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Thème : Chine

Russie et Chine contre l’empire du dollar (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Un vaste arc de tensions et conflits s’étend de l’Asie orientale à l’Asie centrale, du Moyen-Orient à l’Europe, de l’Afrique à l’Amérique latine. Les “points chauds” le long de cet arc intercontinental -Péninsule coréenne, Mer de Chine Méridionale, Afghanistan, Syrie, Irak, Iran, Ukraine, Libye, Venezuela et autres- ont des histoires et des caractéristiques géopolitiques différentes, mais en même temps sont reliés à un unique facteur : la stratégie avec laquelle “l’empire américain d’Occident”, en déclin, essaie d’empêcher l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux. Ce que redoute Washington se comprend par le Sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s’est tenu du 3 au 5 septembre à Xiamen en Chine. Exprimant “les préoccupations des Brics sur l’injuste architecture économique et financière mondiale, qui ne prend pas en considération le poids croissant des économies émergentes”, le président russe Poutine a souligné la nécessité de “dépasser la domination excessive du nombre limité de (...) Lire la suite »

Les leçons à tirer du face à face indo-chinois à la frontière (Counterpunch)

Gerry BROWN
L'affrontement entre la Chine et l'Inde à la jonction Donglang / Doklam (jonction de l’Inde, de la Chine et du Bouthan)*, a pris fin au bout de deux mois. Les deux camps ont crié victoire. L'Inde a souligné le double retrait, ou retrait simultané, (elle a utilisé le terme euphémique de « désengagement ») des deux camps de la zone contrôlée par la Chine (également revendiquée par le Bhoutan) dans laquelle les troupes indiennes avaient fait intrusion. En ce qui concerne la Chine, elle a confirmé que les 50 derniers soldats indiens avaient quitté la région, sans dire que les troupes chinoises s’étaient aussi retirées. Ce que Pékin a dit, c'est qu'il continuerait à « maintenir une présence militaire et à patrouiller » la région, et à « ajuster et déployer » ses forces en fonction de la situation. Si victoire il y a, elle réside dans le fait que les deux camps ont reculé devant une nouvelle escarmouche frontalière, après la guerre de 1962. C'est en soi une raison tout à fait suffisante de pousser un soupir de (...) Lire la suite »

On ne peut pas faire confiance aux États-Unis. La Chine vient de s’en rendre compte à son tour

Moon of Alabama
Lors de la course aux nouvelles sanctions de l'ONU contre la Corée du Nord, l'administration Trump a menacé de sanctionner la Chine si elle ne s'engageait pas à exercer de nouvelles pressions sur la Corée du Nord. Les mesures commerciales contre la Chine ont été mises de côté pendant que les discussions concernant la résolution de l’ONU étaient en cours : Une occasion de frapper la Corée du Nord de nouvelles sanctions de l'ONU a incité le président Donald Trump à renoncer temporairement à sa promesse de punir la Chine pour ses pratiques commerciales soi-disant déloyales. ... Jeudi après-midi, des hauts fonctionnaires de l'administration ont reporté l'annonce [des mesures commerciales contre la Chine] à la demande des officiels des Nations-Unies et du Département d'Etat, qui sont presque parvenus à convaincre la Chine de signer une résolution de l'ONU qui impose de nouvelles sanctions à la Corée du Nord. Les officiels de l'ONU et du Département d'Etat ont insisté sur le fait que l'annonce commerciale (...) Lire la suite »

La Chine empêchera toute tentative de frappe préventive des USA contre la Corée du Nord - (Global Times)

RT
La Chine empêchera toute tentative américaine ou sud-coréenne de mener des frappes préventives sur la Corée du Nord ainsi que toute tentative de prendre le leadership local, mais elle restera neutre si Pyongyang lance ses missiles le premier sur des cibles américains, déclare le très officiel « Global Time ». L’avertissement a été délivré par l’entremise d’un éditorial du Quotidien d’Etat ce jeudi, alors que les USA et la Corée du Nord continuaient à échanger des remarques incendiaires, augmentant le risque d’une action disproportionnée ou d’une mauvaise estimation au sujet de la crise. Pékin tient à être clair : « Si la Corée du nord lance des missiles qui menacent le sol des USA et que les USA répliquent, la Chine restera neutre ", déclare le « Global Time ». Mais si les USA et leur allié Sud-Coréen attaquent Pyongyang et tentent de « renverser le Régime Nord-Coréen et changer le paysage politique de la Péninsule Coréenne », la Chine fera en sorte d’agir pour que cela ne soit pas possible, insiste l’article. (...) Lire la suite »

