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Vers l’obsolescence programmée de l’humain

Vieux indésirables ?... Un débat pour le siècle qui vient.

Le ministre Cahuzac lance un "ballon d’essai’, en testant la réactivité de "l’opinion’ qui remplace désormais les traités de Jaurès, en répondant complaisamment à une proposition du MEDEF du 15 janvier 2013 , visant à ce que la hausse des pensions de retraite soit inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Théophraste a eu raison de remarquer que "Les syndicats sont contre. La CFDT pourrait l’accepter.’ Et de nous préciser que "Nicolas Sarkozy avait toujours refusé une telle mesure.’ (1) : "Cahuzac : haro sur les vieux, ces pelés, ces galeux dont nous vient tout le mal

La longue saga de la collaboration de classe :

Au bon temps de la "Refondation sociale’ du MEDEF, vous savez cette "avancée’ qui devait nous faire entrer dans la modernité, la compétitivité, le flexibilité, en un mot l’age d’ Or de la collaboration de classe, et du capitalisme sans entrave…

En ce temps d’apogée de la CFDT, qui portait l’étendard de l’illusion des "partenaires sociaux réunis’ élevée au rang de vertu prolétarienne.

En ce temps où triomphaient les idéologues et manipulateurs sémantiques de la Nouvelle Droite, pour effacer les "mots’ de la lutte des classes et les remplacer par ceux de la servitude volontaire. En ce temps où le Travailleur, producteur de richesse, est devenu le "salarié’ bénéficiaire d’une aumône qui amputait les profits des Actionnaires (2)…

En ce temps là , j’avais "détourné’ un dessin humoristique montrant le néo camarade Chérèque, enfant spirituel de Nicole Notat sortant d’une "négociation patronale’ a ses yeux victorieuse… (Vous savez Nicole Notat, ce brillant exemple de l’ascenseur social qui fit d’une institutrice méritante, la première femme en France à diriger une organisation syndicale. Elle fut aussi le leader attendu du CNPF de l’époque, pour que l’ingestion de couleuvres remplace les augmentations de salaires et accompagne le démantèlement du Code du Travail… Celle-ci finira son parcours en quittant ses fonctions de Secrétaire générale de la CFDT pour créer une agence de notation éthique "VIGEO"… Ah l’Ethique ! Le baume au coeur des Entrepreneurs sarko-catho compatibles, l’hostie syndicale du consensus entre exploités et exploiteurs !).

En ce temps, donc, je détournais la "bulle’ d’un dessin humoristique, faisant dire au jeune promu Chérèque « Les négociations ont été difficiles, mais victorieuses… Ils voulaient nous prendre un oeil, un bras et les couilles… Nous avons sauvé l’oeil et la main. Reprenons le travail mes amis ! » … C’était autour des "grandes grèves’ de 1995 je crois…

C’était bien après le "temps déraisonnable’…

C’était bien après le "temps déraisonnable’…
Bien après le temps des "camarades’…
Juste avant que nous vienne un Messie qui prêche "Avec moi, tout devient possible’ et "Le travail rend libre’, souvenez vous… (3) (4)

Ce propos sur le travail nous disait déjà , parce que les mots ont une vie mentale au-delà du mot lui-même, parce que les mots portent des « images » subliminales qui peuvent rester inconscientes, parce que les mots contribuent à un « métalangage » qui participe au formatage de la pensée, ce propos sur le travail nous disait déjà quelque chose qui concerne "les vieux’... Dans le cas qui nous préoccupe ce métalangage induit le non dit que « sans le travail », l’homme serait sous-classifié, présumé non libre et peut-être ne pouvant prétendre aux même droits ? Cette affirmation première, liant travail et liberté, devait être utilisée demain pour discriminer les droits en fonction du statut d’actif ou de chômeur, et aussi en fonction de l’age , lorsque l’individu , sorti de l’age du "labeur’ devient trop vieux, "à charge’ ! Ce à charge devenu stigmatisant dans le langage libéral…

Le porteur de ce langage, dont nous connaissons l’inspirateur en la personne de Buisson, son gourou maître penseur issu de la Nouvelle Droite, a pu réaliser certains de ses fantasmes (5) , même si la "manière’ alimentait parfois aussi le sarcasme (6). Mais le pire serait à venir si les successeurs s’interdisaient la "rupture’ promise lors de la campagne électorale qui a ramenée la "gauche’ au pouvoir, quelle gauche au fait ? (7) (8)

Vieux indésirables ? Il s’agit bien d’un débat pour le siècle qui vient…

Que faire de nos "Vieux’… ? Dans un commentaire ancien succédant à une chronique de Théophraste consacrée à un "vieux’ singulier, Alain Minc, enfant d’un plus vieux que lui et conseiller intime du Président en exercice, je développais l’argument ici repris.(9)

