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Thème : Allemagne

Echange doux-amer entre Paris et Berlin

Pierre LEVY

L’échange entre la chef de la CDU allemande et le président français montre une distance qui s’élargit entre Berlin et Paris.

Le 4 mars, le maître de l’Elysée avait pris sa plus belle plume – et mobilisé modestement vingt-huit quotidiens nationaux du Vieux continent – pour s’adresser aux « citoyens d’Europe ». Moins d’une semaine plus tard, la chef des chrétiens-démocrates allemands publiait, en guise de réponse, une tribune qui livrait sa propre vision de l’avenir de l’UE. Annegret Kramp-Karrenbauer (« AKK »), qui vient de succéder à Angela Merkel à la tête de la CDU, n’est certes pas encore chancelière, mais elle a de bonnes chances de le devenir en 2021 – ou même avant. Naturellement, les deux dirigeants partagent les mêmes fondamentaux. A commencer par l’amour de la langue de bois européenne. Pour Emmanuel Macron, l’UE, « projet inédit de paix, de prospérité et de liberté (est) un succès historique ». Pour Mme Kramp-Karrenbauer, celle-ci est une « réussite incomparable ». Et même un produit à exporter, puisqu’il faut défendre « notre mode de vie européen (...) pour nous-mêmes et pour le monde entier » ; de son côté, le président (...) Lire la suite »

Quand l’Allemagne, qui refuse de dédommager les Grecs victimes de la Wermacht, verse des pensions aux fascistes espagnols de cette même Wermacht !

Yorgos MITRALIAS
(A l'occasion de la révélation du scandale des pensions que l'Allemagne continue de verser à des étrangers ayant servi le Troisième Reich, nous (ré)publions l'article qui suit, écrit et publié en décembre 2015, en tant que contribution au débat concernant les responsables de l'actuel réveil des pires démons de l'entre deux-guerres.) C’était la deuxième semaine d’octobre passé quand la nouvelle est tombée en Espagne comme une bombe : l’Allemagne paye – encore aujourd’hui (!) – des pensions aux fascistes espagnols qui ont combattu aux côtés de la Wehrmacht à Stalingrad ! À la suite de cette révélation, l’un après l’autre, presque tous les journaux espagnols déterraient des semaines durant le passé douloureux et consacraient nombre d’articles à l’infâme Division Azul (Division Azur) et ses 37 000 volontaires qui, avec la bénédiction du dictateur Franco, se sont trouvés il y a 73-74 ans en Russie pour prêter main forte à l’Allemagne nazie et à sa tentative d’écraser le... bolchevisme ! Le protagoniste, mais aussi le (...) Lire la suite »

Les Allemands découvrent que leur modèle a fait faillite

Pasquale CICALESE

On parle beaucoup dans toute l’Europe du document préparé par le Ministre de l’Economie allemand Peter Altmaier – "Plan Industrie 2030" – parce qu’il prévoit l’intervention de l’Etat dans l’économie, aussi bien comme "rempart" pour défendre les champions nationaux contre des escalades hostiles (on pense aux Chinois, mais pas seulement), que pour impulser un saut technologique dans les grandes et moyennes industries allemandes.

Il est question en particulier de former une sorte de "nouvelle IRI" [Institut pour la Reconstruction de l'Industrie, établissement public italien aux multiples branches, dont Italsider pour la sidérurgie ou Fincantieri pour les chantiers navals, liquidé en 2000 par le "centre gauche" de Renzi, ndt] pour contrer des colosses tels que Deutsche Bank, Bosch ou encore Daimler. Dans son document, Altmaier parle d'investissements publics dans les secteurs de l'intelligence artificielle, dans les plates-formes de connexion électroniques, dans les biotechnologies, dans le guidage autonome et dans l'aérospatiale. Tous secteurs dominés par des colosses étasuniens et chinois. Il estime en outre que, d'ici 2030, l'apport de l'industrie au PIB devrait passer de 22 à 25% en Allemagne, et de 16 à 20% en Europe, considérant la désindustrialisation de nombreuses régions européennes comme une grave erreur, à laquelle il faut remédier. Idées bien surprenantes de la part d'un tel auteur, pourrait-on dire. Le (...) Lire la suite »

[URGENT] Texte intégral et analyse du Traité franco-allemand d’Aix-La-Chapelle qui sera signé le 22 janvier

