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Thème : Fascisme/Nazisme/Extrême droite

Scandaleux : le fondateur du parti fasciste ukrainien Svoboda reçu à l’Assemblée et au Sénat !

Les-Crises.fr
Nous avons plusieurs fois parlé sur ce site d’Andrei Parouby, le cofondateur en 1991 du parti fascisto/néo-nazi ukrainien, au nom édifiant de “Parti Social-Nationaliste d’Ukraine” (devenu “Svoboda” en 2004). Petits rappels. Parouby a dirigé la milice paramilitaire de ce parti, ce qui lui a donné l’occasion d’exprimer en 1999 toute son admiration à Jean-Marie Le Pen : En 2016, la majorité des députés ukrainiens a trouvé que ce Parouby présentait un excellent profil, et l’a élu Président du Parlement (ce qui en dit long sur la classe politique actuelle de ce pays) (wikipédia) : Seulement voilà, on apprend que Parouby va être reçu apparemment ce dimanche et ce lundi à l’Assemblée Nationale par François de Rugy, puis au Sénat par Gérard Larcher : Je vous renvoie vers ce billet-ci et celui-là à propos du Parti Social-Nationaliste d’Ukraine qu’il a créé, et animé durant plus de 10 ans. Vous trouverez également dans ce billet une traduction de certains de ses propos issus de son livre de 1999 : On (...) Lire la suite »
Vladimir Poutine au défilé de la Victoire : c’est l’URSS qui a vaincu le nazisme

Discours de Vladimir Poutine à la parade militaire marquant le 73e anniversaire de la Victoire de l’URSS sur le nazisme, le 9 mai 2018.

Transcription : Chers citoyens de Russie, anciens combattants, soldats et marins, sergents et sergents-chefs, adjudants et adjudants-chefs, officiers, généraux et amiraux, Félicitations en ce Jour de la Victoire ! Cette fête a toujours été et sera toujours le jour le plus cher et le plus sacré pour chaque famille, pour tout notre immense pays, une journée de fierté nationale et d’infaillible mémoire éternelle. Il y a soixante-treize ans, la grande guerre patriotique a pris fin, le nazisme a été écrasé, ses atrocités, ses outrages et sa barbarie ont pris fin et ses plans de domination mondiale ont été vaincus. La défaite des nazis fut une énorme Victoire triomphale. Ce mot attendu depuis longtemps a immédiatement fait le tour de la planète. Tous les pays, tous les peuples à l'époque comprenaient que l'issue de la Seconde Guerre mondiale avait été déterminée par l'Union soviétique, que ce grand exploit sacrificiel avait été accompli par nos soldats et notre peuple. L’URSS a gagné la victoire au prix des (...) Lire la suite »

Fascisation : de la tenaille objective à la fusion assumée ?

Georges GASTAUD

Par Georges Gastaud, auteur de Marxisme et universalisme, Delga, 2017

Traçant une ligne infranchissable entre eux-mêmes et tous les individus et organisations qui flirtent de près ou de loin avec l’extrême droite, les militants franchement communistes et 100% antifascistes du PRCF rejettent sans appel tous ceux qui banalisent le parti des Le Pen, cette pointe avancée de la fascisation du pays. Pour autant, à l’occasion du second tour de la présidentielle, le PRCF a refusé de céder au chantage du PS, des dirigeants de la plupart des confédérations, CGT comprise, du PCF-PGE et de certaines fractions égarées de « l’extrême gauche » : ces maîtres de vertu sommaient alors le « camp progressiste » de voter Macron pour, censément, « faire barrage » à la fascisation, opportunément réduite à sa partie la plus visible, la lepénisation. Or celle-ci est un aspect d’un phénomène bien plus général, dont le socle continental est la très dictatoriale « construction » euro-atlantique, cette machine à criminaliser les partis communistes, à recycler les nostalgiques du Troisième Reich, à inscrire (...) Lire la suite »
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Pourquoi l’extrême droite monte-t-elle ?

Benedikt ARDEN

On le constate depuis des décennies déjà et cela s’est encore récemment observé en Autriche, avec l’avènement de plusieurs nouveaux ministres du FPÖ à des postes régaliens.L’extrême droite gagne en popularité partout dans les pays autrefois prospères. En Amérique du Nord, ce phénomène est surtout représenté sous la forme de groupes extraparlementaires, mais en Europe cela se présente de plus en plus sous une forme directement politique et donc de manière encore bien plus dangereuse.

