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Thème : Fascisme/Nazisme/Extrême droite

Lettre à un ami étranger (Sinistra in Rete)

Moreno PASQUINELLI
Cher ami, Tu me dis que, dans ton pays, il y a une campagne massive tendant à faire croire qu'ici le fascisme avance, que Salvini serait même le nouveau Mussolini. Tu m'écris que la plus grande partie des intellectuels de gauche et d'extrême-gauche en arrivent même, dans leur rejet de toute forme de nationalisme, à défendre cette Union Européenne, considérée comme un frein ou un katéchon [une digue] contre la barbarie souverainiste et "rouge-brune". Tu me demandes donc où en sont vraiment les choses en Italie. Je vais essayer de te répondre, en espérant que ce que j'écris te sera utile. Je veux être franc, et avant tout en ce qui concerne les intellectuels de gauche. Ici, chez nous, ils occupent déjà, pour une majorité d'entre eux, la première ligne du front ennemi. Ils n'attaquent pas seulement le nationalisme de caractère fascistoïde, mais avant tout la gauche patriotique, constitutionnelle et souverainiste. Il y a une parfaite harmonie dans les programmes entre la puissante élite ordo-libérale et (...) Lire la suite »
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« Il y a un contre-pouvoir qui existe à l’échelle mondiale tant que le peuple palestinien résistera »

Peter MERTENS
Mohsen Abdelmoumen : Que pensez-vous du retour en force des mouvements populistes et néo-nazis en Europe en général et en Belgique en particulier ? Peter Mertens : Après la crise de surproduction de 1973 et la bulle financière qui a éclaté en 2008 par les banques et par les spéculateurs, on savait très bien que le monde ne pouvait prendre que deux directions, soit le camp de l’establishment même et donc de l’élite qui voulait aller encore plus loin et qui voulait installer un capitalisme sans limite, c’est-à-dire sans contre-pouvoirs, sans syndicats, sans parti communiste, sans alternatives, en éliminant l’idée même d’alternative, de syndicats et de mouvements ouvriers organisés, et installer une sorte d’oligarchie, c’est-à-dire une dictature du capital ouverte. D’un autre côté, on voit aussi que le mouvement alternatif, c’est-à-dire le mouvement ouvrier et les forces communistes, les forces marxistes, sont en train de chercher leur voie pour se remobiliser et remobiliser la classe ouvrière dans le sens (...) Lire la suite »

Allemagne, Suède, revoilà l’extrême-droite

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Depuis plusieurs années maintenant les mouvements et partis d’extrême-droite connaissent une résurgence dans toute l’Europe. Surfant sur les politiques ultralibérales, qui ont conduit des millions de personnes à la pauvreté, et profitant aussi de la situation migratoire, ces partis voient leur scores électoraux grimper en flèche. Certains sont d’ores et déjà au pouvoir disposant d’une large majorité, ou bien ayant des Ministères importants dans des gouvernements de coalition avec les partis de droite. Italie, Hongrie, Autriche, Bulgarie, Finlande, Slovaquie, Pologne, les exemples se multiplient.

Certes tous n’ont pas le même visage, et ne s’apprécient d’ailleurs pas nécessairement, mais ces mouvements obligent à se questionner et à trouver les bonnes réponses. Les politiques austéritaires et ultralibérales en sont une. C’est sur ce terreau de la pauvreté que l’extrême-droite fait son lit et progresse inexorablement. De nombreux articles ont déjà été consacrés à l’Italie, à la Hongrie où à l’Autriche, aussi j’évoquerai deux sujets qui ont, récemment, marqué l’actualité. D’une part les élections suédoises, d’autres part les manifestations d’extrême-droite qui ont eu lieu en Allemagne sous forme de chasse aux migrants. Mais simplement pour montrer à ceux qui penseraient que l’extrême-droite prône les droits des travailleurs, l’Autriche, par la voix de son gouvernement alliant droite et extrême-droite vient, au mois de juillet dernier, de voter une loi augmentant la durée maximale légale du temps de travail. Si la norme reste la journée de huit heures, et la semaine de quarante, la durée maximale passe, elle, de dix (...) Lire la suite »

Où sont passés tous les nazis ? (Counterpunch)

