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Thème : Amérique latine

La Colombie [sans Ingrid ni Pablo] – Un récit de voyage

Cédric Rutter
On ne peut pas évoquer la Colombie sans penser à Ingrid Betancourt ou à Pablo Escobar. Pourtant, les interlocuteurs rencontrés par Cédric Rutter au cours de son voyage n’ont jamais parlé d’eux. Ce pays ne se limite pas au trafic de drogue et à la guérilla des Farc. Cette zone stratégique et magnifique, porte de l’Amérique du sud entre deux océans, abrite des communautés et des individus en demande de paix dans une démocratie fragile. Ils ont tant à enseigner et à dire. L’auteur les a écoutés et nous transmet leurs messages pour faire tomber les stéréotypes d’un pays méconnu et inciter les lecteurs à la solidarité. Cédric Rutter a parcouru la Colombie durant 5 semaines en compagnie d’humanitaires et de travailleurs sociaux à la rencontre de communautés et d’individus. Le résultat : des témoignages sur un pays méconnu accompagnés de dizaines de photographies pour documenter la vie dans une Colombie en conflit depuis des dizaines d’années. « En Colombie, vous pouvez voir des villes splendides, d’impressionnants (...) Lire la suite »

Acapatzingo : un autre monde au beau milieu de l’agglomération de México

Lecteur

Acapatzingo : un autre monde au beau milieu de l’agglomération de México
Ici, la police n’entre pas ; ni le coronavirus ni le narco ne sont autorisés à pénétrer dans la coopérative de logements Acapatzingo où, au pied de la colline de Yuhualixqui, deux immenses murs de métal noir délimitent l’accès à un petit monde dans lequel il n’y a pas de place pour les taux élevés de criminalité et d’infections à Covid-19 que les chiffres officiels indiquent dans la municipalité d’Iztapalapa, où se trouve ce quartier dont les habitants construisent quotidiennement la réalité dans laquelle ils veulent vivre. (1)

À Acapatzingo, ils ont affronté la pandémie grâce à l’organisation communautaire ; ainsi, parmi les quelque quatre mille habitants, seuls 34 cas de Covid-19 ont été signalés. Les voisins ont soutenu ceux qui sont tombés malades, leur ont apporté de la nourriture et ont organisé des tombolas afin de récolter des fonds pour acheter des bouteilles d’oxygène et des outils pour équiper leur Maison de santé. Ils ont également ouvert une cuisine communautaire pour ceux qui en avaient besoin, car de nombreuses personnes se sont retrouvées sans travail. « Nous nous soutenons tous les uns les autres », déclare David Lopez, un jeune homme souriant aux lunettes épaisses. « Personne ne prend mieux soin de la communauté que nous », déclare Elia Silva depuis l’un des quatre fauteuils de la salle de réunion. Ses tatouages et sa plate-forme zMapualtitmoesddiae contrastent avec le style plus conservateur de l’actuelle gardienne, Josefina Popoca, qui, avec un visage sérieux et quelques rides sur le visage, porte son sifflet (...) Lire la suite »
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« Opération Condor », un homme face à la terreur

Maurice LEMOINE
« Surprenant petit bonhomme », personnage hors du commun, symbole de la lutte pour la justice, le Paraguayen dont le journaliste et écrivain Pablo Daniel Magee retrace l’histoire dans un livre passionnant s’appelle Martín Almada. Inconnu du grand public, celui-ci a pourtant reçu en 2002 le prix Nobel alternatif de la paix pour avoir mis à jour, preuves à l’appui, après en avoir lui-même été victime, l’une des entreprises criminelles les plus abjectes de l’histoire de l’Amérique latine : le plan Condor. 1964 : l’armée brésilienne renverse le président João Goulart. Le « golpe » marque le coup d’envoi de la période mortifère qui va affecter la Bolivie (1971), le Chili, l’Uruguay et le Pérou (1973), l’Argentine (1976) et le Paraguay (depuis 1954 sous la botte de l’« Honorablissime commandant en chef des Forces armées de la Nation » et Président de la République Alfredo Stroessner). Celui que, venu en 1958 inaugurer les installations de la CIA dans l’ambassade des Etats-Unis à Asunción, le vice-président étatsunien (...) Lire la suite »

Le groupe de Lima sans Lima ?

