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Thème : Europe

Les « excuses » impérialistes couvrent un colonialisme renouvelé

Simon KORNER
Trois des pires puissances colonialistes d'Afrique, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, ont présenté des excuses pour leurs crimes historiques – ou du moins fait des gestes d'excuse. Pourquoi le font-ils ? La Grande-Bretagne a été l'un des premiers promoteurs. En 2013, William Hague, alors ministre des Affaires étrangères, a exprimé ses « sincères regrets » pour les atrocités britanniques contre les Kenyans dans les années 1950, qui incluent le massacre de 100 000 membres de la tribu Kikuyu. William Hague a suggéré 19,9 millions de livres sterling de compensation. Cette offre misérable – les survivants Kikuyu ont exigé dix fois ce montant – a permis au Premier ministre Theresa May, en visite en 2018, de proclamer le Kenya l'un des « partenaires clés » de la Grande-Bretagne et d'annoncer l'ambition de la Grande-Bretagne de dépasser les États-Unis comme le plus grand investisseur du G7 en Afrique d'ici 2022. L'Afrique est depuis devenue plus rentable pour la Grande-Bretagne que toute autre (...) Lire la suite »
L’Union européenne s’est couchée devant les laboratoires pharmaceutiques.

Union Européenne, Covid-19 et documents confidentiels volés

Maxime VIVAS

Le 10 février 2021, la députée européenne Manon Aubry, élue sur la liste de « La France Insoumise », co-présidente du groupe de la « Gauche unitaire européenne/gauche verte nordique » prend la parole au parlement européen et interpelle vivement Ursula Von der Leyen, membre de l’Union chrétienne-démocrate (Allemagne), ministre fédérale entre 2005 et 2019 et actuelle présidente de la Commission européenne.
Manon Aubry constate que les citoyens européens doutent du vaccin contre le Covid-19. Une des raisons, dit-elle, est que l’Union européenne s’est couchée devant les laboratoires pharmaceutiques.

Elle brandit un contrat souscrit par l’Europe pour la commande de vaccins destinés aux pays membres de l’Union européenne. Les élus ne peuvent en connaître le contenu. La plupart des lignes sont noircies pour cacher le texte. Le prix, le calendrier de livraison, le détail des clauses de responsabilité du laboratoire sont masqués. Devant la présidente, figée derrière son masque de protection, la députée française assène : « Les dirigeants de big pharma ont fait la loi à votre place ». Vidéo de l'intervention de Manon Aubry. Le 16 janvier 2021, le quotidien le Monde a publié une enquête troublante sous le titre : « Ce que disent les documents sur les vaccins anti-Covid-19 volés à l’Agence européenne des médicaments ». L’article porte sur une enquête à laquelle ont contribué des journalistes italiens, allemands, néerlandais, suisses. Il est signé par la journaliste française Lise Barnéoud. L’enquête a été conduite dans le cadre du projet européen Behind the pledge (Derrière l’engagement) financé par Journalism (...) Lire la suite »
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Lumpen, Berlin 1920 Europe 2020

CHARCLOT
Lumpen nous vivons dans l’hiver, entre deux rangées de voitures cartons sales étalés au sol où, comme taches encore plus sales, flottent nos haillons, nos sacs, ce qu'il reste, parfois, de notre vie d'avant, nous vivons dans l’hiver, contreseings de l'injurieuse misère, héritiers affalés de la démangeaison bourgeoise, enfants perdus du progrès, nous vivons dans l’hiver, sous les creux abandonnés des villes affamées, assis, emmitouflés, regardant virevolter les lumières assassines des machines nous vivons dans l’hiver, à des milliers d'années lumières du temps disparate qui nourrit les âmes bien nées nous vivons dans l’hiver, comme feuilles sur le fleuve, emportés par les courants des voix affables et des rires gras et froids dégoulinants des écrans nous vivons dans l’hiver, remontant le temps sans peaux de bête, sans feu, ni forêt de hêtre, dans la trame asphyxiée des déserts urbains nous vivons dans l’hiver, dans le confinement assourdi et moite de l'humidité ambiante, éponges pathétiques d'un monde (...) Lire la suite »

Coronavirus et crise économique : pas un centime pour les banques, tout l’argent pour les services publics de santé et pour les travailleurs.

