RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Stéphane Etchegaray : "on nous a reproché d’avoir commis un acte de guerre alors que nous faisions un acte de paix"

Stéphane Etchegaray est l'une des cinq personnes interpellées à Louhossoa. Il n'est pas à l'initiative de l'opération de vendredi mais assume totalement sa participation en tant que technicien et citoyen basque. Il en rappelle également le sens pacifique face aux risques pris par les Etats de ne pas procéder au désarmement d'ETA.

Vous n’êtes pas à l’initiative de l’action menée vendredi. Quel a été votre rôle exactement ?

Stéphane Etchegaray : Je ne suis en effet pas un porte-parole de cette action. J’ai été sollicité en tant que simple technicien, pour réaliser le film de la neutralisation des armes. Je savais qu’un événement important lié au processus de paix au Pays Basque allait avoir lieu. Mais, j’ai été mis au courant de la nature de l’opération une fois sur place.

Et vous avez accepté d’y participer ?

S.E : Oui. Je n’ai pas hésité une seconde. Je l’ai fait en tant que citoyen et militant basque. Je crois fermement à l’aboutissement de ce processus de paix. Cela fait cinq ans qu’ETA a déclaré la fin définitive de la lutte armée et cela fait cinq ans que rien ne bouge. Quand je me suis trouvé face à mes responsabilités ce soir-là dans cette maison de Louhossoa, j’ai choisi d’apporter ma modeste contribution à la paix et d’allumer ma caméra.

Cela vous a valu d’être associé à une entreprise terroriste et quatre jours de garde à vue. Vous ne regrettez rien ?

S.E : Quand j’ai découvert les chefs d’accusation, je suis effectivement tombé des nues. On nous a reproché exactement le contraire de ce nous étions en train de faire quand le Raid a débarqué dans la maison et nous a pris comme ils disent "en flagrant délit de manipulation d’armes". On nous a reproché d’avoir commis un acte de guerre alors que nous faisions un acte de paix.

Ceci étant dit, je n’ai pas une once de regret. J’assume totalement ce que j’ai fait. Si par cette action, j’ai pu apporter ma pierre à l’immense édifice qu’est ce processus de paix, alors c’est une grande fierté.

Après ces arrestations, de très nombreuses personnes, élus ou membres de la société civile, se sont mobilisées. Au Pays Basque et bien au-delà ...

S.E : Pendant la garde à vue, mon avocat s’en est fait l’écho. C’était très émouvant et très fort pour nous. C’est aussi la preuve que quelque chose d’important s’est passé à Louhossoa. Voilà ce qu’il faut retenir. A côté de ça, les quatre jours difficiles que nous venons de vivre, ce n’est rien. Je tiens vraiment à remercier chacune des personnes qui a participé à ces rassemblements, qui a manifesté, qui s’est mobilisé. C’est là le plus important, vraiment.

D’autres, en revanche, vous ont reproché d’avoir pris des risques inconsidérés ...

S.E : On nous l’a aussi beaucoup reproché en garde à vue. Je pense personnellement que c’est beaucoup plus risqué de la part des Etats français et espagnol de laisser ces armes dans la nature. Car, c’est cela la réalité. Ces Etats refusent de participer au désarmement d’une organisation qui elle veut rendre les armes et le dit très clairement. Alors qui prend le plus gros risque ? Eux ou nous ? Il faut se poser cette question avant de commenter notre action.

Comment envisagez-vous la suite ?

S.E : Nous sommes mis en examen, placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de nous rencontrer. Nous ferons le point avec nos avocats dans les prochains jours. Le plus important aujourd’hui, c’est la joie d’avoir du soutien, de sortir la tête haute et d’être libre. C’est évidemment un moment où on a une grosse pensée pour tous les prisonniers et exilés basques. Ceux qui sont et restent dedans.

»» http://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20161221/stephane-etchegaray-on...
URL de cet article 31351
  

CUBA OU L’INTELLIGENCE POLITIQUE - Réponses à un président des États-Unis (Livre format PDF)
Jacques-François BONALDI
365 JOURS APRÈS Aujourd’hui 22 mars 2017, voilà un an jour pour jour que Barack Obama entrait de son pas caractéristique sur la scène du Grand Théâtre de La Havane pour une première : un président étasunien s’adressant en direct et en personne au peuple cubain. Trois cent soixante-cinq jours après, que reste-t-il de ce qui était le clou de sa visite de deux jours et demi à La Havane ? Pas grand-chose, je le crains… Les événements se déroulent maintenant si vite et tant de choses se sont passées depuis – (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Analyser la réussite ou l’échec du modèle économique cubain en faisant abstraction d’un blocus criminel de plus de 50 ans, est une pure hypocrisie. N’importe quel pays capitaliste d’Amérique Latine, soumis à un blocus similaire, s’effondrerait en quelques mois.

Rafael Correa
ancien président de l’Equateur

Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
93 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
123 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.