CJ HOPKINS
Il semble donc qu'Antifa a fait si peur à l'armée des nazis enhardis de Trump qu’ils se sont terrés dans leurs trous, ou du moins c'est l’interprétation que donne la Résistance des bizarres événements de dimanche dernier. Au cas où vous ne seriez pas au courant, voilà ce qui s’est passé : des milliers de manifestants 'antifascistes' sont descendus dans les rues de la capitale pour empêcher vingt ou trente idiots racistes de se rassembler sur la place Lafayette et crier des slogans racistes les uns aux autres (ou pour les tabasser). L'organisateur de ce fiasco ridicule (je parle du fiasco raciste, pas de la contre-manifestation) était le même idiot raciste, avide d’attention publique, qui avait organisé l’événement initial, 'Unite the Right', à Charlottesville en 2017. Pendant ce week-end, comme vous le savez, un suprémaciste blanc a foncé dans la foule des manifestants avec sa voiture et tué une femme, de nombreuses autres personnes ont été agressées, et quelques centaines de racistes en polos et (...) Lire la suite »
Des sans-coeur ont repris deux fois des moules

Le dalaï lama vient de perdre un ami

Maxime VIVAS

« Troublants […] les rapports entre le gourou japonais de la secte Aum, Shoko Asahara, sponsor de « la cause tibétaine » et le dalaï-lama (des photos les montrent main dans la main). Or, Shoko Asahara a défrayé la chronique de l’horreur en faisant gazer au sarin des passagers du métro de Tokyo le 20 mars 1995 » (1).

En 2016, Macron rencontre en France le dalaï lama et il twitte, extasié : « j’ai vu le visage de la bienveillance ». Le 25 avril 2018 aux USA, il parle du dalaï lama aux étudiants de l’université George Washington : « C’est un leader extraordinaire, je le respecte beaucoup ». Il est juste de dire que l’engouement de Macron pour l’ex-esclavagiste théocratique est largement répandu dans la classe politico-médiatique française. La raison en est un alignement idéologique derrière les USA qui travaillent inlassablement à essayer d’amputer la Chine de sa région autonome tibétaine. Lors de la recension par LGS en 2012 de mon livre sur le dalaï lama (1), un lecteur (qui signe BQ) nous a envoyé ce commentaire dont je fais un copié-collé car il est un condensé puissant : « Le 13 septembre 1994, à l’approche de ses 60 ans, le 14ème dalaï-lama invita quelques personnes à Londres pour un lunch. Des personnes qui avaient été au Tibet « avant l’arrivée du régime communiste », c.-à -d. avant les années 1950 (...). Un des (...) Lire la suite »

Israël arme les néo-nazis en Ukraine (The Electronic Intifada)

Asa Winstanley
The Electronic Intifada a appris que des armes israéliennes sont envoyées à une milice néonazie fortement armée en Ukraine. La propagande en ligne du bataillon Azov montre des fusils Tavor sous licence israélienne dans les mains du groupe fasciste, tandis que les militants des droits de l'homme israéliens ont protesté contre les ventes d'armes à l'Ukraine en arguant que les armes pourraient se retrouver entre les mains des milices antisémites. Dans une lettre "sur les licences pour l'Ukraine" obtenue par The Electronic Intifada, l'agence d'exportation d'armes du ministère israélien de la défense déclare qu'ils sont "attentifs à accorder des licences" aux exportateurs d'armes "en pleine coordination avec le ministère des Affaires étrangères et d'autres entités gouvernementales". La lettre du 26 juin a été envoyée en réponse à l'avocat israélien Eitay Mack qui avait écrit une demande détaillée demandant à Israël de mettre fin à toute aide militaire à ce pays. Le statut officiel d'Azov dans les forces (...) Lire la suite »

Scandaleux : le fondateur du parti fasciste ukrainien Svoboda reçu à l’Assemblée et au Sénat !

Les-Crises.fr
Nous avons plusieurs fois parlé sur ce site d’Andrei Parouby, le cofondateur en 1991 du parti fascisto/néo-nazi ukrainien, au nom édifiant de “Parti Social-Nationaliste d’Ukraine” (devenu “Svoboda” en 2004). Petits rappels. Parouby a dirigé la milice paramilitaire de ce parti, ce qui lui a donné l’occasion d’exprimer en 1999 toute son admiration à Jean-Marie Le Pen : En 2016, la majorité des députés ukrainiens a trouvé que ce Parouby présentait un excellent profil, et l’a élu Président du Parlement (ce qui en dit long sur la classe politique actuelle de ce pays) (wikipédia) : Seulement voilà, on apprend que Parouby va être reçu apparemment ce dimanche et ce lundi à l’Assemblée Nationale par François de Rugy, puis au Sénat par Gérard Larcher : Je vous renvoie vers ce billet-ci et celui-là à propos du Parti Social-Nationaliste d’Ukraine qu’il a créé, et animé durant plus de 10 ans. Vous trouverez également dans ce billet une traduction de certains de ses propos issus de son livre de 1999 : On (...) Lire la suite »
Vladimir Poutine au défilé de la Victoire : c’est l’URSS qui a vaincu le nazisme

Discours de Vladimir Poutine à la parade militaire marquant le 73e anniversaire de la Victoire de l’URSS sur le nazisme, le 9 mai 2018.

