (toutes en Chine). La transmission « communautaire » (c’est-à-dire sans lien immédiat avec une personne rentrant du foyer chinois) est avérée en Allemagne, au Japon, en Thaïlande, et aux États-Unis. Comme l’explique le docteur Tedros, directeur de l’OMS : « la raison principale de cette déclaration n’est pas ce qui est en train d’arriver en Chine, mais ce qui est en train d’arriver dans d’autres pays. ». Ou plutôt ce qui n’est pas en train d’arriver : pour l’OMS, il faut que chaque pays se prépare. Science rapporte que pour beaucoup d’observateurs, cette annonce de l’OMS a tardé. Elle aurait pu être faite une semaine plus tôt, mais le comité de l’OMS était encore trop partagé.

Le 5 février, le titre de l’article de Science explicite l’incertitude sur l’avenir : « Le nouveau coronavirus sera-t-il contenu – ou évoluera-t-il en pandémie ? » (« [‘This beast is moving very fast.’ Will the new coronavirus be container—or go pandemic ? –>https://www.sciencemag.org/news/2020/02/beast-moving-very-fast-will-new-coronavirus-be-contained-or-go-pandemic] », Kai Kupferschmidt, Jon Cohen, Science, 5 février 2020). L’article fait le point sur trois tournants cruciaux dans la connaissance de la maladie et de la gestion de l’épidémie.

Le premier tournant a trait à l’existence de patients asymptomatiques. Fin janvier, 565 citoyens japonais ont été rapatriés de Wuhan et ils ont tous fait l’objet d’un test de dépistage. C’est la surprise : parmi les 8 qui ont été dépistés positifs, 4 ne présentent aucun symptôme. Il s’agit d’un nouveau drapeau rouge pour les épidémiologistes : une maladie qui présente des formes asymptomatiques complique grandement les efforts pour contenir l’épidémie, parce qu’on ne peut savoir avec certitude où elle se trouve à un instant t sans dépister tout le monde.

Non seulement il existe des patients asymptomatiques, mais ces derniers sont peut-être contagieux. Le même article de Science évoque une autre étude, réalisée en Allemagne, qui fait polémique depuis sa publication quelques jours plus tôt (« Study claiming new coronavirus can be transmette by people without symptôme was flawed », Kai Kupferschmidt, Science, 3 février 2020) : les chercheurs avaient d’abord conclu qu’une patiente symptomatique avait un potentiel contaminateur (en anglais on dit poétiquement « she sheds the virus », elle éjecte du virus, à la manière d’un serpent qui mue et perd sa peau...). Il a ensuite été révélé que la patiente n’avait pas fait l’objet d’un examen clinique en bonne et due forme, mais simplement d’un appel téléphonique, ce qui ne correspond pas aux standards habituels.

Les auteurs se sont déjà excusés, la faute ne semble pas imputable à la fraude mais à la vitesse avec laquelle la science est faite en ces temps de crise. Quelques jours plus tard, ils apportent une nouvelle conclusion modifiée à l’article, tout aussi intéressante et inquiétante : il s’avère que oui, la patiente avait bien des symptômes, mais très modérés (au point qu’il serait possible pour une patiente de ne pas s’en rendre compte). Ce qui est déjà en soi un obstacle majeur pour les stratégies visant à contenir l’épidémie.

Le deuxième enseignement important de l’article du 5 février concerne l’avenir. Deux scénarios possibles alternatifs sont présentés : soit l’endiguement réussit ; soit il ne réussit pas, et c’est la pandémie. Les experts interrogés avouent qu’il n’y a pas moyen d’éliminer l’un des deux scénarios avec certitude. Ils semblent même parier plutôt sur le second. Marc Lipsitch, épidémiologiste à l’école de santé publique de l’université Harvard, penche résolument vers la pandémie : « Je serais vraiment stupéfait si, dans deux ou trois semaines, il n’y avait pas une transmission en cours avec des centaines de cas dans plusieurs pays sur plusieurs continents. »

Enfin, l’article du 5 février est également le premier dans Science à consacrer un paragraphe à l’un des grands défis dans la gestion de la maladie : la gestion des cas graves. À cette date, les études réalisées sur les patients en Chine ont établi un taux de mortalité aux alentours de 2 %. Mais un autre chiffre a émergé, et il est tout aussi préoccupant : plusieurs études montrent qu’environ 20 % des personnes infectées souffrent de formes graves de la maladie, nécessitant une hospitalisation. « Des cas graves en plus grands nombre mettraient plus de pression sur les systèmes de santé – les hôpitaux de Wuhan sont déjà saturés », soulignent les deux journalistes scientifiques.

Le 11 février, un article de Science rapporte que dans les pays infectés, les laboratoires sont lancés dans une course effrénée pour dépister (« Labs scramble to spot hidden coronavirus infections », Jon Cohen, Kai Kupferschmidt, Science, 11 février 2020). « Aujourd’hui, il n’y a pas du tout assez de kits de dépistage disponibles pour le nombre exponentiel de cas », expliquent les auteurs. Dans certaines parties de la province de Hubei, des récits journalistiques témoignent d’une pénurie de dépistages.

25 février : la pandémie l’a emporté

Le 25 février, Science est formel, la pandémie l’a emporté : « Le coronavirus semble impossible à arrêter. Que doit faire le monde maintenant ? » (« The coronavirus seems unstoppable. What should the world do now ? », Jon Cohen, Kai Kupferschmidt, Science, 25 février 2020). L’Italie vient de confiner dix villes du nord. L’OMS n’a pas encore officiellement déclaré l’état de pandémie, elle continue de parler d’« épidémies dans différentes parties du monde », mais les raisons de cette timidité sont politiques plutôt que scientifiques. Le Dr. Tedros et ses collègues sont soucieux de la passivité de nombreux États dans le monde, comme si la menace n’était pas à prendre au sérieux. Les journalistes estiment que l’OMS souhaite différer le moment de déclarer officiellement la pandémie parce qu’elle a peur que le message soit interprété comme un aveu de défaite, et conduise les États à baisser encore davantage les bras face à un mal désormais invincible (l’OMS déclarera la pandémie le 12 mars). »

Quant à Marc Lipsitch de Harvard, il insiste sur l’importance d’une stratégie qui sera résumée ensuite par la phrase « aplatir la courbe » (flatten the curve) : retarder la maladie peut être vraiment payant, estime l’épidémiologiste. Cela signifiera une contrainte moins forte exercée sur les hôpitaux, plus de temps pour former les professionnels de santé vulnérables sur comment se protéger, plus de temps pour que les citoyens se préparent, plus de temps pour tester des médicaments qui pourraient potentiellement sauver des vies et, à plus long terme, des vaccins. « Si j’avais le choix entre attraper le Covid-19 aujourd’hui ou dans six mois, je préfèrerais clairement l’attraper dans six mois. »

L’article de Science cite une étude co-signée par Christopher Dye qui montre qu’en Chine, ce sont la suspension des transports publics, la fermeture des lieux de loisir, l’interdiction des rassemblements qui semblent avoir été les mesures les plus efficaces pour ralentir la progression de la maladie. Ne pas faire cela, ne pas fermer les écoles et les entreprises, ne pas entourer les foyers d’infection d’un cordon sanitaire, « c’est une décision assez importante en matière de santé publique, » estime Dye. « Ça revient à dire, au fond, bon, on laisse ce virus se propager. »

Dans le même article, Bruce Aylward, l’un des principaux experts de l’OMS sur le Covid-19, estime qu’il y a une leçon principale à apprendre de la Chine : « Tout est question de vitesse » (speed is everything). Plus les mesures seront prises tôt, plus elles seront efficaces (on estime alors qu’en l’absence de toute mesure préventive, le nombre de cas réels dans un foyer double tous les six jours environ).

