RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Chine

Les Allemands découvrent que leur modèle a fait faillite

Pasquale CICALESE

On parle beaucoup dans toute l’Europe du document préparé par le Ministre de l’Economie allemand Peter Altmaier – "Plan Industrie 2030" – parce qu’il prévoit l’intervention de l’Etat dans l’économie, aussi bien comme "rempart" pour défendre les champions nationaux contre des escalades hostiles (on pense aux Chinois, mais pas seulement), que pour impulser un saut technologique dans les grandes et moyennes industries allemandes.

Il est question en particulier de former une sorte de "nouvelle IRI" [Institut pour la Reconstruction de l'Industrie, établissement public italien aux multiples branches, dont Italsider pour la sidérurgie ou Fincantieri pour les chantiers navals, liquidé en 2000 par le "centre gauche" de Renzi, ndt] pour contrer des colosses tels que Deutsche Bank, Bosch ou encore Daimler. Dans son document, Altmaier parle d'investissements publics dans les secteurs de l'intelligence artificielle, dans les plates-formes de connexion électroniques, dans les biotechnologies, dans le guidage autonome et dans l'aérospatiale. Tous secteurs dominés par des colosses étasuniens et chinois. Il estime en outre que, d'ici 2030, l'apport de l'industrie au PIB devrait passer de 22 à 25% en Allemagne, et de 16 à 20% en Europe, considérant la désindustrialisation de nombreuses régions européennes comme une grave erreur, à laquelle il faut remédier. Idées bien surprenantes de la part d'un tel auteur, pourrait-on dire. Le (...) Lire la suite »
Les Chinois regardent loin devant tandis que nous subissons la dictature du court terme.

La Chine sans œillères

Bruno GUIGUE

A entendre l’avalanche de mensonges déversée sur ce grand pays par les médias occidentaux, on finit par se poser la question : peut-on encore considérer la Chine sans œillères ni préjugés, sans concession ni malveillance, en la regardant telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle fût ?

Dès qu’ils daignent en parler, nos médias la décrivent en des termes qui oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Assoiffée de richesses, jetant ses tentacules sur la planète, trompant son monde en affichant un pacifisme de façade, d’une brutalité sourde qu’on soupçonne, prête à exploser, derrière les faux-semblants d’un discours lénifiant, la Chine serait comme l’ogre de la fable qui finira, un beau matin, par manger les petits enfants. L’imagerie coloniale la représentait au XIXème siècle sous les traits d’une cruauté raffinée, mais ce raffinement n’est plus de mise. A croire nos éditorialistes et nos experts, la Chine nouvelle n’enrobe plus ses appétits voraces de ces raffinements surannés. Ce qu’elle veut, c’est « dominer le monde », tout simplement. Appelée à devenir la première puissance économique mondiale, elle réclame sa part d’hégémonie planétaire, elle revendique la première place sur le podium. Mais elle veut surtout, nous dit-on, imposer son modèle, promouvoir ses valeurs, s’ériger en exemple (...) Lire la suite »

Faire encore le procès de la Chine ou expliquer ce qui se passe

Guy ROY
On parle régulièrement du Canada et des États-Unis comme des États de droit, comme des pays où la justice est indépendante, où les pouvoirs sont séparés, ... Mais on dit de la Chine que c'est un pays où « il n'y a pas de hasard », où l'on téléphone aux juges, où les lois sont incompatibles avec les droits humains fondamentaux, ... Tout ça me fait bien rigoler. Car l'hostilité dans le cas qui nous occupe vient bien des États-Unis. Et je ne le dis pas par penchant aveugle pour la Chine. Le socialisme, dont se réclame la Chine, a dernièrement été critiqué très durement par Trump à l'ONU. Et tous les néolibéraux de ce monde sont derrière lui pour dénoncer l'arbitraire des communistes chinois. Allons donc plus loin. La fonction présidentielle aux États-Unis est au sommet du pouvoir de l'État. Cependant, Trump n'a pas à appeler quiconque à la CIA pour que la centrale fasse enquête et accuse une bourgeoise chinoise de déroger aux lois du pays. Cette institution étasunienne a pour rôle de défendre ce qu'elle croit être (...) Lire la suite »

Arrestation de la Directrice financière de Huawei : coup de froid sur l’optimisme (Global Times )

