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Thème : Fascisme/Nazisme/Extrême droite

Klaus Schwab l’humaniste contre Klaus Schwab le terroriste

Joaquin FLORES

La dystopie technocratique qui se profile peut sembler perpétuer l’héritage de la social-démocratie, bien que de manière perverse, et par conséquent, l’utilisation des partis verts et des partis sociaux-démocrates en Europe pour les mettre en œuvre est à la fois prévue et rationnelle.

Il y a deux hommes nommés Klaus Schwab, sans aucun doute. Un homme nommé Klaus Schwab est considéré par les vrais croyants, les fachidiots, l’intelligentsia libérale, la population institutionnellement raffinée, comme un homme qui se soucie profondément de l’humanité. Ils semblent croire que ses avertissements sont sérieux, même s’ils sont étrangement et étonnamment prémonitoires. Après tout, le Forum économique mondial doit avoir été créé dans un souci d’humanité puisqu’il est soutenu principalement par l’institution la plus humaine de l’histoire de l’humanité, le Fonds monétaire international. Ce Klaus Schwab est un humaniste. Peut-être est-ce précisément le cas des vrais croyants, ceux qui acceptent sans broncher la nouvelle « distinction » schwabienne que l’on nous demande de saisir entre un capitalisme actionnarial et un capitalisme 2.0, un capitalisme des parties prenantes. Il y a ensuite un deuxième homme, Klaus Schwab, qui est considéré par le reste du monde et les personnes réfléchies qui le composent (...) Lire la suite »

Citoyens de seconde classe

Giorgio AGAMBEN
Le pass sanitaire en Italie Comme il arrive chaque fois qu'est instauré un régime despotique d'urgence et que les garanties constitutionnelles sont suspendues, le résultat c'est, comme cela s'est produit pour les Juifs sous le fascisme, la discrimination d'une certaine catégorie d'hommes, qui deviennent automatiquement des citoyens de seconde classe. C'est à quoi tend la création de ce qu'on appelé le green pass [équivalent du pass sanitaire]. Qu'il s'agisse d'une discrimination en fonction des convictions personnelles et non pas d'une certitude scientifique objective est démontré par le fait que, dans les milieux scientifiques, se poursuit encore le débat sur la sécurité et sur l'efficacité des vaccins qui, selon l'avis de médecins et de scientifiques qu'il n'y a pas de raisons d'ignorer, ont été produits à la hâte et sans une expérimentation adéquate. Malgré cela, ceux qui s'en tiennent à leur propre conviction libre et fondée et refusent de se vacciner seront exclus de la vie sociale. Que le (...) Lire la suite »

Gifle à Macron : la faute aux gauchistes

IRAE

Passons sur le fait que c’est le roi républicain bouffonnant avec des mcfly et carlito dans le palais que le peuple entretien et lui prête pour 5 ans qui contribue à l’abaissement de la fonction et de son second corps. Passons sur le fait que ceux-là mêmes qui accusaient la FI hier de contre-feu à propos du “ you-tueur ” menaçant les électeurs insoumis, comme si la vidéo avait été commanditée par la FI elle-même, ne voient pas que la séquence de la tentative de gifle infligée au Jupiter aux petits pieds intervient aussi fort opportunément. Passons sur les raccourcis journalistiques, la République giflée, ou la démocratie en danger qui n’est pas sans rappeler l’attaque de la République à coup de transpalette, interdit de glousser.

D’abord d’où vient la « gifle » ? Selon toute vraisemblance il s’agirait d’un royaliste à tout le moins d’extrême droite. Que les fascisants, à l’instar du “ you-tueur ” se sentent le vent en poupe quoi d’étonnant. Les tenants du ramassis national sont conviés à prêcher leur bonne parole sécuritaire sur toutes les chaînes, dans un mouvement continue et forcené de dédiabolisation. Les militaires très droitiers n’hésitent plus à affirmer qu’ils seraient près à remettre de l’ordre dans tout ce bordel gauchiste. N’oublions pas les syndicats factieux de policiers qui réclament si ce n’est la fusion-police justice à tout le moins un droit de regard sur celle-ci et avec le soutien d’Olivier Faure. A tel point que les « démocrates » puissamment « républicains » n’ont plus honte d’affirmer face caméra que dans un second tour entre le pen et Mélenchon ils s’abstiendraient. Quant au philosophe d’opérette Enthoven, pas d’hésitation, lui voterai franchement pour la fille Le Pen. Donc est-ce un affreux islamo-gauchiste qui a souffleté (...) Lire la suite »

“ Fury Room ”

Frédéric LORDON

Ce texte est extrait, sous une forme ré-adaptée, de la dernière partie d’un livre d’entretien avec Bernard Friot, coordonné par Amélie Jeammet et Marina Simonin aux éditions La Dispute, à paraître au mois d’octobre. L’emballement des événements récents ne rend pas absurde sa publication avancée.

