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Thème : Ken Loach

Ken Loach appelle les travaillistes à ne pas “trahir la Palestine” en cédant aux ennemis de Jeremy Corbyn (Morning Star)

Ben CHACKO
Le réalisateur Ken Loach appelle le Parti travailliste à ne pas céder à la pression de la droite ni « trahir les Palestiniens » dans une vaine tentative pour apaiser les ennemis de Corbyn. S’adressant exclusivement au Morning Star, le légendaire réalisateur de Kes, Cathy Reviens, et Moi, Daniel Blake a averti qu’adopter une série d’exemples liés à la définition de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale de la Mémoire de l’Holocauste (IHRA) n’apaiserait pas les critiques dont le véritable enjeu était d’étouffer la renaissance du parti socialiste. « La définition de l’IHRA est un dispositif, pas une fin », a-t-il dit. « Elle va permettre de nouvelles attaques contre la gauche. » Une déclaration des membres en ligne de l’association "Grassroots for Jeremy," qui a demandé au parti de rester fidèle à son Code de Conduite actuel sur l’antisémitisme, a mis en avant qu’une « stratégie d’excuses et d’apaisement ne marche pas » face à une attaque destinée à détruire Jeremy Corbyn, ni n‘arrive à un accord avec lui. (...) Lire la suite »

Ken Loach et le Brexit

Philippe NADOUCE

Metteur en scène légendaire jouissant d’une renommée internationale incontestée , Ken Loach a réalisé plus d’une soixantaine de films et de documentaires pour le grand et le petit écran. Lauréat de la Palme d’Or 2016 pour son film à caractère social : Moi, Daniel Blake, c’est un habitué de la croisette. En 2006, il reçoit sa première « Golden Palm » pour le film – bizarrement traduit en français – « Le vent se lève » [en anglais : “ The Wind that Shakes the Barley ”, LGS], une tragédie moderne qui retrace la vie de deux frères emportés dans le tourbillon de l’indépendance irlandaise ; un chef-d’œuvre. Au Royaume-Uni, le British Film Institute a nommé son long métrage Kes (1969) le septième meilleur films anglais du XXe siècle. La Berlinale le récompense en 2014 avec l’Ours d’or d’honneur.

Ken Loach, un artiste et intellectuel engagé Docteur honoris causa d’une demi-douzaine d’universités prestigieuses, c’est un intellectuel de premier ordre qui depuis un quart de siècle est à l’avant-garde des luttes sociales au Royaume-Uni. Ken Loach, âgé de 80 ans, est paradoxalement beaucoup moins connu dans son pays d’origine, le Royaume-Uni, que dans le reste de l’Europe, et en France notamment, où on le classe parmi les cinéastes les plus influents du cinéma contemporain. En Grande-Bretagne, on lui reproche sa critique cinglante et désagréable de la fracture sociale qui défigure la société britannique. Il partage le sort du dramaturge et prix Nobel Harold Pinter et de tous les artistes engagés qui honnissent l’establishment anglais. Pinter décrivait cet ostracisme comme un mélange de moquerie et de mépris. Il suffit de lire le critique cinéma du Guardian, Peter Bradshaw, pour s’en convaincre. Ken Loach universellement ignoré par les grands médias britanniques proches du parti travailliste est (...) Lire la suite »

Quand Ken Loach s’exprime sur le conflit israélo-palestinien

Olivier Pallaruelo
Cinéaste britannique à l'oeuvre fortement marquée par un réalisme social souvent dur, Ken Loach revient cette année à Cannes avec Moi, Daniel Blake, présenté en compétition. Derrière la caméra comme dans la vie, l’homme est engagé et ne se prive pas de se prononcer sur ce qu’il croit être juste ou non, comme au travers de cette missive qu’il destine à la réalisatrice israélienne Tali Shalom Ezer, dans laquelle il s'exprime sur l'interminable conflit opposannt les israéliens et les palestiniens. "Levez-vous, s’il vous plait, du côté des oppressés contre les oppresseurs..." Cher Tali Shalom Ezer, Depuis le début, Israël et ses partisans ont accusé leurs délateurs d’être antisémites ou racistes. C’est une tactique pour miner le débat rationnel. Pour être aussi clair que de l'eau de roche : en tant que réalisateur, vous avez reçu un accueil chaleureux à Edimbourg. Vous n’êtes ni censuré, ni rejeté. L’opposition concernait plutôt à la réception d’argent provenant de l’Etat d’Israël par le Festival. L’appel en (...) Lire la suite »

L’Esprit de 45 contre le démon du libéralisme.

Rosa LLORENS

Dans une interview accordée au magazine Trois couleurs, Ken Loach observe qu’il parle de son film au moment où se déroulent les funérailles de Thatcher ; on peut y voir une justice poétique : elle finit sous le regard caustique de son adversaire. Dans le film, cela donne une malice de montage vengeresse : un ancien mineur dénonce la violence et l’acharnement des policiers contre les manifestants et demande : "mais qui, qui donnait ces ordres ?". L’image suivante montre une Thatcher Sainte Nitouche réagissant à son élection en citant, d’une voix benoîte, Saint François, l’apôtre par excellence de l’amour !

La remarque de K. Loach témoigne aussi d'une de ses principales qualités : la modestie. Au cours de sa longue carrière, il n'a jamais cédé au désir narcissique de faire de belles images gratuites, des scénarios sophistiqués, des cadrages à l'esbroufe : il a toujours été conduit par la volonté d'être utile. Ainsi, lorsqu'il définit L'Esprit de 45, ses paroles s'appliquent exactement à son cinéma : "le but était de bâtir pour le bien de tous", d'"avancer dans un mouvement collectif et solidaire". Et cet engagement, loin de s'opposer, se marie parfaitement à la réussite cinématographique : The Navigators, film consacré au démantèlement de British Railways, peut-être son chef-d'œuvre, se présente comme une pure tragédie. Certes, parfois, on sent que la "fable" n'est là que pour envelopper le thème traité et servir la dénonciation : ainsi dans Route Irish, où l'urgence était de dénoncer la privatisation de la guerre d'Irak, conduite à travers les sociétés de sécurité et leurs mercenaires. Mais, la plupart du temps, (...) Lire la suite »