Les Crises
Le Traité franco-allemand d’Aix-La-Chapelle va être signé le 22 janvier par Emmanuel Macron et Angela Merkel. Il s’appuiera sur le traité de l’Elysée, signé à Paris en 1963 par Charles de Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe…) et Konrad Adenauer. On notera le symbole, passant de l’Elysée à la ville de l’empereur Charlemagne. Comme il y a beaucoup de fantasmes et de fake news délirantes autour de celui-ci, en voici le texte intégral pour que vous puissiez vous faire votre avis. Il est cependant frappant de voir comme beaucoup de grands médias mettent en avant les quelques petits points positifs (“simplifications pour les frontaliers”), sans parler des gros points négatifs… (voir les articles de presse ici ou là par exemple) Nous avons mis en gras ou fluo les points qui posent question. Enfin soulignons à quel point il est choquant de découvrir de telles choses une semaine à peine avant leur signature… * * *Traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la (...) Lire la suite »
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Allemagne, Suède, revoilà l’extrême-droite

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Depuis plusieurs années maintenant les mouvements et partis d’extrême-droite connaissent une résurgence dans toute l’Europe. Surfant sur les politiques ultralibérales, qui ont conduit des millions de personnes à la pauvreté, et profitant aussi de la situation migratoire, ces partis voient leur scores électoraux grimper en flèche. Certains sont d’ores et déjà au pouvoir disposant d’une large majorité, ou bien ayant des Ministères importants dans des gouvernements de coalition avec les partis de droite. Italie, Hongrie, Autriche, Bulgarie, Finlande, Slovaquie, Pologne, les exemples se multiplient.

Certes tous n’ont pas le même visage, et ne s’apprécient d’ailleurs pas nécessairement, mais ces mouvements obligent à se questionner et à trouver les bonnes réponses. Les politiques austéritaires et ultralibérales en sont une. C’est sur ce terreau de la pauvreté que l’extrême-droite fait son lit et progresse inexorablement. De nombreux articles ont déjà été consacrés à l’Italie, à la Hongrie où à l’Autriche, aussi j’évoquerai deux sujets qui ont, récemment, marqué l’actualité. D’une part les élections suédoises, d’autres part les manifestations d’extrême-droite qui ont eu lieu en Allemagne sous forme de chasse aux migrants. Mais simplement pour montrer à ceux qui penseraient que l’extrême-droite prône les droits des travailleurs, l’Autriche, par la voix de son gouvernement alliant droite et extrême-droite vient, au mois de juillet dernier, de voter une loi augmentant la durée maximale légale du temps de travail. Si la norme reste la journée de huit heures, et la semaine de quarante, la durée maximale passe, elle, de dix (...) Lire la suite »

Turquie : le front Sud de l’OTAN devient un problème systémique (Contropiano)

Rédaction Contropiano
Aujourd'hui, la réalité court la poste, et qui s'attarde est perdu. Nous devons considérer les dynamiques économiques et géopolitiques de façon objective, presque en entomologistes, car c'est seulement en prenant en compte "le cadre" et "la structure" dans laquelle se développe même notre petite action que nous pouvons essayer de faire quelque chose de positif. La "gauche" qui raisonne encore avec les oeillères des années 90 est en fait comme l'aveugle qui entend sonner les cloches, mais ne sait pas où elles sont... Qu'y a-t-il de nouveau dans le monde et en Europe, au moment où le fossé s'élargit entre Union Européenne et Etats-Unis, suivant l'opposition entre intérêts allemands – à la tête d'une bonne partie de la production industrielle continentale – et étasuniens ? ; et où la fermentation des nationalismes qui traversent l'Est, l'Italie elle-même et bien d'autres pays du Vieux Continent est alimentée, non seulement par le racisme et le malaise social créé par les politiques d'austérité appliquées à (...) Lire la suite »

Les aides à la Grèce ont rapporté 2,9 milliards d’euros à l’Allemagne

BELGA

L'Allemagne a engrangé depuis 2010 quelque 2,9 milliards d'euros de revenus d'intérêt et ressort donc largement gagnante des milliards d'aides octroyés à la Grèce pour sauver le pays de la faillite. C'est ce qui ressort d'une réponse du gouvernement d'Angela Merkel à une question des écologistes transmise à l'agence DPA.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent se pencher jeudi à Luxembourg sur les dernières mesures qui doivent être prises par la Grèce afin qu'elle puisse sortir en août prochain de la tutelle financière de l'Union européenne. Le dernier programme d'aide de 86 milliards d'euros prendra fin en août. Selon le gouvernement allemand, ce sont principalement les rachats d'obligations d'Etat grecques – dans le cadre du "Securities Market Program" (SMP) de la Banque centrale européenne – qui ont permis ce profit à l'Allemagne. Jusqu'en 2017, la Banque centrale allemande a perçu 3,4 milliards d'euros de revenus d'intérêt provenant de ces SMP. Pour les années 2013 et 2014, ces intérêts ont été reversés au fonds de sauvetage européen ESM et à la Grèce, mais il reste donc un bénéfice de 2,5 milliards d'euros. Au vu de ces chiffres, le parti écologiste Die Grünen demande un allègement de la dette pour Athènes. "Contrairement à tous les mythes mis en avant par la droite, l'Allemagne a profité massivement de (...) Lire la suite »