Début mars : la réussite de la stratégie chinoise

Le 2 mars, Science présente les conclusions d’un important rapport du 28 février rédigé par l’équipe de l’OMS qui, sous la direction de Bruce Aylward, a passé deux semaines en février à visiter les foyers de Covid-19 en Chine (« China’s aggressive measures have slowed the coronavirus. They may not work in other countries », Kai Kupferschmidt, Jon Cohen, Science, 2 mars 2020). Ce rapport est un tournant majeur, comme l’a fait remarquer dès sa publication le journaliste de Science Kai Kupferschmidt sur son fil Twitter.

Le principal résultat : les Chinois ont réussi à contenir l’épidémie. Les chiffres qui montrent une diminution du nombre de nouveaux cas quotidiens dépistés et de nouveaux décès quotidiens ne sont pas faux. Tim Eckmanns, épidémiologiste à l’Institut Robert Koch qui a fait partie du voyage, le reconnaît : « Je pensais qu’il n’y avait pas moyen que ces chiffres soient réels. » Il a changé d’avis. Il y a de plus en plus de lits vides dans les hôpitaux.

Je m’appuierai ici sur le contenu détaillé du rapport public de l’OMS, un document PDF de quarante pages qu’un lien dans l’article de Science permettait de télécharger. Le contenu de ce rapport a également été bien résumé par Bruce Aylward dans une interview au New York Times le 4 mars.

Le rapport insiste en particulier sur la qualité, la rapidité et l’extensivité de la politique de dépistage et de traçage des contacts des personnes positives.

Assez tôt dans l’épidémie, la Chine a mis en place une politique de tests généralisés de la température corporelle des individus à l’aide de thermomètres infrarouges, jusqu’à arrêter systématiquement les voitures pour de tels tests. Certes, cela n’est pas très précis : on rate les porteurs asymptomatiques ou les individus qui ont fait baisser leur température avec des médicaments, alors qu’on attrape dans son filet les individus qui ont la fièvre pour d’autres raisons que le Covid-19. Mais cela permet un premier tri. En parallèle, toute la population des foyers de contagion est sommée de porter des masques et de se laver les mains très régulièrement.

Les individus potentiellement positifs, du fait de leurs symptômes ou de leurs contacts avec des malades, sont dépistés. Les tests de dépistage sont réalisés en quatre heures, pendant lesquelles les personnes dépistées doivent attendre leurs résultats. En l’absence des tests biologiques de dépistage (il y a des cas de pénurie) ou en complément, on réalise des scanners rapides, qui permettent de mettre en évidence les opacités pulmonaires qui sont considérés comme des signes cliniques de la maladie. Chaque machine de scanner en effectue jusqu’à 200 par jour (5 à 10 minutes par examen).

À Wuhan, il existe plus de 1800 équipes d’épidémiologistes (avec un minimum de cinq personnes par équipe), qui sont occupées à plein temps à tracer les contacts des personnes positives. Selon la région, 1 à 5 % des contacts identifiés sont ensuite eux-mêmes dépistés positifs au virus, et on recommence l’enquête de traçage des contacts avec elles et eux. Chaque fois qu’un agrégat (cluster) est identifié, on ferme les écoles, théâtres et restaurants, on confine les personnes-contacts. Seule la métropole de Wuhan, où est née l’épidémie, est placée en confinement total.

La durée moyenne entre les premiers symptômes et l’hospitalisation/l’isolement est prodigieusement réduite, d’environ 15 jours au début de l’épidémie à 2 jours, ce qui permet de réduire le potentiel contaminateur d’une personne malade.

Dans son interview par le New York Times, Bruce Aylward raconte que les hôpitaux vus par l’équipe de l’OMS sont équipés massivement en respirateurs artificiels et en machines ECMO, qui permettent une oxygénation du sang lorsque les poumons n’y parviennent plus. Les experts invités sont stupéfaits, les hôpitaux semblent mieux équipés que des centres spécialisés en Suisse ou à Berlin.

La conclusion du rapport de l’OMS est sans appel : « Ces mesures [prises en Chine] sont les seules à l’heure actuelle qui ont prouvé qu’elles pouvaient interrompre ou minimiser les chaînes de transmission chez les humains. Au fondement de ces mesures est la surveillance extrêmement proactive, afin de détecter immédiatement les cas, de procéder à des diagnostics très rapides et à un isolement immédiat des patients positifs, au traçage rigoureux et à la mise en quarantaine des contacts proches. » Le rapport insiste aussi sur l’importance de la compréhension et l’acceptation de ces mesures par la population.

Dans l’article de Science du 2 mars, deux experts, Lawrence Gostin et Devi Sridhar, mettent néanmoins en garde : le caractère autoritaire du régime chinois et les entorses aux droits humains ont certainement joué un rôle dans l’efficacité de la politique de gestion de l’épidémie. Jeremy Konyndyk, expert en santé publique dans un think tank à Washington, invite à regarder plutôt du côté de Singapour et de Hong Kong, deux régimes démocratiques qui seraient de meilleurs exemples à suivre : « Il y a eu un degré similaire de rigueur et de discipline, mais appliqué d’une manière beaucoup moins draconienne. » [17]

Remarquons que le rapport de l’OMS du 28 février n’encourage à aucun moment la mise en quarantaine de toute la population du pays, solution de dernier ressort. Les experts suggèrent qu’il y a encore le temps d’une politique plus ciblée et efficace en ressources, à base de dépistage massif et de traçage et isolement des contacts.

Conclusion

Cette brève esquisse permet de décrire quatre moments dans l’appréhension de l’épidémie du coronavirus Covid-19 pour qui lit Science. Début janvier 2020, on apprend l’existence de cette nouvelle maladie dont les caractéristiques sont inconnues. Début février, on doit se rendre à l’évidence : les spécialistes ne peuvent exclure le scénario de la pandémie, voire semblent penser que ce scénario est le plus probable des deux (l’autre étant la réussite du confinement). Le 25 février , il est désormais établi que la pandémie l’a emporté. Le 2 mars, l’analyse du rapport de la visite de l’OMS montre deux choses : il est possible d’arrêter la course folle du virus ; la manière de le faire est de procéder à des pistages massifs et ultra-rapides, avec traçage et isolement immédiat des contacts des personnes positives.

Soulignons au passage que dès le 11 février, les lecteurs de Science sont alertés sur la possible pénurie de tests biologiques de dépistage. Le rapport de l’OMS du 28 février confirme qu’il existe d’autres techniques, à allier ou à substituer aux tests biologiques de dépistage en fonction des circonstances : la prise régulière des températures, l’examen des poumons par scanner.

Cette chronologie appelle à être complétée. Il sera intéressant, notamment, de retracer l’historique en se plaçant à l’intérieur de l’espace de la France, en regardant par exemple ce qu’ont dit et écrit les institutions spécialisées en maladies infectieuses telles que l’Institut Pasteur, ou encore les chercheuses et chercheurs spécialistes de ces questions en France.

D’autres travaux permettront aussi, je l’espère, de mettre en regard cette esquisse de chronologie avec ce qu’a fait et ce que n’a pas fait le gouvernement français. Je me permettrai une seule remarque sur ce point.

Le 28 février est publié le rapport crucial de l’OMS sur ce qui a été fait en Chine. Il montre que seule une mobilisation de « tout le gouvernement » (all-of-government) et « toute la société » (all-of-society) permet de vaincre l’épidémie. On se souviendra sans doute longtemps du fait que le lendemain, le samedi 29 février d’une année bissextile, le premier ministre Édouard Philippe a décidé de détourner un conseil des ministres « exceptionnel consacré au Covid-19 » pour annoncer l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution afin d’adopter sans vote la réforme des retraites. Alors que l’OMS démontrait l’urgence de l’action collective et solidaire face à une pandémie bientôt incontrôlable, le gouvernement s’est dit que le plus urgent était de profiter de la dernière fenêtre de tir pour faire passer son projet de loi tant décrié.

