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Thème : Démocratie

Architecture, ou comment réussir une révolution

Bellagha Ilyes
En premier chef, avançons la révolution comme étant une hypothèse, d’un, pour satisfaire ceux qui nous la nie et surtout qu’elle n’est encore ni accomplie pour parler d’un résultat, ni certaine pour raconter ses péripéties complètes. Elle est un magma chimique et non une implication physique. Elle n’est pas pensée en amont, elle est un flux qui serpente les vallées et terminera bien un jour ou à prendre forme comme une coulée de lave refroidit par le souffle des progressistes, ou réduite en poussières, balayée par le vent des conservateurs. C’est une révolution qui surgit subitement, qui prend le temps qui lui convient et qui finira bien par se calmer après avoir remodelé le paysage qui l’entoure. Une force sous les commandes d’elle-même qui nous laisse juste le privilège de dire : j’y étais. La vraie révolution, pendant son déroulement, ne peut être ni un acquis parmi les acquis déjà répertoriés au sens d’une culture, ni un symbole d’une quiconque vérité historique. Tout ceci viendra le moment venu pour et (...) Lire la suite »

Justice pour Julian Assange, un test pour la démocratie occidentale (AntiWar)

Nozomi HAYASE
C'est la 7ème année que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a passé Noël confiné à l'ambassade de l'Equateur à Londres. Depuis près d'une décennie, la chasse aux sorcières agressive du gouvernement américain l'a piégé au Royaume-Uni. Assange a demandé l'asile politique à l'ambassade de l'Équateur en 2012 afin d'atténuer le risque d'extradition vers les États-Unis, lié à ses activités de publication. Il s'est vu refuser l'accès aux soins médicaux, à l'air frais, à la lumière du soleil et à un espace adéquat pour faire de l'exercice, et ce sans mise en accusation de la part du gouvernement britannique. En décembre 2015, le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire a conclu qu'Assange était "arbitrairement privé de sa liberté et a exigé sa libération". Pourtant, le refus du gouvernement britannique de se conformer aux conclusions de l'ONU a permis à cette détention illégale de se poursuivre. Cette persécution cruelle d'Assange représente une crise profonde de la démocratie occidentale. Au fur et (...) Lire la suite »

Le régime électocratique a vécu

Un gilet jaune tiré au sort
Il n’est pas toujours aisé d’identifier la seconde exacte où un régime politique finit et laisse la place à quelque chose de nouveau. La chute d’une lame sur la nuque de Louis XVI le 21 janvier 1793 a-t-elle marqué le passage de l’ancien régime aristocratique au nouveau régime aristocratique, ci-devant régime électocratique ? Difficile à dire. Par contre, nous sommes quelque part des privilégiés car le 15 décembre 2018 nous avons pu être témoins, à dix-neuf heures, quatre minutes et sept secondes, du moment précis ou l’électocratie a basculé en électocrature. « Retour au calme à Paris » RT France, le média accusé par Macron de diffuser des fausses nouvelles et, de ce fait, interdit d’accès à l’Élysée, nous raconte la mésaventure, somme toute cocasse, des auteurs intellectuels du journal télévisé 19/20 émis par la chaîne publique France 3 au soir de l’acte V de la révolte des gilets jaunes. Parmi les images que défilaient comme toile de fond derrière la présentatrice on a pu voir un cliché pris devant l’Opéra par (...) Lire la suite »
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Diverses réflexions sur la politique, l’humanité et le monde

