54e Congrès de la CGT, un entretien avec Jean-Pierre Page
Jean-Pierre PAGE
A l'ouverture du congrès confédéral de la CGT, Initiative communiste a demandé à Jean-Pierre Page, ancien responsable du département international de la CGT et de la direction nationale de ce syndicat, de donner son sentiment sur l'évolution du syndicalisme français. Jean-Pierre PAGE a souhaité que LGS le publie aussi.
1) Il y a trois ans, le congrès de la CGT a été très houleux et la direction réformiste sortante a été fortement contestée, notamment Martinez. Alors que la ligne de la CGT ne semble pas avoir vraiment bougé, que l'année syndicale 2025/26 a été singulièrement atone, comment expliques-tu que l'on ne voit guère monter au créneau l'opposition de classe qui avait été très visible il y a trois ans ?
Il est un fait que le 53e Congrès avait mis en évidence de manière révélatrice de nombreux clivages au sein de la CGT. Je veux rappeler, ce que l’on oublie souvent, le Congrès Confédéral de la CGT est le congrès des syndicats d’entreprises et non celui des structures de la CGT. Il est important d’en tenir compte pour comprendre où en est celle-ci.
Ces désaccords étaient à la fois l’expression forte de délégués de syndicats de voir maintenu une orientation de lutte de classes indépendante, c’est à dire des principes d’organisation, une identité et une orientation anticapitaliste et (…)Lire la suite »
























