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Culpabilité et politiques identitaires

Les meurtres de Toulouse (Counterpunch)

Paris. La campagne électorale présidentielle française vient d’être brutalement interrompue à ses débuts par une série de meurtres dans et à proximité de la ville de Toulouse située au sud-ouest de la France. Le 11 mars, un parachutiste a été tué par balle par un mystérieux motard à Toulouse. Quatre jours plus tard, dans la ville de garnison de Montauban, deux autres parachutistes ont été assassinés de la même manière. Puis quatre jours plus tard, un homme casqué s’est approché d’une école juive et a froidement tiré sur un rabbin et trois enfants à bout portant avant de s’enfuir sur sa moto.

Comme les parachutistes assassinés étaient d’origine nord-africaine, la première vague de réaction a privilégié la thèse du tireur raciste d’extrême droite à l’exemple de Ander Behring Breivik, l’assassin norvégien. Les commentateurs et les politiciens se sont hâtés de blâmer la rhétorique de la droite l’accusant de mener une campagne "d’incitation à la haine". [Après les meurtres à l’école juive, ndt] Bernard Henry Lévy a recyclé sa sempiternelle accusation selon laquelle la France est intrinsèquement antisémite : "Voilà où nous en sommes, La France est un pays où en 2012, dans la troisième plus grande ville du pays on peut tuer par balle les enfants innocents d’une école juive à bout portant." L’insinuation que la France dans son entier est coupable a été relayée par the International Herald Tribune qui en première page prédit qu’il y aurait sans doute au coeur du débat politique sur les assassinats "une réflexion sur la nature de la France."

Les réactions ont changé brutalement quand on a appris que le tireur solitaire était Mohamed Merah, un Français d’origine algérienne de 23 ans. Loin d’être un néo-nazi raciste, le tueur se présentait comme un combattant d’Al Qaeda. Quand la police a encerclé son lieu de résidence, on a su qu’il avait déclaré au téléphone qu’il avait tué les parachutistes parce qu’ils s’étaient battus en Afghanistan et qu’il avait tué les enfants juifs pour "venger les enfants palestiniens."

En apprenant cela, l’establishment a changé de registre. Tout en continuant à condamner l’antisémitisme, les politiciens et les commentateurs se sont alors empressés de souligner que Mohamed Merah ne pouvait être considéré comme un représentant de la pacifique communauté musulmane respectueuse de la loi. C’était l’évidence même. Mais l’essentiel de l’establishment politico-médiatique a cru bon de le répéter à l’infini. Même Marine le Pen, qui avait été la principale cible des accusations d’incitation à la haine raciale, a insisté là -dessus. Et elle pouvait dire maintenant qu’elle avait eu raison de dire que les autorités ne se méfiaient pas assez de la minorité radicale salafiste d’extrémistes islamistes.

Au même moment, et en total contraste avec la quasi-unanimité de l’establishment politico-médiatique, on assistait à une véritable explosion d’incrédulité et de soupçon sur le Net. Qui était Merah ? Etait-il le véritable assassin ? Etait-ce une opération "sous fausse bannière" (1) ? Ou de la "propagande noire" (2) ? Ou une opération fabriquée de toutes pièces pour influencer les élections, augmenter l’islamophobie et justifier une attaque contre les libertés civiles dans le pays ? Et à qui profite le crime ? Pour certains la réponse semblait évidente : Sarkozy. On suggérait même que le président lui-même avait peut-être monté tout cela pour gagner des élections que sinon il perdrait.

La presse dominante a complètement ignoré ces réactions soupçonneuses qui deviennent de plus en plus courantes depuis l’attaque du World Trade Center le 11 septembre 2001. Elles montrent que les gens se distancient et se méfient de plus en plus de tout l’establishment politique occidental. Il y a tant de mensonges dans le discours officiel que de plus en plus de gens refusent de croire ce qui vient des sources qui font autorité.

