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Thème : Etat Islamique/ISIS/DAECH

"Le groupe Etat islamique est une émanation de la CIA"

Zahra Alsagban, Marcel Mione
Les puissances occidentales ont salué la défaite militaire du groupe Etat islamique en Syrie en mars dernier. Ce sont pourtant ces mêmes puissances qui ont créé les premières cellules islamistes dans la région, rappelle l'historien et ancien ministre du Liban Georges Corm. Invasion américaine de l'Irak, ingérences étrangères en Syrie ou au Yémen, l'Occident participe largement du chaos au Moyen-Orient, estime Georges Corm, invité de Géopolitis. "On n'a jamais vu les puissances occidentales envahir avec autant de facilité des pays souverains, sous de faux prétextes parfois, et sans qu'il y ait une demande d'un Parlement démocratique, ni un vote du Conseil de sécurité, ce qui est assez ahurissant", déplore-t-il. L'historien pointe même la responsabilité occidentale dans la naissance des cellules islamistes : "Les Américains sont très bavards", dit-il. "Madame Clinton nous a raconté comment ils avaient fabriqué tous ces mouvements islamistes déments et fous, qui ont semé la terreur dans toute la Syrie et (...) Lire la suite »

« Nous aurions pu éviter la montée de Daech »

Pieter Van Ostaeyen
Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre « Staat van terreur, De jihadistische revolutie » vous évoquez entre autres le printemps arabe et la genèse du conflit en Syrie avec l’émergence de différents groupes terroristes. Pourquoi, d’après vous, ceux qui ont profité du chaos qui a prévalu après le printemps arabe sont-ils les groupes terroristes ? Dr. Pieter Van Ostaeyen : Dans les pays qui sont sortis des révolutions arabes dans le chaos absolu (Libye, Syrie), les groupes djihadistes ont profité de l’absence totale de contrôle par un gouvernement central et ont utilisé l’anarchie et le chaos pour constituer un réseau de soutien. En Syrie, on ne peut nier le fait que des djihadistes de longue date et bien connus ont été libérés des prisons d’al-Assad. Rappelez-vous qu’Assad a toujours dit qu’il combattait les terroristes, pas les rebelles. Ces djihadistes ont rapidement pris la tête de la rébellion avec pour conséquence la situation actuelle. Vous avez écrit “The role of Belgian fighters in the (...) Lire la suite »

L’Occident et le spectre de Daesh

Karim MOHSEN
Vaincu militairement en Irak et en Syrie, le groupe terroriste Daesh est cependant loin d'avoir été terrassé. Sa tentative de s'implanter au Moyen-Orient ayant échoué, ledit « Etat islamique » est naturellement revenu à ce qui le caractérise le mieux : la lâcheté, l'assassinat et les attentats-suicides. Toutefois, ébranlé mais non décimé, le groupe terroriste reste nuisible et c'est cela qui fait peur à ses maîtres à penser occidentaux qui n'ont pas le contrôle de la multitude d'activistes qui s'en inspirent ou reprennent à leur compte ce que Daesh n'a pu accomplir. Or, Daesh, peut autant s'appeler Al Qaïda, Shebab, Taliban ou Boko Haram dont, à peu de chose près, l'objectif principal et stratégique demeure le maintien d'un niveau de tension perpétuelle empêchant le développement économique et social dans des régions (bien) ciblées des mondes arabe, asiatique et africain qui – un hasard ? – se trouvent être tous musulmans. Ces dernières semaines, singulièrement depuis la chute de Daesh en Syrie et en Irak, (...) Lire la suite »

Accord de libre passage avec l’EI à Raqqa - Les Etats-Unis nient leur implication - Une vidéo la prouve.

Moon of Alabama

Après des négociations avec les États-Unis et leurs forces kurdes par procuration, pour obtenir le libre passage de ses combattants, l’EI quitte la ville de Raqqa. Lorsque le gouvernement syrien a conclu des accords similaires, les États-Unis, tels des gamins irresponsables, l’ont vertement critiquée. La coalition étasunienne affirme qu’elle n’était pas « impliquée dans les discussions » qui ont abouti à l’accord de libre passage de Raqqa. Un reportage de BBC News prouve le contraire.