Oui nous vivons dans un monde où tous les improductifs sont indésirables aux yeux des libéraux qui nous gouvernent. Les déclarations hallucinantes d’un conseiller du Président sont un morceau d’anthologie de l’inhumanité et du cynisme qui nous gouverne. Alain M ! Vous savez l’auteur de "La Mondialisation Heureuse’... Alain , le fils qu’aucun d’entre nous ne souhaiterait avoir ? Celui qui disait par avance "entre ses mots’ quelques mois plus tôt, que son deuil aurait été un soulagement en même temps qu’une économie ; les mots ont un sens et les siens sont terribles… Alain méritait le respect d’une circonstance qui l’affectait (Le décès de son père) ; mais nous obligeait aussi à penser autour de ses propos qui nous concernent tous. En fait le fils ne parlait pas à son père ni "de son père’ ; sa pensée toute entière mise au service du "marché’ résonnait comme celle d’un consultant qui conseille à un DRH un plan social pour augmenter la satisfaction des actionnaires… Pour certains, la famille aussi n’est qu’une affaire de management, pour que l’investissement reste rentable sans trop amputer le patrimoine… Abject mais logique…Au-delà de ce cas incroyable, d’une parole qui dérapait en public dans le champ le plus intime, par conséquence du formatage d’une pensée par une idéologie infâme, le problème posé est bien celui de la vision des libéraux qui nous gouvernent vis-à -vis de nos "vieux’…

Déjà , rémunérer un "travailleur’ seul producteur des richesses est considéré comme une "charge’ qu’il convient de réduire autant que possible ! Alors payer des soins à un improductif devient une dilapidation stupide… Non ?

Et si le pire était à venir ?

L’actuel Président, dans ses promesses de campagne, a inclus une réflexion et une évolution législative concernant la fin de vie et l’aide à mourir.

Je suis de ceux qui soutiennent cette réflexion, mais appréhendent tous les dérapages possibles et craignent que s’inscrive un jour dans la Loi des mesures qui seront pour nos vieux indésirables et à charge le "Casse toi pov’ con’ du XXI me siècle. Le coût prévisible que nul ne peut nier, de la prise en charge sociale et solidaire de la dépendance d’un nombre croissant de nos aînés est un défi à la société, un défi au socialisme. Espérons que les réponses proposées ne reproduiront pas la pente naturelle qu’inspirait Alain Minc au précédent gouvernement…

Vivants encore, leur précarité ou leur misère, qui réduit le prix de la solidarité intergénérationnelle, n’est qu’une part de la solution finale qui passera par d’autres ignominies programmées. Elles le seront, au nom du droit d’interrompre une "vie qui ne mérite plus d’être vécue’ et du "droit’ de "mourir dans la dignité’ (3). Le "droit’,le seul, qui sera concédé encore à l’ancien militant qui ne dresse plus le poing et tremble parfois de sa main retombée… A quoi bon même leur verser une retraite ? A quoi bon même les soigner, n’était ce pas ce que Alain Minc, l’ami du Président d’avant, disait au sujet de son propre père ? . Que chacun soit "responsable’ bon sang ! Qu’il devienne auto entrepreneur de sa ’vieillitude’ et cesse de peser sur la collectivité ou entraver la compétitivité !

Nous savons bien que l’actuel débat sur la cinquième branche de la sécu ne peut être séparé de la réflexion éthique, aux incidences sociales considérables sur le vieillissement, l’accompagnement des mourants, l’aide au suicide et la tentation eugéniste en arrière fond de tous les non dits sur le sujet.

Les tentations les plus radicales traversent certains esprits, y compris chez des professionnels de santé, et il faut comprendre les arrières pensées qui peuvent animer certains de ceux qui militent pour "l’aide au suicide’, l’abandon des soins ou le "droit de mourir dans la dignité’.

Une vie peut elle être "indigne’ ? C’est le vrai débat :

Des militants profèrent déjà l’idée que certaines vies seraient "indignes’ selon des critères qu’ils seraient prêts demain à définir eux-mêmes. Les défenseurs de l’association pour le droit de mourir dans la dignité possèdent en leur sein une fraction qui milite activement pour la reconnaissance, au delà de la question de la "fin de vie", du concept de "vie qui ne mérite pas d’être vécue", avec tous les dangers de cette dérive qui rejoint la demande des eugénistes, y compris les plus extrêmes.

Cet amalgame n’est pas fait par tous les militants, loin s’en faut, mais il est rare que le grand public fasse la distinction. Une idéologie qui pour certains d’entre eux est celle de la nouvelle droite, assez intelligente pour ne jamais afficher son affiliation, met toujours en avant la "liberté" (de mourir), mais c’est la "sélection" qui est rendue possible et parfois souhaitable.

L’idée même "d’une vie qui ne mérite pas d’être vécue’ obsède certains bien portants, que la douleur d’autrui indispose, car elle reflète leur propre finitude et la peur d’un destin semblable.

Ne doutons pas que les critères que certains voudraient inscrire dans la Loi seront "aussi’ médico économiques et ne seront qu’un nouvel avatar de la pensée eugéniste révisée par le libéralisme.

Le raisonnement éthique de l’immense majorité des soignants, concernés par ce débat, sait à la fois ne pas sombrer dans l’acharnement thérapeutique et en même temps reconnaître une "dignité humaine inaliénable’ à chaque individu, quel que soit son age ou défaillance physique ; cela impose au moins de ne pas réduire la parole qui le considère à un discours de négoce, un discours sur le prix à payer.