Michel COHEN
La Banque Centrale Européenne vient d’annoncer un plan de soutien à l’économie, lire aux banques, de 750 milliards d’euros. Par « soutien », la BCE veut dire que contre de l’argent frais au taux de – 0,75% de la BCE s’engage à racheter toutes dettes qui lui sera présentée : dettes d’Etat, dites dettes souveraines et dettes privées. On a bien lu : 750 milliards non pour soutenir l’activité économique par des programmes ambitieux d’investissements ou d’incitation à revaloriser les salaires, ou encore pour aider à bâtir des systèmes sociaux favorables aux travailleurs ; non, juste pour racheter de la dette. Et en plus, c’est une fausse annonce car le Fonds européen de stabilité est déjà doté de 700 milliards d’euros ! Mais à ces 750 milliards qui se cumulent avec les 120 milliards décidés le 12 mars s’ajoutent encore 3.000 milliards d’euros de liquidité via des opérations de refinancement au taux négatif de – 0,75%, ce qui signifie que les banques vont toucher de l’argent pour emprunter ! Les Etats et les entreprises (...) Lire la suite »

Grèce : L’introuvable « retour à la normalité » sur fond de faillite historique de ses gauches !…

Yorgos MITRALIAS

Presque unanimement, tant les médias grecs et internationaux que les leaders des principaux partis grecs ont commenté les résultats des élections du 7 juillet en célébrant “le retour à la normalité” du pays dont la crise a défrayé la chronique européenne pendant la dernière décennie.

Retour donc à la normalité car l’addition des scores de Nouvelle Démocratie (39.9%) et de Syriza (31,4%) donne un écrasant 71,3% en faveur du bipartisme qui semble revenir en force après un intermède chaotique qui a vu des masses de citoyens abandonner les partis de leur vieux bipartisme traditionnel et se déplacer pratiquement d’une extrémité à l’autre du paysage politique en des temps record ! Et aussi, quelle meilleure preuve de la réalité de ce retour à la normalité que l’absence des députés de la très néonazie Aube Dorée des bancs du nouveau Parlement hellénique, ce qui annoncerait (?) la fin de ce pur produit d’une période agitée, mais désormais révolue... Alors, “retour à la normalité” ? Oui, sûrement, mais seulement en apparence. Et tout d’abord, parce que la crise historique (économique, mais aussi sociale et politique) qui a fait naître une Grèce qui ressemblait à l’Allemagne de Weimar comme deux gouttes d’eau, est toujours ici, indifférente aux exorcismes et autres vœux pieux que lui adressent (...) Lire la suite »

Gilets Jaunes contre oligarchie et « peste bleue », généalogie d’une guerre ouverte

Zevengeur
Comme le souligne Emmanuel Todd [1], les dissidents de la pensée unique politico-médiatique avaient presque perdu l'espoir que le peuple Français ait conservé sa capacité à se soulever contre ses oppresseurs. La révolte des gilets jaunes fut donc la bonne surprise de la fin d'année 2018 et une certaine fierté peut en être tirée après toutes ces années de soumission à la dystopie mondialiste. Ce mouvement n'est donc que l'aboutissement d'un demi-siècle d'une politique des petits pas ayant consisté à hypothéquer la démocratie au profit des puissances financières et au détriment des intérêts de la grande majorité de la population. Le principal vecteur de cette tyrannie est le machin supranational appelé « Union Européenne » construit ex-nihilo à partir de la fin de la guerre. Les traités européens ratifiés dans le cadre de cette « peste bleue » sont la source de la plupart des problèmes majeurs ayant induit l'explosion récente du mouvement des gilets jaunes. Mais d'où viennent donc les concepts fondateurs de (...) Lire la suite »
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Les dirigeants européens, réunis à Sibiu, s’approchent du sublime ridicule

Pierre LEVY

Angoissés par la perspective d’abstention massive aux européennes, les Vingt-sept multiplient les déclarations pathétiques et livrent involontairement un aveu

Décidément, ces dirigeants européens sont vraiment impayables. Particulièrement quand ils sont pris, si ce n’est de panique, du moins d’une extrême fébrilité. Tel est le cas avec l’approche des élections renouvelant les eurodéputés. Le scrutin est programmé du 23 au 26 mai, et pourrait bien marquer une nouvelle étape dans la progression continue de l’abstention, une tendance qui gagne régulièrement en ampleur depuis 1979. A cette époque, la participation globale était de 62% ; en 2014, elle n’était plus que de 43%. Cette année, un nouveau record pourrait bien être battu. De nombreuses raisons peuvent expliquer cette chute. La principale n’est jamais citée par les discours officiels et les médias dominants : l’Assemblée de Strasbourg usurpe le nom de « Parlement ». Car l’essence d’un Parlement est de représenter un peuple ; or il n’existe pas de « peuple européen ». Et, plus ou moins distinctement, de plus en plus de citoyens en ont l’intuition : on leur demande de donner, à travers le vote, un semblant de (...) Lire la suite »

Pour rendre sa souveraineté au peuple français, la France doit sortir de l’euro, de l’UE et de l’OTAN par la voie progressiste et révolutionnaire !

