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Thème : Djihad

De l’exploitation du terrorisme « djihadiste » par les néo-franquistes espagnols.

Jean ORTIZ

Alors que le peuple catalan a été admirable de sang-froid, de solidarité, d’unité, de courage, face au crime des « Ramblas », les dirigeants du Parti populaire en appellent à « l’unité nationale contre le terrorisme » (on connaît !) et tentent d’isoler, de discréditer, la mairesse de Barcelone : la progressiste et très populaire Ana Colau, à la tête d’une coalition podémiste, verts et rouges Catalans, nationalistes de gauche...

La stratégie anti-terroriste de la droite espagnole (le Parti populaire) relève plus de motivations et d’objectifs idéologiques que de préoccupations de sécurité. Des preuves ? En voici. De 2011 à 2016, le gouvernement de Madrid a refusé à la police autonome catalane, les « Mossos de Esquadra » des informations vitales pour lutter contre Daesh. Luis Olivera Serrano, le responsable pépiste matamoresque du Centre de renseignement contre le terrorisme (le CITCO), Olivera « le tsar de l’antiterrorisme » (alors qu’il ne possédait ni compétences ni formation) avait été chargé de mettre en place un boycott informatif contre la police catalane, pour faire la démonstration que l’autonomie, cela ne fonctionne pas. La droite a joué avec la peau des Catalans. Le superflic promettait ses grands dieux qu’il n’y avait « aucune menace terroriste globale ». Ce « ripoux » galonné avait même aidé le PP à se débarrasser de quelques affaires gênantes. Toutes ces révélations, tardives, ont envenimé davantage les relations entre (...) Lire la suite »

Selon un rapport des Nations unies, Israël soutient les groupes jihadistes en Syrie

Stefano MAURO
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a récemment exprimé ses préoccupations au sujet des contacts entre les soldats de l’armée israélienne et les combattants de différents groupes djihadistes dans le sud de la Syrie (province de Deraa) et dans les hauteurs du Golan. Dans rapport produit par l’ONU le 8 juin, Antonio Guterres a mis l’accent sur la montée progressive des contacts entre les deux parties, contacts vérifiés par les observateurs de l’ONU situés dans le Golan. Les observateurs ont documenté au moins 16 rendez-vous entre les forces israéliennes et les milices « rebelles » dans les zones frontalières qui incluent « le mont Hermon, la zone de Quneitra et les hauteurs du Golan » dans la période qui va de mars 2017 jusqu’au mois dernier. Le rapport poursuit en disant que « pour la période entre mars et mai, il y a eu de nombreuses rencontres entre l’armée israélienne et les militants djihadistes, le long de la frontière avec des échanges d’armes, de médicaments et de matériel militaire ». (...) Lire la suite »

Antérieure surradicalisation : « les premiers jihadistes »

Mila DESMERS
Si l'on s'inquiète maintenant de « déradicalisation », il est une époque pas si lointaine où il était « donquichottesque » et consensuel que de pousser à la surradicalisation religieuse et violente. Des ONG françaises finançaient les centres d'irrationalisation de masse, les fameuses madrasas de l'arriération, de l'oppression des femmes, etc., l'une des sources de ce courant de pensée antimoderniste qui ravage l'Afghanistan et tant de pays aujourd'hui. Des pans entiers de sociétés si tranquilles ont massivement et durablement été lancés dans l'impasse de la violence religieuse par des marionnettistes qui aujourd'hui s'en lavent les mains. En Afghanistan, Djalâlouddine Haqqani, descendant d'une grande famille de richissimes propriétaires terriens, était bien entendu radicalement opposé au régime dit « marxiste », mais juste un tantinet moderniste. Ce « combattant de la liberté » fut paraît-il même reçu par Reagan. Ses méthodes étaient des plus violentes, ses idées des plus rétrogrades. Là où passait Haqqani (...) Lire la suite »

Malgré le terrorisme et ses alliés, Alep martyrisée, Alep outragée, mais Alep libérée

Chems Eddine CHITOUR

Bachar Al Assad n’aurait jamais pu tenir si la majorité de son peuple était contre lui.
« Il y a là des minutes, nous le sentons tous, qui dépassent chacune de nos pauvres vies. Alep, Alep outragée, Alep brisée, Alep martyrisée, mais Alep libérée ! Libéreé par son peuple c’est-à-dire la Syrie qui se bat. La Syrie éternelle. »