Sur ce thème et au sein de la revue "Pratiques- Les Cahiers de la Médecine Utopique’, j’ai eu l’occasion de développer certains éléments du débat (10) (11)

Certains de ceux qui répondent, sans avoir été éclairés peut-être sur tous les termes du débat, à certains sondages, « Les français pour une loi sur l’euthanasie à l’unanimité » (12) ne mesurent sans doute pas tous l’usage qui pourrait être fait de certaines manipulations de l’opinion… (13)

La stigmatisation du troisième age .

Il a été amplement diffusé, depuis que la droite à la prétention de réformer la sécu, l’hôpital, les retraites, en détricotant maille par maille le Contrat Social issu du programme du Conseil National de la Résistance, l’argument selon lequel " Il a été établi que 70 % des dépenses de santé se font dans les six derniers mois de la vie.’ … On omet volontiers de dire que cette « sur dépense » est observée à l’approche de la mort à tous les âges de survenue de celle-ci. On semble s’étonner qu’une maladie mortelle, un accident fatal, ou simplement le vieillissement soit facteur de dépenses !

Cette stigmatisation du troisième âge est socialement dangereuse car ouvrant la voie à des tentations inacceptables : Dans le journal du dimanche à Paris le 7 9 2003, cité par le monde diplomatique d’octobre 2003, Alain COTTA proposait « Une sorte d’autorégulation organisée par la société, créant une fonction sociale, celle de donner la mort à partir de 90 ans » (!).

Mais, à côté de cette position extrême, que faut-il penser, au décours de la canicule du mois d’août 2003, perçue comme une aubaine, du projet de création d’une "nouvelle branche’ pour la sécurité sociale, consacrée à la dépendance et aux Vieillards ? Qui peut croire sérieusement que serait affectée à cette nouvelle branche la proportion des ressources actuellement dédiée à ces soins, c’est à dire 70 % ?

Comment ne pas voir qu’il s’agirait ici de créer un « Panier de soins pour vieux », dont le contenu serait moins coûteux et correspondrait à des soins de confort minimum ? Comment ne pas voir que l’insuffisance programmée des prestations poussera chacun à cotiser, si il en a les moyens, à une assurance privée complémentaire, les autres étant privés de l’accès au soin qui leur était précédemment garanti sans discrimination d’age ou de fortune. Cette innovation, dont la mise en oeuvre se précise actuellement, a déjà suscité l’adhésion d’une part de l’opinion en obtenant le consentement au renoncement d’un jour férié pour son financement (Fini le lundi de Pentecôte !). Le MEDEF a applaudi à cette « solidarité nouvelle » ; mais il faudrait être naïf pour imaginer que l’effort pour nos aînés sera à la hauteur de l’annonce. Si le MEDEF applaudi, c’est que le secteur des assurances voit venir à lui une nouvelle clientèle captive, insuffisamment protégée par la solidarité collective.

Il paraîtrait essentiel, au contraire, que nous refusions collectivement cette discrimination, en réaffirmant qu’un « vieux » reste un bénéficiaire à part entière de toute la solidarité nationale, sans discrimination aucune. Toute forme de « Panier de soin pour vieux » serait une honte pour la nation tout entière ! Que ce soit la droite ou la gauche qui le propose n’est pas la question. Il nous suffit de regarder outre-Manche pour observer un pays où, déjà , après Margareth Thatcher comme après Tony Blair, l’accès à certains services de réanimation, dialyse rénale ou certains actes chirurgicaux, n’est plus autorisé après soixante et dix ans !

Comment ne pas relever le paradoxe, dans le discours, de ceux qui se félicitent de l’accroissement de l’espérance de vie et se désolent du coût présumé induit par ce vieillissement ?

La médecine est au coeur des injonctions paradoxales d’une société qui s’interroge sur le ’coût’ sans s’interroger sur le ’sens’...Tentons de rester du bon coté de la question. Ce sera très difficile et nous ne serons pas les plus nombreux !...

L’ombre de Thanatos :

Combien de siècle mettront nous à concilier, dans le soin et le social, la recherche des meilleurs pratiques et la préservation des libertés, sans consentir au corsetage de la norme rassurante, réductrice et parfois tragiquement discriminative, voire criminogène ?

Ceux qui veulent nous utiliser pour le contrôle social, qui veulent nous entraîner dans le consentement, la servitude volontaire et le renoncement, ont des schémas simples que nous savons être faux. La résistance au pire est plus difficile que le "consentement meurtrier’ (14)

De rares moments jubilatoires surviennent, qui disent "face au politique’ d’une voix claire, l’essentiel, comme ce fut le cas par la présidente départementale de l’ANACR, Claude Roddier, résolue à dénoncer l’hypocrisie de ceux qui laissent « se dissoudre la France », ceux qui ont "déclaré une guerre totale au programme du Conseil national de la Résistance" , osant lors d’une cérémonie mémorable : « Ces Résistants de 44 nous regardent, se demandant jusqu’où nous allons accepter l’inacceptable. » (15)

Ici et maintenant, dans le débat autour de la prise en charge et l’accompagnement de nos aînés, on nous démontrera demain qu’un praticien compétent et humaniste, ou un citoyen tentant d’entourer de l’affection la plus prolongée possible même un être diminué par les ans passés, avec une demande de prise en charge collective comme chacun la souhaiterait pour lui-même, n’est qu’un sociopathe qui s’ignore, un délinquant fossoyeur du progrès et du profit, qui dilapide les efforts de tous…

Ils seront stigmatisés, ceux là  ; et l’opinion sera dressée contre eux. Ils auront la vie dure ceux, professionnels du soin, qui fuiront les rangs des mercenaires clonés de la ’nouvelle médecine’, celle des ’producteurs de soins’ soucieux de remplir des ’objectifs’ en respectant les quotas, les coûts, les injonctions d’une éthique utilitariste, demain écrite par des assureurs et des banquiers, confortés par quelques esprits forts issus de leurs rangs, issus de nos rangs.