Mei Xinyu
Sans aucune preuve tangible, les gouvernements canadien et américain ont piétiné le droit international en "kidnappant" la citoyenne chinoise Meng Wanzhou, Directrice financière de Huawei. Le gouvernement américain demanderait l'extradition de Meng du Canada, citant une accusation de " violation des sanctions contre l'Iran ", qui est fondée sur le droit interne américain. Cette loi n'a aucune juridiction sur les citoyens et les institutions chinoises. La nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de la communauté internationale et sur les marchés mondiaux. Il est urgent de demander la libération de Meng par la voie diplomatique. Entre-temps, la première priorité de la Chine est de stabiliser les marchés financiers - le marché boursier, le marché des changes et le marché des produits de base - car les marchés financiers peuvent réagir rapidement de façon excessive à un événement majeur. Il y a quelques jours, les marchés financiers chinois et mondiaux se sont redressés dans un climat d'optimisme (...) Lire la suite »

Derrière l’attaque des Etats-Unis contre les smartphones chinois (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Après avoir imposé de lourdes taxes sur des marchandises chinoises pour 250 milliards de dollars, le président Trump au G-20 a accepté une “trêve” en reportant d’ultérieures mesures, surtout parce que l’économie des Etats-Unis est frappée par la rétorsion chinoise. Mais outre les raisons commerciales il y a les stratégiques. Sous pression du Pentagone et des agences d’intelligence (renseignement), les Etats-Unis ont interdit les smartphones et les infrastructures de télécommunications de la société chinoise Huawei, en les accusant de pouvoir être utilisés pour espionner, et font pression sur leurs alliés pour qu’ils en fassent autant. L’avertissement, surtout envers l’Italie, l’Allemagne et le Japon, pays ayant les plus importantes bases militaires US, concernant le danger d’espionnage chinois est venu de ces mêmes agences étasuniennes de renseignement qui ont espionné pendant des années les communications téléphoniques de leurs alliés, en particulier en Allemagne et Italie. La société étasunienne Apple, à (...) Lire la suite »

Les trajectoires chinoises de modernisation, Jean-Claude Delaunay

La Chine est entrée dans les temps modernes, au xixe siècle, avec un mode de production inapte à assurer sa modernisation. La dynastie Qing en a fait l’expérience. Le républicain Sun Yatsen n’a pas réussi à le dépasser. Seule la révolution communiste a débarrassé ce pays de ses structures anciennes. Depuis lors, son économie a suivi de nouvelles trajectoires. La première partie du livre décrit les trajectoires réelles contemporaines de la Chine (démographiques, agricoles, industrielles, commerciales). Elle repose sur la documentation statistique actuellement la plus récente (année 2016). La seconde partie du livre porte sur les nouvelles trajectoires théoriques de ce pays. L’attention a été portée sur les transformations subies par les idées et théories motrices de l’ensemble, le marxisme. Prix public 20 euros ISBN 978-2-37607-146-4 (...) Lire la suite »

Retour sur la question des relations Tibet-Allemagne nazie (5ème et dernière partie : les cercles dirigeants tibétains complices des puissances de l’Axe)

Albert ETTINGER

Les tibétologues Blondeau, Buffetrille, Robin et Stoddard ont-elles raison quand elles clament haut et fort qu’ « il n'y eut jamais de contact officiel entre le gouvernement tibétain et les nazis » et quand elles affirment sans sourciller que « la connexion entre le Tibet et les nazis » n’est qu’un « mythe » ? (1) Nous allons montrer dans cette cinquième partie… - que les relations entre l’élite tibétaine et le Reich étaient réelles et fort amicales ; - qu’elles pouvaient se fonder sur des sympathies politiques et des intérêts communs ; - que pendant la Seconde guerre mondiale, les nazis projetaient d’attaquer les Britanniques en Inde du Nord à partir du Tibet et avec son aide ; - enfin, que le Tibet garda une soi-disant « neutralité » qui servit en fait les impérialistes japonais, les principaux alliés d’Hitler, dans leur tentative de conquérir et d’asservir la Chine.