Caitlin JOHNSTONE
Le problème n'est pas seulement que nous sommes gouvernés par des tyrans, c'est que notre tête est remplie de propagande et de virus culturels qui nous poussent à y consentir. La russophobie et l'accent sans nuances mis sur Trump ont été utilisés pour alarmer un pourcentage agaçant de progressistes américains, qui sont passés d'un désir de changement à un désir de retour en arrière. Vouloir que les choses redeviennent comme avant, c'est vouloir le retour des conditions qui ont créé Trump. Le patriotisme est comme la pilule bleue dans The Matrix. Si vous la prenez, vous vous sentez bien dans votre pays, mais vous n'apprenez pas la vérité à son sujet. Si tout le monde comprenait soudainement à quel point la guerre est horrible, toutes les actions militaires dans lesquelles les Etats-Unis et leurs alliés sont actuellement engagés cesseraient sous la pression d'une révolte populaire. Autre sujet peu abordé : les agences gouvernementales secrètes fournissent un soutien aux entreprises de la Silicon (...) Lire la suite »

Démocratie, des mots par là

Mathias
Probablement le terme le plus présent dans le vocabulaire politique, le mot « démocratie » est martelé jusqu’à la nausée à longueur d’ondes, de lignes et de discussions par les acteurs et commentateurs de l’univers politico-médiatique. « Nous sommes une grande démocratie », « dans les démocraties occidentales », « la vie démocratique de notre pays »... Badge incontournable de toute personne produisant un discours qui se veut politique, ce mot fourre-tout sature véritablement les oreilles de tout un chacun, qu’il le veuille ou non. Mais au-delà du mot, quel est le sens concret de ce concept ? A la racine du mot Il est surprenant à quel point ce mot n’est jamais réellement disséqué. Une fois énoncé, il confère une aura de sérieux, de hauteur de vue et donc de légitimité à celui qui le dit. Et on en reste là. Le mot se suffit à lui-même, et nul besoin d’en questionner la profondeur et les implications concrètes, apparemment. Pourtant, le mot n’est pas la chose, ce qui désigne n’est pas ce qui est désigné, et (...) Lire la suite »

Histoire de l’attentat contre Mélenchon

Jacques-Marie BOURGET, Bérenger TOURNE

Multiples descentes de police, perquisitions à la pelle : le système politico-judiciaire a voulu faire la peau de Mélenchon, le chef des "Insoumis". Avec le recul, la manoeuvre apparait plus clairement que dans l'instantané des coups de gueule. (Jacques-Marie Bourget est journaliste, Bérenger Tourné est avocat au barreau de Paris, s'ils sont insoumis ce n'est pas pour avoir adhéré à un parti, mais par philosophie).

Dix-sept lieux perquisitionnés simultanément, soixante-dix policiers mobilisés et un quarteron de magistrats pour les accompagner : Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis ont été traités en djihadistes. JLM hurle à la forfaiture, se montre violent, pas assez mais incompréhensible. Et le flot sorti des robinets à mensonges, ceux des médias qui se rêvent dominants, le noient, le moquent, le ridiculisent, l’invectivent. Jusqu’au Canard Enchainé qui, ceci étant dit en passant, détient 128 millions de provision sur ses comptes, crie « au voleur ». Dans le couloir de la mort sont placés les Insoumis. La cible de l’hebdomadaire du mercredi est le député de ce mouvement, Alexis Corbière. Cet incroyable bandit a bénéficié, complétement légalement d’une « aide au logement ». Pas du tout réservée « aux plus modestes », comme va le klaxonné BFM and co, mais distribuée en fonction des revenus déclarés. Comme, à l’heure de sa demande, Corbière est un modeste prof et sa femme une avocate sans assez de causes, qu’ils ont trois (...) Lire la suite »
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Elections, démocratouille et gilets jaunes

Vincent MORET

1) Celui qui ne vote pas perd le droit de parler ensuite.
2 Celui qui a voté pour un candidat qui a été battu doit respecter « le verdict des urnes » et attendre le prochain scrutin.
3) Celui qui a voté pour le candidat élu n’a pas le droit de le critiquer après (« Il ne fallait pas voter pour lui »).