La Chine, avant garde de l’écologie réelle

Guillaume SUING

C’est notoire : la Chine est l’un des principaux pays pollueurs du monde. Evidemment on cite toujours le chiffre brut, jamais le chiffre par habitant (1)... mais il est désormais évident que le volontarisme de l’Etat chinois en matière de lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique, acte lors du dernier Congrès du Parti Communiste Chinois en 2012 en particulier, donne ses premiers fruits, qui sont de taille !

La Chine est en effet passée de la simple répression financière des usines les plus polluantes (qui se maintient mais rencontre évidemment des freins locaux au niveau du secteur privé) au financement massif de vastes plans urbains de restauration de la qualité de l’air et de la biodiversité, ainsi qu’une politique opiniâtre de reconversion énergétique du territoire. Concernant l’énergie, on sait peu par exemple que des projets de centrales nucléaires chinoises reposaient initialement sur le principe de la « fission à sels fondus » (thorium) dont les chinois furent les pionniers dans les années 70, et s’opposant à celui de l’uranium (centrales nucléaires à hauts risques et à forte production de déchets radioactifs de nos pays) (2) . Ce type de centrale, qui limite considérablement les déchets (en volume, d’une facteur mille, comme en dangerosité), n’est plus à l’étude en Occident faute de financement et sous la pression du lobby militaro-industriel : celui-ci recycle l’uranium appauvri pour l’armement, alors (...) Lire la suite »
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Ombres chinoises sur l’investiture de Donald Trump

Bruno GUIGUE
Le nouveau président n'aura pas attendu son investiture officielle pour projeter la rivalité sino-américaine sur le devant de la scène planétaire. Certains observateurs attribuent les diatribes anti-chinoises de Donald Trump à son amateurisme supposé, mais c'est une lourde erreur d'analyse. Elles relèvent en réalité d'une stratégie délibérée, que préfiguraient largement les critiques incessantes adressées à la mondialisation et au libre-échange, durant sa campagne, par le candidat républicain. Habilement, mais en surestimant sans doute la capacité américaine à peser sur Pékin, M.Trump utilise la pomme de discorde taïwanaise pour faire monter les enchères de l'empoignade future sur les relations commerciales. En prenant au téléphone la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, il a allumé dès le mois de décembre un incendie diplomatique dont il alimente soigneusement le brasier. Pour ceux qui n'auraient pas compris, il a déclaré qu’il n'appartenait pas à Pékin de lui dicter sa conduite, et qu'il ne voyait pas pourquoi (...) Lire la suite »
Israël, l’ONU, Chavez, le Tibet, les nazis...

Le Centre Simon Wiesenthal et le dalaï-lama

André LACROIX

Le 25 mars 2012, le Centre Simon Wiesenthal exigeait des excuses de la part de China Tibet Online et de Xinhua News Agency pour avoir osé un rapprochement entre le dalaï-lama et le nazisme. Les sites incriminés avaient eu le tort, selon le Centre, d’accuser le dalaï-lama de soutenir une politique qui aurait entraîné l’expulsion de Chinois Han de territoires historiquement tibétains, une politique comparable à celle des nazis à l’égard des juifs.

Il n’en fallait pas plus pour le Centre monte sur ses grands chevaux, lui qui, en 1996, avait attribué au dalaï-lama son … « Prix humanitaire ». Sur la photo illustrant la cérémonie de remise du prix, on peut voir le dalaï-lama s’exprimer, à la tribune du « Museum of Tolerance » du « Simon Wiesenthal Center », sur fond de drapeaux états-unien, israélien et, pour autant que la mauvaise qualité du cliché le laisse deviner, … tibétain. Si le Centre Simon Wiesenthal a joué un rôle irremplaçable et salutaire dans la traque des anciens nazis et s’il continue aujourd’hui, à juste titre, à promouvoir la tolérance et à dénoncer le racisme, l’antisémitisme, le terrorisme et les génocides, y compris arménien et tutsi, force est de constater que son combat contre l’antisémitisme s’assimile parfois à une défense inconditionnelle de la politique d’Israël. Suivant en cela la pratique constante de la diplomatie israélienne, préoccupée de défendre à tout prix dans les médias la politique de l’État juif, le Centre Simon Wiesenthal a (...) Lire la suite »
USA : des documents déclassifiés corroborent ce que LGS a révélé il y a plusieurs années

La CIA, ce discret sponsor du Dalaï-lama.

