Thème Espagne

URGENT ESPAGNE. L’opération ERREJÓN. Une fusée à plusieurs étages.

Jean ORTIZ
Le jeune intellectuel réformiste IÑIGO ERREJÓN, il y a quelques mois, provoquait une scission au sein de PODEMOS ; numéro deux de la formation, « historique » du 15M « Puerta del Sol ». Il voulait la tête du numéro un, Pablo IGLESIAS. Numéro deux de Podemos, il ne rêvait que de devenir calife à la place du calife, (sans projet) battre Pablo Iglesias, considéré plus « à gauche » que lui... La plupart des scissions qui ont quitté le PCE depuis les années 1970 ont rejoint les socialistes. (…)

Analyse des élections générales espagnoles (2019)

RÉPUBLIQUE SOCIALE
Ce dimanche 28 avril le peuple espagnol a voté. Un troisième scrutin législatif, en presque autant d’années, pour tenter de sortir de l’impasse politique dans laquelle le pays se trouve. Une impasse qui avait notamment conduit à une motion de censure contre Manuel Rajoy, permettant à la gauche de former un gouvernement alors même que la droite avait remporté le scrutin. Or, de nouveau, ces élections générales n’ont pas permis de dégager une majorité absolue pour un seul parti. Des (…)

Espagne : élections législatives

Christian RODRIGUEZ
Les résultats : PSOE : 123 sièges PP : 66 sièges Ciudadanos : 57 sièges Podemos : 42 sièges Vox : 24 sièges Autres : 38 sièges Avec une participation élevée de 75,75%, Pedro Sánchez remporte les élections législatives avec 28,68% des voix et 123 sièges sur les 350 que compte le parlement. Il conforte la représentation du PSOE en gagnant 35 sièges mais sans obtenir la majorité absolue de 176 sièges. En avançant les élections de 15 mois, Pedro Sánchez a pris de court Unidas Podemos, aussi (…)

L’émergence des trois Espagnes

Pol CARRION I HUGUET
. 42,2 % seulement des Espagnols soutiennent le modèle actuel des Communautés Autonomes (CCAA). .L’Espagne se trouve divisée au niveau territorial entre trois paris sur le futur non seulement différents mais antagoniques. L’article 2 de la Constitution Espagnole est ainsi libellé : « La Constitution se fonde sur l’unité indissoluble de la Nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols, et elle reconnaît et garantit le droit à l’autonomie des nationalités et régions (…)

Paranoïa, furie répressive et résurrection des zombies franquistes à Madrid !

Yorgos MITRALIAS
Deux événements (interdépendants) marquent l’extrême dangerosité de cet hiver espagnol : La chute libre, l’implosion et la banqueroute définitive (?) de Podemos à gauche, et la montée en flèche de Vox à droite d’une droite espagnole déjà extrême ! Avalanche d’importants développements politiques qui pourraient changer le cours de l’histoire, métamorphose du paysage politique, une cascade d’événements porteurs de tous les dangers,... cet hiver espagnol fait peur car il promet une suite qui (…)

Affaire Renée Lafont : on avance !

Jean ORTIZ
Il y a quelques mois déjà, nous, amis de l’Espagne républicaine, descendants de Républicains espagnols ou simples citoyens français progressistes, avions lancé une pétition-appel, adressée aux autorités françaises pour qu’elles aident à l’exhumation et au rapatriement des restes d’une Française gisant dans une fosse commune de Cordoue. Cette Française est « une grande dame », avant-gardiste, très féministe, d’une ample culture, écrivaine, journaliste, traductrice émérite. Elle « couvre » (…)

La Pilarica contre Sant Jordi : deux fêtes nationales, espagnole, catalane, aux styles opposés.

Rosa LLORENS
On comprend mal, depuis la France jacobine, les enjeux et le sens de la lutte des Catalans, depuis la fin de la dictature franquiste, pour l’autonomie, pendant trente ans, puis, face au refus de dialogue et à l’hostilité de Madrid, pour l’indépendance. Les différences entre les deux fêtes nationales, qui semblent valider l’image traditionnelle des manuels d’une Espagne "sol y sombra" (ombre et lumière), seront peut-être éclairantes. Le 12 octobre dernier, les Espagnols, y compris ceux de (…)

Appel : Sauvons Marinaleda !

Jean ORTIZ
Une certaine « mode Marinaleda », à gauche, est plutôt passée, tout comme a quasiment passé le Chiapas, l’EZLN et le sous-commandant Marcos... Le « tourisme révolutionnaire », fût-il bien intentionné, solidaire, a fondu comme neige au soleil et montré ses limites. Le « tourisme politique » s’évapore, les problèmes restent, retombent souvent dans la pénombre médiatique, sur ceux qui en souffrent le plus... Réactiver les « réseaux solidaires » n’est pas facile. Une fois de plus, Marinaleda (…)

Espagne : ne plus voir leurs gueules de fascistes, mais globalement la même politique antisociale à l’œuvre. Pedro Sanchez à la manœuvre, pour (…)

Jean ORTIZ
Ne nous y trompons pas... C’est le mouvement populaire qui a principalement dézingué l’ex-chef de l’exécutif espagnol, le néo-franquiste Mariano Rajoy, réact de chez réact, taiseux, chef de la droite espagnole. Il gouvernait l’Espagne comme une « colonie », comme la propriété privée de son parti, le « parti populaire », issu du franquisme (recyclé ?). Le PP désormais présenté comme un « appareil mafieux » et corrompu jusqu’à la moelle. D’où une série d’opérations : « l’opération PSOE », « (…)

Rajoy (enfin) chassé du pouvoir

RÉPUBLIQUE SOCIALE
Enfin ! Au pouvoir depuis 2011, l’ignoble premier ministre espagnol Manuel Rajoy (Parti Populaire – droite) a été chassé du pouvoir par le Parlement. La motion de censure, déposée par le socialiste Pedro Sanchez, a été voté par 180 députés sur 350, soit une majorité suffisante pour chasser du pouvoir le premier ministre conservateur. Déposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), la motion de censure avait été également signée par nos camarades d’Unidos-Podemos – la coalition (…)
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Le chalet et les 1000 voleurs

Jean ORTIZ
La « grande affaire » médiatique en Espagne, le scandale des scandales, la cause de tous les maux, c’est un « chalet », une maison agréable, achetée, à crédit, loin du centre de Madrid (l’équivalent d’un 100 mètres carrés Puerta del Sol), par le leader de « Podemos » Pablo Iglesias, et sa compagne, porte-parole du parti. Tous deux se sont engagés auprès des banques sur 30 ans (800 euros par tête et par mois). Les charognards, à l’affût jour et nuit, se sont emparés de l’ « affaire » pour (…)

Espagne : Le franquisme n’est pas mort !

Michel TAUPIN
Carles Puigdemont a été arrêté en Allemagne. Visé par un mandat d’arrêt européen et international émis par l’Espagne, c’est la police allemande qui a fait le boulot. Pourquoi elle ? Pourquoi pas la police belge où il s’est exilé ou toute autre police d’un des pays où le dirigeant s’est récemment rendu, Finlande, Danemark ou Suisse ? Comme cinq autres dirigeants indépendantistes catalans, Puigdemont est poursuivi pour "rébellion, sédition et malversation", accusé d’avoir organisé le (…)