Mais pourquoi ce constat ? Pourquoi ce phénomène est-il en plus grande croissance aujourd’hui que dans les années 60-70 ? Et, d’ailleurs, pourquoi dans les années 30 plus que dans la période de la fin du 19e siècle ? Serait-ce une fatalité de l’Histoire ou bien s’agit-il d’un phénomène structurel que les événements de l’Histoire provoqueraient plus ou moins involontairement ? Heureusement pour nous, loin de toute fatalité, la force de l’extrême droite est toujours le fait du pourrissement du jeu politique traditionnel, lié à son abandon face aux forces du capital, et par le repli temporaire des forces sociales. L'extrême droite monte un peu partout, aujourd’hui comme hier, pour des raisons qui sont certes conjoncturellement différentes, mais structurellement comparables. Il n'y a nulle magie là-dedans puisque les mêmes effets proviennent des mêmes causes. Il suffit d'enlever le voile d'idéologie pour comprendre pourquoi. Le néolibéralisme détruit tous les points de repère des gens, en plus de détruire (...) Lire la suite »

Olivier Guez. La disparition de Joseph Mengele

Bernard GENSANE
Imaginez un pauvre type, qui avait été la terreur du camp d’Auschwitz où il avait droit de vie, de mort, de torture, d’expérimentations médicales, où il collectionnait des yeux de nourrissons qu’il épinglait au mur de son bureau en écoutant du Bach et en laissant les bébés agoniser, imaginez donc ce pauvre type, vers la soixantaine, traqué par divers services secrets et polices, hé bien figurez-vous qu’il doit être opéré en urgence d’une terrible occlusion intestinale. Pourquoi ? Parce que, depuis des années, il tire constamment sa moustache avec sa lèvre inférieure et qu’il s’est constitué une grosse boule de poils dans son ventre, sans que les Juifs parasitaires en soient le moins du monde responsables. Il ne pense plus au règne de 2 000 ans promis à la race supérieure. Il n’est qu’un pauvre hère, dans une extrême solitude, qui souffre le martyre. Et encore ne sait-il pas à ce moment-là que son corps, son squelette plus précisément, finira dans une faculté au Brésil, pour le grand bonheur d’étudiants en (...) Lire la suite »

De l’exploitation du terrorisme « djihadiste » par les néo-franquistes espagnols.

Jean ORTIZ

Alors que le peuple catalan a été admirable de sang-froid, de solidarité, d’unité, de courage, face au crime des « Ramblas », les dirigeants du Parti populaire en appellent à « l’unité nationale contre le terrorisme » (on connaît !) et tentent d’isoler, de discréditer, la mairesse de Barcelone : la progressiste et très populaire Ana Colau, à la tête d’une coalition podémiste, verts et rouges Catalans, nationalistes de gauche...

La stratégie anti-terroriste de la droite espagnole (le Parti populaire) relève plus de motivations et d’objectifs idéologiques que de préoccupations de sécurité. Des preuves ? En voici. De 2011 à 2016, le gouvernement de Madrid a refusé à la police autonome catalane, les « Mossos de Esquadra » des informations vitales pour lutter contre Daesh. Luis Olivera Serrano, le responsable pépiste matamoresque du Centre de renseignement contre le terrorisme (le CITCO), Olivera « le tsar de l’antiterrorisme » (alors qu’il ne possédait ni compétences ni formation) avait été chargé de mettre en place un boycott informatif contre la police catalane, pour faire la démonstration que l’autonomie, cela ne fonctionne pas. La droite a joué avec la peau des Catalans. Le superflic promettait ses grands dieux qu’il n’y avait « aucune menace terroriste globale ». Ce « ripoux » galonné avait même aidé le PP à se débarrasser de quelques affaires gênantes. Toutes ces révélations, tardives, ont envenimé davantage les relations entre (...) Lire la suite »

Le spectre du fascisme au Venezuela (Venezuela Analysis)

Alci Rengifo
Il était presque inévitable que la crise vénézuélienne engendre des spectres du fascisme. Avec 80 morts au cours d'affrontements de rue persistants, et la nation prise entre une bureaucratie incertaine et une vieille garde de l'opposition, le terrain est prêt pour l'apparition de nouveaux acteurs radicaux. Le 27 juin, la situation déjà volatile a pris un nouveau tournant lorsqu'un hélicoptère de police détourné fut utilisé pour attaquer plusieurs bâtiments gouvernementaux. Le ministère de l'Intérieur et de la Justice et la Cour suprême furent visés par des attentats à la grenade, sans faire de blessés. Ce qui devrait attirer plus d'attention, c'est la vidéo publiée lors de l'assaut par Oscar Alberto Perez, un officier de l'Agence de police criminelle et scientifique du Venezuela. Perez a non seulement participé à l'attaque, mais prétend faire partie d'un réseau souterrain infiltré dans les forces de sécurité et de l'armée, déterminé à faire tomber le gouvernement sous assaut de Nicolas Maduro. Ce fut un (...) Lire la suite »
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Antonio Gramsci et la bataille contre le fascisme (Truth Dig)

