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Thème : Europe

Italie : et maintenant ?

Pierre LEVY

Que retenir de l’improbable séquence politique italienne qui a multiplié les rebondissements depuis un mois ? Sur quoi peut-elle déboucher ?

Les parlementaires italiens s’apprêtent à voter la confiance au gouvernement formé par l’alliance entre le Mouvement cinq étoiles (M5S) et la Ligue, et dirigé par un juriste novice en politique, Giuseppe Conte. Ainsi se conclut – provisoirement – une séquence marquée par une succession de trois coups de théâtre. Depuis les élections du 4 mars, la situation politique transalpine semblait bloquée. Mais le 9 mai – premier coup de tonnerre – l’ex-Premier ministre Silvio Berlusconi, angoissé par la perspective d’un nouveau scrutin qui paraissait inéluctable et qui aurait probablement été fatal à sa formation, Forza Italia, donnait son feu vert à la Ligue, son alliée, pour se rapprocher du M5S. En moins de deux semaines, les chefs du parti fondé par le comique Beppe Grillo, Luigi Di Maio, et de l’ancien mouvement autonomiste du Nord désormais converti en force nationale proclamée anti-Bruxelles, Matteo Salvini, se mettent d’accord sur un programme et sur une équipe gouvernementale. M. Conte, qui n’appartient à (...) Lire la suite »
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L’indépendance européenne à l’épreuve des diktats de Trump

Kharroubi HABIB
Quand en janvier dernier Donald Trump a lancé un ultimatum aux puissances européennes signataires avec les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien dont elles ont plaidé auprès de lui la poursuite de l'observation, leur donnant jusqu'au 12 mai pour durcir les obligations qui incombent à Téhéran, il savait pertinemment qu'elles ne parviendraient pas à infléchir la position iranienne qui est que toutes les parties contractantes doivent s'en tenir aux dispositions de l'accord conclu. D'ailleurs même si Paris, Londres et Berlin ont espéré que des pressions de leur part sur les dirigeants iraniens avaient quelque chance d'aboutir, ils ont déchanté au constat que l'agressivité du discours du président des EU à l'égard de l'Iran est allé en augmentant en parallèle et a eu pour effet de fermer la porte à tout compromis qu'ils auraient proposé à Téhéran. Donald Trump qui est déterminé à « démanteler » l'accord sur le nucléaire iranien, devait annoncer hier soir, sauf revirement de dernière minute, que les (...) Lire la suite »

Venezuela : l’atlantisme forcené de l’Union Européenne se confirme !

Christian RODRIGUEZ
L'Union Européenne se joint aux États-Unis et ses alliés dans son offensive généralisée contre le Venezuela en votant par 480 voix pour, 51 contre et 70 abstentions, des sanctions contre le président Nicolás Maduro, le ministre de la justice et la compagnie pétrolière PDVSA. Le secrétaire d'État Rex Tillerson avait donné le ton en proposant à Maduro de s'exiler à Cuba en reconnaissant l'intervention de la CIA dans le processus de déstabilisation du pays et en laissant présager une intervention militaire sous prétexte humanitaire et de défense des droits humains alors que ses principaux alliés les plus réactionnaires les bafouent chaque jour. Le groupe de Lima s'est joint à la fête avec le président Santos dont le pays compte 15 dirigeants sociaux assassinés en un mois. L'UE sanctionne le ministre de la justice et veut l'empêcher de poursuivre sa lutte contre la corruption. Dans la foulée, des parlementaires chiliens nostalgiques de Pinochet s'opposent à la visite de Maduro à l'investiture de Piñera. (...) Lire la suite »
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Ce n’est pas l’Europe des Européens, c’est l’Union européenne du secteur financier international

Chișinău – Discours de Manuel Ochsenreiter

Manuel Ochsenreiter

Cher Monsieur le Président, chers invités, chers collègues,

C’est une habitude très régulière de voir les orateurs officiels allemands s’excuser dans les pays étrangers pour le passé de l’Allemagne. Heureusement je ne suis pas fonctionnaire !

