RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Burkina Faso

Communiqué de presse d’organisations professionnelles des médias du Burkina sur l’extradition de François Compaoré

Le 13 juin prochain, la justice française va rendre son délibéré sur la demande d'extradition de François Compaoré introduite par l'Etat burkinabè. Le peuple burkinabè, en général, les journalistes et tous ceux qui ont en horreur l'impunité, en particulier, fondent de grands espoirs que l'extradition de François Compaoré dans son pays d'origine (le Burkina Faso) sera actée. En effet, le frère cadet de l'ancien président Blaise Compaoré a rendez-vous avec la justice de son pays et nous espérons que celle française lui permettra enfin de répondre des faits qui lui sont reprochés dans le cadre de l'assassinat odieux du journaliste Norbert ZONGO et de ses compagnons d'infortune. Certains suspects identifiés par la commission d'enquête indépendantedepuis 1999 et toujours en vie (trois d'entre eux sont morts) ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt. François Compaoré est également inculpé et recherché par la justice Burkinabè. C'est en toute logique qu'il fait l'objet depuis mai 2017 d'un mandat (...) Lire la suite »
Ado prépubère que flatte le matriarcat médiatique, il accumule bourdes et injures avec ravissement et inconscience

Macron : por que no te cayas ?

Vincent MORET
Devant les étudiants de Ouagadougou, Macron s’est exclamé : « Moi je ne veux pas m'occuper de l'électricité dans les universités au Burkina Faso, c'est le travail du président ». Ce dernier quitta aussitôt la pièce, accompagné de quolibets jupitériens : « Du coup, il s'en va... Reste là ! Du coup, il est parti réparer la climatisation Hu, hu ! ». Devant les étudiants de l’université » de Yale dont l’un lui demandait son avis sur l’obésité, Macron s’est exclamé qu’il n’était pas là pour trier le gras dans la viande des hamburgers, que c’était le rôle de Trump. Ce dernier quitta aussitôt la pièce, accompagné de quolibets jupitériens : « Du coup, il s'en va... Reste là ! Du coup, il est parti changer l’huile des friteuses du McDo. Hu, hu ! ». Devant les étudiants de l’Université de Pékin, dont l’un l’interrogeait sur le commerce avec la France, Macron s’est exclamé qu’il n’était pas VRP chinois, que c’est Xi Jimping qui devait faire ça. Ce dernier quitta aussitôt la pièce, accompagné de quolibets jupitériens : « Du coup, il (...) Lire la suite »

La liberté contre le destin, discours de Thomas Sankara

Thomas Sankara reste une figure révolutionnaire de premier plan pour la jeunesse africaine en lutte. Durant son passage bref mais fulgurant à la tête du Burkina Faso, interrompu par son assassinat en 1987, le jeune officier a marqué l’histoire de son pays et de l’Afrique, ainsi que la mémoire des luttes anti-impérialistes. On trouvera dans ce recueil, outre les principaux discours de Thomas Sankara, des discours inédits. En plus de faire des bilans réguliers de la révolution, il aborde les thèmes qui lui étaient chers : le néocolonialisme, la libération des femmes, la lutte contre la dette, l’utilisation de la langue française, la défense de l’environnement, le mouvement des non-alignés. Enfin, trois textes viennent mettre ces discours en perspective : une biographie de Thomas Sankara, la présentation de son projet, et la synthèse de ce qu’on sait sur son assassinat. Un ouvrage complet permettant d’avoir une connaissance approfondie de cette expérience révolutionnaire inédite et de son leader Thomas (...) Lire la suite »

Exit Blaise Compaoré : La rançon d’un traître à la cause de l’Afrique et des Africains

Olivier FADO DOSSOU
« Même s'ils arrachent mille fleurs, ils ne seront pas les maîtres du printemps. » Pablo Neruda Près de trois décennies après sa prise de pouvoir dans le sang par l'assassinat le 15 octobre 1987 de Thomas Sankara, héros de la lutte anti-impérialiste dans l'ancienne Haute-Volta, Blaise Compaoré vient à son tour, d'être renversé par une insurrection populaire. En voulant réviser au forceps l'article 37 de la constitution pour se maintenir au pouvoir après un bail présidentiel de plus d'un quart de siècle, il a déclenché l'ire du vaillant peuple burkinabé. Minés par des dissensions internes et fortement affaiblis, les piliers institutionnels internes sur lesquels reposait son autorité (l'armée, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès et les chefferies traditionnelles), n'auront pas réussi à lui sauver la mise. Au nom de la realpolitik, il est prié par ses parrains occidentaux de s'effacer devant l'intransigeance populaire. Cette exceptionnelle longévité à la tête d'un Etat si coutumier de violentes (...) Lire la suite »

Burkina Faso : gouvernement de transition ou dictature militaire ?

