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Thème : Corée du sud

La paix dans la péninsule coréenne est bien la dernière chose que souhaite Washington

John WIGHT

C’est malgré Washington, et non grâce à ses efforts, que le processus de paix se poursuit dans la péninsule coréenne. En effet, vu l’importance militaire et stratégique de la Corée du Sud dans le projet global de domination mondiale de Washington, la paix et la réconciliation entre le Nord et le Sud sont sans doute la dernière chose que l’Empire souhaite.

La volonté et la détermination de Kim Jong-un de la Corée du Nord et de Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud, de normaliser leurs relations sans se laisser décourager par les tentatives évidentes de l'administration Trump de saboter leurs efforts – menaces et insultes contre le dirigeant nord-coréen, conditions scandaleuses posées à Pyongyang pour la tenue des pourparlers, refus de participer au premier sommet de paix prévu à Singapour sous des prétextes fallacieux – témoignent du désir de réconciliation de leurs peuples respectifs après des décennies de conflits. Les faucons néoconservateurs étasuniens et autres partisans de la ligne dure Avec des néoconservateurs comme John Bolton, Mike Pompeo et Nikki Haley qui occupent des postes clés au sein de l'administration Trump, nous avons une Maison Blanche qui croit dur comme fer que la diplomatie c’est bon pour les mauviettes, et qu’une ligne dure et intransigeance doit remplacer la diplomatie étasunienne comme arbitre légitime des affaires (...) Lire la suite »

À Paris, Séoul vend son capitalisme autoritaire

Lina SANKARI

En visite en France jusqu’à vendredi, la présidente Park Geun-hye multiplie les atteintes aux libertés démocratiques. Militants syndicaux et politiques font l’objet d’une répression acharnée.

En renforçant son arsenal nucléaire et en multipliant les provocations depuis le début de l’année, Kim Jong-un a offert l’occasion à la présidente de la République de Corée du Sud, Park Geun-hye, d’intensifier la répression dans son pays. Avec l’adoption d’une nouvelle loi antiterroriste en mars, l’exécutif jouit d’un nouvel instrument de répression des organisations politiques et syndicales, justifié auprès de l’opinion par le regain de tensions avec la partie septentrionale de la péninsule. Mais la répression est surtout l’affirmation d’un capitalisme à visage autoritaire qui ne supporte aucune contestation, comme ce fut le cas avec la révision du Code du travail permettant de faciliter les licenciements en fin d’année dernière. Le sujet sera-t-il au menu des discussions entre Park Geun-hye, en visite en France jusqu’à vendredi, et François Hollande ? Il est permis d’en douter. Dans le cadre de la stratégie de pivot de la France en Asie, la Corée du Sud, partenaire privilégié des États-Unis en Asie, occupe (...) Lire la suite »

Corée du Sud : Raid policier sans précédent au siège du syndicat KCTU (Korea Times)

Une semaine après les manifestations d'envergure exceptionnelle du 14 novembre 2015, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye a décidé de frapper vite et fort, comme elle l'avait menacé avant même que ne commence la journée d'action : le siège de la Confédération coréenne des syndicats (Korean Confederation of Trade Unions, KCTU), principal organisateur des manifestations du 14 novembre, a été la cible d'un raid policier sans précédent depuis sa fondation en 1995, sous la présidence de Kim Young-sam - qui était devenu en 1993 le premier président civil de la République de Corée (Corée du Sud) depuis plus de trente ans, et vient par ailleurs de décéder. Le raid policier a duré six heures : 700 agents de police ont pénétré à l'intérieur du siège de la KCTU pour saisir documents et matériels informatiques, quand 1.840 de leurs collègues étaient positionnés autour du bâtiment. Leur but ? Trouver les preuves d'une implication de la KCTU dans les incidents violents qui ont émaillé - comme trop souvent, hélas, en Corée (...) Lire la suite »

Interdiction en Corée du sud du principal parti d’opposition...

solidarite-internationale-pcf

Interdiction en Corée du sud du principal parti d’opposition, le PPU, force de gauche proche des communistes : solidarité !

Présentée comme modèle du capitalisme du XXI ème siècle, la Corée du sud montre surtout l'image de ce que pourrait être un capitalisme autoritaire au XXI ème siècle. L'interdiction du principal parti d'opposition de gauche en est la dernière preuve inquiétante. La nouvelle n'est pas une surprise pour ceux qui suivent l'actualité coréenne. Elle marque néanmoins une rupture dans la pratique autoritaire du pouvoir sud-coréen. Un retour en arrière qui lorgne vers le temps de la dictature de Syngman Rhee (1948-60), puis Park Chung-Hee (1963-1979) Une dérive autoritaire : la fille du dictateur sur les traces de son père Les partis de gauche, les syndicats, les militants de défense des droits de l'Homme dénonçaient en 2012 l'arrivée à la présidence de Park Geun-Hye, mêlant libéralisme économique, nationalisme anti-communiste (mais pro-américain) et autoritarisme politique. Une « dame de fer » made in Korea. Les opposants à cette dérive autoritaire du régime sud-coréen soulignaient que Park Geun-Hye était aussi (...) Lire la suite »
Aimer la vérité sans épouser un système ...