Lorsque le temps de la justice et des comptes sera venu, il nous faudra comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle : une pénurie absolue de masques, ne permettant pas de protéger convenablement les soignants qui sont au front – qui sont infectés, et infectent à leur tour –, bien trop peu de tests de dépistage (ce qui semble avoir été une décision assumée, y compris aux temps où l’épidémie était encore balbutiante en France, et n’est pas une fatalité en Europe, comme le montre l’exemple de l’Allemagne), et finalement la décision de dernier ressort de confiner toute la population pour une période indéterminée, une arme non discriminante qui est terriblement coûteuse en termes humains, sanitaires (santé mentale) et économiques.

par Pascal Marichalar, le 25 mars

NOTES
L’article est complété par 17 notes de bas de page que nous vous invitons à consulter directement sur le site de l’article original.

 https://laviedesidees.fr/Savoir-et-prevoir.html

COMMENTAIRES  

30/03/2020 09:55 par Papa Razzi

En toute logique, Macron, ses ministres et sa camarilla de blancs-becs outrecuidants ne devraient pas terminer leur mandat dans la sérénité.
Qu’ils répondent de leurs actes devant la Justice serait la moindre des choses, mais peut-on faire confiance à cette dernière ?
Macron, c’est le pouvoir visible, mais quid de l’État profond ?
Or c’est ce dernier qui choisit le pouvoir visible et détient en outre les trois pouvoirs réels, législatifs, exécutifs et judiciaires, qui ne sont pas séparés.
En tenant de surcroît l’armée, la police et les médias sous leur coupe.
Le premier acte de résistance, c’est de prendre conscience de cela et d’en tirer les conséquences.

30/03/2020 10:36 par désobeissant

Le coronavirus N’EST PAS originaire de Chine - Les médecins de Lombardie font face à d’« étranges pneumonies » depuis au moins NOVEMBRE

Liu Zhen - South China Morning Post
Sott.net
jeu., 26 mar. 2020 14:58 UTC

Une « étrange pneumonie » circulait déjà dans le nord de l’Italie en novembre dernier, quelques semaines avant que les médecins ne soient informés de la nouvelle épidémie de coronavirus en Chine, a déclaré cette semaine l’un des principaux experts médicaux du pays européen.

Wuhan — comme Bergame, le centre de l’Iran et Madrid — s’avère alors être un « point chaud », probablement en raison d’un certain nombre de facteurs LOCAUX.

https://fr.sott.net/article/35064-Le-coronavirus-N-EST-PAS-originaire-de-Chine-Les-medecins-de-Lombardie-font-face-a-d-etranges-pneumonies-depuis-au-moins-NOVEMBRE

parmi les facteurs LOCAUX : pollution, alimentation, ondes 5G ,etc ?

Exemple d’auto organisation / auto administration réussie :

Coronavirus : l’incroyable scénario de Prato en Italie, surnommée la « petite Chine »

La ville industrielle de Toscane est épargnée par le Covid-19 parce que sa population, en grande partie chinoise, s’est protégée très tôt…..

http://www.leparisien.fr/international/coronavirus-l-incroyable-scenario-de-prato-en-italie-surnommee-la-petite-chine-27-03-2020-8289309.php

30/03/2020 12:51 par keg

OPERATION PLANETAIRE ….

… que tous les cons -(tests à terre, finés et autres spécialistes en con-fine ne rit), enfin, nous tous puisque assignés à résidence mettent un gilet jaune à leur balcons et fenêtres, que toutes les villes soient confinées en Jaune. Vous reconnaîtrez aisément, ainsi, ceux qui soutiennent le pouvoir et ses mesures. Préparez la saint Barthélémy des traîtres... à venir et votre séance d’hommage de 20 heures sera celle des rond-point réoccupés depuis chez vous..... .. pour glorifier le travail de ceux qui, il y a peu se faisaient tabasser parce qu’ils dénonçaient la mauvaise santé de la santé…. En France ! Nous leur devons bien cela, cette réoccupation symbolique…

30/03/2020 – https://wp.me/p4Im0Q-3zL
-  Confinement sans dépistage systématique et sans lits et personnels pour soigner, c’est pisser dans le violon qui ne berce pas mon cœur de langueurs mon-automnes, mais qui retrouve ses ardeurs guerrières printanières et ses verdeurs. Sera-ce le printemps des Bourges ?

30/03/2020 12:52 par keg

OPERATION PLANETAIRE ….

… que tous les cons -(tests à terre, finés et autres spécialistes en con-fine ne rit), enfin, nous tous puisque assignés à résidence mettent un gilet jaune à leur balcons et fenêtres, que toutes les villes soient confinées en Jaune. Vous reconnaîtrez aisément, ainsi, ceux qui soutiennent le pouvoir et ses mesures. Préparez la saint Barthélémy des traîtres... à venir et votre séance d’hommage de 20 heures sera celle des rond-point réoccupés depuis chez vous..... .. pour glorifier le travail de ceux qui, il y a peu se faisaient tabasser parce qu’ils dénonçaient la mauvaise santé de la santé…. En France ! Nous leur devons bien cela, cette réoccupation symbolique…

30/03/2020 – https://wp.me/p4Im0Q-3zL
-  Confinement sans dépistage systématique et sans lits et personnels pour soigner, c’est pisser dans le violon qui ne berce pas mon cœur de langueurs mon-automnes, mais qui retrouve ses ardeurs guerrières printanières et ses verdeurs. Sera-ce le printemps des Bourges ?

30/03/2020 14:21 par Francis

Bonjour
Voici une copie de courrier que j’avais adressé il y a de cela quelques semaines à tous nos dirigeants politiques français y compris au présidents des deux chambres et à certains de nos députés et sénateurs

Ma fille, infirmière de profession depuis plus de 19 ans
Ma fille Anne-Sophie ayant exercée sa noble profession sur plusieurs endroit de la terre :
- Ile de la Réunion (Lieu ou elle a débutée sa formation à l’école d’infirmière et son premier emploi)
ENSUITE
- TAHITI
- L’AUSTRALIE

Sans oublier une mission humanitaire au TCHAD.