Transcription : Chers citoyens de Russie, anciens combattants, soldats et marins, sergents et sergents-chefs, adjudants et adjudants-chefs, officiers, généraux et amiraux, Félicitations en ce Jour de la Victoire ! Cette fête a toujours été et sera toujours le jour le plus cher et le plus sacré pour chaque famille, pour tout notre immense pays, une journée de fierté nationale et d’infaillible mémoire éternelle. Il y a soixante-treize ans, la grande guerre patriotique a pris fin, le nazisme a été écrasé, ses atrocités, ses outrages et sa barbarie ont pris fin et ses plans de domination mondiale ont été vaincus. La défaite des nazis fut une énorme Victoire triomphale. Ce mot attendu depuis longtemps a immédiatement fait le tour de la planète. Tous les pays, tous les peuples à l'époque comprenaient que l'issue de la Seconde Guerre mondiale avait été déterminée par l'Union soviétique, que ce grand exploit sacrificiel avait été accompli par nos soldats et notre peuple. L’URSS a gagné la victoire au prix des (...) Lire la suite »

Fascisation : de la tenaille objective à la fusion assumée ?

Georges GASTAUD

Par Georges Gastaud, auteur de Marxisme et universalisme, Delga, 2017

Traçant une ligne infranchissable entre eux-mêmes et tous les individus et organisations qui flirtent de près ou de loin avec l’extrême droite, les militants franchement communistes et 100% antifascistes du PRCF rejettent sans appel tous ceux qui banalisent le parti des Le Pen, cette pointe avancée de la fascisation du pays. Pour autant, à l’occasion du second tour de la présidentielle, le PRCF a refusé de céder au chantage du PS, des dirigeants de la plupart des confédérations, CGT comprise, du PCF-PGE et de certaines fractions égarées de « l’extrême gauche » : ces maîtres de vertu sommaient alors le « camp progressiste » de voter Macron pour, censément, « faire barrage » à la fascisation, opportunément réduite à sa partie la plus visible, la lepénisation. Or celle-ci est un aspect d’un phénomène bien plus général, dont le socle continental est la très dictatoriale « construction » euro-atlantique, cette machine à criminaliser les partis communistes, à recycler les nostalgiques du Troisième Reich, à inscrire (...) Lire la suite »
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Pourquoi l’extrême droite monte-t-elle ?

Benedikt ARDEN

On le constate depuis des décennies déjà et cela s’est encore récemment observé en Autriche, avec l’avènement de plusieurs nouveaux ministres du FPÖ à des postes régaliens.L’extrême droite gagne en popularité partout dans les pays autrefois prospères. En Amérique du Nord, ce phénomène est surtout représenté sous la forme de groupes extraparlementaires, mais en Europe cela se présente de plus en plus sous une forme directement politique et donc de manière encore bien plus dangereuse.

Mais pourquoi ce constat ? Pourquoi ce phénomène est-il en plus grande croissance aujourd’hui que dans les années 60-70 ? Et, d’ailleurs, pourquoi dans les années 30 plus que dans la période de la fin du 19e siècle ? Serait-ce une fatalité de l’Histoire ou bien s’agit-il d’un phénomène structurel que les événements de l’Histoire provoqueraient plus ou moins involontairement ? Heureusement pour nous, loin de toute fatalité, la force de l’extrême droite est toujours le fait du pourrissement du jeu politique traditionnel, lié à son abandon face aux forces du capital, et par le repli temporaire des forces sociales. L'extrême droite monte un peu partout, aujourd’hui comme hier, pour des raisons qui sont certes conjoncturellement différentes, mais structurellement comparables. Il n'y a nulle magie là-dedans puisque les mêmes effets proviennent des mêmes causes. Il suffit d'enlever le voile d'idéologie pour comprendre pourquoi. Le néolibéralisme détruit tous les points de repère des gens, en plus de détruire (...) Lire la suite »
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