Echange d’artillerie sur la péninsule coréenne : ce n’est pas le bon pays qui est accusé

Stephen GOWANS

Bien que la Corée du Nord ait été blâmée pour l’échange de tirs d’artillerie de mardi sur la péninsule coréenne, une lecture attentive des bulletins d’information montre que c’était la Corée du Sud qui a créé une véritable poudrière et a ensuite provoqué l’étincelle.

L'incident s'est produit le long de la Northern Limit Line, une frontière maritime occidentale unilatéralement établie par les États-Unis à la fin de la guerre de Corée et qui n'a jamais accepté par le Nord. La Northern Limit Line a été le théatre d'un grand nombre d'accrochages entre les forces navales de la République Sud-Coréenne et la République Nord-Coréenne (RPDC). Il y a un an, les navires de guerre de ces pays se sont affrontés dans la zone contestée, et un navire de guerre nord-coréen a été descendu en flammes. "En 1999, un navire nord-coréen a coulé avec 30 marins morts et peut-être 70 blessés" dans la même zone. [1] La frontière litigieuse ne fait pas partie de l'accord d'armistice qui a mis fin aux hostilités actives. La toile de fond pour le dernier incident en date a été la mobilisation par le Sud de 70.000 soldats, 50 navires de guerre, 90 hélicoptères, 500 avions de combat et 600 chars, dans des exercices de simulation de guerre que le Nord a vigoureusement dénoncé. Pyongyang a décrit ces (...) Lire la suite »

Le conflit inévitable.

Fidel CASTRO
J'ai affirmé récemment que le monde oublierait vite la tragédie que la politique suivie pendant plus de deux siècles par notre voisine de superpuissance, les États-Unis, allait provoquer. Nous connaissons sa façon d'agir retorse et rusée ; la croissance économique impétueuse dont elle a bénéficié à partir du développement technique et scientifique ; les richesses énormes et illimitées qu'une minorité exiguë, dans ce pays et dans les autres, a accumulées aux dépens de la grande majorité de son peuple travailleur et de ceux du reste du monde. Quels sont ceux qui se plaignent toujours plus, sinon les travailleurs, les professions libérales, les prestataires de services, les retraités, les chômeurs, les enfants de rues, les gens privés des connaissances élémentaires, autrement dit l'immense majorité des presque sept milliards d'habitants de notre planète dont les ressources vitales s'épuisent à vue d'oeil ? Comment les forces de l'ordre qui devraient censément les protéger les traitent-elles ? Quels sont (...) Lire la suite »

Au seuil de la tragédie

Fidel CASTRO
Ni Obama ni le président de Corée du Sud n'ont encore pu, depuis le 26 mars, expliquer ce qu'il est vraiment arrivé à la corvette phare de la marine de guerre de ce dernier pays, le Cheonan, un chasseur sous-marins dernier cri qui participait à des manoeuvres avec la marine étasunienne à l'ouest de la presqu'île de Corée, aux limites des deux Républiques, et qui a été coulé, ce qui a entraîné la mort de quarante-six membres d'équipage et fait des dizaines de blessés. L'embarrassant pour l'Empire, c'est que son allié sait de sources bien informées que la corvette a été coulée par les USA. Il n'y a pas moyen d'occulter ce fait qui l'escortera comme une ombre. Dans une autre partie du monde, les circonstances s'ajustent aussi à des événements bien plus dangereux qu'en Asie de l'Est et ne peuvent manquer de survenir, sans que le superpuissant Empire ait les moyens de l'éviter. Israël ne s'abstiendra pas d'activer et d'employer en toute indépendance la considérable force de frappe que les États-Unis lui ont (...) Lire la suite »

L’Empire et le mensonge.

Fidel CASTRO
Je n'ai pas le choix : il me faut écrire deux Réflexions sur l'Iran et la Corée pour expliquer qu'il existe un danger de guerres imminent où serait employée l'arme nucléaire. J'ai dit aussi qu'il était possible de faire tourner court le premier si la Chine décidait de recourir à son droit de veto pour bloquer la résolution que les États-Unis promeuvent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Le second dépend de facteurs qui échappent à tout contrôle, étant donné la conduite fanatique d'Israël, converti par les USA en une forte nation nucléaire qui n'accepte aucun contrôle de la part de la superpuissance. Lors de la première intervention des USA visant à écraser la Révolution islamique en juin 1953, pour défendre leurs intérêts et ceux de leur fidèle allié, le Royaume-Uni, et pour installer Mohammed Reza Pahlevi au pouvoir, Israël était un petit État qui ne s'était pas encore emparé de la quasi-totalité du territoire palestinien, d'une partie de la Syrie et d'une bonne part de la Jordanie voisine, défendue (...) Lire la suite »