Ma fille Anne-Sophie ayant le mal du Pays est revenue en France au Mois d’Octobre 2019.
Depuis son arrivée, ma fille Anne-Sophie a galérée pour trouver du travail dans divers hôpitaux Parisiens.
Oh c’est vrai tout le monde était prêt à l’embaucher avec un salaire de misère malgré ces 19 ans de professionnalisme.
Tout le monde était prêt à l’embaucher avec un salaire de misère, un salaire de boniche, mais des horaires d’esclave.
Tout le monde était prêt à l’embaucher avec un salaire d’infirmière débutante, c’est-à-dire à 1300 € mensuel, alors qu’elle en recevait trois fois plus en Australie, et avec des responsabilités beaucoup plus importantes.
Ma fille scandalisée par le bas niveau des soins prodigués en France
Ma fille Anne-Sophie arrivée en France, n’avait plus droit aux prestations sociales, ni de santé tant qu’elle n’avait pas retrouvée un travail.
Après avoir effectuée quelques activités dans plusieurs hôpitaux Parisiens elle a réussie à se faire embaucher dans une clinique privée.
Pour trouver un logement, heureusement (vu le prix de loyer dans la capitale) que ma compagne et moi étions là. Ma compagne lui a louée un petit studio à Paris et moi je règle les autres prestations ( eau, gaz, électricité, etc)
Ma fille n’a pas hésitée un seul instant à se mettre aux services des autres et aux services des malades atteints du CODVID 19.
Ma fille Anne-Sophie dans cette clinique privée, s’occupe de personnes intubées et hier soir ma avouée que depuis quelques jours elle avait un doute sur son état de santé.
Manque de moyens de protections, manque de gants, manque de masques , manque de blouses et de sur-blouses, manque de tests .Enfin manque de tout .
C’est vrai qu’en irresponsabilité vous n’êtes pas malheureusement le premier gouvernement, en incompétence non plus.
De tout temps, en France il en a été de même
Pour expérience, la mienne.
Durant trente ans je me suis mis au service de l’Etat.
A chaque départ en OPEX, afin d’avoir du matériel convenable me permettant d’effectuer au mieux mes diverses missions, je devais passer dans des magasins de Stocks Américains et y compléter mon paquetage .
Pour nous protéger des intempéries ou des conditions climatiques, le seul matériel étanche qu’a été capable de nous fournir tous les gouvernements successifs à été le :
CASQUE LOURD.
Ayant débuté mon activité en fin des années 1960, dans la fin de cette année et dans les années 1970 nous combattions avec des pétoires des années 40.
Ex : MAT 49, fusil 49/56, MAS 36..
Même tout au début de leur mise en service les gilets pare-balle étaient de véritables passoires
Pour effectuer nos missions, nous étions obligés de « cannibaliser » nos véhicules les plus atteints sans oublier de faire le fond de nos poches pour payer le carburant nous permettant de terminer nos missions ou exercices .
Je suis actuellement invalide à 85% avec mention « STATION DEBOUT PENIBLE » pour blessures reçues en service commandé.
Mais pour faire valoir mes droits à pension d’invalidité à chaque fois j’ai dû, jusqu’en appel, demander le recours des services de justice.
On nous a supprimé le droit à l’exonération de la taxe de séjour
Et à l’exonération de la taxe de télévision
Je suis, je le reconnais, une « grande gueule » et c’est peu être pour cela que durant ma période d’activité, malgré cinq propositions pour la légion d’honneur et l’ordre national du mérite, je n’ai jamais obtenu ces distinctions.
Alors messieurs : le Président de la République, le premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur, le Ministre de la Santé, si vous n’arrivez pas à protéger vos soldats, au moins protégez vos personnels de santé et surtout vos infirmières qui sont à bout
Oubliez pour une fois le CAC 40 et les actionnaires qui continuent malgré la crise à s’en mettre plein les poches.
Ou sont les Députés ou députées comme madame la députée Coralie Dubost ( la compagne du ministre de la santé VERAN) elle qui se précipite sur tous les plateaux télé pour ouvrir sa grande gueule .
Ou est la députée Madame Coralie DUBOST pour défendre toutes ses femmes : infirmières, caissières, postières, agentes de police, aide ménagères, assistantes de vie qui relèvent les manches pour assurer la continuité de leurs services.
Madame la députée Coralie DUBOST est tout à coup bien silencieuse.
F GUIRAUDOU

30/03/2020 14:25 par Geb

Il faudra aussi mesurer l’impact sur les poumons de personnes fragiles, (Ou qui le sont devenues suite à ça), et des gazés direct par les gaz CS largués en masse par les Mercenaires du Régime lors des manifs des Gilets Jaunes et des Syndicats.

Et sur les Hospitaliers qu’on nous demande d’applaudir en particulier.

Et pas que sur les manifestants mais aussi sur les populations environnantes par induction.

Macron et sa clique sont directement désignés coupables dans ce cas précis. D’autant que des rapports les avaient prévenu des risques encourus de l’utilisation de gaz de combat contre des civils.

Qu’on s’en souvienne quand ils vont nous de mander de réaliser leur "Union nationale".

Si "Union" il doit y avoir c’est contre eux. Pour les envoyer au bagne.

30/03/2020 14:42 par Roger

Article précieux car il établit factuellement que des informations sérieuses étaient disponibles et que rien n’a été préparé.
C’est une pièce à verser au dossier qu’il faudra constituer pour poursuivre tous les auteurs de "négligence" coupable ayant entraîné la mort de milliers de personnes.
Quant à la faillite du capitalisme neo-libéral du tout marché libre et non faussé, j’espère que chacun l’aura observé et s’en souviendra. Avec cette situation on n’est plus dans la théorie Politique et son abstraction, on est dans la praxis Politique, concrète et particulièrement significative.
A nous de juger...et de jouer.

30/03/2020 17:21 par Danael

La liste des négligences s’allonge.
La présidente de la Commission européenne annonce de super bonnes idées : pendant que les Français sont en confinement, que nos travailleurs en France manquent de protections de base, que notre personnel de santé subit de sérieuses restrictions de moyens qui coûtent des vies , Ursula von der Leyen, préconise quant à elle la libre circulation des travailleurs saisonniers.
https://francais.rt.com/international/73362-ue-demande-pays-membres-faciliter-circulation-travailleurs-transfrontaliers
Coluche es-tu là ?

30/03/2020 17:27 par babelouest

Merci pour le témoignage, terrible et si vrai, Francis. Il faut ajouter que ces armes des années 70 étaient les mêmes qui, à raison ou pas, avaient été utilisées en Indochine et en Algérie : même elles, avaient le droit de déclamer
« Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grade......
Nous, nous ne l’étions pas, peut-être, fatigués ? »

Pour avoir fait mon service à la fin des années 60, je les ai connues, ces armes, toujours les mêmes, et quelques-uns de ceux, sans doute, qui les avaient utilisées. De vieux adjudants blanchis, à la mode de Flambeau !

30/03/2020 17:48 par latitude zero

Erreur de casting au 13 heures de France 2 aujourd hui 30 Mars qui vaut son pesant de cacahuètes.
Interview du Dr Prudhomme président des médecins urgentistes de France.
Minutes 5’50 à 12’29
https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/13-heures/

Cellule de surveillance et d’observation des MMS ( on manque de personnel ! )

30/03/2020 18:37 par Autrement

Indispensables, l’enquête sérieuse et le point de vue chronologique, pour le jugement de l’Histoire.
Même si on est encore loin de tout savoir sur l’origine de ce virus, on peut d’ores et déjà écrire comme l’auteur :

Le 28 février est publié le rapport crucial de l’OMS sur ce qui a été fait en Chine. Il montre que seule une mobilisation de « tout le gouvernement » (all-of-government) et « toute la société » (all-of-society) permet de vaincre l’épidémie. On se souviendra sans doute longtemps du fait que le lendemain, le samedi 29 février d’une année bissextile, le premier ministre Édouard Philippe a décidé de détourner un conseil des ministres « exceptionnel consacré au Covid-19 » pour annoncer l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution afin d’adopter sans vote la réforme des retraites. Alors que l’OMS démontrait l’urgence de l’action collective et solidaire face à une pandémie bientôt incontrôlable, le gouvernement s’est dit que le plus urgent était de profiter de la dernière fenêtre de tir pour faire passer son projet de loi tant décrié.

Ce texte devrait être affiché dans toutes les mairies et bâtiments publics, et rester inscrit en lettres de feu à la face de l’Élysée !

30/03/2020 22:11 par Assimbonanga

@latitude zero, j’ai regardé ton lien. Il dit exactement ce qu’il me semblait au sujet de ces transferts. 150 personnels pour déplacer 20 malades. C’est de la folie.
C’est comme l’escorte de 150 gendarmes pour une cargaison de... masques !
Ce pays est devenu FOU. Entre peur et peur entretenue et propagande gouvernementale et télévisuelle. Ce gouvernement gouverne pour le reportage télé. Pendant ce temps l’Espagne réquisitionne des lieux d’ampleur pour y installer chambres ou lits et le Portugal régularise temporairement tous les migrants : ça c’est de la vision politique. C’est grand. Et ça protège tout le pays en ne laissant des foyers de virus clandestins. Chacun a droit aux soins.
Macron est complètement à la masse. La France ne s’honore pas.

