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Thème : Amérique latine

« Pour contrer le chaos créé par l’impérialisme, un leadership honnête et des institutions fortes doivent s’accompagner d’une mobilisation populaire intense et bien organisée »

Atilio BORON
Mohsen Abdelmoumen : Comment expliquez-vous le recul de la gauche et la montée de l’extrême-droite en Amérique Latine, comme on l’a vu au Brésil avec l’élection du fasciste et tortionnaire Jaïr Bolsonaro et celle de Mauricio Macri en Argentine ? Prof. Atilio Borón : Il existe de nombreuses raisons, que je ne peux que résumer ici. Premièrement, l’intensité de la contre-offensive américaine visant à vaincre les gouvernements progressistes a été impressionnante. Macri était un cadeau inattendu, plus dû aux erreurs du kirchnerisme qu’à autre chose. Mais la victoire était très importante pour les États-Unis. Bolsonaro est le produit de la démobilisation du PT établie par Lula depuis les débuts, de la corruption complète du système judiciaire qui a mis en prison Lula et a permis à Bolsonaro de ne pas être présent dans les débats présidentiels, le soutien constant des médias hégémoniques et, bien sûr, les graves erreurs des gouvernements Lula/Dilma qui croyaient que la politique sociale et l’extraction de millions de (...) Lire la suite »

Nouvelle année : Bolsonaro ou Lopez Obrador ? (Rebelion)

Emir SADER

2018 le panorama est modifié en Amérique Latine. Parmi les changements les plus importants, le Brésil a élu un président d'extrême droite et le Mexique un président démocratique et progressiste. 2019, à son tour, présentera de nouveaux défis : des présidentielles en Bolivie, en Uruguay et en Argentine, dans les trois cas en octobre, entre autres élections.

Grâce à toutes les intrigues et embûches que nous savons, la droite brésilienne a réussi à empêcher, sans aucune base juridique, Lula d'être candidat, et après avoir mené une campagne basée sur la diffusion de fake-news gérés par des robots, a réussi à élire à la présidence un homme politique d'extrême droite, non seulement en phase avec des tendances visibles ailleurs dans le monde, mais dans sa version la plus radicale et pathétique. Il faut en tenir compte, parce que c'était une campagne qui montre avec quelles méthodes la nouvelle droite mondiale agit : la judiciarisation, le droit, les fake-news, qui font partie de la guerre hybride avec laquelle l'Empire et les droits dans chaque pays agissent pour essayer de prolonger un modèle économique basé sur la guerre aux pauvres et à la démocratie. Au Mexique, après presque un quart de siècle de lutte pour vaincre une oligarchie qui gouvernait depuis près d'un siècle, López Obrador a remporté l'élection : un triomphe écrasant qui relance un cycle dans la (...) Lire la suite »

LAWFARE, le nouvel essai néolibéral en Amérique du Sud

Telma Luzzani

Les leaders progressistes latinoaméricains de la dernière décennie subissent aujourd’hui les arguties d’une Justice corporative et au service des intérêts de la droite conservatrice. Cet article est donc bien utile pour comprendre ce qui se passe en France aujourd'hui avec la persécution judiciaro-médiatique contre Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise.

Au XXIe siècle, quand le néolibéralisme mondialisé semblait imbattable, au sein des pays d’Amérique du sud un groupe de présidents a démontré qu’avec des politiques adaptées, un monde de bien-être pour tous était possible. Ils sont arrivés au pouvoir en respectant toutes les règles du jeu démocratique que les puissances d’Occident disent défendre. Les présidentes et les présidents ont été choisis et réélus par des votes massifs, au minimum le double du chiffre qu’affichent les leaders de la Maison Blanche ou les Présidents ou Premiers ministres européens. Ils ont obtenu des résultats extraordinaires : ils ont sorti des millions de Sud-Américains de la pauvreté ; désendetté leurs pays ; ils ont obtenu la reconnaissance de l’Unesco, qui a déclaré la région « sans analphabétisme », et des Nations Unies qui l’a félicité pour être « une zone unique dans le monde sans guerres », et ont atteint, au niveau national des réussites scientifiques et économiques sans précédents, et tout cela sans les crises et les tremblements de (...) Lire la suite »

Belligérance tous azimuts : Trump veut reprendre le contrôle de l’Amérique latine (RT)