Boris Differ
Après l’investiture du nouveau président Pedro Castillo, le mercredi 28 juillet de cette année, malgré les tentatives de déstabilisation de l’opposition menées par les oligarques Fujimori et les milieux d’extrême droite, soutenus par Washington, le mandataire a présenté son nouveau gouvernement et a procédé à annoncer les orientations de sa nouvelle politique. L’évolution des relations internationales et la relation avec le tendancieux "Groupe de Lima" constituent un point important de changement. Nous rappelons que ce groupe a été fondé le 8 août 2017 dans la capitale péruvienne Lima, sous le mandat de l’ancien président Pedro Pablo Kuczynski ; par 12 pays latino-américains sous l’impulsion et le contrôle de l’OEA et de l’administration américaine de Trump. Son objectif déclaré est la déstabilisation et le changement de régime contre le gouvernement bolivarien de Nicolas Maduro au Venezuela tout en soutenant le "président intérimaire" Juan Guaido, désigné par l’impérialisme US pour légitimer le coup d’État au (...) Lire la suite »

Biden et l’Amérique Latine

El Tiempo

Dans une interview donnée il y a quelques jours au média colombien El Tiempo, Joe Biden aborde la question des relations avec "les autocrates de la région". Il y est question du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba... Extrait.

(...) Comment allez-vous affronter les autocrates de la région comme Nicolas Maduro au Venezuela, Daniel Ortega au Nicaragua et le régime castriste à Cuba ? Les politiques de Trump n'ont pas réussi. Les dictateurs sont toujours au pouvoir à Cuba et au Venezuela. La répression des droits et la crise humanitaire ne font qu'empirer. Mon objectif sera de promouvoir et de réaliser la liberté des personnes vivant sous les régimes oppressifs dirigés par Maduro, Ortega et le régime cubain. Je défendrai les valeurs universelles de la démocratie et des droits de l'homme. Et, contrairement à Donald Trump, je protégerai les personnes qui fuient l'oppression de ces dictatures. J'ai longtemps condamné la corruption et les abus de la dictature de Maduro. Lorsque j'étais vice-président, j'ai dirigé les efforts visant à imposer la première vague de sanctions contre le régime Maduro. En tant que président, je soutiendrai le peuple vénézuélien et la démocratie en accordant le statut temporaire de protection (TPS) aux (...) Lire la suite »
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Amérique latine : la combinaison mortelle du coronavirus et du néolibéralisme

Fiona EDWARDS
L'Amérique latine est devenue un nouvel épicentre de la pandémie mondiale de coronavirus (Covid-19), car le nombre de décès augmente rapidement dans les pays dont les gouvernements néolibéraux sont soutenus par les États-Unis. En particulier, le Brésil, l'Équateur et le Pérou semblent mal gérer la crise de santé publique. D'autres gouvernements de la région, en revanche, montrent qu'il est possible de contenir la maladie grâce à une intervention précoce et à la mise en œuvre des mesures responsables recommandées par l'Organisation mondiale de la santé. Cuba et le Venezuela en sont deux exemples. Les priorités Les différences de réponse en Amérique latine reflètent un fossé mondial croissant entre les pays qui poursuivent des politiques économiques néolibérales et ceux qui, dans une certaine mesure, donnent la priorité à la sauvegarde des vies et à la santé publique. De nombreux pays occidentaux riches – du Royaume-Uni aux États-Unis – luttent toujours pour contenir la maladie, malgré des systèmes de santé (...) Lire la suite »

Jacques Sapir : Les enjeux de la crise pétrolière aux États-Unis et en Amérique Latine

Romain MIGUS

Moins 37. À n’en pas douter, c’est le chiffre de la semaine. Il ne s’agit pas de la température au Groenland mais du prix du baril de pétrole WTI au soir du lundi 21 avril. Comment expliquer cette bizarrerie ? Quel va être l’impact sur l’économie mondiale ? Que se passe-t-il en coulisse entre les grandes puissances pétrolières ? La dégringolade des prix du pétrole va-t-elle emporter les économies latino-américaines ? Quels vont être les conséquences au niveau géopolitique ? Se dirige-t-on vers de nouvelles guerres du pétrole ?

Pour répondre à ce foisonnement de questions, déterminantes pour notre futur à tous, nous sommes avec Jacques Sapir, économiste, directeur d’étude à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

Sommaire : 0’10 : Intro 2’50 : -37$ le baril WTI, les explications d’une bizarrerie 6’43 : Quel va être l’impact sur l’économie mondiale ? 11’07 : L’Arabie Saoudite et la Russie contre les États-Unis 12’40 : Conséquences économiques aux États-Unis 17’38 : Impact de la dégringolade des prix du pétrole en Amérique Latine (Argentine, Brésil, Mexique, Équateur) 20’06 : Le cas du Venezuela 29’57 : L’Arabie Saoudite prise à la gorge 22’37 : Les économies latino-américaines peuvent elles se remettre de cette crise énergétique ? 32’33 : Conséquence géopolitique : Se dirige-t-on vers de nouvelles guerre pour le pétrole ? 34’45 : Les États-Unis : Isolationnisme ou futur membre de l’OPEP+ ? 36’10 : Le dilemme de Donald Trump : sauver l’industrie pétrochimique et les raffineries OU les producteurs de (...) Lire la suite »

Une pensée critique. Dix choses curieuses au temps du coronavirus en Amérique Latine.