Sommes-nous rendus au point de fascisme ? Pas encore. Sommes-nous en voie de fascisation ? Sans doute. En fait, il n’y a plus trop à hésiter : un processus est en cours. Ce que disait Lénine de la crise révolutionnaire vaut déjà au stade de la crise organique (Gramsci) : si c’est à des degrés divers, l’une et l’autre se reconnaissent à leurs rythmes caractéristiques, tout y est accéléré, les déplacements se produisent à des vitesses phénoménales. Qui, il y a deux ans, aurait pu imaginer des tribunes de militaires factieux, une manifestation de policiers du même métal, appelant à faire « sauter les digues de la Constitution » avec la bénédiction de presque toute la classe politique, des grands médias, comme CNews, demain Europe 1, à ce point fascisés, d’autres qui courent derrière (LCI, BFM), le service public toujours disponible pour tenir à l’agenda les pires sujets, ouvrir micro aux pires invités (1), un hebdomadaire d’extrême droite, Valeurs Actuelles, faisant l’agenda politique, le même effet de remorque pour (...) Lire la suite »
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Ces officiers, défaits par le FLN, mais qui rêvent d’une revanche de la Guerre d’Algérie dans les banlieues de France.

Jacques-Marie BOURGET

Tout citoyen qui a fait un service militaire connait l'inutilité de l'armée, outil à transporter la mort et la brutalité, en Afrique ces derniers mois. A saigner le budget de la France par ses vaines agitations ou en tirant sur une noce au Mali. Content d'eux, plutôt que de s'excuser pour un siècle de batailles perdues, des officiers qui se jugent essentiels veulent "nettoyer" les banlieues, ratisser comme au bon vieux temps. Hasard, tous ces signataires d'un appel lancé à Macron, ou presque, sont des militants d'extrême droite.

Il est sot, mais n’est-ce pas leur domaine d’application, que ces militaires qui ont regroupé assez de neurones pour rédiger un « Appel à Macron », aient omis de nous préciser qu’ils entendaient gagner aujourd’hui une guerre qu’ils ont perdue hier : celle d’Algérie. Cette fois le djebel aurait nos banlieues pour décor. En préambule signalons que la qualité de la langue française, celle mobilisée pour annoncer l’offensive, est d’un médiocre rare. Que, dans le 9-3 on trouve aisément de petites « hordes » de scribes capables de mieux écrire que ces cerveaux trop confinés sous feuilles de chêne. Puisque nos traineurs de sabres ont placé le débat sur le « Français », qu’ils sachent qu’ils ont déjà perdu cette guerre. Mais ils en ont l’habitude. Nos journalistes saute-info n’ont pas cherché à informer le public, alors qu’il lui aurait été utile d’en savoir plus sur ces héros lanceurs « d’Appel ». Inexpugnables guerriers qui s’apprêtent pourtant à mourir dans leurs lits. Utile d’en savoir un peu plus sur la vraie nature des (...) Lire la suite »
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Cali, Colombie. Les nazis sont parmi nous !

Gérard FENOY

La répression d’une violence inédite qui s’abat sur les participants à la grève nationale commencée le 28 avril indigne tous les amis de la Colombie et de l’Amérique Latine : les autorités reconnaissent une trentaine de morts ; les ONG des Droits Humains annoncent plusieurs centaines de disparitions, des milliers de blessés, des viols dans les casernes, le vol à grande échelle des téléphones portables, sacs à main et autres pièces d’identité etc.

Ce que nous appelons en France des « bavures policières » est devenu en Colombie le nec plus ultra de la stratégie anti-manifestation. Des motos sans immatriculation tirent dans la foule et disparaissent dans la plus totale impunité ; des étudiants sont tabassés sans pitié à un contre quatre ; on remarque comme au Chili des blessés éborgnés ; impossible de savoir où se trouvent les étudiantes arrêtées... Bref une stratégie de la terreur. Les Forces Armées et la Police colombiennes ont osé mettre en pratique les théories d’Alexis Lopez, officiellement invité à une série de conférences par l’État-major il y a quelques semaines. Le point de départ en est la « Revolucion molecular disipada » (Révolution moléculaire dissipée), qui expliquerait la multiplicité des protestations : au lieu d’avoir plusieurs fronts de guérillas, l’opposition au gouvernement démocratiquement élu organiserait dans toutes les villes, les quartiers et les villages des défilés contre les autorités. Pas d’autorité centrale ; pas de hiérarchie ; (...) Lire la suite »

La « Fondation pour l’école » : harcèlement moral et extrême droite intégriste

Christian HUMBERT

En 2019, les cathos intégristes se sont écharpés pour une obscure association. Des divisions habituelles de l’extrême droite scolaire sont nées pléthore de nouvelles organisations qui, chacune à leur place, veillent au démantèlement de l’école de la République. Mais au royaume des fachos, certains sont (encore) pires que d’autres...