L’accueil de l’expédition SS par le gouvernement de Lhassa Comme Isrun Engelhardt le souligne – pour une fois à bon escient – l’expédition SS au Tibet ne fut ni un exploit sportif remarquable, ni une aventure particulièrement dangereuse. Ce qui est remarquable en revanche, c’est qu’elle « fut invitée officiellement par le gouvernement tibétain – une petite sensation, vu la politique totalement hostile du gouvernement tibétain à l’égard de voyageurs étrangers au cours des années trente du 20ème siècle. » (2) Mais ce n’est pas la seule chose de sensationnel. Le temps du séjour de l’expédition au Tibet, plus de six mois, l’est tout autant ; et l’accueil tout à fait exceptionnel que le gouvernement tibétain réserva à ses hôtes SS l’est plus encore. Invités à d’innombrables et interminables banquets, reçus par tous les aristocrates influents de Lhassa, ils sont autorisés à parcourir le pays aux frais des Tibétains (en usant, à l’instar des officiels tibétains, du droit à l’ula, la corvée obligeant les sujets à fournir (...) Lire la suite »
Conseils pour lutter démocratiquement (« à la française ») contre le terrorisme en Chine

Lettre ouverte à Xi Jinping, président de la République populaire de Chine

Maxime VIVAS

Monsieur le président
Par cette lettre ouverte, je veux contribuer aux efforts de votre pays contre les « trois fléaux » (fondamentalisme, terrorisme, séparatisme).

Je vous écris (comme Villepin) depuis un vieux pays, la France, un vieux continent, l'Europe, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. Je crois que vous parlez, chez vous, de « travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l'humanité ». Or, j’apprends par la presse atlantiste que votre combat au Xinjiang est à ce point du bricolage que vos adversaires, pour le discréditer, doivent l’augmenter d’imaginaires mesures extrêmes qui se révèleraient aussi scandaleuses qu’inefficaces si vous les appliquiez. Voici donc quelques mesures qui ne vous mettront pas la « communauté internationale » à dos, puisque la France en use (et nous sommes « la Patrie des droits de l’homme »). Comment la France (...) Lire la suite »

Les Ouïghours, first America, les médias et nous

Maxime VIVAS

Au départ, c’est le battement d’aile d’un papillon qui ne se doute pas, même s’il l’espérait secrètement, qu’il va déclencher, depuis les USA, une tempête autour de la Chine. C’est une variante de la fiole brandie par Colin Powell à l’ONU pour apeurer la planète atlantiste (laquelle se prend pour « la communauté internationale »).

Cela devient une campagne mondiale, un bobard beuglé par des sites Internet, des journaux, des radios, des télés, des politiciens, des sinologues, des chercheurs, experts, spécialistes : une camarilla où se bousculent des malins et des coquins (voir ici l’excellent article de Ben NORTON et Ajit SINGH). En France, tout est mis en œuvre pour provoquer l’indignation de notre Marianne au bonnet phrygien. Mais c’est une fake news au parfum de CIA. Et pour cause. Le fait qu’à travers le monde la totalité (à peu près) des médias mainstream (atlantistes), des associations « humanitaires », des partis et de nombreux sites Internet aient tous repris en chœur et sans la moindre vérification préalable cette gigantesque fake news la transforme illico, de facto, en vérité universelle. Les idées dominantes sont celles de la classe dominante, a dit Marx. L’histoire est écrite par les vainqueurs et les vainqueurs de la guerre médiatique sont à Washington. Pas à Beijing. Avant cette affaire, le citoyen Lambda (...) Lire la suite »
Méticuleux démontage de fake news dignes de la fiole brandie par Colin Powell à l’ONU

Non, l’ONU n’a pas accusé la Chine de détenir des musulmans ouïghours dans des camps (The Grayzone Project)

Ben NORTON et Ajit SINGH

De Reuters à The Intercept, les médias [y compris tous les médias français dans la foulée. Note du GS] ont faussement prétendu que l’ONU avait accusé la Chine de détenir un million de Ouïghours dans des camps. L’accusation s’appuie sur des allégations infondées de deux membres de comités indépendants, d’organisations financées par les États-Unis et d’un groupe d’opposition fantôme.

De nombreux grands médias, de Reuters à The Intercept, ont affirmé que les Nations Unies avaient rapporté que le gouvernement chinois a enfermé jusqu'à un million de musulmans ouïghours dans des « camps d'internement » (1). Mais un examen attentif de ces reportages et des preuves censées les étayer - ou plutôt de l'absence de preuves - démontre que cette extraordinaire affirmation n'est tout simplement pas vraie. Un porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a confirmé dans une déclaration à Grayzone que l'allégation de « camps » chinois n'a pas été faite par les Nations Unies, mais par un membre d'un comité indépendant qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU. Il se trouve que ce membre était la seule personne américaine à siéger au comité et qu'elle n'a pas fait d'études ou de recherches sur la Chine. De plus, cette accusation s'appuie sur des rapports mal sourcés d'un groupe d'opposition chinois étroitement lié à des activistes pro-américains en exil, qui reçoit des (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 190