RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Tunisie : Pour un Front Anti-fasciste (FAF) pour défendre la République

Une série noire (attaque de Nidaa Tounès à Jerba, assassinat de Lotfi Nakdh, agression envers des syndicalistes, etc.) plonge le pays dans l’inquiétude, le désarroi et la crainte pour la République. Les bandits agissent en toute impunité. La police nationale est-elle vraiment dépassée par les évènements ou contrainte à ne pas réagir ?

« Dans l’histoire de l’humanité, toute force réactionnaire au seuil de sa perte se lance nécessairement dans un ultime sursaut contre les forces de la révolution et souvent des révolutionnaires sont à un moment induits en erreur par cette force apparente qui dissimule la faiblesse intérieure, ils ne voient pas ce fait essentiel que l’ennemi approche de sa fin et qu’eux-mêmes sont près de la victoire » Mao Tsé-toung.

Une série noire (attaque de Nidaa Tounès à Jerba, assassinat de Lotfi Nakdh, agression envers des syndicalistes, etc.) plonge le pays dans l’inquiétude, le désarroi et la crainte pour la République. Les bandits agissent en toute impunité. La police nationale est-elle vraiment dépassée par les évènements ou contrainte à ne pas réagir ?

De l’incapacité de l’exécutif à rétablir l’ordre et le respect des lois républicaines découlent les dérapages et actes des salafistes, lesquels testent ainsi leur stratégie de déstabilisation du pays. Ces ignobles individus cherchent la provocation voire la guerre civile pour « somaliser » le pays et le livrer aux bandes armées et aux lois barbares.

Ne pas réagir maintenant, c’est accepter toutes les dérives fascistes et dictatoriales car le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève...

Pourquoi la police est-elle si amorphe aujourd’hui ? Pourtant ces bandits sont bien connus de ses services et de nombreux citoyens dans les quartiers.

Nous demandons que les peines de prison soient vraiment appliquées quand elles sont prononcées ; plus de 20,000 criminels ont été relâchés dans la nature et parmi eux plusieurs centaines d’intégristes. Pourquoi le pouvoir s’est-il empressé de libérer ces criminels sans se soucier de la sécurité des tunisiens et tunisiennes ? Ces criminels sans qualification professionnelle deviennent la proie facile des jihadistes : ils les engagent pour les sales besognes en Tunisie ou les envoyer au casse-pipe en Libye ou en Syrie.

Les attaques se multiplient dangereusement à travers le pays et prennent des formes diverses : agressions verbales en direction des femmes, rituels de prière en pleine rue, agressions physiques à l’encontre des adversaires politiques, mariage orfi, occupation tapageuse des espaces publics, humiliation du drapeau national et des personnalités politiques.

Le silence mortel du pouvoir et surtout des dirigeants d’Ennahdha face à ces dépassements insupportables et inacceptables, leur double discours, encouragent les abus et les crimes de ces hors-la-loi. Devant ce silence et ce laisser-faire du pouvoir et les débats anachroniques quotidiens, j’en appelle à la société civile et aux partis de l’opposition pour nous mobiliser massivement et rapidement sinon nous serons tous coupables d’une guerre civile annoncée et de non-assistance à peuple en danger…

Dans ces conditions, il est urgent de créer un Front Anti-fasciste (FAF) pour défendre la République, dénoncer les organisations fascistes et organiser la défense citoyenne contre toute atteinte à la sécurité publique, aux libertés individuelles ou collectives. Il sera ouvert aux partis politiques républicains, aux syndicats, à l’ensemble de la société civile éprise de liberté et de respect des droits humains et de laïcité. Nous n’avons plus le droit de différer cette action citoyenne pour préserver nos vies, nos acquis, et l’avenir de nos enfants.

Depuis plus d’une année d’année, le débat sur la question de la violence gratuite et de son expansion sont soit ignorés soit minimisés ou relativisés par toute la classe politique y compris dans les rangs de l’opposition ; il est temps de réagir face à la recrudescence d’idées et d’actes tout simplement fascistes et de se mobiliser pour une véritable culture progressiste et une antifasciste.

Exigeons la dissolution des milices fascistes des soi-disant « comités de la protection de la révolution ». Mais ne nous faisons pas d’illusions ! La violence de la réaction et de l’obscurantisme sera de plus en plus farouche, directe et radicale. Préparons-nous à y répondre ! Que dix-mille groupes antifascistes naissent ! Le combat est devant nous mais n’attend plus !

Mustapha STAMBOULI

URL de cet article 18792
  
AGENDA

RIEN A SIGNALER

Le calme règne en ce moment
sur le front du Grand Soir.

Pour créer une agitation
CLIQUEZ-ICI

Philippe Bordas. Forcenés. Paris, Fayard 2008.
Bernard GENSANE
Ce très beau livre, qui montre à quel point le cyclisme relève du génie populaire et comment il a pu devenir une « province naturelle de la littérature française », me donne l’occasion d’évoquer des ouvrages qui m’ont, ces dernières années, aidé à réfléchir sur la pratique du vélo, sur le cyclisme professionnel et la place du sport dans notre société. Ce n’est pas l’argent qui pourrit le sport (l’argent, en soi, n’est rien), c’est le sport qui pourrit l’argent. La première étape du premier Tour de France en 1903 (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Croire que la révolution sociale soit concevable... sans explosions révolutionnaires d’une partie de la petite bourgeoisie avec tous ses préjugés, sans mouvement des masses prolétariennes et semi-prolétariennes politiquement inconscientes contre le joug seigneurial, clérical, monarchique, national, etc., c’est répudier la révolution sociale. C’est s’imaginer qu’une armée prendra position en un lieu donné et dira "Nous sommes pour le socialisme", et qu’une autre, en un autre lieu, dira "Nous sommes pour l’impérialisme", et que ce sera alors la révolution sociale !

Quiconque attend une révolution sociale “pure” ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution.

Lénine
dans "Bilan d’une discussion sur le droit des nations", 1916,
Oeuvres tome 22

Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
69 
"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux" (Republik)
Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur (...)
11 
Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
23 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.