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Thème : Diplomatie

La diplomatie macronienne

RÉPUBLIQUE SOCIALE

La politique française à l’international depuis l’élection d’Emmanuel Macron, et de la nouvelle majorité parlementaire, n’a guère changé, et se situe dans la continuité de celles qu’ont mené Hollande et Sarkozy.

Aucune remise en question des institutions européennes, et de la politique qui en découle, ni de la sacro-sainte alliance militaire de l’OTAN. Macron s’applique, au contraire, à rentrer parfaitement dans le moule de ses prédécesseurs, allant même jusqu’à exagérer ses sorties médiatiques contre certains pays souverains- on imagine aisément lesquels- tout en fermant les yeux sur les agissements bien plus graves d’autres Nations. A titre d’exemple, le Venezuela, sujet récurrent de l’actualité des médias, n’a pas échappé aux critiques d’Emmanuel Macron qui déclarait à ce sujet : Nous avons pris des sanctions individuelles contre des dirigeants vénézuéliens qui ont un impact limité. Je souhaite que nous puissions aller plus loin compte tenu des décisions récentes. Avant de dénoncer une « dérive autoritaire inacceptable » des autorités vénézuéliennes. Plutôt curieux d’entendre ça de la part d’un président dont le gouvernement vient d’avoir recours au vote bloqué, privant les agriculteurs retraités d’une (...) Lire la suite »
USA, Chine...

Les deux écoles de relations internationales -” Moi contre Nous”

George KOO

De récents sommets mondiaux, des messages contrastés des dirigeants de la Chine et des Etats-Unis définissent clairement les deux écoles de relations internationales – ’’moi d’abord’’ contre ’’nous en premier’’.

L'école ''moi d'abord'' se compose d'une majorité d'une seule voix, à savoir les Etats-Unis d'Amérique. Le président Donald Trump résume le principe de cette école simplement par l'Amérique d'abord. Dans le monde du ''moi d'abord'', les Etats-Unis établissent les règles et les autres suivent. S'il y a des exceptions aux règles, seuls les Etats-Unis peuvent se les appliquer et les décider. Tous les disciples doivent se contenter de jouer les seconds rôles. Un exemple sans équivoque, face auquel on reste sidéré, est la déclaration de Trump : "Nous allons construire le mur et vous, (le Mexique) vous allez le payer." De nombreuses nations trouvent que ''Nous d'abord'' est une option raisonnable . La Chine s'est fait entendre en faisant la promotion de l'école de relations internationales ''Nous les premiers '', mais elle n'est pas la seule voix. Les dirigeants de nombreux autres pays trouvent que l'idée du ''nous d'abord'' est sensée et ils se sont joints à l'appui de ses principes. ''Nous (...) Lire la suite »

Cuba - Les diplomates étasuniens terrorisés par... le chant des grillons

Moon of Alabama
Cet incident, survenu plus tôt dans le mois, sera probablement considéré comme le plus ridicule des fiascos diplomatiques de tous les temps : Le président Trump a expulsé mardi 15 diplomates cubains à cause d’une mystérieuse affliction qui a frappé le personnel de l'ambassade des États-Unis à La Havane. Sa réaction intempestive a considérablement refroidi les relations entre les deux pays. ... Depuis décembre dernier, Les diplomates étasuniens et leurs conjoints se plaignaient de problèmes de santé tels que perte auditive, étourdissements, troubles de l'équilibre et de la vue, maux de tête et problèmes cognitifs. Fin janvier, le Département d'État est arrivé à la conclusion que ces symptômes étaient liés entre eux, et résultaient sans doute d'une sorte d'attaque, provenant peut-être d’un dispositif sonique, d’une toxine ou d’un virus. Les diplomates entendaient des bruits étranges, la nuit, dans certaines parties de leur ambassade ainsi que dans certaines maisons. Ces bruits ont soulevé d’énormes inquiétudes (...) Lire la suite »

Le pouvoir du « Niet »

Dmitry ORLOV
Voici la manière dont les choses sont censées fonctionner sur cette planète : aux États-Unis, les structures de pouvoir (publiques et privées) décident ce qu’elles veulent que le reste du monde fasse. Elles communiquent leurs vœux par les canaux officiels et officieux, et comptent sur une coopération automatique. Si la coopération n’intervient pas immédiatement, elles appliquent des pressions politiques, économiques et financières. Si cela ne produit toujours pas l’effet escompté, elles tentent de changer de régime par une révolution de couleur, un coup d’état militaire ou en organisant et finançant une insurrection conduisant à des attaques terroristes et à la guerre civile chez la nation récalcitrante. Si cela ne fonctionne toujours pas, ils bombardent le pays le réduisant à l’âge de pierre. C’est ainsi que cela fonctionnait dans les années 1990 et 2000, mais dernièrement une nouvelle dynamique a émergé. Au début, elles se concentraient sur la Russie, mais le phénomène s’est depuis répandu dans le monde et (...) Lire la suite »
La France et la Syrie

Le mensonge, la nausée et les sanctions

Michel RAIMBAUD

Le pire ministre des affaires étrangères jamais offert à la France a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.

Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins. Le partant était un pilier du « groupe des Amis de la Syrie », dont la liste des Etats membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’OTAN sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser notre pays à l’avant-garde des va-t-en guerre de la vertueuse « communauté internationale ». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il « reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions », insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ? Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend (...) Lire la suite »

Politique internationale de la France : chapeau les artistes !

José FORT
On en reste béat d’admiration. On a même envie de dire : chapeau les artistes. La politique étrangère de la France, hier avec Sarkozy, aujourd’hui avec Hollande restera dans les annales comme exemplaire, forte, créative. A coup sûr, des années fondatrices d’une nouvelle démarche originale et conquérante. Déjà, avant, tout avait fonctionné à merveille avec l’équipe rapprochée de Sarkozy : l’ancien gauchiste transféré au PS, le Thénardier de la politique, je veux dire Bernard Kouchner aujourd’hui dans le « conseil » aux dictatures africaines, et son copain Bernard Henri Levy, le « philosophe » en panne de lecteurs, reconverti lui aussi dans le « conseil » en matière de géopolitique toujours du côté du manche. Si possible, bien huilé. Ah, la belle époque, celle où l’on s’extasiait de l’efficacité de Sarkozy dans la crise géorgienne avec comme résultat 20% du territoire de l’ancienne patrie de Staline passant du côté russe. Ah, la formidable construction que cette « Union pour la Méditerranée », un flop se terminant par (...) Lire la suite »