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Thème : Front National

Front National : un monstre utile au libéralisme

ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme
A chaque élection, nous n’y échappons pas. Là encore le FN et ceux à qui il rend service ont réussi à pourrir le débat. “Vous êtes avec nous, ou contre nous”, rabâchent-ils réciproquement. Ils n’ont pas leur pareil pour nous plonger dans une dramaturgie où le bien et le mal vont une fois encore s’affronter dans un combat à mort. “L’enjeu est tel que vous ne devez pas prendre le moindre risque”, disent-ils sans relâche. Il va donc falloir choisir son candidat, qui est « la digne héritière de Jeanne d’Arc » pour les uns, et “l’incarnation de la pureté républicaine” pour les autres. Cette exaltation a pour effet immédiat l’instauration d’un cadre de pensée qui hiérarchise les discussions : Du seul fait que la fin de campagne tourne à une vulgaire bagarre de chiffonniers, la question économique et sociale est mise de côté le temps de l’élection. Comment en est-on arrivé là ? Cette logique est elle rédhibitoire ? Peut-on sortir de cette aliénation ? Que faire pour lutter contre ce système ? Pour tenter de répondre au (...) Lire la suite »

Front National : Les chiens ne font pas des chats !

Léon LANDINI

De nombreuses personnes sont décontenancées par le nouveau visage offert par le Front National depuis l’accession de Marine Le Pen à sa tête ; des analystes, des journalistes et d’autres individus, proches de Marine Le Pen, ont inventé une nouvelle gomme magique : la « dédiabolisation ». Par ce subterfuge, ils souhaitent rassurer le monde et nous faire croire que le FN serait devenu un Parti compatible et pourrait désormais appartenir lui aussi à la sphère démocratique. Il s’agirait là d’une énorme et surprenante évolution de l’organisation fascisante sinon fasciste, fondée en 1972 par son père et composée à l’origine d’anciens collabos de la pire espèce, entre autres de fascistes notoires, des tueurs de l’OAS et des nervis d’ogre Nouveau. Au moment où de braves gens trompés par les médias s’apprêtent peut être à voter pour Marine Le Pen, avant qu’ils n’accomplissent ce geste, Il convient de leur rappeler qui a fondé le FN et qu’elles étaient les relations intimes que certains criminels notoires entretenaient avec Jean-Marie Le Pen. Par ailleurs, malgré certaines simagrées de désaccords qui apparaissent publiquement entre le père et la fille, cela n’a pas l’air très fondamental, car c’est tout de même le père qui finance la campagne électorale de sa fille, ce qui signifie que leurs désaccords politiques ne sont vraiment qu’apparents.

Aux origines du FN, des collaborateurs des Nazis et de Vichy En juin 1973 le mouvement fasciste appelé « Ordre Nouveau » est dissout par un décret du ministre Raymond Marcellin. Parmi les tous premiers organisateurs du Front National figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre Nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce Parti reste un parti d’extrême droite et que ce n’est pas avec lui que la situation des travailleurs français pourra s’améliorer. Pour bien resituer la place du Front National dans le monde actuel, il convient de présenter quelques brèves biographies sur les fondateurs de ce Parti. Voici d’ailleurs quelques exemplaires des promoteurs du Front National qui démontrent clairement que la démocratie n’était pas leur fort. Commençons par Pierre Bousquet Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. (...) Lire la suite »

Le vice caché du « front républicain »

Benedikt ARDEN

Il n’a échappé à personne que l’élection présidentielle française s’est soldée par la confirmation des prévisions des instituts de sondage, qui prédisaient depuis plusieurs mois déjà un duel Macron/Le Pen au second tour. Il n’était pourtant pas du tout certain que ce scénario survienne, car l’évolution des tendances des dernières semaines avait mis en place une course à quatre d’autant plus serrée que la différence entre la 1ère et 4ème place n’a divergé que d’à peine 4%.

Cette défaite de la France Insoumise doit tout de même être relativisée, car elle cache aussi une grande victoire au sein de la gauche. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n’a peut-être pas réussi à atteindre la magistrature suprême, avec son 20%, mais son hégémonie au sein de la gauche est maintenant totale. Étant donné le score (6%) de tiers parti qu’a obtenu le parti socialiste, cette dernière élection risque fort bien de lui être fatale. D’autant plus, que la grande majorité des apparatchiks de l’appareil (et non les moins opportunistes) ont déjà rejoint, ou rejoindront à brève échéance, l’équipe d’Emmanuel Macron. Ce mouvement « En Marche ! » vers le néolibéralisme aura le grand mérite de mettre un peu de clarté dans ces étiquettes politiques frauduleuses qui faisaient office de façade pour crédules. En somme, la bonne nouvelle de ce premier scrutin est de revoir une force progressiste réellement sociale en France et ayant enfin le potentiel de remettre de l’avant certain des thèmes (souveraineté stupidement (...) Lire la suite »
Turpitudes, condamnations, mensonges, enrichissement du Front national…

Les accusations glissent sur Marine Le Pen comme la pluie sur les ailes d’un vautour.