Sergio RODRIGUEZ GELFENSTEIN

Le 15 avril 2020 Confrontés à la pandémie de coronavirus, certains personnages ont curieusement réagi. Cela vaut la peine de relever quelques unes de ces réactions pour mieux comprendre la position de chaque acteur dans la lutte contre le virus :

1. La Chine a envoyé une aide humanitaire à l'Amérique latine. Parmi les pays où la coopération chinoise est arrivée, il y a le Venezuela, qui a reçu une équipe de huit spécialistes chinois pour épauler le pays face à la crise sanitaire. L'équipe était composée de médecins et de scientifiques ayant vécu l'expérience du traitement du virus pendant son pic le plus élevé dans le pays asiatique. Avec eux, 22 tonnes de matériel médical sont arrivées, dont 500 000 tests rapides, des respirateurs, des combinaisons de protection, des lunettes, des masques et des gants. Avant cette dernière aide, 55 tonnes de matériel médical étaient déjà arrivées et d'autres sont attendues. La Bolivie a reçu de la société chinoise Alibaba un don de fournitures médicales comprenant 100 000 embouts buccaux, 20 000 kits de réactifs pour tests viraux et cinq respirateurs. L'Argentine a reçu 2 500 tests de diagnostic, 5 000 combinaisons de protection, 66 000 masques, 2 000 gants et 53 thermomètres numériques. 50 000 autres kits de réactifs (...) Lire la suite »

L’heure est venue d’annuler la dette extérieure de l’Amérique latine

CELAG

Plusieurs ex-présidents latino-américains comme Rafael Correa (Equateur), Dilma Rousseff (Brésil), Fernando Lugo (Paraguay) ou encore Ernesto Samper (Colombie) ont signé un appel demandant l’annulation de la dette extérieure des pays latino-américains afin de mieux faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. L’initiative lancée par le Centre Stratégique Latino-américain de Géopolitique (CELAG) compte aussi sur le soutien de l'ancien président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero.

Maintenant que le monde a adopté un ton plus humain et coopératif en matière économique face à la pandémie de Covid-19, nous demandons depuis le Centre stratégique latino-américain de géopolitique (CELAG) l'annulation de la dette extérieure souveraine des pays d'Amérique latine par le FMI ainsi que d'autres organisations multilatérales (BID, BM, CAF) et nous exhortons les créanciers privés internationaux à accepter un processus immédiat de restructuration de la dette qui envisage un moratoire immédiat de deux ans sans intérêt. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement prévoit une perte de recettes globale de 2 000 milliards de dollars en raison de cette crise. De son côté, l'Organisation internationale du Travail estime que 25 millions d'emplois dans le monde sont menacés. D'autre part, les sorties de capitaux des pays émergents se poursuivent : le niveau record de 60 milliards de dollars a déjà atteint en moins de deux mois (Institut de la finance internationale). Face à tant de (...) Lire la suite »

L’Amérique latine se prépare à la crise des coronavirus - les pays en développement ont besoin de solidarité et non de sanctions

Fiona EDWARDS
Le coronavirus se répand rapidement dans un certain nombre de pays d'Amérique latine, menaçant la vie de millions de personnes sur le continent. Dans cette situation de vie et de mort, les populations d'Amérique latine ont besoin de solidarité et d'assistance pour faire face à une crise qui a submergé les systèmes de santé de certaines des économies les plus riches et les plus avancées du monde. La réponse des gouvernements d'Amérique latine a jusqu'à présent varié considérablement. Les pays dont les dirigeants sont orientés vers le socialisme ont adopté des mesures préventives strictes. En revanche, le président d'extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, poursuit l'approche inverse, se joignant à Donald Trump pour minimiser totalement la crise et ne pas agir, ce qui risque de provoquer une catastrophe et des morts en masse dans un pays de 210 millions d'habitants. D'autres pays ont montré ce qu'il est possible d'obtenir lorsque la priorité est donnée au sauvetage des vies et non à la minimisation des (...) Lire la suite »
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