30/03/2020 23:08 par Ange Lini

Les "Boniches" aussi sont au front. Particulièrement celles et ceux qui nettoient les chambres infectées...sans parler des "autres" qui ramassent les miettes de pain abandonnées ça et là dans les beaux appartements et belles demeurent, le tout pour 1200 euros bien payé... Ils et elles ne devront pas être oubliées. Sinon perso, je suis très heureux que la "grande muette" ouvre enfin sa bouche.Elle en a tant à dire et à vomir sur leurs donneurs d’ordres et missions... Au plus le dossier sera gros ...
Amicalement

31/03/2020 11:27 par calahan

Pour ce qui me concerne, le sans dent de base, lorsque j’ai appris que le gouvernement chinois fermait une province de 70 millions d’ habitants et construisait deux hôpitaux en urgence, je me suis dit là on a quelque chose de très dangereux qui nous arrive dessus.

Mais comme tout sans dent qui se respecte, dans le vie de tous les jours, on est confiné à devoir se la fermer sinon on sort du rang, ça se remarque et les larbins habituels s’empressent de bâillonner.

bref....rien de nouveau sous le soleil.

31/03/2020 15:06 par Autrement

Moi aussi j’avais bien vu "l’erreur de casting" opportunément signalée par Latitude zéro, la pauvre (et toujours inepte) Marie-Sophie était prête à se cacher dans un trou de souris...
Voici un autre montage d’info avec un autre beau coup de gueule de Christophe Prudhomme, et ne pas manquer la fin !
https://www.youtube.com/watch?v=9A-KqR_Wwng
Là, ils ont eu la bonne idée de mettre en accéléré les blablas de Christophe Barbier, ça n’en est que plus parlant.

31/03/2020 16:17 par Danael

Covid en Palestine :

La propagation au niveau mondial du coronavirus a nécessité des restrictions de mouvement à travers le monde, y compris en Israël et en Palestine.
En tant qu’État occupant, Israël contrôle toutes les entrées et sorties de la Cisjordanie et de Gaza sous occupation. La semaine dernière, il a bouclé des zones administrées par les Palestiniens sous prétexte de « limiter la propagation » du coronavirus. Bethléem est complètement verrouillée depuis des semaines.
Il est clair pour les Palestiniens qu’Israël profite du Covid-19, exploitant le verrouillage de la Cisjordanie pour accélérer l’annexion des terres palestiniennes, tout en permettant aux colons israéliens d’attaquer des civils palestiniens – ce qui complique encore davantage les efforts palestiniens pour combattre la pandémie.

https://www.chroniquepalestine.com/israel-profite-de-la-pandemie-pour-etendre-son-emprise-sur-les-terres-palestiniennes/

31/03/2020 18:42 par Roger

Merci @Autrement pour ce lien vers le réquisitoire précis, concret et particulièrement démonstratif sur un point que ne comprendra Christophe Barbier que lorsqu’il sera confronté à la vraie vie : il y a des biens communs qui ne peuvent pas être ramenés au statut de marchandise et des services publics à des entreprises gérées par des financiers sous la houlette de gouvernements idéologisés par le néolibéralisme. On le voit ici pour la santé, on commence à le voir pour l’éducation, et surtout, à tous les Dieux ne plaisent, ,pourvu qu’on ne le voit pas de cette manière pour l’énergie nucléaire. En effet quand on voit l’impéritie du modèle néolibéral pour gérer une catastrophe sanitaire, imaginez ce que ça serait pour gérer une catastrophe nucléaire par exemple dans la dense vallée du Rhone ! Et imaginez ce que ce serait si un accident nucléaire arrivait maintenant !
Merci le PS qui nous a fait Hollande qui nous a fait Macron et LAREM qui pourraient bien nous tuer par incompétence Politique !

01/04/2020 15:47 par Xiao Pignouf

@Made in Québec, merci pour vos liens ! A lire absolument ! Le GS devrait les publier.

01/04/2020 18:49 par Xiao Pignouf

Puisque c’est le seul endroit où je peux en parler... en ce qui concerne cet article :
https://www.legrandsoir.info/pourquoi-la-france-cache-un-remede-anti-virus-bon-marche-et-teste-asia-times.html

Y a-t-il une raison pour laquelle vous avez désactivez les commentaires ? En toute humilité. Merci.

Si vous me répondez que c’est pour éviter un étripage, dixit Viktor avant de couper la ligne, perso, je ne crois pas qu’on en était là... Viktor, et avec tout mon respect, comparer Raoult à Wikileaks comme vous semblez le faire, c’est aller un peu vite en besogne. Mandrin, je n’ai pas ce San Antonio dans ma collec, faudra que vous me donniez le titre complet.

Pour moi, et pour le moment, il y a davantage d’éléments à charge envers Raoult que de signes d’espoir. Insinuer que la contradiction et le doute sont Macrono-compatibles est puéril. Mandrin, son look d’illuminé prophétique, il se l’est fait lui-même. Pour finir, et une dernière fois, je serais heureux qu’il ait raison, j’ai juste de gros doutes. Donc, la circonspection devrait être de mise. Ses gesticulations entraînent au passage une pénurie de chloroquine pour ceux qui en ont vraiment besoin, eh oui, il n’y a pas que les malades du c19, et je trouve assez méprisant vis-à-vis de l’ensemble du corps médical que de faire accroire qu’un seul (ou une minorité) aurait compris où se trouve la solution, ce qui sous-entendrait que les autres (la majorité) ne font rien pour sauver leurs patients.

Qui vivra verra.

01/04/2020 19:14 par sergio

Macronisme et pandémie : une anti-leçon d’humanisme (ou : Ils savaient mais n’ont rien fait) :
Présentement, des Maires et des accesseurs meurent par dizaines, mais le pire est à venir ! Morts, bien entendu évitables, mais suite à la décision du gouvernement macron, (les scientifiques ont bon dos, car en dernier ressort, ce sont les politiques qui prennent les vraies décisions, et tout particulièrement macron lui-même) d’envoyer tous ces braves gens à l’abattoir, la contamination (suite à la pandémie du coronavirus-19se développe) sur tout le territoire (y compris les territoires d’outre-mer), à peu prospérer en grande partie, à cause de cette décision stupide ! Voir à ce sujet l’article intitulé : « … « On nous a envoyé prendre des risques » : la colère d’assesseurs après les municipales », daté du 23 mars 2020, 18:36
extraits : l’un des très nombreux témoignages de ces français envoyé sciemment à l’abattoir par cynisme absolu, et pour des raisons (de calculs) politiciennes : « …« Nous n’avions pas de masques, je sais qu’il s’agit d’une denrée rare mais j’ai croisé entre 350 et 400 personnes dans la journée. Il y avait des gants, des lingettes désinfectantes et du gel hydroalcoolique mais derrière le bureau de vote nous étions assis les uns à côté des autres, sans protection », raconte Elodie. « Je pense que c’était une erreur, on savait très bien que le deuxième tour n’aurait pas lieu le dimanche suivant et on nous a envoyé prendre des risques » … »
Lien Internet : https://francais.rt.com/france/73014-on-nous-a-envoye-prendre-risques-colere-assesseurs-municipales
PS : Premier tour des élections municipales, qui je vous rappelle a eu lieu le 15 mars 2020, en plein pic du nouveau coronavirus-19, et ces crétins de macronistes insistèrent lourdement pour que le premier tour ai bien lieu (alors que d’après la ministre de la santé, madame buzyn, le gouvernement macroniste savait déjà), certainement pour officialiser ce premier tour des municipales, et tout cela pour des raisons politiciennes !