Au cours des deux dernières années, les États-Unis et leur force par procuration kurde en Syrie ont conclu plusieurs accords avec l'État islamique. En 2016, par exemple, ils ont négocié un accord avec les combattants de l'État islamique pour aller de Manbij à la frontière turque afin d'éviter de nouvelles pertes dans le combat pour la ville. Mais quand, en août 2017, le Hezbollah et le gouvernement libanais et syrien ont négocié un accord avec quelque 300 combattants de l'Etat islamique assiégés et leurs familles, à la frontière libano-syrienne, les Etats-Unis ont poussé les haut-cris. Les militaires américains ont bloqué le convoi d'évacuation pendant plusieurs jours en menaçant de le bombarder et l'envoyé américain McGurk fulminait : Les terroristes EI irréconciliables devraient être tués sur le champ de bataille, et non pas conduits dans des bus à travers la Syrie jusqu’à la frontière irakienne sans le consentement de l'Irak. Notre coalition s’assurera que ces terroristes ne puissent jamais entrer en (...) Lire la suite »

Syrie : Une seconde bataille pour Deir Ez-Zor se profile

Kharroubi HABIB
Parvenue à briser le siège imposé par l'Etat islamique aux quartiers de la ville de Deir Ez-Zor dans lesquels un certain nombre de ses soldats ont résisté à ses assauts pendant près de trois années, l'armée syrienne est en voie de reprendre le contrôle de pratiquement l'ensemble de la cité. Ce qui enlève tout crédit à la raison invoquée par les groupes armés rebelles stipendiés par la coalition menée par les Etats-Unis pour justifier l'offensive qu'ils prétendent vouloir déclencher en vue de chasser l'Etat islamique de Deir Ez-Zor. En fait, le véritable but de leur branle-bas guerrier est celui de tenter d'empêcher les forces gouvernementales d'asseoir leur contrôle sur la ville qui contrarie le plan pour cette ville et sa province élaboré par la coalition consistant à les maintenir en dehors de l'autorité du régime de Damas. Il est clair que si ces groupes rebelles persistent dans leur intention, ils entreront inévitablement en confrontation avec les troupes loyalistes, ce qui pourrait donner lieu à un (...) Lire la suite »

Syrie - Vers la fin du califat

Moon of Alabama
Cette carte de mon précédent article sur la Syrie montre la formation de deux chaudrons au nord et au nord-ouest de Palmyre. Les forces de l'EI y ont été encerclées par l'armée syrienne qui progresse vers l'est sur plusieurs fronts. (voir carte 1 à la fin) Dix jours plus tard, le chaudron le plus à l'est a été éliminé. (voir carte 2 à la fin) L'armée syrienne progresse vers l'est et continue d’avancer vers Deir Ezzor sur trois axes. ISIS a tenté des contre-attaques en direction de la route d'approvisionnement vers Alep et le long de l'Euphrate au sud-est de Raqqa. Les deux attaques ont été vaincues en un jour ou deux, et les forces attaquantes de l’EI ont été anéanties. Les capacités de déploiement de l’EI ont clairement diminué. Il manque maintenant d’hommes et doit renoncer à des positions importantes. Il contre-attaque avec un essaim de petits groupes au lieu d’unités militaires monolithiques sous un commandement unique et fort. En Irak, l'armée et les unités de la milice populaire ont mis seulement 10 (...) Lire la suite »

L’indifférence internationale pour des dizaines de milliers de victimes civiles de Mossoul est une honte (The Independent)

Patrick COCKBURN

Les civils de la ville ont fait face à un Catch-22* : les forces de la coalition dirigées par les États-Unis leur disaient de fuir les positions de l’EI avant leur bombardement ; mais l’EI menaçait de les exécuter s’ils essayaient de fuir.