M. MOBO

Alors que le colonel Zida avait finalement cédé aux pressions internationales et confié la présidence du pays aux civils en la personne du diplomate et ancien représentant du Burkina Faso aux Nations Unis, Michel Kafango, on ne peut que déplorer de voir l'armée reprendre les commandes de manière si insidieuse et s'installer au gouvernement pour en tirer les ficelles. Une présence militaire au sommet de l'Etat qui suscite logiquement un certain malaise auprès de la communauté internationale et qui pourrait faire regretter la stabilité du régime de Compaoré, un régime valable sur bien des points selon Jean Yves Ollivier, spécialiste des relations diplomatiques en Afrique.

L'armée entend donc conserver son influence dans le jeu politique et cela était bien sûr prévisible. Les intenses tractations qui ont mené à la désignation du gouvernement le dimanche 23 novembre dernier ont vu les deux postes clés de la Défense et de l'Intérieur revenir à des militaires. Le lieutenant-colonel Issac Zida cumulera le poste de Premier ministre avec celui de ministre de la Défense, tandis que le président de la transition Michel Kafando occupera également le poste de ministre des Affaires étrangères. Au total, quatre militaires figurent dans ce gouvernement intérimaire, en comptant le lieutenant-colonel Issac Zida. Le colonel Auguste Denise qarry, l'un des plus proches collaborateurs de Zida, a été nommé ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité, l'équivalent du ministère de l'Intérieur. Une présence qui fait craindre forcement le basculement de ce gouvernement de transition vers une dictature militaire sans partage. Une situation encore hypothétique bien sûr mais qui (...) Lire la suite »

Burkina Faso : le changement dans la continuité

Capitaine Martin

Vingt-cinq ans après la chute du mur de Berlin, loin de l’opulence des pays riches, la diplomatie occidentale continue de frayer avec les dictateurs qu’elle paye grassement pour engager des guerres par procuration. En clair, pour lutter contre ses propres ennemis. Le dernier exemple en date est celui de l’ex-Président du Burkina Faso Blaise Compaoré, déposé à la faveur d’un soulèvement populaire.

Le curriculum vitae de l’ex-dictateur retrace l’une des périodes les plus sombres de l’Afrique contemporaine. Le Burkina Faso s’appelait la Haute-Volta et était encore une colonie française lorsque naquit dans une petite ville au nord de Ouagadougou Blaise Compaoré, en 1951. Fils d’un ancien tirailleur, il s’engage dans l’armée de son pays après être passé par des écoles militaires, au Cameroun, au Maroc puis à l’École d’infanterie située à l’époque à Montpellier. Le beau Blaise comme on l’appelait à cette époque en raison de son physique avantageux est affecté en 1981 à la tête du centre national d’entraînement commando où il succède à un certain Thomas Sankara. Celui-ci est son aîné de deux ans. Les deux hommes s’étaient liés d’amitié lors d’un stage d’instructeur parachutiste à Rabat, en 1978. Au sein de l’armée voltaïque, le duo fonde avec d’autres camarades de promotion le Regroupement des officiers communistes. La Haute-Volta est alors en proie à des coups d’État militaires à répétition depuis son accession à (...) Lire la suite »

De Burkina Faso à Barkana Fako : la rue détrône les mokos

Omar CHAALAL

"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi." Extrait d'un discours de Franklin D. Roosevelt .

Du héros de la révolution au héros du film. Le mensonge faufile entre le film et la réalité. La confusion s’installe chez les gamins et c’est ainsi que l’histoire se corrompe ! Notre histoire est jalonnée de victoires, de triomphes et de succès. Ne donnons pas la chance aux fils de tirailleurs ou aux cousins des zouaves de la falsifier. Quand j’étais petit ma mère me disait que la liberté était le passe-partout dans la vie. Elle m’a appris comment dire la vérité quelles que soient ses circonstances. Pou­r ma mère, l’homme qui ment n’est pas libre. Elle considère que la vérité est synonyme de liberté. Souvent, elle me rappelait l’expression française "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà". Elle voulait graver dans mon esprit de gamin l’idée « ce qui est une vérité pour un peuple peut être une erreur pour d'autres ». Elle m’a conseillé de ne pas fréquenter les politiciens guignols. Avec le temps j’ai réalisé que dans son subconscient notre train de vie très austère n’avait pas besoin d’experts politiques sortant (...) Lire la suite »

Burkina-Françafrique : un à zéro. La France doit se retirer.