Cette citation adaptée de celle du général De Gaulle est là pour nous rappeler que quand les peuples ne veulent pas mourir, ils s'affirment à la face du monde. Le peuple syrien martyrisé par des terroristes soutenus par l'Empire et ses vassaux a décidé de vivre. Bachar el-Assad n'aurait jamais pu tenir si la majorité de son peuple était contre lui. De plus, tous ceux qui claironnaient ne méritaient pas de vivre, voire voulaient le punir sans savoir qu'ils étaient sur le point d'être balayés par l'Histoire qu'ils auront traversée d'une façon honteuse. Que l'on se souvienne de la mécanique diabolique pour arriver à la partition de la Syrie voulue par l'Empire et le sionisme et suivie d'une façon servile par les vassaux, d'abord créer un gouvernement off shore, la France avec Sarkozy puis avec Hollande proposa un universitaire paléo-syrien et la fille d'un diplomate syrien qui après avoir servi le président Assad père se découvre sur le tard une âme de dissident qu'il transmettra à sa fille devenue (...) Lire la suite »

Accord et objections avec Gregoire Lalieu et son campisme.

Christian DELARUE

Quel anti-impérialisme ? Le campisme, en point introductif rapide, caricature la lutte macro-politique entre deux grands blocs géographiques - Est-Ouest jadis, (avant 1989-91) et Nord-sud maintenant - en ne voyant pas qu’il y a des dominants au « sud » et des dominés au « Nord » .

C'est pourquoi nous défendons les peuples-classe 99% multicolores. En outre les dominés au plan économique et politique peuvent être d’atroces oppresseurs dans d’autres domaines, qui ne sont pas sans importance, qui ne sont pas à camoufler par des arguties de distinctions de courants hitorico-religieux comme c’est le cas ici avec l’auteur cité (1). Nous sommes globalement d’accord avec M G Lalieu sur la première partie de son analyse (1) qui montre que le « Nord » est en guerre depuis longtemps contre le « sud » et notamment contre cette région du Moyen-Orient (mais aussi en Afrique). Il y a bien un impérialisme multiforme dur qui perdure et qui provoque une riposte du « sud ». Il faudrait, à gauche, pouvoir arrêter cet impérialisme. Lire « Guerre à la guerre : dix thèses contre la peur » de Roger Martelli (regards.fr) en ajoutant que « les bases humaines de la mondialité » ne peuvent s’accommoder des intégrismes religieux. Pour autant on ne reprendra pas son refus de distinguer islam et islamisme au (...) Lire la suite »
Celle qui appelle gentiment « minorité remuante » les auteurs d’attentats aveugles 

Pourquoi Ursula Gauthier, de l’Obs, a dû quitter la Chine et pourquoi on s’en f...

Maxime VIVAS

Pour lire sans a priori ce qui va suivre, il faut avoir remarqué que l’auteur d’un article sur les USA (un film, un livre, des inondations, le Grand Canyon du Colorado...) n’a jamais à préciser au préalable qu’il se démarque du génocide des Peaux Rouges ou des massacres de l’armée US au Vietnam (ou en plein d’autres endroits, il n’en manque pas).

De même, il devrait être possible d'écrire sur l'engagement russe en Syrie sans commencer par une longue dénonciation du goulag. Par conséquent, il devrait être admis d'écrire sur un événement précis survenu en Chine sans être obligé de prendre ses distances avec la Révolution culturelle, Mao, le culte de la personnalité, le système politique, médiatique, policier, judiciaire chinois, sans jurer que l'auteur n'y voit pas un modèle dont il souhaiterait l'importation en France. Oui, il devrait être permis d'éviter pareil préambule mais, en vérité, il est préférable d'y faire une halte, faute de quoi les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs attaquent sur une étiquette, sur une supposée allégeance politique, pour ne pas avoir à contre-argumenter sur le fond. Parlons maintenant d'Ursula Gauthier. Le 18 septembre 2015, des extrémistes ouïgours (que le ministre sarko-socialiste Kouchner appela les « Yoghourts ») habitants du Xinjiang, République autonome chinoise « géographiquement plus proche de Kaboul que de (...) Lire la suite »
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La construction médiatique des « djihadistes »

Saïd BOUAMAMA

Un nouveau terme est entré dans le vocabulaire du français moyen ces derniers mois, celui de « djihadiste ». Quotidiennement, les grands médias abordent le sujet et diffusent des grilles explicatives qui forgent les opinions publiques, orientent les réactions, suscitent des prises de positions. Des « experts » et des « spécialistes » aux noms savants sont appelés à la rescousse pour offrir une caution scientifique aux affirmations médiatiques.