Ils auront la tache difficile, ceux qui tenteront résister à une idéologie contaminés par l’inquiétude que soulève les effets ’bénéfiques’ d’une médecine, qui produira de plus en plus de vieux ’à charge’ de la collectivité. Les mêmes sont déjà contaminés par l’idéologie qui s’emploie depuis deux décennies à gommer toutes les solidarités...

Lorsque la logique du moins disant social (16) convergera avec l’extension de la notion de "Fin de droit’ (17) ; les conditions de la fin de l’humain, les conditions de l’humain jetable, seront réunies. Après l’obsolescence programmée de l’objet consommable, qui permet par son renouvellement l’entretien du marché ; l’obsolescence programmée de l’humain fixera la date de péremption de nos simulacres résiduels de solidarité.

Il est à craindre que "nos vieux’ représentent le maillon faible et sans défense, sur lequel s’exercera l’indifférence globale d’un bio techno pouvoir dont la promotion du profit est le seul objectif déclaré. Capitalisme oblige, n’est ce pas ? There is no alternative…

Sur la neige du matin, ce 20 janvier 2013, se lève un Soleil Vert magnifique !

Jacques Richaud

(1) 19 janvier 2013 Cahuzac : haro sur les vieux, ces pelés, ces galeux dont nous vient tout le mal-Théophraste R.
http://www.legrandsoir.info/+cahuzac-haro-sur-les-vieux-ces-peles-ces-galeux-dont-nous-vient-tout-le-mal+.html

(2) 24 février 2009 Note sur quelques dépossessions sémantiques - Social - Santé : les mots sont importants. Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Social-Sante-les-mots-sont-importants.html

(3) 19 mai 2007 « Le travail rend libre » : plus qu’une provocation- A propos d’un mot d’ordre du président Sarkozy- par Jacques Richaud
http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une

(4) 30 mai 2007 Sarkozy France d’après... Europe d’après... ? La mouvance mussolinienne fasciste s’affiche avec Sarkozy. Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Sarkozy-France-d-apres-Europe-d-apres-La-mouvance-mussolinienne.html

(5) 10 janvier 2008 Avec LUI (et avec NOUS ?) tout devient possible. Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Avec-LUI-et-avec-NOUS-tout-devient-possible.html

(6) 24 février 2008 Sarkozy, le Warholien compulsif Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Sarkozy-le-Warholien-compulsif.html

(7) 22 mai 2007 Nous n’avons pas encore touché le fond. A quand la gauche « décomplexée » ? Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Nous-n-avons-pas-encore-touche-le-fond-A-quand-la-gauche.html

(8) 16 décembre 2007 Une gauche, ... ou deux gauches ? Dominique Strauss-Kahn, le "Chicago boy" du FMI venu de Sarcelle nous donne la réponse. Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Une-gauche-ou-deux-gauches-Dominique-Strauss-Kahn-le-Chicago.html

(9) 13 janvier 2011 Alain et Joseph (ou le « meurtre du père »). Théophraste R.
http://www.legrandsoir.info/+Alain-a-tue-son-papa+.html
Mon commentaire portait déjà sur « Vieux indésirables ? » Et « Un débat pour le siècle qui vient… »

(10) Jacques Richaud répond à … : Thanatos et le DSM..., aide au suicide ou soulagement d’une fin de vie ?
http://www.pratiques.fr/Euthanasie-Jacques-Richaud-repond.ht...

(11) THANATOS ET LA DIGNITE : Jacques Richaud répond à Anne Perraut Soliveres http://www.pratiques.fr/Euthanasie-THANATOS-ET-LA-DIGNITE.html

(12) Les français pour une loi sur l’euthanasie à l’unanimité 31/10/2010
http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/10/31/2287946_les-francais-pour-une-loi-sur-l-euthanasie-a-l-unanimite.html

(13) (4) Euthanasie : une voie très dangereuse http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/10/31/euthanasie-une-voie-tres-dangereuse.html
Le 31 octobre, un auteur du Post intitule « Les français pour une loi sur l’euthanasie à l’unanimité » son article faisant état, comme d’autres médias, d’un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche d’après lequel 94% des français seraient favorables à la légalisation de l’euthanasie (…..) Robert Holcman évoque, à propos d’une éventuelle légalisation de l’euthanasie, la « résurgence sous une forme moderne d’une pratique ancestrale caractéristique des économies de subsistance, qui incite au décès anticipé des moins productifs ». Tel est en effet le danger évident, dans une société dominée par l’argent et dont l’évolution tend à priver de plus en plus brutalement les personnes âgées de moyens de subsistance…etc.