D’ailleurs le récit officiel contenait des éléments qui ne pouvaient manquer de susciter des soupçons.

Merah était bien connu des services de police et aurait dû être suspecté depuis le début. Il avait donné rendez-vous à la première victime sur un ordinateur familial facile à repérer. Si la police avait agi plus rapidement, il semble qu’il aurait pu être appréhendé avant de commettre les meurtres suivants.

Merah a explicitement revendiqué les crimes et expliqué ses motivations en téléphonant d’abord à la chaîne de TV France 24, puis aux négociateurs de la police qui essayaient de le convaincre de se rendre. Mais le public n’a pas été autorisé à entendre ces conversations.

Malgré l’ordre de Sarkozy de capturer Merah vivant, le siège de 30 heures s’est terminé par un assaut final dans une grêle de balles et Merah est mort d’une balle dans la tête. Il ne peut donc y avoir de procès ni d’interrogatoire.

Et le plus étrange, c’est l’itinéraire de voyages hors du commun de Merah qui l’a conduit au Liban, en Turquie, Syrie, Tadjikistan, Afghanistan, Pakistan et même Israël, un détail qui nourrit les soupçons qu’il était peut-être un agent du Mossad tout en ayant suivi l’entraînement des Talibans. Pour de tels voyages à travers le monde, on a besoin de beaucoup d’argent et de connaissances. Merah n’avait pas de travail ni de revenus réguliers.

Merah avait un contact avec un agent de la DCRI, les services secrets français, et des observateurs en ont conclu qu’il avait été recruté comme indicateur après de multiples arrestations pour de petits vols.

Ceci et d’autres éléments ont nourri le soupçon que Merah avait été victime d’un coup monté ou qu’il avait été manipulé ou même délibérément autorisé à commettre des crimes pour influencer l’opinion politique en faveur de Sarkozy ou d’Israël ou de la guerre contre l’Islam.

En tant que président, Sarkozy a eu le privilège, pendant deux ou trois jours, de pouvoir afficher son indignation et souligner sa détermination à "défendre la République", bref, à "incarner la nation" pendant que la compagne électorale était suspendue et que ses rivaux étaient réduits à assister en silence aux funérailles sur lesquelles régnait Sarkozy. Des commentateurs se sont félicités que Sarkozy ait réagi en parfait homme d’état mais beaucoup de gens trouvent qu’il a dramatisé ces évènements tragiques de manière excessive dans le but d’éclipser ses rivaux. L’opportunisme politique a pour habitude d’utiliser les évènements tragiques plutôt que de les créer. En tous cas, selon les sondages, les tueries de Toulouse n’ont pas modifié les intentions de vote. Le drame de Toulouse a peu de chance d’affecter les résultats de l’élection présidentielle qui va avoir lieu le 22 avril et le 6 mai. Ce sont les problèmes économiques qui inquiètent les électeurs. Sarkozy a toujours le même retard sur son rival socialiste pour le second tour des élections le 6 mai.

Il y a 5 ans, Sarkozy avait fait campagne sur le thème de "la loi et l’ordre" et il ne peut pas facilement recommencer. En dépit des promesses rhétoriques de combattre le crime, son gouvernement a réduit le personnel de la police comme celui des écoles et des hôpitaux pour "économiser" de l’argent aux dépens du secteur public et compenser les réductions d’impôts consenties à ses riches amis.

La version officielle de tels évènements répond à deux nécessités qui tendent à provoquer les soupçons. La première est la nécessité de dissimuler l’incompétence des pouvoirs publics. La seconde est le désir de rassurer le public. Toute les deux conduisent à infantiliser le public et à faire abstraction des faits gênants.

Est-ce que les services de sécurité ont utilisé Merah comme informateur et en ont perdu le contrôle en route ? Quelle que soit la manière dont on regarde les choses, il semble que l’incompétence de la police soit indéniable. On ne comprend pas non qu’ils n’aient pas réussi à le capturer vivant.