Maxime VIVAS

Le 17 septembre 2011, Marine Le Pen affirmait lors d’un meeting, vouloir « nettoyer l’État des jouisseurs, des affairistes, des corrompus. (…), voilà ce à quoi aujourd’hui l’Histoire nous appelle » ; « Les Français vont se rendre compte que le seul parti propre, la seule candidate propre, c’est Marine Le Pen ».

Le 3 avril 2013, lors d’une émission télévisée, Louis Aliot, son compagnon, ne mâchait pas ses mots : « Il est évident que si, dans l’exercice d’un mandat, l’élu est pris la main dans le sac, il devrait être inéligible à vie ». Le 5 avril 2013, Marine Le Pen déclarait : « L’UMP et le PS ont des listes de condamnés qui sont inouïes ». Et elle proposait de « faire des enquêtes de moralité sur le personnel de la République ». Le Front national est le parti qui compte le plus d’élus condamnés. Entre 1997 et 2012, on a les chiffres suivants : 1, 94% des élus PS ont été condamnés ou mis en examen, c’est 3, 12 % des élus pour LR et 15,68% pour le Front national. Dans la plupart des cas, les élus du Front national sont condamnés pour des violences physiques, des incitations à la haine raciale et des fraudes financières ou électorales. La présidente du Front national, Marine Le Pen a été condamnée. Le vice-président, son compagnon Louis Aliot, a été condamné. Bruno Gollnisch, candidat à la présidence Front national, a été (...) Lire la suite »
Choisir la France insoumise ou continuer à subir

En 2017, comme je l’ai fait en 2012, je voterai pour Jean-Luc Mélenchon.

Maxime VIVAS

Chacun ici dira ce qu’il veut, à sa guise et dans le respect des autres contributeurs. Je vais user de ce droit pour rapporter ce que j’ai vu, ce que je sais, ce que je crois et ce que je ferai aux élections présidentielles de 2017.
Je m’adresse ici surtout à ceux qui, aux présidentielles, ont souvent voté communiste (même pour Robert Hue !), ou socialiste (au moins au second tour), parfois pour les « Verts », ou pour LO, ou pour le NPA, voire, une fois (inoubliable !) pour Chirac.

Jean-Luc Mélenchon ? Je l’ai vu, alors qu’il était sénateur socialiste, mener le combat contre un projet de motion ignominieuse que l’UE a fini par voter contre Hugo Chavez, grand démocrate s’il en fut, révolutionnaire et qualifié de « dictateur », de « caudillo » par l’essentiel de la classe médiatico-politique européenne qui en avait convaincu l’opinion (vous aussi ? Un peu ?). Je l’ai vu, lui, dix fois refuser de clouer Cuba au pilori quand d’autres, se prétendant plus à gauche que lui, lâchaient l’île assiégée par la plus grande puissance militaire que le monde ait jamais connu. Je l’ai entendu, en 2008, invitant Elkabbach à lire mon livre sur Reporters sans frontières pour que tombe le masque de Robert Ménard, alors intouchable à gauche et à droite et désormais maire FN de Béziers. Je l’ai entendu dire ce qui devait être dit sur l’imposteur dangereux qu’est le dalaï lama, tout entier arc-bouté sur son projet de rétablir une théocratie moyenâgeuse dans une région chinoise grande comme cinq fois la France. (...) Lire la suite »
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Variations sur la dénaturalisation, l’état d’urgence, le FN et la mondialisation

Rudolph Bkouche (Union Juive Française pour la Paix)

En 1940, l’Etat français décidait par décret de dénaturaliser un certain nombre de Français, ceux qui avaient moins de quinze ans de nationalité française et les Juifs algériens naturalisés par le décret Crémieux de 1870. Ainsi étaient remises en cause des naturalisations sous le seul prétexte qu’elles ne plaisaient pas aux gouvernants de l’Etat français né de la défaite de 1940 et de la démission des parlementaires français dont on peut rappeler qu’ils étaient les élus du Front Populaire.

Soixante-quinze ans après, prenant prétexte d’attentats sanglants perpétrés à Paris par DAESH, acronyme arabe de l’Etat Islamique, le président de la République met en place un état d’urgence qu’il propose de prolonger pour une période de trois mois. Si on peut comprendre qu’au lendemain de ces attentats, le gouvernement a proclamé l’état d’urgence pendant quelques jours, sa prolongation à trois mois et peut-être plus comme l’a déjà annoncé le premier ministre pose problème. En quoi un état d’urgence sur une longue période va-t-il mieux permettre de lutter contre les auteurs des attentats ? Et si état d’urgence il y a, ne va-t-il concerner que les auteurs des attentats ? Un premier exemple de ce que signifie l’état d’urgence est apparu avec les interdictions de manifestations écologistes au moment du grand raout climatique appelé la COP21. En fait, le gouvernement utilise l’état d’urgence pour contrôler toute contestation ; il s’agit moins d’assurer la sécurité de la population contre les risques d’attentats que (...) Lire la suite »
Après la leçon des urnes dimanche...