(14) Marc Crépon- Le consentement meurtrier.
http://www.hansen-love.com/article-le-consentement-meutrier-marc-crepon-99970568.html

(15) 17 janvier 2011 Du CNR a la servitude : "l’affaire de Signes" Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Du-CNR-a-la-servitude-l-affaire-de-Signes.html

(16) 8 avril 2012 Salaire minimum ou esclavage Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/salaire-minimum-ou-esclavage.html

(17) « Fin de droit ! »……L’ultime dépossession. Jacques Richaud
http://www.npa31.org/tribune/fin-de-droit-……lultime-depossession.html

COMMENTAIRES  

20/01/2013 16:58 par Anonyme

L’abandon de soins pour nos concitoyens les plus agés et les plus malades, est déjà une réalité dans bien des parcours médicaux. Bien souvent contre le gré des soignants, mais ils sont dans l’obligation de choisir dans la pénurie de moyens mis à leur disposition des priorités. Et à coté de cela la médecine à deux vitesse devient de plus en plus une réalité.
Il n’a jamais cru à la lutte des classes, l’autre capilliculteur, mais un jour elle va lui péter à la gueule

20/01/2013 19:04 par BM

Très bon article. Je ne crois pas qu’il s’agisse "d’eugénisme" dans la stigmatisation actuelle des vieux. L’eugénisme, c’est la volonté de favoriser certains gènes ("bons") par rapport à d’autres ("mauvais") : les pratiques de stérilisation forcée des malades mentaux dans de nombreux pays (jusque dans les années 1970 en Suède ! pourtant censément un "paradis social-démocrate" à l’époque) sont de l’eugénisme. L’eugénisme est une idiotie car il n’existe pas de gènes "bons" ou "mauvais" en soi, mais seulement des gènes qui ont plus de succès que les autres à se reproduire (ou non) : lire les ouvrages de Darwin ou de Dawkins est très éclairant à ce point (d’ailleurs, en tant que personne, Darwin était révolté par l’eugénisme et par le fait que l’on utilise ses théories à lui pour justifier cet eugénisme). Une bonne explication sur l’abus des théories de Darwin par les eugénistes et les "darwinistes sociaux" se trouve là .

Je crois qu’on nous prône plus simplement un retour à la barbarie. Par exemple, les usages des Massagètes (peuple nomade d’Asie centrale de l’Antiquité) tels que racontés par Hérodote :

"[Les Massagètes] ne prescrivent point de bornes à la vie ; mais lorsqu’un homme est cassé de vieillesse, ses parents s’assemblent et l’immolent avec du bétail. Ils en font cuire la chair, et s’en régalent." (Histoire, I, 216).

20/01/2013 19:07 par Safiya

Merci pour votre article dense, riche et si sensible. Merci pour les liens. La chute du texte est un poème. Il serait bon de revoir Soleil Vert sur nos écrans actuellement. Quant à  :

(...) comme après Tony Blair, l’accès à certains service de réanimation, dialyse rénale ou certains actes chirurgicaux, n’est plus autorisé après soixante et dix ans ! Je n’en crois tout simplement pas mes yeux ! Comment la population anglaise peut-elle accepter cette non assistance à personne en danger ? Cela fait froid dans le dos autant que ce concept ’vie qui ne mérite plus d’être vécue’...

Merci encore. N’étant fan ni de télé ni de grands médias, j’ignorais tout de la chose.

20/01/2013 19:15 par Roger

Je confirme,pour l’avoir vécu récemment, le classement des vieux en fin de liste aux urgences. Ma mère (89 ans) doit être adressées aux urgences en l’absence d’un médecin pour la partie hopital de sa maison de retraite (restrictions budgétaires, 10 personnes en moins...). Avant toute autre question, on demande à l’infirmière l’âge de la patiente. L’infirmière me confirme que lorsque les urgences de cet hopital savent que le patient vient d’une maison de retraite, c’est toujours la 1ère question, en 2 seulement les indications médicales !
Dans cette maison de retraite (EHPAD),plutôt agréable, bien tenue, soins attentifs et chaleureux près des résidents, j’ai vu l’arrivée d’une direction gestionnaire de crédits et personnels réduits...et une dégradation du climat et des services dans les derniers 6 mois. Manifs,démarches collectives des familles, sollicitation des politiques : rien n’y fait !

20/01/2013 20:44 par patrice sanchez

Merci pour cet article monsieur,
Malheureusement nous nous dirigeons tout droit vers ce meilleur des mondes, il suffit de voir notre jeunesse abrutie par les médias et les nouvelles technologies, se comporter en parfaits moutons de panurge, ils sont conditionnés pour se laisser tranquillement mener à l’abattoir !

21/01/2013 03:26 par ADSkippy

"Une injustice n’auras d’impact que si elle affecte une large majorité des gens et de manière simultané". Ce qui nous semble inconcevable aujourd’hui, peut bien être la réalité sociale de demain.
- Le capitalisme, n’est pas et n’a jamais été, dans du "sociale".
- "Social engineering" or contrôle social, existe déjà ; notre désensibilisation, apathie ou indifférence, vis a vis des millions de chômeurs, les sans abris, la précarité, disparité des richesse, l’insécurité, souffrances des autres et notre soumission a la thèses capitaliste, de la "productivité", est considérés par beaucoup, comme une "réalité incontournable".
- Sans aucun doute, pour le "capital", tout ce qui n’engendre pas du profit est un fardeau économique, donc, dispensable, même les humains.
- Toute syndicats/ organisations sociales, qui collaborent avec le "système", devraient être dénoncés et combattues, sans relâche.