02/04/2020 00:18 par Danael

Puis viendront les récits. Car les gens raconteront. Le renvoi à domicile qui finit très mal, les conditions dans lesquelles un enfant n’a pas pu être pris en charge à temps, les morts dans les couloirs, les choix d’allocation tragiques des équipements en nombre insuffisant, peut-être la submersion des pompes funèbres comme en Italie, pour ne rien dire des personnels soignants qui auront leur cargaison d’histoires de fin du monde à livrer, kyrielle interminable de témoignages effarants qui viendront faire le grand tableau du coronavirus en France — récit complémentaire du « embedded à l’Élysée » que se réservent déjà le JDD et BFM. Tout ça va faire beaucoup, trop sans doute pour s’en tirer comme d’habitude avec la pelle et la balayette — trop surtout pour éviter la complète banqueroute morale.

Frederic Lordon ; Opération Résiliation
https://blog.mondediplo.net/operation-resiliation

02/04/2020 07:05 par Roubachoff

@Xiao Pignouf
Chaque fois qu’un débat s’approfondit et pourrait nous faire avancer un peu, y compris dans la douleur, c’est la même histoire : un rappel à l’ordre plus ou moins paternaliste ou une fermeture des commentaires. Et dire que les mêmes personnes défendent Julien Assange...
Sur l’article des Crises, une simple remarque : le blogueur s’est contenté de collecter tous les articles à charge de la presse officielle (qu’il dénonce à longueur d’année) en y ajoutant quelques commentaires qu’il trouve drôles et pertinents, ce qui est son droit. Avez-vous vu les posts, sous l’article ? On est en gros à 50% pour et 50% contre, sauf que ce monsieur a "modéré" les opposants les plus virulents. (Dont je ne fais pas partie, il y a beau temps que j’évite ce site.) Que pensez-vous de la méthode ? Notez quand même que quelques affirmations, dans cette anthologie de dénonciations, frisent la diffamation pure et simple.
Je sais que vous me détestez et je vous le rends bien. Cela dit, j’essaie de moucheter mon fleuret, mais si j’utilisais une plume, vous diriez encore que ça chatouille. Du coup, nous nous nuisons réciproquement et limitons chacun la liberté d’expression de l’autre. C’est une situation digne de la maternelle, alors que nos désaccords, eux, portent sur des sujets graves. L’enjeu de la méthode Raoult, puisqu’il faut encore l’expliquer, c’est de trouver une alternative au confinement généralisé en dépistant et en traitant le plus tôt possible (avec son protocole ou un autre, ce n’est pas l’essentiel). Quand nous paierons tous, très bientôt, la facture (pas seulement économique) de cette folie (qui évoque un suicide de lemmings) il sera trop tard pour comprendre qu’on ne sauve pas le monde en le détruisant. A ce moment-là, il ne restera qu’un enjeu : éviter à tout prix de recommencer les fois suivantes, car il y en aura. Et le résultat, inévitablement, sera un siècle de régression économique, sociale, culturelle et politique.
C’est la grande illusion actuelle. Le catastrophisme (climatologique, fémino-délirant, épidémiologique) peut passer aux yeux de certains pour une chance historique de corriger les erreurs du capitalisme. En réalité, c’est le moyen le plus sûr pour nos dirigeants et leurs maîtres de revenir au capitalisme sans foi ni loi ni démocratie si bien décrit par Marx.
Dans le fil qu’il a fermé, M. Dedaj parle avec ironie des gens qui s’étripent sans être spécialistes. J’envisageais de lui répondre longuement, ce qui sera hélas impossible. Alors, simplement une remarque : si seuls les spécialistes ont droit à la parole, retirons leur carte à 90% des journalistes, interdisons 90% des organes de presse, fermons tous les sites de ré-information (y compris LGS, qui n’est spécialiste de rien), faisons de même avec tous les forums et tous les réseaux sociaux, et, pourquoi pas, supprimons les élections puisqu’on y invite des non-spécialistes à s’exprimer sur des sujets qui les dépassent (un projet qui ne déplairait pas à l’UE, semble-t-il). Ainsi, il ne resterait plus que les plateaux de spécialistes de TF1 et tout le monde serait content.

02/04/2020 07:38 par CN46400

@ Xiao Pignouf
"Qui vivra verra"
Tous les pro Raoult, dont je suis, ne demandent pas autre chose. Et pour voir, il faut libérer les savoirs et les actions de ceux, tous ceux, qui savent....

02/04/2020 09:57 par Jean-Yves Leblanc

C’est la grande illusion actuelle. Le catastrophisme (climatologique, fémino-délirant, épidémiologique) peut passer aux yeux de certains pour une chance historique de corriger les erreurs du capitalisme. En réalité, c’est le moyen le plus sûr pour nos dirigeants et leurs maîtres de revenir au capitalisme sans foi ni loi ni démocratie si bien décrit par Marx.

Ces quatre lignes de Roubachoff décrivent magistralement le trou dans lequel dans laquelle notre gauche est en train de s’enfoncer.,

02/04/2020 12:24 par alain

Article passionnant même si ce n’est qu’une "brève esquisse". Tout aussi passionnant, et dans la même veine l’article deMaxime Vivas, sur le site. Mais encore mieux (oui oui c’est possible...) et définitif et magistrai ça :

https://threadreaderapp.com/thread/1244349636040671243.html

02/04/2020 18:20 par Toff de Aix

Cet article est une des balles qui garniront les fusils qu’il nous faudra pointer sur ces assassins quand viendra l’heure-et je ne parle pas au figuré : ils savaient et n’ont rien fait, à part détruire l’économie française à cause de ce confinement généralisé tardif, donc à créer des millions de chômeurs supplémentaires, et envoyer des millions d’autres au casse-pipe, sans aucun matériel de protection.

Ahh ça, l’autre raclure, pour parader devant les caméras avec son hôpital de campagne merdique de 30 places, il a un ffp2 tout neuf ! Pendant qu’à côté de lui, les soignants et médecins envoyés au front ont des masques chirurgicaux, qui sont de véritables passoires.
Les preuves s’accumulent partout, des mensonges répétés aux injonctions contradictoires renouvelées, et les pitoyables tentatives de "communication" de cette bande de bras cassés méprisants n’y changeront rien.
Pas quand des milliers de gens meurent et vont continuer à mourir par leur faute, et pas quand des millions d’autres vont perdre leur boulot, et tomber dans la misère.
Espèce d’ordure, les français ne te pardonneront JAMAIS, à toi et à ta clique malfaisante, ce que vous avez fait.

Attends-toi à vivre un bon moment de rock’n roll lorsque tu seras obligé de nous laisser sortir ! On va venir te chercher, et ça sera pas pour faire des bisouilles.

02/04/2020 18:31 par Toff de Aix

Tenez, pour en rajouter une couche sur la "polémique" Raoult, je pense que chacun devrait lire cet article
Il est écrit par deux médecins et ce qu’il démontre est assez stupéfiant..

À chacun de juger..
https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/essai-discovery-et-protocole-222835

Ps : de plus en plus de pays qui ont opté pour un confinement partiel (histoire de ne pas créer des millions de chômeurs supplémentaires, voire comme chez nous, histoire de ne pas museler les oppositions) ont aussi opté pour le combo qui semble le mieux fonctionner, à savoir dépistage généralisé + confinement et traitement à la chloroquine des infectés. Et vous savez quoi ? Pendant que chez nous la majeure partie des "braves gens" tapent sur Raoult pour tel ou tel motif, ailleurs ça avance... Moins de morts, moins de dégâts... Et de plus en plus de pays qui adoptent la chloroquine. Allez comprendre...

02/04/2020 21:04 par Xiao Pignouf

@Toff de Aix, merci pour le lien, très instructif.

Mais enfin encore une fois, lorsqu’il s’agit du Zidane de la médecine, point n’est besoin de donner des chiffres, des résultats d’expérience. Les mots suffisent.