Le nombre catastrophique des victimes civiles à Mossoul n’intéresse pas beaucoup de politiciens ni de journalistes dans le monde. Cela contraste terriblement avec l'indignation exprimée dans le monde entier pendant le bombardement de l'est d'Alep par le gouvernement syrien et les forces russes, fin 2016. Hoshyar Zebari, le chef kurde l’ancien ministre irakien des Finances et des Affaires étrangères, m'a déclaré lors d'une interview, la semaine dernière : « Les Services du renseignement kurde estiment que plus de 40 000 civils ont été tués par l’énorme puissance de feu de la Police fédérale, des frappes aériennes et de l’EI lui-même. » Le nombre réel des morts qui sont enterrés sous les tas de décombres de l'ouest de Mossoul est inconnu, mais il s’élève probablement à des dizaines de milliers, au contraire des estimations beaucoup plus basses données précédemment. Les gens ont du mal à comprendre pourquoi le nombre de morts à Mossoul a été aussi important. Un rapport méticuleux mais horrifiant d'Amnesty (...) Lire la suite »

Le peuple syrien veut désespérément la paix (Medium.com)

Tulsi GABBARD
Pendant qu’à Washington on se préparait pour l'investiture du président Donald Trump, j’ai effectué, la semaine dernière, une mission d'enquête en Syrie et au Liban pour rencontrer et écouter le peuple syrien sans intermédiaires. Leurs vies ont été consumées par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’autres à fuir leur patrie en quête de paix. Il est clair maintenant plus que jamais : cette guerre de changement de régime ne sert pas les intérêts de l'Amérique, et elle n'est certainement pas dans l'intérêt du peuple syrien. Nous avons rencontré ces enfants dans un refuge d’Alep ; leurs familles ont fui la partie orientale de la ville. La seule chose que ces enfants veulent, la seule chose que tous ceux que j’ai rencontré veulent, c'est la paix. Beaucoup de ces enfants n'ont connu que la guerre. Tout ce que leurs familles veulent, c’est rentrer à la maison, et retrouver la vie qu’ils avaient avant que la guerre pour renverser le gouvernement ne commence. (...) Lire la suite »

A cause du Pentagone, la Maison Blanche est exclue des négociations internationales sur la Syrie

Moon of Alabama
Le New York Times déplore aujourd'hui que les négociations internationales sur la situation en Syrie se poursuivent sans aucune participation américaine : la Russie, l'Iran et la Turquie se rencontrent pour des pourparlers en Syrie, sans les Etats-Unis. La Russie, l'Iran et la Turquie se sont réunis à Moscou mardi pour travailler à un accord politique qui mette fin à la guerre de près de six ans et trouver une solution au conflit qui serve leurs intérêts, en laissant les États-Unis de côté. Le secrétaire d'État John Kerry n'a pas été invité. Les Nations Unies n'ont pas non plus été consultées. Avec les forces pro-gouvernementales ayant fait des gains critiques sur le terrain, ... (Note : La dernière phrase disait à l'origine, à juste titre, « les forces pro-syriennes ... », pas « les forces pro-gouvernementales ... » Elle a été modifiée après que j'ai noté le changement de ton « pro-syrien » sur Twitter. La Russie a exclu les Etats-Unis de toute discussion à venir sur la Syrie après que les Etats-Unis ont (...) Lire la suite »

Le changement de régime par Takfiris interposés a échoué - Les lobbyistes appellent à l’occupation étasunienne de la Mésopotamie supérieure

Moon of Alabama

La bataille d’Alep se termine. La Syrie va remporter la guerre contre les Takfiris soutenus par l’étranger, tout comme l’Irak. Il faut donc que les instigateurs et les commanditaires de la guerre trouvent autre chose pour atteindre leurs objectifs.

Voilà une carte du chaudron est-Alep il y a 2 jours. Voilà la carte de ce matin. Cartes de @NatDefFor Depuis ce matin, une autre partie de la zone tenue par les « rebelles » au sud-est du chaudron, le quartier du Sheik Sa'ed, a été libérée par les forces gouvernementales syriennes. On pense que toute la zone tenue par les « rebelles » d'Al-Qaïda sera libérée et nettoyée des Takfiris ce week-end. Les miliciens qui y sont encore ont le choix entre partir ou être – inévitablement – tués. Comparez ces cartes à la (grande) carte que nous avons postée dans notre dernier article sur Alep. Au total, les quelque 90% de la superficie détenue par les « rebelles » il y a deux semaines sont maintenant revenue dans les mains du gouvernement. Toutes les zones tenues par les « rebelles » au nord et au nord-est de la Citadelle d'Alep, qui hier encore étaient détenues par les Takfiris alignés sur al-Qaida, sont maintenant aux mains du gouvernement syrien. La dernière avancée résulte de la reddition d’un groupe de « (...) Lire la suite »
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