Chris HEDGES
Antonio Gramsci écrivit ses Cahiers de prison à une époque assez peu différente de la nôtre. Les partis politiques dirigés par la classe libérale, parce qu’ils s’étaient détachés de la classe ouvrière, étaient faibles ou insignifiants. La gauche radicale avait été neutralisée et avait échoué à formuler une vision alternative au capitalisme. Il y avait une « crise d’autorité ». Le fascisme montait et la répression d’État devenait de plus en plus dure et totalitaire. Le régime de Benito Mussolini réclamait, comme notre État corporatiste, que soit installé un gouvernement basé sur l’efficacité, la méritocratie, la gestion de la société par des experts et des spécialistes et l’élimination de la lutte de classe par la médiation. Il célébrait également les valeurs militaires « héroïques », le traditionalisme et un passé mythique qui remontait, dans le cas de l’Italie fasciste, à l’ancienne Rome. Il récompensait aussi le conformisme et la loyauté, dénigrait les humanités et la culture au profit de la formation professionnelle et (...) Lire la suite »

Macron ou la "double injonction"

Georges GASTAUD

Comment Macron dévoie la générosité des antifascistes pour légitimer la guerre-éclair contre les acquis sociaux. « Un individu constamment placé en situation de double contrainte (double bind) met en danger sa santé mentale ». Donald Laing, psychanalyste anglais.

Macron a sèchement refusé la demande de Mélenchon de retirer au moins de son paquet néo-thatchérien la futre contre-réforme sur le Code du travail, c’est-à-dire la Loi Travail puissance quatre. Macron a justifié son refus en prétendant que « les Français » (en réalité, seulement 24% des exprimés et 16% des inscrits ont voté Macron, mais sans doute les autres ne sont-ils pas français...) ont validé ces réformes au premier tour et qu’il les ferait passer toutes coûte que coûte (et pour cause, c’est pour cela que la finance internationale a massivement investi sur la campagne Macron !). Macron a certes ajouté qu’il rencontrerait l’ensemble des syndicats (c’est un minimum !) mais bien évidemment, le but ne sera pas de négocier : tout est bouclé !, mais de donner une apparence « concertée » aux ordonnances programmées pour cet été : merci d’avance à la CFDT ! Bref, le grand « démocrate antifasciste » s’apprête donc à piétiner à nouveau la CGT, FO, SUD, la FSU et l’UNEF, qui ont contesté la Loi Travail et à leur (...) Lire la suite »
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Front National : Les chiens ne font pas des chats !

Léon LANDINI

De nombreuses personnes sont décontenancées par le nouveau visage offert par le Front National depuis l’accession de Marine Le Pen à sa tête ; des analystes, des journalistes et d’autres individus, proches de Marine Le Pen, ont inventé une nouvelle gomme magique : la « dédiabolisation ». Par ce subterfuge, ils souhaitent rassurer le monde et nous faire croire que le FN serait devenu un Parti compatible et pourrait désormais appartenir lui aussi à la sphère démocratique. Il s’agirait là d’une énorme et surprenante évolution de l’organisation fascisante sinon fasciste, fondée en 1972 par son père et composée à l’origine d’anciens collabos de la pire espèce, entre autres de fascistes notoires, des tueurs de l’OAS et des nervis d’ogre Nouveau. Au moment où de braves gens trompés par les médias s’apprêtent peut être à voter pour Marine Le Pen, avant qu’ils n’accomplissent ce geste, Il convient de leur rappeler qui a fondé le FN et qu’elles étaient les relations intimes que certains criminels notoires entretenaient avec Jean-Marie Le Pen. Par ailleurs, malgré certaines simagrées de désaccords qui apparaissent publiquement entre le père et la fille, cela n’a pas l’air très fondamental, car c’est tout de même le père qui finance la campagne électorale de sa fille, ce qui signifie que leurs désaccords politiques ne sont vraiment qu’apparents.

Aux origines du FN, des collaborateurs des Nazis et de Vichy En juin 1973 le mouvement fasciste appelé « Ordre Nouveau » est dissout par un décret du ministre Raymond Marcellin. Parmi les tous premiers organisateurs du Front National figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre Nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce Parti reste un parti d’extrême droite et que ce n’est pas avec lui que la situation des travailleurs français pourra s’améliorer. Pour bien resituer la place du Front National dans le monde actuel, il convient de présenter quelques brèves biographies sur les fondateurs de ce Parti. Voici d’ailleurs quelques exemplaires des promoteurs du Front National qui démontrent clairement que la démocratie n’était pas leur fort. Commençons par Pierre Bousquet Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. (...) Lire la suite »
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