Alors pardonnez-moi s’il vous plaît de ne pas suivre cette règle de fer des interventions allemandes à l’étranger. Je pense que notre problème aujourd’hui n’est pas notre passé. Nos problèmes sont les événements du temps présent, ceux d’aujourd’hui, pas d’hier. En d’autres termes, les fonctionnaires allemands s’excusent pour la Seconde Guerre mondiale alors qu’ils planifient et mènent une politique de nuisance contre notre continent européen, alors qu’ils imposent un système de colonialisme financier libéral à l’Europe de l’Est et du Sud-Est et se préparent à une nouvelle confrontation sérieuse avec le monde russe. C’est – je ne trouve pas d’autre terme – de l’hypocrisie. Ce qui se passe aujourd’hui au nom de ma nation est honteux. J’appellerais cela de la « publicité mensongère ». Que comprenons-nous habituellement sous ce terme ? Si je vous offre un produit et que vous trouvez plus tard que dans la boîte, il y a quelque chose d’autre, probablement de qualité inférieure, c’est de la « publicité mensongère ». C’est (...) Lire la suite »
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Le témoignage de Yanis Varoufakis : accablant pour lui-même

Varoufakis s’est entouré de tenants de l’ordre dominant comme conseillers

Eric TOUSSAINT

Si vous n’avez pas encore lu Conversations entre Adultes de Yanis Varoufakis, commandez-le à votre libraire. Cela se lit comme un polar politique, il y a du suspense, des rebondissements, des trahisons… L’immense intérêt de ce livre c’est que l’auteur donne sa version d’évènements qui ont influencé et influencent encore la situation internationale, en particulier en Europe mais aussi au-delà car la déception provoquée par la capitulation du gouvernement de la gauche radicale grecque marque profondément les esprits.

La série d’articles que je consacre au livre de Varoufakis constitue un guide pour des lecteurs et des lectrices de gauche qui ne souhaitent pas se contenter de la narration dominante donnée par les grands médias et les gouvernements de la Troïka ; des lecteurs et des lectrices qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par l’ex-ministre des Finances. En contrepoint du récit de Varoufakis j’indique des événements qu’il passe sous silence et j’exprime un avis différent du sien sur ce qu’il aurait fallu faire et sur ce qu’il a fait. Mon récit ne se substitue pas au sien, il se lit en parallèle. Lire les autres articles de la série : 1 - Les propositions de Varoufakis qui menaient à l’échec 2 - Le récit discutable de Varoufakis des origines de la crise grecque et ses étonnantes relations avec la classe politique 3 - Comment Tsipras, avec le concours de Varoufakis, a tourné le dos au programme de Syriza 5 - Dès le début, Varoufakis-Tsipras mettent en pratique une orientation vouée à l’échec (...) Lire la suite »

Faire face sur des bases progressistes à la dangereuse Europe allemande

Georges GASTAUD

A propos d’une analyse de Jean-Luc Mélenchon

Dans un récent texte, Jean-Luc. Mélenchon sur la dangereuse montée en puissance de l’Europe allemande. Ce texte fait suite à des élections qui ont vu l’extrême droite nostalgique d’Hitler rafler 90 sièges au Bundestag... sans oublier la pression croissante du parti ultra-patronal FDP (libéraux) dont l’originalité est d’être à la fois ultra-européiste et cyniquement germano-centré. Une fois de plus, il est triste que, excepté le PRCF, 99% des marxistes français se refusent encore, pour ne pas heurter la gauche bobo et son faux internationalisme, à regarder la réalité en face. Alors qu’initialement, l’expression « Europe allemande » fut lancée par Jacques Duclos, puis reprise par Georges Marchais. A noter que dans le texte de Mélenchon, apparaît – et nous ne pouvons que l’en féliciter ! – la juste expression « annexion de l’Allemagne de l’Est » en lieu et place du vocable euro-politiquement correct – et combien faux quand on voit le traitement revanchard réservé aux « Ossies » et aux communistes est-allemands ! – (...) Lire la suite »
Le pilori médiatique est une infamie contre laquelle on ne peut rien, mais...

... la dénonciation calomnieuse est (aussi) un délit

Jean-Luc MELENCHON

Une personne membre du FN, elle-même mise en examen, faisait des dénonciations pour accuser d’autres de ce qui lui était reproché. C’est la technique du ventilateur à bouillasse ! Mais elles restaient sans effet. Le FN a donc fait depuis des « dénonciations complémentaires ». La méthode de la dénonciation est un grand classique de l’extrême droite et sa forme suprême de courage.

Au cas précis, cela aura pourtant suffi à déclencher une « enquête préliminaire » sur une dizaine de députés européens parmi lesquels Yannick Jadot, Patrick le Hyaric et combien d’autres. Dont moi. Un gros gibier ! J’ai donc droit à une place particulière sur le pilori médiatique habituel où tout le monde est montré comme coupable avant d’avoir eu le temps d’ouvrir la bouche. Je veux rappeller que je ne suis nullement mis en examen ! Je fais juste l’objet d’une « dénonciation complémentaire ». C’est le moment de dire qu’une dénonciation sans fondement est une dénonciation calomnieuse. C’est un délit. Il va donc en cuire à cette personne ! Comme à tous ceux qui auront relayé ladite dénonciation calomnieuse. Je me prépare donc à porter plainte à mon tour pour dénonciation calomnieuse contre cette militante du FN et ses complices. Ce qui est pénible à cet instant, c’est évidemment que je comprends parfaitement le rôle de diversion que cette accusation joue dans le contexte où « la France insoumise » est lancée de toutes (...) Lire la suite »

Faire des économies ? Confions notre diplomatie à Trump et notre sécurité à Israël.