Toujours reconnue d’utilité publique, la Fondation pour l’école (FPE), qui n’est aujourd’hui que l’une des organisations de promotion de la « liberté scolaire » (lire l’école pour les riches ou pour endoctriner), fait l’objet d’une double enquête judiciaire, pour harcèlement moral, fraude fiscale et abus de confiance. Elle est de surcroît convoquée au tribunal des Prud’hommes pour la mise à pied et licenciement pour faute grave de plusieurs salariés dont sa directrice générale. Et là ça ne rigole plus. Retour vers le passé Il faut dire qu’entre les errances de la Fondation « Espérance banlieues », placée à l’époque sous la responsabilité légale de la fondation pour l’école qui l’abritait et établies par un audit extérieur dont le rapport a été rendu fin mars 2019 (et que nous nous sommes procuré), et les frasques fiscales alléguées d’un administrateur, la justice doit s’amuser. Ah ! Espérance banlieues, la coqueluche des médias de « droite » bienpensante mi-catho mi-marteau à la recherche de solutions miracles pour (...) Lire la suite »

Pourquoi l’assaut du Capitole n’est qu’un début

Marc VANDEPITTE

Le 6 janvier 2021 nous avons été témoins de scènes à Washington qui sont habituellement réservées à des républiques bananières. Ce n’était pas une ultime tentative pour sauver la présidence de Trump, comme certains le pensent, mais c’est le début d’une escalade de la violence et d’une période turbulente de l’histoire des États-Unis. L’analyste politique Marc Vandepitte résume les faits et scrute l’avenir.

Une action “sauvage” planifiée Ces événements choquants ne sont pas tombés du ciel. Quelques semaines auparavant, Trump, via une série de tweets, avait appelé ses partisans à venir manifester le 6 janvier. Un de ces tweets laissait peu de doute : « Soyez là, ce sera sauvage !” (“Be there, will be wild !”). Fin décembre, il était déjà clair que les partisans radicaux prévoyaient une action de protestation importante et violente pour empêcher la validation de la victoire électorale de Joe Biden. Le groupe néo-fasciste armé Proud Boys avait réservé des hôtels à Washington des semaines à l’avance. Dans les forums cryptés, il était question de trafic d’armes et de l’installation d’un « camp armé ». De nombreux émeutiers semblent avoir des liens ou être membres de milices d’extrême droite. Parmi les personnes arrêtées se trouvait un lieutenant de l’armée de l’air à la retraite. Une heure et demie avant l’invasion du Capitole, Trump ameutait ses partisans sur Twitter : « Vous ne reprendrez jamais notre pays par la (...) Lire la suite »
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Exit Hannah Arendt, II (La mystification du système totalitaire)

Bruno GUIGUE

Le spectre du totalitarisme, chez Arendt, plane au-dessus de l’histoire réelle et de ses affrontements de classe. Occultant la genèse historique des deux mouvements, cette théorisation ignore l’opposition irréductible entre communisme et nazisme. Elle fait comme si la mystique de la race et l’idéal prolétarien étaient de même nature. Elle passe résolument sous silence la relation structurelle entre nazisme et capitalisme.

Absorbant toutes les activités humaines pour leur donner une signification univoque, le totalitarisme, pour Hannah Arendt, est un système qui transcende ses incarnations particulières. Peu importent alors les différences concrètes entre communisme et nazisme. L’abstraction du concept de totalitarisme, chez la philosophe, l’exonère d’une analyse proprement historique du phénomène. Appareil destructeur livré à sa propre démesure, le totalitarisme y revêt les traits d’une entité abstraite et homogène. Déconnectée de l’histoire réelle, l’idéologie paraît se suffire à elle-même, exercer ses effets en toute autonomie, modeler le cours des événements à son image : c’est la « logique d’une idée ». Rien d’étonnant, dès lors, à ce que le spectre du totalitarisme, chez Arendt, plane au-dessus de l’histoire réelle et de ses affrontements de classe. Occultant la genèse historique des deux mouvements, cette théorisation ignore l’opposition irréductible entre communisme et nazisme. Elle fait comme si la mystique de la race et (...) Lire la suite »
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À l’ONU, l’Italie s’abstient sur le nazisme

Manlio DINUCCI

L'art de la guerre. La signification politique de ce vote est claire : les membres et partenaires de l'OTAN ont boycotté la résolution qui, sans la nommer, remet principalement en cause l'Ukraine, dont les mouvements néo-nazis ont été et sont utilisés par l'OTAN à des fins stratégiques.

La Troisième Commission des Nations Unies – chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles – a approuvé le 18 novembre la Résolution “Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée”. La Résolution, rappelant que “ c’est notamment la victoire remportée alors sur le nazisme qui a amené la création de l’Organisation des Nations Unies, appelée à empêcher de nouvelles guerres et à préserver de ce fléau les générations futures”, lance l’alarme sur la diffusion de mouvements néonazis, racistes et xénophobes dans de nombreuses régions du monde. Elle se déclare “profondément préoccupée par la glorification, quelle qu’en soit la forme, du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de l’organisation Waffen-SS”. Elle souligne ensuite que “le néonazisme n’est pas que la glorification d’un mouvement historique, mais qu’il s’agit d’un (...) Lire la suite »
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