Au-delà de l’apparente diversité des points de vue se cache une unicité d’analyse. En dépit du vernis d’objectivité des articles et des reportages, quatre récurrences idéologiques sont repérables : l’essentialisation de l’islam, l’injonction à la justification adressée à tous les musulmans, la négation des causes internes aux pays occidentaux et la justification de la guerre. Ces quatre discours médiatiques diffusés sur fond de sensationnalisme ne sont pas anodins. Ils ont une fonction sociale et politique. Ils contribuent à produire une réalité sociale et politique lourde de conséquences. Sensationnalisme Le ton dominant des discours médiatiques est au sensationnalisme. Nous serions devant un phénomène sensationnel, non seulement inédit mais également imprévisible. Des chiffres sont assénés et les progressions fulgurantes des départs vers la Syrie sont mises en exergue : « Jamais le nombre officiel de participants français au djihad n’a été aussi élevé. En juillet, le ministre de l’Intérieur évaluait à 800 le (...) Lire la suite »

Intervention militaire en Syrie : la stratégie du chaos

Marc VANDEPITTE

Ces jours-ci, l’opinion publique est travaillée au corps en vue d’une intervention militaire en Syrie. Une telle intervention était dans l’air depuis un bon moment. La question est de savoir pourquoi elle arrive à ce moment-ci et surtout, quel est son objectif. Tentative de réponse par Marc Vandepitte.

Chronique d'une intervention annoncée La stratégie élaborée en vue d'intervenir en Syrie était prévisible et en réalité déjà connue. En avril 2012, un haut conseiller de Tony Blair notait déjà la recette d'une telle intervention. Il était important que l'armée ou le gouvernement outrepasse une limite qui soit intolérable pour l'opinion publique étrangère. Quatre mois plus tard, en août 2012, Obama indiquait quelle serait cette limite : l'usage d'armes chimiques ou biologiques. [1] La menace a été brandie avec la régularité d'un métronome, mais elle ne s'est jamais concrétisée. A la mi-juin Washington affirmait pour la première fois disposer des preuves de l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne. Sur base de cette prétendue preuve – qui n'est jamais venue – un appui militaire plus important a été promis aux rebelles. [2] Aujourd'hui il n'y a pas davantage de preuve et on peut douter que l'armée syrienne ait procédé à une attaque chimique. A ce propos, Stratford, un groupe de réflexion et (...) Lire la suite »

Des familles belges invitées à Ankara pour retrouver leurs enfants partis sur le front syrien

Bahar KIMYONGUR

Musulmans « de naissance » ou convertis, ces jeunes parfois mineurs, sont dans la plupart des cas embrigadés par des groupes djihadistes sans scrupules, via les réseaux sociaux ou, dans la rue, via les prêches itinérants appelés « Street Daawa ».

Ils sont des dizaines voire des centaines à être partis en Syrie depuis Bruxelles, Malines, Anvers ou Vilvorde pour combattre le régime baassiste au nom du djihad et de la « lutte contre les infidèles » bien plus que pour la liberté. Musulmans « de naissance » ou convertis, ces jeunes parfois mineurs d'âge sont dans la plupart des cas embrigadés par des groupes djihadistes sans scrupules, via les réseaux sociaux ou, dans la rue, via les prêches itinérants appelés « Street Daawa ». La Syrie est une destination facile, surtout depuis le sud de la Turquie et en particulier depuis Antakya (Antioche), désormais surnommée « bab al djihad » par les combattants syriens et étrangers. Il n'y a là ni frontière ni contrôle de la part des autorités turques. Au contraire, Ankara encourage la guerre contre le régime de Damas en hébergeant et en équipant les mouvements rebelles syriens ainsi que les volontaires et les mercenaires étrangers. Les familles de ces volontaires belges qui partent vers l'inconnu sont (...) Lire la suite »