21/01/2013 08:21 par calamejulia

Résumons : personne n’a demandé à venir sur terre ! Donc déjà on fait preuve d’une
grande fraternité en ne reprochant rien à quiconque (sauf cas auxquels chacun, chacune
pense). Ensuite, même pas le temps de constater la beauté du monde qu’il faut aller
à la tâche : préparation pour le futur boulot d’adultes (car jamais on ne te suggère
que tu vas apprendre à connaître ce qui t’entoure avant que de savoir où tu pourrais
te sentir bien pour servir ta vie d’abord et les autres ensuite cad que t’es déjà exploité,
quelque part). Ensuite on t’organise la servitude volontaire (en voie de pérennisation)
en te disant que tu peux toujours résister mais que de toute manière la société te
broiera ! Puis, fatigué tu te dis qu’un peu de repos pour respirer et faire d’autres
choses pour lesquelles tu n’auras ni le bâton ni la carotte serait faisable et paisible.
Et là , le coup de semonce arrive : t’as passé l’âge et ton savoir on s’en fout ya
des machines qui peuvent même penser à faire ton bilan de santé et exiger que
tu ailles voir ailleurs là où tu ne dérangeras personne.
Donc, t’as la gentillesse et la bonté de n’avoir rien demandé mais on se
chargera de te rappeler qu’il faut en vouloir à la vie pour n’être à la charge de
personne...

21/01/2013 11:16 par Mohsen

J’avoue n’avoir lu que très partiellement cet article et d’un oeil distrait. Non pas que je ne me sente pas révolté ou tout simplement concerné. Mais tout bonnement averti du cauchemar qui nous tombe dessus et que les faits dramatiques et quotidiens viennent corroborer. Le signe annonciateur de cette plaie des humains quel est-il donc ?

Un "prophète du malheur", un caustique de comique-troupier à vous donner froid dans le dos, une espèce de Buster Keaton septuagénaire grand bourgeois, un "nomade" de luxe comme il aime à se désigner et qui prend un vicieux et visible plaisir à prêcher sa "bonne parole" d’évangéliste satanique à ses ouailles du petit écran, ce Méphistophélès du Nouveau (Dés)Ordre Mondial dis-je, n’est autre qu’un certain Jacques Attali sûr de lui-même et Souverain Être.
C’est par lui, ce "conseiller du Diable" de présidents que la "bonne nouvelle" nous arrive. écoutons-le :

« Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité (…) Pourquoi ? Parce qu’aussi longtemps qu’il s’agissait d’allonger l’espérance de vie afin d’atteindre le seuil maximum de rentabilité de la machine humaine, en termes de travail, c’était parfait. Mais dès qu’on dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société (…) Du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. (…) On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et créer ainsi un marché.
L’euthanasie comme mode de gestion de la société marchande.
L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté et la liberté fondamentale, c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société. Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable, ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. Je pense donc que l’euthanasie, qu’elle soit une valeur de liberté ou de marchandise, sera une des règles de la société future. »

Alleluhia ! Le changement, c’est maintenant !

Source : http://www.renepoujol.fr/euthanasie-de-la-compassion-au-genocide-des-vieux/

21/01/2013 17:20 par calamejulia

Pas de problème pour Jacques Attali, il est déjà concerné par ce qu’il raconte au sujet
des personnes âgées dans un système qu’il n’a jamais dénoncé ! Pôvre retraité.

22/01/2013 01:45 par eva R-sistons

Bonjour

Eh oui, on s’en aperçoit bien tard ! Je n’ai cessé de tirer la sonnette d’alarme sur mes blogs depuis la parution d’un livre de J. Attali et ses Conversations d’Avenir, en pure perte. Notre société devient barbare, cordialement eva R-sistons (pseudo pour Chantal Dupille)
http://chantaldupille.over-blog.com/article-a-l-horizon-l-horreur-du-nouvel-ordre-mondial-se-debarraser-des-retraites-114578844.html

22/01/2013 03:20 par Jacques Richaud (L'auteur)

Merci à LGS pour avoir placé en illustration cette image d’une scène centrale de ce film culte :
L’image est dans cet extrait :
http://www.dailymotion.com/video/xg4gx2_soleil-vert-extrait_shortfilms (8’17)
Extrait de "Soleil Vert" de Richard Fleischer avec Charlton Heston et Edward G. Robinson sur la musique de la Sixième Symphonie de Beethoven puis de Peer Gynt D’edvard Grieg.
Dans cette scène, Charlton Heston pleurait réellement. Lui seul savait qu’Edward G. Robinson était atteint d’un cancer à ce moment là et qu’il allait bientôt mourir.