Ken Livingstone
Trump intensifie ses efforts pour provoquer des changements de régime dans les pays d'Amérique latine qui refusent de se plier à ses desideratas, tout en gardant un silence hypocrite sur les violations des droits humains commises par des alliés américains comme l'Arabie saoudite. Ces dernières années, la droite a refait surface en Amérique latine. La première étape de l'élection du prochain président du Brésil a vu le candidat de droite Jair Bolsonaro remporter 46 % des voix. À deux semaines du scrutin final, il mène de 16 %. Même si les gouvernements progressistes qui placent l'égalité, l'éducation, les soins de santé et la lutte contre la pauvreté au premier plan de leur politique, sont toujours puissants dans la région, la dernière période a été difficile, y compris au Venezuela. Mais il est également vital, en temps de crise, de se rappeler pour quoi se battent ceux qui, comme nous, participent à des campagnes de solidarité. Le décès d'Hugo Chavez en 2013 nous a tous bouleversés, mais les idéaux et (...) Lire la suite »

Amérique latine : Les États-Unis cherchent à réhabiliter la doctrine de Monroe et à imposer ainsi le régime néolibéral dans toute la région...

Frederick B. Mills

Les États-Unis cherchent à réhabiliter la doctrine de Monroe et à imposer ainsi le régime néolibéral dans toute la région, et à contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie.

Mohsen Abdelmoumen : Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs ce qu’est le concept : philosophie de la libération ? Dr. Frederick B. Mills : Le mouvement philosophie de la libération, qui remonte à la fin des années 1960 en Amérique latine et dans les Caraïbes, est né d’un examen critique de l’influence de la philosophie occidentale sur la philosophie et la science latino-américaines. Cela a été ressenti par ses précurseurs, qui se demandaient s’il existait une philosophie particulièrement latino-américaine, comme une étape nécessaire pour faire avancer un projet philosophique libérateur. Une telle critique consiste à mettre à nu le mythe de la modernité. Ce mythe est une vision du monde eurocentrique déployée pendant la conquête et la colonisation de l’Amérindia pour justifier l’assujettissement des Africains et des peuples d’origine des Amériques. Il est toujours important d’étudier cette vision du monde aujourd’hui, car le mythe de la modernité ne s’est pas achevé dans la postmodernité mais persévère sous la (...) Lire la suite »
AMLO et le Mexique à venir

L’Amérique latine et la conciliation des classes (La Jornada)

Peter ROSSET
Il est à la mode de spéculer sur ce que l'on doit attendre du prochain gouvernement du Mexique. Même si personne peut prédire le futur, une analyse comparative peut aider à établir certains cadres pour nos expectatives. Le Honduras, le Paraguay, l'Uruguay, l'Argentine, le Brésil, le Venezuela, la Bolivie, le Chili, le Pérou et le Nicaragua ont eu des gouvernements qui se disaient ou se disent (encore) progressistes et il me plairait de faire ici un bilan de ce qui est bon, mauvais et laid dans leurs résultats. Chacun de ces gouvernements appliquait une stratégie de ce que l'on pourrait dénommer conciliation des classes, vu que, à l'exception de Cuba, la génération précédente de la lutte armée et de la lutte des classes avait été vaincue. Chacun de ces gouvernements, en incluant les expressions les plus radicales de Chávez, Morales et Correa, gouvernaient main dans la main avec d'importants secteurs des oligarchies, des bourgeoisies nationales et des groupes de capital. Le bilan froid de ces (...) Lire la suite »
Et quelques informations sur ce qui se passe au Nicaragua

La voix dissonante du Forum de São Paulo

Maurice LEMOINE
La 24e édition du Forum de São Paulo (FSP), rencontre qui rassemble les partis et mouvements progressistes de l’Amérique latine et de la Caraïbe, s’est tenue à La Havane du 15 au 17 juillet. Fondé en 1990 par le président cubain Fidel Castro et celui qui n’était encore que le dirigeant au Brésil du Parti des travailleurs (PT), Luiz Inácio Lula da Silva, ce rassemblement accueillit d’emblée tant des partis de gauche modérés que des formations forgées dans la lutte armée, des partis communistes (dont le PCC cubain) et leurs différentes scissions. « Affronter le néolibéralisme en Amérique latine, nous expliquera bien plus tard Valter Pomar, membre de la direction nationale du PT, exigeait une attitude ouverte et plurielle, prenant en compte tant la crise traversée par le communisme que celle frappant la social-démocratie. » Présent à La Havane et évoquant, lors de la journée de clôture de cette édition 2018, son prédécesseur à la présidence du Venezuela, Nicolás Maduro a rappelé avec émotion : « [Hugo] Chávez (...) Lire la suite »
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Brésil : Lettre de Lula au Forum de Sao Paulo (Cuba Debate)