Georges Gastaud, Annie Lacroix-Riz et Fadi Kassem, Pôle de Renaissance Communiste en France

Traité germano-français d’Aix-la-Chapelle, Lettre d’Emmanuel Macron aux citoyens d’Europe, réponse cinglante de la future chancelière allemande à Macron… ou comment l’impérialisme allemand humilie ouvertement son petit collaborateur élyséen. Pour rendre sa souveraineté au peuple français, construire des relations fraternelles entre peuples allemand et français et rouvrir la route du progrès social, de la démocratie et de la paix en Europe, la France doit sortir de l’euro, de l’UE et de l’OTAN par la voie progressiste et révolutionnaire !

Sitôt promu lauréat du Prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle, le chef de l’Etat français a signé, sans le moindre débat public préparatoire, un nouveau Traité franco-allemand qui vise moins, selon ses propres termes, à renforcer l’amitié entre les deux peuples qu’à précipiter l’intégration franco-allemande. Cet effarant « traité » transformant la France en zone « frontalière » de l’Allemagne, dont la germaniste Yvonne Bollmann vient de décrire les minutieux préparatifs allemands, unilatéraux, depuis 2016 (1), crée notamment une Chambre franco-allemande des députés qui est notamment chargée de « faire converger » les deux pays sur tous les terrains, économique, culturel et institutionnel. Dans les conditions du criant déséquilibre actuel entre Allemagne et France, ce traité signifie surtout l’accélération brutale de l’alignement français sur l’« ordo-libéralisme » à l’honneur outre-Rhin. Sous couvert d’intégration européenne et de rapprochement franco-allemand, la signature du traité annonce un puissant coup (...) Lire la suite »
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L’Europe sommée de faire allégeance à Trump

Kharroubi HABIB
Comme il l'a fait dans son intervention devant la conférence de Varsovie sur le Moyen-Orient, le vice-président des EU Mike Pence, qui a pris part à celle de Munich sur la sécurité internationale, s'en est vertement pris aux alliés européens des Etats-Unis. Il leur a en effet rappelé à l'ordre et les a tancés sur leurs positions qui ne sont pas au goût de Washington s'agissant de la manière dont l'amies EUérique conçoit la gouvernance mondiale. Mike Pence leur a d'emblée signifié que les Etats-Unis étant le leader du « monde libre », il leur importe de soutenir sans « hésitation ni murmure » la politique internationale de son pays. Après avoir affirmé de la sorte la suzeraineté des Etats-Unis sur ce monde prétendument « libre », il a intimé aux partenaires européens l'injonction de reconnaître Juan Guaido comme président du Venezuela, à rejeter l'accord sur le nucléaire iranien et à s'opposer au projet de gazoduc Nord-Stream 2. C'est peu dire que l'arrogance avec laquelle le vice-président s'est adressé à eux a (...) Lire la suite »

Refroidissement climatique sur l’Atlantique

Pierre LEVY

Février 2019, Munich. La 55ème édition de la Conférence annuelle sur la Sécurité a laissé beaucoup de participants occidentaux désemparés.

Jamais les tensions entre alliés de part et d’autre de l’Atlantique n’avaient paru aussi fortes. Il y a d’abord la guerre commerciale que le président des États-Unis entend mener contre l’Europe, contre l’Allemagne en particulier. Ensuite, sur le plan diplomatico-militaire, les défenseurs d’une « autonomie stratégique » du « pilier européen » au sein de l’Alliance atlantique se sont une nouvelle fois confrontés aux partisans d’un monopole de l’OTAN. Autre empoignade : Washington voudrait contraindre Paris, Berlin et Londres à dénoncer l’accord nucléaire signé en 2015 avec Téhéran. Par ailleurs, le bras de fer se poursuit entre dirigeants étasuniens et allemands sur le doublement du gazoduc Nord Stream qui fournit du gaz russe à l’économie d’outre-Rhin. Enfin, les Etats-Unis jettent aux orties le traité signé avec Moscou en 1987 interdisant les missiles à moyenne portée en Europe. Les dirigeants européens reprennent certes l’argument étasunien accusant la Russie de violer ledit accord, mais trouvent tout de même (...) Lire la suite »
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