Dans tous les cas, nous sommes libres de nous exprimer le temps du passage furtif dans un isoloir. Le reste du temps, nous devons nous taire et subir. « Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien [1]. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde ». Jean-Jacques Rousseau a écrit ça en 1762 ( « Du contrat social ou Principes du droit politique »). Et il ajoutait par ailleurs : « Si donc le peuple promet simplement d’obéir, il se dissout par cet acte, il perd sa qualité de peuple ». Vincent MORET du GILET Note [1] Rousseau pense évidemment à la phrase de Macron sur les gens qu’on croise dans les (...) Lire la suite »

Ce sont les milliardaires, pas les électeurs, qui décident des élections (Truth Dig)

Sonali Kolhatkar
Les récentes élections de mi-mandat ont donné l'occasion aux riches élites de l'Amérique d’investir un peu de leur richesse insensée dans leurs causes et candidats préférés. Nous sommes pris dans un cercle vicieux, où les milliardaires accumulent des richesses grâce aux politiciens qu'ils ont achetés, ce qui leur donne encore plus de moyens pour faire pencher la politique américaine de leur côté. Une partie du problème est que le contrôle des milliardaires sur notre démocratie est en grande partie invisible. Comme l'a montré une étude récente du Guardian, les milliardaires qui sont sous le feu des projecteurs, comme Warren Buffett ou Bill Gates, sont l’exception non la règle. En fait, 'la plupart des plus grands milliardaires américains ont fait des dons substantiels –des centaines de milliers de dollars par an, sans compter les contributions ‘au noir’ - aux candidats et responsables républicains conservateurs qui soutiennent la réduction très impopulaire des prestations sociales, selon les auteurs du (...) Lire la suite »

Le coup d’Etat invisible (2ème partie) : Libertés locales ou démocratie locale ?

Fabrice AUBERT
Introduction : Le 26 Septembre des élus ont fait paraitre un appel intitulé : « Pour les libertés locales » Au-delà de certains critiques d’apparence que nous pourrions partager (« Etat thrombosé » « dettes publiques »), « l’appel de Marseille » [1] est un texte réactionnaire bien fagoté. D’une part il est une critique acerbe des politiques mises en place et portées par le gouvernement de Jupiter 1er, notamment sur les questions budgétaires et du respect des élus.Mais il est aussi un appel à transformer « la République une et indivisible » issue de la Révolution de 1789 en « territoires d’expérimentation offert au marché »… C’est son côté « Révolutionnaire réactionnaire ». L’objet de ce document que j’ai voulu le plus court et le plus pédagogique, est d’en faire ressortir les aspects les plus flagrants de manière synthétique en vue de travailler à un « contre appel de Marseille » qui pourraient, je rêve un peu, venir des organisations syndicales et citoyennes, enfin associées. DE LA LIBERTE LOCALE : Cette approche et ce (...) Lire la suite »

Comment on vous dépouille de votre argent… puis de votre liberté

Liliane Held-Khawam
Entretien. Antipresse Liliane Held-Khawam fut l’un des premiers « désinvités » de l’Antipresse (n° 17 du 27.3.2016). L’entretien que nous avions réalisé alors au sujet du détournement des institutions publiques et des coutumes héritées vers un nouveau modèle, transversal et transnational, de pouvoir et de « gestion » de la masse humaine avait marqué les esprits. L’éminente analyste des stratégies financières globales revient aujourd’hui avec un livre impressionnant, Dépossession (éd. Réorganisation du Monde) où elle dresse un tableau dense et argumenté du « hold-up » planétaire sur l’ensemble des moyens dont disposent les peuples et les individus. Qu’est-ce que la Dépossession ? Vous suivez depuis des années l’évolution de la finance mondiale au travers de votre blog, qui est devenu une référence. Pourquoi doubler ce travail acharné d’un livre ? En quoi les deux se complètent-ils ? Sur mon site, je ne peux faire que des analyses ponctuelles. Dans le livre, je cherche plutôt à intégrer les informations collectées (...) Lire la suite »
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