Après avoir salué le président du Conseil d'Etat et du Conseil des Ministres Miguel Díaz-Canel, la secrétaire générale du Forum, Mónica Valente, et les délégations présentes, Lula écrit : Je vous remercie pour le soutien et la solidarité que vous avez apporté à ma personne, à mon parti PT et aux autres camarades persécutés par la droite au Brésil. Celle-ci ne sait pas cohabiter avec la démocratie et, avec le soutien des médias et du pouvoir judiciaire, veut nous empêcher de revenir au Gouvernement et de rendre sa dignité, sa liberté et ses droits au peuple brésilien. Quand Fidel et moi, en 1990, avions proposé que la gauche latino-américaine et caribéenne se réunisse pour évaluer les transformations profondes que le monde avait subi à ce moment-là avec l'ascension du néolibéralisme en économie et en politique, avec la fin des régimes du socialisme réel en Europe orientale et la fin de la bipolarité du système international, nous avions clairement conscience de l'importance de cette initiative. Ce que nous ne (...) Lire la suite »

Amérique Latine : Les élections en Colombie, au Mexique et au Venezuela définissent la géopolitique régionale (Resumen Latinoamericano)

Jesús Rafael Gamarra Luna

Nous assistons à un moment où existent de grandes possibilités de changement dans la réalité économique et politique des nations du monde et en particulier en Amérique Latine et dans les Caraïbes : des possibilités de nouveaux réalignements qui permettraient de poursuivre la construction d'un monde multipolaire et multi-centré. L'imposition des intérêts mondiaux de l'Empire à la tête des Etats-Unis et les réponses des puissances émergentes comme la Russie et la Chine indiquent que le monde est interconnecté et que les mouvements des uns et des autres ont un impact sur chaque région mais les décisions souveraines des nations indépendantes ont aussi une incidence sur la géopolitique.

L'ordre du jour de l'empire nord-américain a été traversé par la décision de faire et de développer des guerres dans plusieurs régions du globe en cherchent à rester la force militaire hégémonique dans le monde et à récupérer des positions politiques et économiques perdues à cause d'erreurs stratégiques et tactiques qui donnent la priorité à la guerre pour accélérer l'extractivisme et la diplomatie de la force, le gourdin, la chantage et les armes pour amoindrir la crise intérieure et la crise du capitalisme impérial. Dans notre région, son échec politique a été évident pour freiner le processus bolivarien qui en peu de temps, a pris profondément racine. L'échec militaire du coup d'Etat d'avril 2002 au Venezuela dirigé par les Etats-Unis a amené à chercher d'autres façons d'affaiblir et de freiner le processus dirigé par Hugo Chávez en impliquant de nombreux pays de la région, en développant toutes les stratégies de guerre au Venezuela et dans les pays qui partagent les processus démocratiques. Ces mouvements ont (...) Lire la suite »

L’Amérique n’a pas de maître

Gabriela Avila Gomez

Une fois de plus, revenus aux principes de la doctrine Monroe, les États-Unis prétendent faire de la région son « arrière-cour » « L’AMÉRIQUE aux Américains » est une expression qui résonne depuis le 19e siècle aux oreilles de ceux qui luttent pour l’intégration régionale et pour l’unité au-delà de la diversité

Cette expression, qui répond à la doctrine Monroe, attribuée au président James Monroe, semblait avoir été reléguée un certain temps dans un recoin des diverses administrations des États-Unis, bien qu’elle n’ait jamais été abandonnée. Aujourd'hui, le gouvernement étasunien, dirigé par le président Donald Trump l’a remise au goût du jour, plus présente que jamais, depuis sa candidature à la Maison-Blanche sous le slogan de campagne « Make America great again » (Rendre l'Amérique grande à nouveau). Telle a été sa politique depuis l'année dernière, lorsqu’il a pris les commandes du pays : il s’est attaqué aux migrants, il a défendu l’idée du « protectionnisme » économique et, concernant notre île de Cuba, il est revenu sur bon nombre des avancées réalisées au cours du précédent mandat de Barack Obama. À présent, son objectif est de s’abattre avec cette force supplémentaire sur nos peuples d'Amérique latine. L'un des hauts fonctionnaires de l'administration Trump, le Secrétaire d'État Rex Tillerson, vient d’effectuer une (...) Lire la suite »
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