Ici la bande annonce en VO :
http://www.dailymotion.com/video/xaa98z_soleil-vert-bande-annonce-vo_shortfilms (3’19)

Ici le début du film :Soleil Vert, film-culte prophétique
http://www.dailymotion.com/video/x795s5_soleil-vert-film-culte-prophetique_shortfilms (17’02)
New York, en l’an 2022. Pollution et surpopulation : 41 millions d’habitants mènent une existence misérable. Un brouillard empoisonné recouvre la surface du globe, d’où la végétation à pratiquement disparue. La nourriture véritable atteint des prix si élevés que seule une minorité de privilégiés peut se l’offrir ; les autres doivent se contenter d’aliments synthétiques, rationnés par le Gouvernement et fabriqués par la ’Soylent Company’, qui nourrit ainsi la moitié du monde à l’aide de tablettes dérivées du plancton, baptisées selon les jours « Soylent Yellow » (jaune), « Red » (rouge) ou « Green » (vert) mais qui sont en réalité composés d’êtres humains recyclés.
Ce film, réalisé en 1966, anticipe largement une part de notre réalité d’aujourd’hui (alimentation falsifiés, euthanasie, réchauffement climatique) et celle de demain : un monde totalitaire financièrement et moralement en faillite, manipulé par une « élite » qui détient tous les pouvoirs.
La suite sur Mecanopolis http://www.mecanopolis.org/?p=1982

Ici, " Soleil Vert " la fin du film de (1973)
http://www.dailymotion.com/video/xfgkbj_soleil-vert-la-fin-du-film-de-1973_shortfilms (10’58)
"Soylent green" the end, French version, film Américain, sortie en France le (9/05/1973) réalisé par richard fleisher, musique de fred myrow, avec charlton heston, leigh taylor-young, edward G-Robinson, chuck connors, joseph cotten et brock peters.

22/01/2013 23:26 par Chantal Dupille (eva R-sistons)

Hi, hi : Les temps changent... Lorsqu’il y a 5 ans, 4 ans, 3 ans, 2 ans, je sortais l’image de Soleil Vert pour parler de tout ça, on me riait au nez !

Anecdote. Ce jour, une copine du Front de Gauche vient me voir, je lui sors CET article, celui de Marianne, le mien, en disant : "Tiens, il y a 4 ans, on me prenait pour une bizarre quand je disais comme Attali que l’avenir serait à l’euthanasie pour les retraités ! ". Elle m’a répondu : "Je me souviens ! Il y a quelques années, tu brandissais cette menace ! Ca ne m’a pas semblé bizarre, ça m’a étonnée. Eh bien, c’était donc vrai ?"

Eh oui, comme l’Europe tremplin du Nouvel Ordre Mondial (sur ce site), etc, etc. Anticiper les événements n’est pas facile...

Le titre de l’article ne me convient pas : "Un débat". Bon sang, une résistance !

Allez, bonne retraite ! Chantal Dupille (pseudo Eva R-sistons), voir un peu plus haut.

NB Au fait, j’envoie dans quelques mn un article sur l’avenir des travailleurs-pions sur mon blog http://chantaldupille.over-blog.com. La cuisson de la grenouille, vous connaissez ?

28/01/2013 08:52 par Anonyme

Laissez moi vous présenter un ministre qui n’y va pas avec le dos de la cuillère ....................
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1566553/2013/01/22/Un-ministre-japonais-prie-ses-concitoyens-de-mourir-et-vite.dhtml

28/01/2013 16:10 par Jacques Richaud (L'auteur)

JAPON L’ EMPIRE DES VIEUX

Cette information venue du Japon, avec la déclaration du ministre japonais des Finances Taro Aso ne m’avait pas échappée… (1) Dans le paradis capitaliste japonais, les vieux ne seront pas mieux traités que dans notre univers occidental.

J’étais au japon il y a quatre ans ; la situation sociale y était déjà très préoccupante concernant "˜les vieux’.

La déchéance est programmée :

Dans ce paradis d’Orient, 77% des chômeurs ne touchent aucune indemnité (Le Figaro économique 2 avril 2009). La pauvreté « Hinkou » était un horizon que les japonais, si confiants dans leur développement sur de nombreux plans exemplaire, n’avaient imaginé pouvoir s’installer. Elle est survenue pourtant massivement dans la décennie quatre vingt dix. La « Descente aux enfers des travailleurs précaires  » faisait l’objet d’un constat alarmant déjà à cette période (Les Echos, 10-11 avril 2009). Mais cette pauvreté préfigure ce qui peut advenir en Europe,à court terme, avec la généralisation attendue par le MEDEF de la dérégulation du travail et de la protection sociale...
Les soupes populaires étaient apparues au centre de Tokyo même, et les sans abris dormaient par milliers dans des cyber cafés ouverts 24h/24 ayant élargi leur offre à une chaise longue devant l’écran et une douche matinale pour certains ; pour ceux qui ne pouvaient même s’offrir les "˜hotels-tubes’ cylindriques autour de la gare centrale… Ils étaient plus de cinq mille sans abris déjà au centre de Tokyo selon les Echos, voir aussi sur le sujet Le Monde 12 août 2008.

Une montée ancienne des suicides :

Pour ce qui est des suicides, le nombre était déjà de 32249 en 2008 (Pour 20000 en 1978, selon le grand quotidien Asahi Shimbun du 3 avril 2009). Le mal être japonais a sans doute eu d’autres causes que strictement économiques, mais le délitement des solidarités semble y avoir tenu un rôle majeur dans cette société entrée de façon fulgurante dans la modernité, au prix de la négation, ou l’oubli partiel au moins, d’une culture fortement structurée autour de la famille et de la solidarité ancestrale.