Maxime PERROTIN

La CIA et le Département d’État ont apporté encadrement militaire et soutien politique aux séparatistes tibétains, dans les pays voisins, mais également en Occident. C’est ce que révèle une série de documents déclassifiés, portant sur les années 60. Plongée dans les archives de la guerre froide.

« L'activité tibétaine de la CIA se compose d'une action politique, de propagande et d'activité paramilitaire. Le but du programme à ce stade est de maintenir vivant le concept politique d'un Tibet autonome au Tibet et parmi les nations étrangères, principalement en Inde, et de construire une capacité de résistance aux développements politiques possibles à l'intérieur de la Chine communiste. » Wikileaks ? Eh ! non, ce n'est pas le seul moyen de prendre connaissance des petits secrets des administrations US, qui se suivent et se ressemblent. Ce que vous venez de lire est un extrait d'un document rendu public par le Département d'État. Les agences étatsuniennes sont en effet tenues de déclassifier la plupart de leurs documents, en moyenne au bout de 25 ans. En ce qui concerne les affaires étrangères, ces documents sont mis à disposition du public par le Bureau of Public Affairs du Département d'État et son Office of the Historian. Il publie une série d'ouvrages, homérique, qui regroupe en plus de 480 (...) Lire la suite »

John Pilger : « J’ai fait ce film pour briser le silence sur la guerre nucléaire »

John PILGER
John Pilger : « J’ai fait ce film (The Coming War on China) pour briser le silence sur la guerre nucléaire » John Pilger a couvert la guerre du Vietnam pendant dix ans lorsqu’il était encore un jeune journaliste. Depuis lors, il a mis en lumière ce que cachaient les nombreux conflits et s’est avéré être l’un des analystes les plus fiables en termes de politique internationale ainsi qu’un cinéaste talentueux. En tant qu’ennemi juré de la guerre de propagande, il a salué l’action des lanceurs d’alerte qui ont exposé les terribles abus des gouvernements occidentaux commis avec le silence complice et parfois même l’appui des grands médias. Dans cette entrevue exclusive qu’il a accordée à Investig’Action, John Pilger nous parle de son nouveau film La guerre à venir contre la Chine. Il nous interpelle également sur les dangers actuels d’un déploiement de la guerre nucléaire qui menacerait l’humanité toute entière. Le 5 décembre, votre nouveau film La guerre à venir contre la Chine sera diffusé pour la première (...) Lire la suite »
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La Chine préfère traiter avec un grand appareil bureaucratique plutôt qu’avec 27 appareils moins grands, mais aussi bureaucratiques

Un autre point de vue sur le Brexit

Ruolin ZHENG

Après le Brexit décidé par référendum en Grande-Bretagne, j’ai été invité par plusieurs chaînes chinoises de télévision à participer au débat autour des raisons et des conséquences de l’événement. J’ai été très étonné de constater que la presse et les milieux universitaires chinois sont presque unanimement contre le Brexit et voient l’union comme une notion si attrayante.

Ils ne comprennent pas pourquoi l’idée a émergé au sein de l’Europe, et encore moins comment la majorité de l’opinion publique s’est prononcée pour une sortie de l’UE. Je me suis moqué de cette opinion à l’écran, en déclarant que l’« Europe a formé ses meilleurs adeptes » en Chine. Selon beaucoup, les Chinois sont pro-étatsuniens. Mais selon mes conclusions, mes compatriotes sont encore davantage attachés à l’Europe. En 2011, 339 000 jeunes Chinois sont partis étudier à l’étranger. 23 % d’entre eux sont allés aux États-Unis, et 33 % ont opté pour l’Europe. Les Chinois éprouvent toujours un sentiment particulier envers l’Europe, parce que Zhou Enlai et Deng Xiaoping, deux grands dirigeants chinois, y ont fait leurs études. Le général de Gaulle a probablement été le plus important allié diplomatique du président Mao Zedong en Occident. Ce n’est pas par hasard que sous sa présidence, la France ait été le premier grand pays occidental à établir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Le (...) Lire la suite »
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