La seule chose qu’on nous dise c’est qu’une expérience ayant démontré l’inefficacité probante de certains médicaments était en fait conçue pour discréditer Raoult. Cela dit, c’est bien la raison la plus sérieuse qu’on ait sous la main pour croire ce qu’il dit sans piper mot.

Si Raoult c’est Zidane, alors Macron, c’est Materazzi ?

03/04/2020 01:43 par Jérôme Dufaur

@Xiao Pignouf
J’ai essayé de me retenir de réagir, mais trop c’est trop.
Les administrateurs du Grand soir sont vraiment bienveillants.
Vous êtes venu poster des commentaires "ici" pour vous plaindre de ne plus pouvoir poster des commentaires "ailleurs".
Cet "ailleurs" où vous aviez pourtant réussi à poster 10 commentaires sur 66.
Je pense que vous êtes malade et qu’il faudrait vous faire soigner.
En témoigne votre dernier commentaire où vous jugez un lien instructif tout en vous permettant d’ironiser sur son contenu, pour mieux reprendre votre leitmotiv actuel, reflet de votre préoccupation monomaniaque du moment.
Dans cet océan d’incertitude, une chose est sûre : la chloroquine ne pourra rien faire pour vous.
De omnibus dubitandum, telle était la devise préférée de Marx. A méditer !
Vous réagirez certainement pour défendre votre orgueil blessé. Sachez que je ne m’abaisserai pas à vous répondre !

03/04/2020 02:16 par Viktor DEDAJ

Dans une interview d’une heure du Dr Peter Hotez (Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Hotez) celui-ci mentionne le Dr Raoult en termes élogieux, sans toutefois prendre position sur la chloroquine en expliquant pourquoi : trop de tests aux résultats contradictoires, pas assez de recul. Notez "résultats contradictoires". Apparemment, la communauté médicale (des chercheurs notamment) n’est pas marquée par les certitudes exprimées dans les commentaires. L’interview, en anglais : https://www.youtube.com/watch?v=Q9Q53KWZFMU

@Roubachoff : il n’y pas si longtemps, vous écriviez "Sans cirer les pompes de personne, je trouve que LGS est un site équilibré" et aujourd’hui "Et dire que les mêmes personnes défendent Julien Assange..." — Vous avez changé de crémerie ou c’est le confinement qui vous travaille ? Pour les commentaires, il y a une différence entre débattre et s’étriper. Mais lorsque nous décidons de les clore, c’est parce que nous estimons qu’ils ont atteint un point qui porte préjudice au site. Nous apprécions les débats, nous détestons les concours de celui qui pissera le plus loin. Aux lecteurs de décider si nous avons raison ou tort.

@Xiao Pignouf : ce n’est effectivement pas très élégant de venir insister sur un nouveau fil. Vous testez notre bienveillance ?

@tous : nous ne laisserons pas les commentaires sur LGS devenir un café du commerce. Si l’auto-discipline ne fonctionne pas, nous l’imposerons, c’est aussi simple que ça.

03/04/2020 07:55 par Xiao Pignouf

@Jérôme Dufaur, ouah, effectivement en vous lisant, mon orgueil a du mal à ne pas en prendre un coup... Je suis malade ??? Pourquoi ? Dire des choses si péremptoires et injurieuses bien installé dans son chez soi est tellement facile... Je pense que vous allez un peu loin dans votre façon de me juger. Je n’ai insulté ni attaqué personne. Et je n’ai pas traité le lien de Toff de Aix avec ironie. Au contraire. Je l’ai sincèrement trouvé très instructif. De omnibus dubitandum ? Vous latinisez sans comprendre, c’est exactement ce que je vous m’interdisez de faire... Et si j’ai choisi cet article pour contesté quelque chose c’est parce que le sujet est apparenté. 10 commentaires sur 66 vous dites ? Et alors ? J’interviens régulièrement depuis 5 ou 6 ans minimum. Parfois moins, parfois plus, comme ici. Je ne pense pas être un intervenant envahissant. Je crois qu’un seul de mes commentaires a été refusé, et je le savais par avance. Je n’ai jamais contesté le fonctionnement du GS et je crois avoir toujours respecté les règles.

Fondamentalement, c’est votre commentaire qui est agressif, aucun des miens. Habituellement, le GS vous aurait demandé à vous, de vous calmer... Ne vous abaissez effectivement pas à me répondre.

@GS, veuillez m’excuser d’avoir lourdement insisté... Café du commerce ? Je ne suis absolument pas d’accord.

03/04/2020 09:54 par Toff de Aix

@xiao
Avez vous lu l’article en entier ? J’avoue qu’il est assez long. Mais quand même, vos arguments ne tiennent pas bien longtemps.

Quid de l’innocuité démontrée de la chloroquine ? Ça fait 70 ans qu’on l’utilise un peu partout, et le seul argument des anti, c’est son soi disant potentiel d’effets secondaires, effets qu’on maîtrise au mieux ?

Quid du lobbying intense des grandes compagnies pharmaceutiques et des labos qui courent après un hypothétique vaccin, infiniment plus lucratif qu’une boîte de plaquenil à deux euros ? Et de l’ exemple évoqué par ces deux médecins, concernant les cas de cancers infantiles ? Il y a des précédents, et vous, comme les autres, les balayez de la main ?

Quid de la réduction significative de la charge virale chez TOUS les sujets ? Le fait que l’expérimentation du prof Raoult n’ait pas été faite en double aveugle (la sacro-sainte religion des détracteurs, religion qui n’est d’ailleurs pas suivie pas toute la communauté scientifique, si vous aviez lu jusqu’au bout vous l’auriez compris), ce fait là ne doit pas occulter les très bons résultats de son équipe : plus de deux mille infectés traités à ce jour... Et un seul mort ? Vous pourriez calculer le taux de letalité que cela fait, svp ?

Et quelle conclusion en tirez-vous ?

03/04/2020 10:20 par CAZA

Bonjour
Il est fait beaucoup de mal aux mouches dans ce fil de commentaires
la synthèse est pourtant simple
On confine tout le monde car on n’a pas de tests pour ne confiner que les malades ( et pour longtemps )
La contagion perdure car on n’a pas de masques ( et ça va durer longtemps encore ) )
les essais en cours sur des molécules antivirales qui sont dépassées ne serviront donc à rien même pas à favoriser les grands labos côtés en bourse
Dans cet essai le Plaquenil n’est pas administré comme le préconise Dr Raoult donc rien ne sera démontré non plus .
Donc l’épidémie va durer jusqu’à ce qu’elle s’arrête de sa propre mort (après l’hécatombe ) dans un ""certain temps ""
Pour l’heure bien malin celui qui peut prédire le nombre de victimes et comment se fera la sortie de crise
Ce sera un scandale sanitaire de plus venant grossir de liste des précédents
Des responsables lampistes iront au tribunal
L’anthropologue Claude Levy-Strauss comparait la planète et l’humanité à un sac de farine parasité par des vers et disait que les vers s’empoisonneraient de leurs déjections alors qu’ils n’auraient seulement consommé que le dixième de la farine
En ce moment pas d’empoisonnements mais une épidémie qui met en évidence la surpopulation et la pollution
Pendant la grippe espagnole des médecins conseillaient aux malades de manger de l’oignon
Faites vite ce n’est pas encore contingenté
LGS a bien le droit de modérer les commentaires pour privilégier sa ligne éditoriale et éviter la pétaudière générale .
Les lecteurs ont aussi le droit d’aller s’informer ailleurs
Le gel Hydrool peut être remplacé par toutes les solutions désinfectantes (pour petites lésions cutanées ) Demandez à votre pharmacien

03/04/2020 12:30 par ChrLs

- Un homme à la mer ! un homme à la mer !
- Ouais ; et quoi qu’il veut ?!