Il faut laisser la porte ouverte !

Jean-Marc GARDES

Et voilà en ce second tour, où toutes les formations politiques viennent une fois de plus nous affirmer – la main sur le cœur – qu’elles ont entendu le message des électeurs, qu’elles vont faire autrement, etc. ; que se dessine, ou plutôt se poursuit, le dessin du « deux = un ». (1)

À écouter certaines déclarations faites dimanche soir sur les plateaux de télévisions, les grosses formations politiques traditionnelles, U.M.P. aujourd’hui L.R., et P.S., pourraient envisager de se rapprocher encore un peu plus/jusqu’où ?, pour contrer la montée du F.N., que par ailleurs elles ont favorisé (se sentiraient-elles dépassées par leur projet dangereux aujourd’hui ?), et aussi pour garder un électorat qui ne porte plus ses voix sur elles. Ainsi donc, avec « deux = un », se serait l’enfermement dans la nasse… Et à gauche de la gauche ?… où il faut tendre de plus en plus l’oreille pour percevoir un commentaire ? La gauche de la gauche ne s’est-elle pas tirée une balle dans le pied (dans les deux pieds) en contribuant, elle aussi, à l’enfermement dans le social-libéralisme, en s’effaçant et en appelant à toujours voter pour lui au second tour ? (2) Dix millions de pauvres aujourd’hui en France, six millions de chômeurs, six millions de voix pour le Front National… (Attention ! Je ne veux pas que (...) Lire la suite »
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Un rêve PS d’une future grande coalition avec la droite libérale ?

Trompe-l’oeil

Patrick Apel-Muller

Le Front national n’est pas parvenu à l’emporter dans les régions qu’il convoitait.
La mobilisation d’une proportion assez importante des abstentionnistes a fait la différence.

Là où seuls demeuraient des candidats de droite face à l’extrême droite, la majorité des électeurs de gauche a choisi de faire barrage à la famille Le Pen, le choix du moindre risque, un vote au goût amer. Le cénacle qui gravite autour de l’Élysée espérait que l’essor du FN, les configurations triangulaires au second tour garantiraient la conservation de régions dans l’escarcelle socialiste. C’est le cas. Et ces stratèges jugent avec jubilation que le coup pourrait fonctionner en 2017. Comme si le destin de la France pouvait être risqué au casino ! Ce scrutin, comme ceux des derniers années, témoigne d’une exaspération profonde du pays devant la politique conduite par François Hollande et Manuel Valls, une colère qui affaiblit la gauche. Toute surdité à l’égard du mécontentement des abstentionnistes et aux signaux adressés par les électeurs se paiera cash. Il serait hasardeux de compter sur des ministres qui, pour certains, rêvent ouvertement d’une grande coalition avec la droite sous le parapluie du (...) Lire la suite »

Union européenne : ceux qui ont écrasé les Grecs ont frayé la voie au FN

David PESTIEAU

Pour comprendre les causes profondes de la percée du Front national, nous devons toucher aux politiques appliquées par les partis traditionnels en France et en Europe. Nous devons aussi voir pourquoi l’Union européenne est responsable de la montée du FN et comment la remise en cause fondamentale de la politique de l’UE est aussi la seule manière de contrer le FN.

C’était il y a un an, à la veille du Nouvel An, avant les attentats et la crise des réfugiés. Le célèbre économiste Thomas Piketty signait une tribune « 2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ? » [1] où il écrivait : « Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. (...) Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt (...) Lire la suite »

Elle n’attendait que ça, la Marine

Chien Guevara

2002, élection présidentielle : Le PS est éliminé dès le premier tour. Le choix est basique pour le second : soit la droite, soit l’extrême droite. (Soit dit en passant, la droite de l’époque, celle de Jacques Chirac, était beaucoup moins à droite que celle de Nicolas Sarkozy et son parti républicain actuel).

Donc le choix est simple pour tout le monde : le FN revote pour lui, et tous les autres votent contre lui. Et c’est ce qui s’est passé. Résultat : le FN passe de 4,8 millions de voix au premier tour (soit 16,86%) à 5,5 millions au second (soit 17,79%) ; de son côté, le RPR de Jacques Chirac, parti se revendiquant gaulliste multiplie presque par 5 son nombre d’électeurs entre les deux tours (de 5,6 millions, soit 19,88% à 25,6 millions, soit 82,21%). Demain dimanche 13 décembre, nous appellerions ça une belle victoire républicaine. Sauf que la donne a changé sur plusieurs points : 1. La droite actuelle, comme tous les partis politiques d’ailleurs, est victime d’un mouvement Brownien de dérive à droite. Inutile de vous expliquer, je pense, qu’en partant du plus extrême de la gauche, la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) est devenu désormais le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ; que le parti communiste s’est fait phagocyter par des dissidents socialistes au sein du Front de gauche ; que le (...) Lire la suite »
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