Est-il vraisemblable qu’un jeune homme décide tout seul de commettre de tels crimes ? Les raisons que, selon les médias, Merah donnent de ses crimes sont plus plausibles que les crimes eux-mêmes, mais les crimes ont bien été perpétrés. On ne cesse de nous répéter que nous sommes en guerre contre le "terrorisme". On voudrait que nous soyons tous du même côté mais en même temps la guerre implique des étiquettes "identitaires". Il se peut que le combattant d’une "guerre sainte", qu’il soit un marine étasunien en Afghanistan ou un prétendu moudjahiddine à Toulouse, soit si aveuglé par ce qu’on lui a enseigné sur cette guerre ou par ce qu’il en pense, que cela l’empêche d’évaluer normalement ses propres actions. Il se peut que les motivations soient similaires dans les deux cas : le désir de se venger d’un groupe considéré comme l’ennemi du groupe avec lequel le combattant s’identifie.

Cela ne me semble pas impossible qu’un jeune homme considéré comme "instable" par ses proches, ait, après une adolescence de petit délinquant, vécu une conversion quasi-religieuse pour "donner un sens à sa vie" et se soit mis en tête de venger les meurtres dont il avait entendu parler en Afghanistan, Pakistan ou Gaza. Tuer des enfants afghans pour venger ses copains ou des enfants juifs pour venger les enfants palestiniens ressort de la même logique. Aucune pulsion humaine n’est plus glorifiée dans les arts que la vengeance et aucune n’est plus destructrice. Le premier pas pour en finir avec le cycle de la vengeance, c’est de le reconnaître. Il ne s’agit pas, comme on le craint souvent, de "justifier le crime". il s’agit au contraire de condamner le cycle en son entier, de condamner le crime et la vengeance.

Le précédent espagnol

Il y a 8 ans, le 11 mars 2004, l’Espagne a été secouée par une terrible attaque à la bombe sur des trains près de Madrid qui a tué 191 personnes et en a blessé presque 2000. C’est arrivé trois jours seulement avant les élections générales pour élire un nouveau gouvernement. Le gouvernement Aznar a d’abord accusé les séparatistes basques de l’ETA mais il s’est avéré qu’il s’agissait en fait d’un groupe terroriste islamiste. Les Espagnols ont élu un gouvernement socialiste qui s’est dépêché de mettre fin à l’implication de l’Espagne dans la guerre d’Irak.

En prenant cette décision, la majorité espagnole reconnaissait implicitement que les attaques terroristes meurtrières étaient essentiellement "un prêté pour un rendu", pour leur enseigner que "celui qui sème le vent récolte la tempête". On les avertissait de ne pas aller faire la guerre aux Musulmans sur leurs terres ou alors ils devraient payer le prix de ces "guerres asymétriques" par des guerres en occident. Ce qui est intéressant c’est que la réaction espagnole a été de briser le cycle. Tout simplement.

Cela ne sera pas la réaction française. Ni ce gouvernement ni un futur gouvernement n’oseront faire quoi que ce soit qui puisse être interprété comme une "concession au terrorisme".

Au lieu de cela, on multiple les postures politiques et les mensonges. Comme il est politiquement impossible de suggérer que la guerre pourrait jouer un rôle dans ces violences, on en rend responsable la France toute entière. Faisant écho à Bernard-Henri Lévy, le professeur Guy Haarscher de l’université de Bruxelles a déclaré que la tuerie de Toulouse marquait "le retour de l’antisémitisme pur et dur en France".

Ce genre de déclaration ne peut que faire monter l’anxiété dans la communauté juive et par ailleurs, beaucoup de musulmans craignent que les crimes de Merah n’exacerbent l’hostilité contre eux. En dépit des manifestations d’unité des leaders religieux, les attaques de Merah contre une école juive à Toulouse ont contribué à augmenter les différences de perception entre la communauté juive et une grande partie de la population musulmane.