Pour "˜les vieux’ le pire s’annonçait déjà  :

La longévité « Hôju » connue dans l’archipel, était en 2007 de 85,99 ans pour les femmes, 79,19 pour les hommes, le nombre de centenaires multiplié par quatre en dix ans. Un phénomène qui se heurtait de plein fouet avec la faiblesse de la protection sociale, inspirée des recommandations des Chicago boys qui avaient encadré le "˜miracle "˜ japonais…
Dans un dossier du Courrier International (Nos 964, 23-24 avril 2009) consacré au « Japon, l’empire des vieux  », cette situation singulière était déclinée sous plusieurs aspects. Dans un article reproduit du quotidien Tokyo Shimbun titré « Plutôt la prison que l’isolement et la pauvreté », était décrite une nouvelle forme de délinquance "˜sur fond de délitement des liens sociaux’. Des personnes âgées commettent des délits "˜pour échapper à un quotidien de plus en plus difficile’, avec le constat d’une explosion de "˜la criminalité des personnes âgées’, car la prison représente "˜la garantie d’un repas et d’un logement’. Des faits divers rapportaient alors aussi la gravité croissante des délits, tels que "˜pousser un passager d’un quai sous le métro’, pour échapper à une remise en liberté trop rapide…

La bas comme ici, le même capitalisme :

L’incitation au suicide du ministre Taro Aso, comme d’autres propos tenus chez nous qui préparent la banalisation de l’euthanasie pour ceux qui ne se "˜responsabiliseraient "˜ pas assez eux-mêmes, ne fait que révéler la face hideuse de politiques qui refusent de s’interroger sur leurs pratiques et sur leurs fondements.
Chez nous comme au Japon, est ce si différent ?
Le capitalisme est un anti humanisme, nous le savions… Mais sommes nous prêts à croire ce que nous savons ?

(1) Un ministre japonais prie ses concitoyens de mourir, et vite.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1566553/2013/01/22/Un-ministre-japonais-prie-ses-concitoyens-de-mourir-et-vite.dhtml

02/02/2013 00:53 par Anonyme

Le FMI veut diminuer les pensions si les gens «  vivent plus longtemps que prévu »

Vendredi 11 Avril 2012 - «  Il y a un risque financier », et c’est pourquoi l’organisme économique a proposé d’augmenter l’âge de la retraite et de diminuer le montant des pensions. «  Au fur et à mesure que les populations vieilliront dans les dix prochaines années, elles consommeront un pourcentage croissant de ressources, pesant de tout leur poids sur les balances publiques et privées », a soutenu le FMI dans son document sur la Stabilité Financière Mondiale.

L’organisme dirigé par Christine Lagarde souligne que retarder l’âge de la retraite prolonge la période d’accumulation de ressources et raccourcit celle de l’utilisation de celles-ci. «  La diffusion d’une information plus complète sur la longévité et son impact financier contribuera à mieux éclairer les consciences » ajoute le document.

Augmentation du danger ’financier’

Le FMI note que si la moyenne de vie pour 2050 augmente de trois ans de plus que ce qu’elle est actuellement, «  les coûts du vieillissement, qui sont déjà énormes - pour les Gouvernements, les entreprises, les assureurs et les particuliers - pourraient augmenter de 50% dans les économies avancées.

Pour les pays ’émergeant’, ce coût additionnel serait de 25%. En termes absolus, ce coût prévu se traduira en dizaines de billions de dollars pour l’économie à l’échelle globale, déjà durement frappée sans cela.

«  Le moment d’agir c’est maintenant »

Devant le risque supposé d’un accroissement de la longévité, le directeur du Département des Marchés Monétaires et du Capital du FMI, Laura Kodres, a dit lors d’une conférence de presse que même s’il est certain que le risque lié à la longévité n’est pas au premier plan, cette question «  ne doit pas être reléguée à la dernière page ».

«  Alors que plus longtemps on l’ignore, plus elle sera difficile à résoudre », a soutenu l’employée à ce propos.

Selon Kodres, le moment d’agir c’est maintenant, c’est pour quoi, elle conseille d’épargner à partir de l’âge de 20 ans, alors que beaucoup attendent les 40 ou 50 ans et trouvent très difficile de faire des économies.

Russia Today

11/03/2013 15:39 par Anonyme

La retraite à 75 ans, une idée qui vient de Suède

27 février 2013

En temps de crise, faire des économies est une priorité, même s’il y a baisse de la qualité de la vie. Depuis la Suède, le Premier Ministre Fredrik Reinfeldt avance maintenant l’idée de la retraite à 75 ans pour les Suédois. Soit 8 ans de plus que ne l’établit la loi en vigueur.

(... blablabla ...)

L’âge de la retraite pour les Suédois est en ce moment même en débats au Parlement qui devra en Avril donner son feu vert à une série de mesures pour réformer les pensions de retraite.(...)

La France est le pays de la "zone Europe" où la retraite se prend le plus "jeune",soit à 62 ans. (...)

Les pressions de la "Troïka" (le FMI, la Banque Centrale Européenne et la Commission Européenne) font augmenter l’âge de la retraite en Grèce qui était de 60 ans pour les hommes.

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