L’impérialisme allemand, instrument du « Royaume de l’argent » (Defend Democracy Press)

Thomas FAZI

Les plans dystopiques de l’Allemagne pour l’Europe : du fantasme à la réalité ? L’idée de l’européisme a fourni aux élites d’Allemagne l’alibi parfait pour dissimuler leur projet hégémonique sous le voile idéologique de « l’intégration européenne ».

L’impérialisme allemand, instrument du « Royaume de l’argent » Après l’élection d’Emmanuel Macron en France, beaucoup (y compris moi) ont affirmé que cela signifiait une relance de l’alliance franco-allemande et un nouvel élan pour le processus d’intégration économique et politique du haut vers le bas en Europe, un fait que la plupart des commentateurs et politiciens – reconnaissants comme ils le sont envers le récit européiste – voyaient comme une évolution clairement positive. Parmi les réformes prétendument « en retard » dont on disait qu’elles étaient sur la table, il y avait la création d’une pseudo « union fiscale » soutenue par un (maigre) « euro-budget » ainsi que la création d’un « ministère européen des Finances », les points centraux des projets de Macron pour « refondre l’Union européenne » – une proposition qui soulève un grand nombre de questions très inquiétantes tant du point de vue politique qu’économique, dont j’ai longuement parlé ailleurs. L’optimisme (infondé) des intégrationnistes a cependant (...) Lire la suite »
Ce n’est pas l’Europe des Européens, c’est l’Union européenne du secteur financier international

Chișinău – Discours de Manuel Ochsenreiter

Manuel Ochsenreiter

Cher Monsieur le Président, chers invités, chers collègues,

C’est une habitude très régulière de voir les orateurs officiels allemands s’excuser dans les pays étrangers pour le passé de l’Allemagne. Heureusement je ne suis pas fonctionnaire !

Alors pardonnez-moi s’il vous plaît de ne pas suivre cette règle de fer des interventions allemandes à l’étranger. Je pense que notre problème aujourd’hui n’est pas notre passé. Nos problèmes sont les événements du temps présent, ceux d’aujourd’hui, pas d’hier. En d’autres termes, les fonctionnaires allemands s’excusent pour la Seconde Guerre mondiale alors qu’ils planifient et mènent une politique de nuisance contre notre continent européen, alors qu’ils imposent un système de colonialisme financier libéral à l’Europe de l’Est et du Sud-Est et se préparent à une nouvelle confrontation sérieuse avec le monde russe. C’est – je ne trouve pas d’autre terme – de l’hypocrisie. Ce qui se passe aujourd’hui au nom de ma nation est honteux. J’appellerais cela de la « publicité mensongère ». Que comprenons-nous habituellement sous ce terme ? Si je vous offre un produit et que vous trouvez plus tard que dans la boîte, il y a quelque chose d’autre, probablement de qualité inférieure, c’est de la « publicité mensongère ». C’est (...) Lire la suite »
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Faire face sur des bases progressistes à la dangereuse Europe allemande

Georges GASTAUD

A propos d’une analyse de Jean-Luc Mélenchon

Dans un récent texte, Jean-Luc. Mélenchon sur la dangereuse montée en puissance de l’Europe allemande. Ce texte fait suite à des élections qui ont vu l’extrême droite nostalgique d’Hitler rafler 90 sièges au Bundestag... sans oublier la pression croissante du parti ultra-patronal FDP (libéraux) dont l’originalité est d’être à la fois ultra-européiste et cyniquement germano-centré. Une fois de plus, il est triste que, excepté le PRCF, 99% des marxistes français se refusent encore, pour ne pas heurter la gauche bobo et son faux internationalisme, à regarder la réalité en face. Alors qu’initialement, l’expression « Europe allemande » fut lancée par Jacques Duclos, puis reprise par Georges Marchais. A noter que dans le texte de Mélenchon, apparaît – et nous ne pouvons que l’en féliciter ! – la juste expression « annexion de l’Allemagne de l’Est » en lieu et place du vocable euro-politiquement correct – et combien faux quand on voit le traitement revanchard réservé aux « Ossies » et aux communistes est-allemands ! – (...) Lire la suite »
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