Le 30 mars, dans un autre article en première page the International Herald Tribune rapportait les paroles de Faoud, un ancien ami du tueur, qui mettait les meurtres de Merah sur le compte de son sentiment d’aliénation par rapport à la France. "Ce n’est pas Al Qaeda qui a créé Mohamed Merah. c’est la France".

Dans les deux cas, le peuple français - et son soi-disant racisme - devient le coupable. Ce sont deux méthodes pour rendre les comportements subjectifs présumés de la population française toute entière responsables de meurtres d’enfants.

La méthode de l’establishment pour limiter les dégâts est de discourir interminablement sur la nécessité de rejeter le racisme et d’avoir de bons sentiments. Une grande partie de la classe politique pense qu’il est de son devoir de faire, du haut de son Olympe, des sermons contre les dangers du racisme qu’elle croit voir grouiller sur terre.

Cela fait des décennies que des lois contre les discours racistes sont appliquées en France. Cette semaine encore, Paul Guerlain, le patriarche de 78 ans des parfums Guerlain, a été condamné pour une remarque désinvolte qui avait blessé les noirs. (Il a dit : « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin... ». Le terme "travailler comme un nègre" est un vieux cliché et Guerlain qui vit très protégé peut très bien ne pas avoir réalisé qu’il était devenu politiquement incorrect dans la seconde partie de sa vie.) Il y a eu des manifestations contre lui et Guerlain s’est excusé en disant qu’il avait voulu amuser le journaliste qui l’interviewait. Il a quand même eu une amende de 6000 euros qui ont été répartis entre les trois associations qui l’avaient poursuivi en justice.

Ce qui est arrivé à Guerlain est sans doute un effort des associations noires pour rattraper les associations des droits humains juives qui depuis des décennies poursuivent en justice tous ceux qui, selon elles, profèrent des propos antisémites. les lois françaises permettent à ces organisations établies " des droits humains" de tirer profit de ce genre de procès.

Il est peu probable qu’en réprimant de la sorte la parole publique on parvienne à réduire les paroles et pensées racistes privées. On peut même penser que ça a plutôt l’effet contraire. Mais comme on peut encore cacher ses pensées, personne ne le sait.

Les Français sont particulièrement obsédés par la psychologie et les sentiments subjectifs. Le problème n’est pas que ces sentiments n’existent pas, ni qu’ils n’ont pas d’importance. Le problème c’est qu’il est impossible de les contrôler par des lois et des exhortations. Il y a beaucoup plus de débats sur les soi-disant "sentiments incorrects" de la population française que sur l’implication tout à fait concrète, elle, de la France dans des guerres au Moyen-Orient qui n’ont aucun intérêt pour la plus grande partie de la population française. Il serait plus utile d’examiner le rôle des guerres au Moyen-Orient dans le développement des conflits internes pays que d’accuser inlassablement le peuple français d’avoir de mauvaises pensées. Mais la politique étrangère de la France — son rôle dans le déclenchement de la guerre de Libye, son positionnement agressif contre la Syrie, son alignement absolu sur Israël et les Etats-Unis au Moyen-Orient — n’est pas un sujet essentiel de la campagne présidentielle, car le principal candidat socialiste, François Hollande, adhère à cette politique.

Diana Johnstone

DIANA JOHNSTONE est l’auteur de Fools Crusade : Yugoslavia, NATO and Western Delusions.

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/2012/04/02/the-toulouse-murders/

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Notes :

1. Les opérations sous fausse bannière (ou « sous faux pavillon », parfois désignées sous l’anglicisme false flag) sont des actions menées avec utilisation des marques de reconnaissance de l’ennemi, dans le cadre d’opérations spéciales.

2. La propagande noire est une propagande qui provient d’une source en apparence amicale, mais en réalité hostile.


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