Jacques-Marie BOURGET

Macron, même Dieu et Jupiter, et les mirobolants qui l'entourent dans sa marche sur les eaux où il nous noie, n'a pas pensé à tout. En tant qu'économiste atterrant, je suggère, plutôt que de supprimer des infirmières et des assistants de vie pour les vieux, de virer tous les diplomates et de confier les clés du Quai à Trump ? Pourquoi aussi ne pas céder celles de notre sécurité à Netanyahu ? Ça aurait de la gueule !

Régis Debray vient de publier un livre – que je n’ai pas lu – mais dont le contenu général est largement déroulé dans la presse : Civilisation. Comment nous sommes devenus américains. Observation de géographe, l’art premier de son maître Julien Gracq, le philo-médiologue constate que la dérive des continents a fonctionné en douce : « La France est devenue l’Amérique ». Maintenant que nous sommes arrimés, par exemple, quand les socquettes blanches et les jupes plissées bleues s’en vont célébrer la mémoire de Pétain à l’Ile d’Yeu, elles devraient facilement entendre parler l’américain. A pied l’Amérique c’est vraiment chez nous. Cet état de l’union, vous me direz, il y longtemps qu’on le vit. Si on excepte la parenthèse du Général, il y a des lustres que nous nous éclairons aux étoiles de la bannière. Les plans de l’Europe, celle qui fait saliver Macron, ont été tracés par les diables de Wall Street, puis réalisés par Jean Monet, un ouvrier de la CIA et Robert Schuman, rescapé de Vichy. Ajoutez à cet équipage le parapluie (...) Lire la suite »

Les élites paniquent

Pierre LEVY

« C’est la fin du monde », a lâché Manuel Valls (BFMTV, 16/01/17), qui n’évoquait pas les résultats de la primaire socialiste, mais la perspective d’une « alliance entre Trump et Poutine ».

« Donald Trump (est) décidé à détruire le projet européen », s’épouvante l’éditorial de Libération (18/01/17). Et Le Monde (19/01/07) sonne le tocsin : « le président des Etats-Unis s’est lancé dans une opération délibérée de déstabilisation de l’Allemagne (...) c’est toute l’Europe qui est attaquée ». L’UE est confrontée à l’un des « plus grands défis de ces dernières décennies » alerte pour sa part Angela Merkel. Le Commissaire européen Pierre Moscovici s’étrangle : « on a une administration américaine qui souhaite le démantèlement de l’Union européenne, ce n’est pas possible ! ». Quant au Secrétaire d’Etat américain sur le départ, il a exhorté le gratin des élites mondialisées réuni à Davos à se « rappeler pourquoi nous avons fait ce voyage de 70 ans ensemble ». John Kerry semble ainsi évoquer l’axe euro-atlantique... au passé. C’est peu dire que les dirigeants occidentaux sont livides. On les comprend. Dans un entretien publié quelques jours avant sa prise de fonctions, Donald Trump a confirmé les éléments qui faisaient déjà (...) Lire la suite »

Une saison sans foi

Anastase ADONIS

L’année 2016 s’achève laissant derrière elle une pléthore de chantiers européens sans constructions. Que ce soit en France ou dans les autres pays qui paient le prix de la crise, l’année 2016 fut une année sans rien, et ce n’est pas faute d’avoir montré ce qui n’allait pas, comme si les cris des peuples ne sont plus les colères des dieux.

L’an II de Tsipras se termine sur une succession de défaites, à l’identique de l’an I, dans le « combat » de ce dernier pour s’opposer à la mauvaise politique devant laquelle il se prosterne. Le bilan gouvernemental depuis deux ans, d’un gouvernement qui se dit d’ « extrême gauche », est un spectacle comico-tragique. D’abord tragique, avec un peuple à bout de force, exsangue, attelé à produire pour rembourser une dette illégale, si nous faisons référence à la définition juridique, selon laquelle, lorsqu'une dette nationale, est créée pour des raisons qui ne servent pas les intérêts nationaux, elle ne doit pas être honorée. Chômage, pauvreté, suicides,... Une image qui a fait le tour du monde, plus qu’en Europe, et utilisée pour légitimer les décisions ou les commentaires de nos dirigeants européens : « Il faut réformer, pour sauver le peuple grec.... » Tels des présidents en vadrouille qui prennent dans leurs bras un enfant. Quelle image, une association Pouvoir - Innocence et Avenir, une image si apaisante et si (...) Lire la suite »
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