03/04/2020 12:45 par Xiao Pignouf

@Toff, je ne peux pas vous répondre en détail, mais j’ai lu l’article que vous avez donné en lien, je l’ai trouvé, comme je l’ai dit, très instructif. Je ne conteste aucun des points que vous évoquez, aucun. Et encore une fois, je vous en remercie. Il ne lève cependant pas mes doutes.

03/04/2020 13:19 par CAZA

Rebonjour
"Le Temps" de Lausanne consacre un article à Dr Raoult ( futur prix Nobel de médecine ??? )
Demandez votre Plaquenil à votre médecin généraliste
C’était en vente libre jusqu’en Janvier donc aussi dangereux que le paracétamol
https://www.letemps.ch/monde/marseille-combat-singulier-didier-raoult-contre-covid19

03/04/2020 16:02 par Assimbonanga

Les oignons d’accord mais on est en fin de saison, ils commencent à germer ou à pourrir. Il fait beau, il fait sec. Une canicule succèdera-t-elle à l’épidémie ? Y a-t-il des gens qui doutent encore de la possibilité d’un collapse ?
Les Macron and co seront dans l’histoire de l’humanité des médecins de Molière, des mecs ne croyant pas que la terre fut une boule. Ils s’accrochent au monde connu de leur doigts crochus de Picsou.

03/04/2020 17:06 par Yann

Made in Quebec, je ne suis vraiment pas convaincu par la méthode critique et journalistique de Berrurier, qui satisfait avant tout son immense ego, le laisse croire qu’il est la personne la plus intelligente de France (comme tant de ses compatriotes, d’où le succès public de son site) et qu’il aime passer des heures à pinailler et commenter (avec force lol) des articles et publications souvent ineptes, datés ou de deuxième main. Chercher le diable dans les détails mais se garder bien de toute synthèse et vue d’ensemble un peu plus constructive (le "en même temps" des courageux du moment, ceux qui sont pour "la liberté d’expression" qui se termine en blagues à deux balles, dénigrement ou en accusations). D’ailleurs ce site, qui censure beaucoup les commentaires, a énormément perdu en qualité et en audience.

Quelle révélation importante a fait le site les Crises dernièrement, ces dernières années ? C’est du bavardage et de la posture purement virtuelle. Emblématique du vide de la pensée critique actuel. Non, je ne le mettrais vraiment pas au même niveau que LGS qui n’a pas vendu son âme au diable et au putaclic.

Sinon sur l’usage de la Chloroquine, une fois de plus beaucoup de bruit pour rien dans notre charmant pays si bavard. Dans d’autres, on avance et on évite de perdre du temps en polémiques stériles. Et on met en place un protocole médical avec cette molécule, qui a fait ses preuves depuis 3 mois contre le coronavirus.

Et les effet secondaires crieront les puristes ? Ben vous les verrez bien, lorsque dans la panique et entre les milliers de morts encore à venir, nos droits et libertés sont encore un peu plus rongés. Aussi avec la crise de l’économie réelle (présentée comme un changement nécessaire, une réforme virtuelle, dématérialisaton de la monnaie, société policée, connectée et aveugle, freinant les rassemblements physiques, etc.) va s’installer dans les moeurs.

Comme pour l’état d’urgence, suite à notre deuxième grande frayeur médiatiquement cultivée : le terrorisme.

Un choc de plus.

03/04/2020 17:23 par Toff de Aix

@ caza : entièrement d’accord avec vous..
@ ciao : je dirais qu’avoir des doutes est toujours preuve d’hygiène mentale (je me méfie des prophètes et des solutions miracle moi aussi, et m’astreins à n’idolatrer personne). Je ne suis d’ailleurs pas dupe du manège du professeur Raoult : par ambition, il a pactisé avec la droite locale, oui celle qui par son inaction criminelle a fait s’effondrer des immeubles avec des gueux dedans il y a quelques temps, et on sent bien que le bonhomme veut faire son petit bout de chemin..

Pour l’anecdote ma belle mère a fait sa carrière à la timone comme cadre hospitalier il y a quelques années, et m’a confirmé que Raoult était "quelqu’un d’horrible humainement, un vrai casse-cou*lles"... Mais aussi "une sacrée pointure dans son domaine, un cador". Quelqu’un d’unanimement respecté dans son travail et ses recherches, malgré un tempérament bien dégueulasse... Donc je me base aussi sur ce ressenti, et sur ces faits. Disons qu’aujourd’hui malgré tous ces éléments, ou plutôt grâce à eux j’ai pu me faire une idée précise de la situation... Et si jamais un jour j’attrape cette saloperie de COVID-19, je ferais comme tous ceux qui, dans ma ville, l’ont attrapée : je foncerai ventre à terre à l’IHU et signerai toutes les décharges possibles pour me faire soigner avec le protocole du professeur Raoult... Comme l’ont fait aussi les cadors de la droite marseillaise, tous infectés et...guéris depuis, grâce(ou malgré ?) à ce même traitement... (Martine Vassal, Valérie Boyer, Bruno Gilles, Guy Teissier, Christian Estrosi.....)

03/04/2020 19:13 par CAZA

Bonsoir @Assimbonanga
Le rhum agricole Antilles Guyane à 55 degrés va aussi très bien
D’ailleurs l’alcool à 90 de pharmacie aux Antilles (qui vient de la distillation du vin en métropole ) c’est du Rhum à 90
distillé à partir de la canne à sucre
Il est conseillé de l’acheter sur place ( le rhum ) en raison de son prix de 6€ le litre là bas
Si vous ne pouvez obtenir une dérogation de déplacement il est préférable de s’en tenir aux liquides pharmaceutiques
en raison des taxes en France (15 à 20 € le litre )
Une petite pique anti fonctionnaire sur les douanes pour finir mais dans l’autre sens
Si vous importez un sirop antitussif dans les Dom contenant de l alcool vous serez taxé comme pour un spiritueux
Comme les oignons germent et pourrissent utilisez donc l’Allium Cepa homéopathique
Si finalement vous concluez que ce n’est pas actif contre la virose vous avez la solution d’utiliser les granules surnuméraires
non utilisées pour sucrer votre café

04/04/2020 10:16 par Assimbonanga

@CAZA, merci pour ta réponse à ma question qui a disparu entre-temps : est-ce que la gnôle ça le fait pour du gel hydroalcoolique ? Il se trouve que j’en ai en réserve et que je ne sais pas quoi en faire. Ça a une odeur fort reconnaissable...
Si Lallemand, Castaner et Véran étaient vraiment en lutte contre le coronavirus, ça fait longtemps qu’ils auraient recommandé de montrer ses papiers sans baisser la vitre du véhicule mais là, non, c’est contre la population qu’ils sont en guerre. Tracasseries, abus de pouvoir, interprétation arbitraire du règlement, suspicion, délit de faciès. Quand des gens sont confinés dans des HLM à 9 par appartement, on les harcèle parce qu’ils sont plusieurs dans la bagnole ?
Est-ce que Castaner est allé à l’île de Ré ou de Noirmoutier, au Cap Ferré, en Bretagne pour humilier le bourgeois fuyard de Paris ? Quand Blanquer estime à la louche qu’il faut laisser le virus contaminer 60% de la population pour obtenir l’immunité et qu’il condamne ainsi tous ceux qui n’y résisteront pas, est-ce Lallemand comprend pourquoi les réa débordent ?

Et si la Corée s’en sort mieux que nous, tout comme l’Allemagne soit dit en passant, ce n’est pas juste parce qu’elle traque les habitants par leurs téléphones mobiles, mais parce que le nombre de lits et de respirateurs est nettement supérieur au nôtre et que tous les gens ont des masques, y compris les pandores qui verbalisent.

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