Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes

Discrets assassinats de journalistes dans l’Amérique latine

Tuer le messager

Dans l'Antiquité, lorsqu'un monarque où un membre proéminent de sa cour recevait de mauvaises nouvelles, que ce soit de la guerre, des habituelles intrigues au Palais ou de toute autre nature, la première réaction était tuer le malheureux qui était porteur du message. Cela démontre combien, déjà à cette époque-là, perturber le pouvoir avec certaines informations était une tâche très dangereuse.

Les choses ont peu changé. Il suffit de s’arrêter sur les résultats d’un résumé élaboré par la Commission qui enquête sur les attentats contre les journalistes, un organe appartenant à la Fédération Latino-américaine de Journalistes, la FELAP, de par son sigle en espagnol. On peut constater que depuis 2006 et jusqu’à maintenant, un total de 401 journalistes ont été assassinés, la grande majorité d’entre eux, pour s’acquitter des tâches inhérentes à leur profession.

Le Mexique va en tête de liste avec une large marge. 146 communicateurs tués durant cette période. Ces statistiques font de ce pays le plus risqué pour ceux dont la fonction sociale est d’informer la population sur des faits de l’actualité, analyser leurs causes et prévoir leurs conséquences.

Ce pays vit une guerre sourde, qui ne peut plus être qualifiée de basse intensité à cause des victimes qu’elle provoque depuis que les autorités mexicaines ont décidé de suivre les ordres de Washington de livrer en territoire mexicain le combat contre le trafic de drogue et d’autres formes du crime organisé, dont la cible est d’atteindre le territoire étasunien, le plus grand marché de stupéfiants de la planète.

Il s’agit d’un affrontement où les Mexicains mettent les morts et les États-Unis les armes, pour la plus grande joie du complexe militaire industriel-

Au Honduras, avant le coup d’état qui a évincé le président Manuel Zelaya, en 2009, deux assassinats de journalistes : un en 2007 et un autre l’année suivante.

Après le putsch, une escalade d’assassinats contre ce secteur s’est produite, tout particulièrement contre les journalistes qui critiquaient les autorités au pouvoir. À l’heure actuelle le nombre de journalistes assassinés au Honduras s’élève à 58, ce qui est surprenant dans un pays qui prétendument vit en “démocratie”.

Les choses ne vont pas très bien non plus au Brésil, le géant sud-américain où ces 12 dernières années 47 communicateurs ont été tués. La Colombie vient derrière avec 38 dans cette période.

Le Guatemala est un autre pays affecté par ce fléau. 30 journalistes y ont été criblés de balles. La quasi totalité était liée à des enquêtes sur des affaires de corruption impliquant des fonctionnaires publics et sur les actions du narcotrafic.

Cuba ne figure pas sur la liste de la Commission de la FELAP. Le dernier assassinat d’un journaliste dans notre pays a été perpétré cela fait 59 ans, plus exactement le 13 mai 1958. La police du dictateur Fulgencio Batista a abattu le correspondant équatorien Carlos Bastidas Argüello, qui avait passé quelques semaines à la Sierra Maestra, pour rapporter les activités du Mouvement 26 juillet, dirigé par le commandant en chef, Fidel Castro.

Tuer le messager est encore de nos jours une pratique néfaste de certains secteurs de pouvoir, qui ont trempé dans les réseaux de la corruption, attirés par l’impressionnant pouvoir financier du crime organisé, ainsi que de certaines grandes corporations transnationales qui cherchent à obtenir de recettes fabuleuses et qui sont prêtres à payer ou à tuer pour faire taire la dénonciation sociale et conserver leurs privilèges.

»» http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/128714-tuer-le-messager
URL de cet article 31858
   
AGENDA
mercredi 22 novembre 2017
mercredi 22 novembre 2017
jeudi 23 novembre 2017
vendredi 24 novembre 2017
vendredi 24 novembre 2017
samedi 25 novembre 2017
mardi 28 novembre 2017
jeudi 30 novembre 2017
vendredi 1er décembre 2017
vendredi 1er décembre 2017
samedi 2 décembre 2017
vendredi 15 décembre 2017
Ainsi parle Chávez
Hugo Chávez, figure du Venezuela et de l’Amérique latine contemporaine, si critiqué et diffamé dans la plupart des médias, était indéniablement le président métisse, issu d’une famille pauvre, avec lequel les classes populaires pouvaient s’identifier. Pendant 13 ans, chaque dimanche, il s’est adressé à son peuple dans une émission appelée « Allô président », fréquemment enregistrée sur le terrain et en public. Ce livre recueille certaines de ses allocutions. Tour à tour professeur, historien, blagueur, (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« A toute époque, les idées de la classe dominante sont les idées dominantes : autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps la puissance spirituelle dominante. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, de ce fait, des moyens de la production intellectuelle, si bien qu’en général, elle exerce son pouvoir sur les idées de ceux à qui ces moyens font défaut. Les pensées dominantes ne sont rien d’autre que l’expression en idées des conditions matérielles dominantes, ce sont ces conditions conçues comme idées, donc l’expression des rapports sociaux qui font justement d’une seule classe la classe dominante, donc les idées de sa suprématie. »

Karl Marx


La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où il s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon (...)
40 
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
30 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.