Romuald BOKO, François CHARLES
Compaoré, Moubarak, Ben Ali...victoires populaires "Compaoré est parti" chante, ce jour là, la place de la Nation, rebaptisée "Place de la Révolution". Les gens s'interpellent, pour la plupart, incrédules, c'est pourtant vrai, il est parti. Chassé le jour même où il imaginait, au dessus de tous et de tout, faire "voter" une loi inique lui permettant de...durer toujours ! Quelle ironie ! Celui qui se voyait "guide à vie" a finalement été obligé de s'enfuir.. S'apprêtant lâchement, une fois encore, à truquer, il ne voulait pas le combat, la rue le lui a imposé et la rue a gagné. La rue de la jeunesse, la rue du peuple tout entier s'est imposée, et même si rien n'est définitivement gagné à ce jour, ce premier round est bel et bien compté pour le peuple. Abandonné, en tout cas dans la forme, par sa propre armée, le peuple dans les rues, il a déguerpi. Un pur bonheur ! Sans nul doute, des situations compliquées s'annoncent mais qui oserait, en ces jours, faire la fine bouche : Blaise a dégagé, c'est déjà ça ! (...) Lire la suite »

Affaire Sankara, nouveau déni de justice, la mobilisation continue

Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 30 avril 2014, Le tribunal de Grande instance de Ouagadougou s’est déclaré incompétent pour ordonner une expertise ADN afin d’identifier des corps enterrés à Dagnoen.

Nous accueillons cette décisio, avec tristesse, déception et colère, et c’est désormais la révolte et la rage qui nous envahissent. Cette décision fait pourtant suite à une requête déposée par les avocats de la famille datant du 2 février 2011. Il a donc fallu 3 ans pour que des juges se déclarent incompétents ! Et la première requête en justice de la famille date quant à elle de 1997 ! La réalité du Burkina Faso, c’est que Blaise Compaoré est le seul véritable juge concernant l’affaire Sankara. Il panique à chaque fois qu’il en est question, redoutant d’être lui-même poursuivi, comme il panique a l’idée d’être poursuivi pour son rôle dans les guerres, du Libéria, de Sierra Léone et de Côte d’Ivoire. C’est la raison pour laquelle, toutes les procédures lancées au Burkina sur l’assassinat de Thomas Sankara sont bloquées. Mais la famille Sankara est en droit de pouvoir se recueillir sur une tombe authentifiée comme celle du défunt président Thomas Sankara. La famille Sankara, les familles des collaborateurs de Thomas (...) Lire la suite »
Burkina Faso

La facette cachée de la vie chère

DIVERS

Quand on parle de vie chère au Burkina, on fait systématiquement référence à la flambée des prix des denrées de première nécessité. Plus précisément, il s’agit d’une catégorie de produits alimentaires comme le riz, l’huile, le sucre et le lait.

On comprend donc qu'une cristallisation soit faite autour de ces denrées de grande consommation. Tout le monde, à commencer par les populations les plus fragiles économiquement, subit de plein fouet le renchérissement de leurs prix. La stratégie de lutte contre la vie chère élaborée par le gouvernement s'est donc focalisée sur cet aspect. Pourtant, la valse des étiquettes touche d'autres secteurs de l'économie comme la construction et le transport. Pour ériger un hangar de dix tôles, on a de quoi se faire un sang d'encre. Même le simple fil de fer est devenu intouchable. Dans le secteur des transports, si le prix du carburant a pu être contenu jusque-là , de nombreux autres produits sont devenus trop chers pour les propriétaires de véhicules. Les prix des lubrifiants, les batteries, les pneumatiques, etc., ont connu une hausse vertigineuse. Cette flambée des prix pernicieuse a bien sûr des conséquences graves sur l'activité économique et sociale. Pour le moment, le combat en vigueur est celui du (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10