RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Le Monde Diplomatique

Le Monde Diplomatique (juillet 2019)

Bernard GENSANE
Serge Halimi doute que l’Europe puisse être à la fois libre-changiste et écologiste : « En remportant 10 % des sièges lors de l’élection du Parlement européen, les écologistes ont réveillé un vieux débat sur le positionnement politique de leur mouvement. Est-il plutôt de gauche, comme le suggèrent la plupart des alliances qu’il a nouées jusqu’ici, ou plutôt libéral, comme l’indiquent à la fois le ralliement à M. Emmanuel Macron de plusieurs anciens dirigeants écologistes (MM. Daniel Cohn-Bendit, Pascal Canfin, Pascal Durand) et certaines coalitions qui, en Allemagne, incluent déjà la droite et les Verts ? » Peut-on réconcilier l’industrie et la nature, demande Jean Gadrey : « Ayant associé le développement économique et l’amélioration des conditions de vie, les forces politiques progressistes ont longtemps négligé l’impact des activités humaines sur l’environnement. L’urgence de protéger la planète impliquerait-elle de renoncer aux bienfaits de la société industrielle ? Pas nécessairement, dès lors que mutent (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (mai 2019)

Bernard GENSANE
Juan Branco évoque l’« indomptable Julian Assange » : Réfugié politique depuis 2012 dans l’ambassade d’Équateur à Londres, Julian Assange a été livré aux autorités britanniques le 11 avril. S’il est extradé aux États-Unis, le fondateur de WikiLeaks risque gros. En dévoilant des millions de documents sensibles, il a fait le travail qu’on attend des journalistes ; est-ce pour cela que tant de ses confrères l’ont abandonné ? » Pour Serge Halimi et Pierre Rimbert, nous assistons actuellement à un « Tchernobyl médiatique » : « Depuis l’élection de M. Donald Trump, l’élite journalistique mondiale propage une théorie du complot selon laquelle le Kremlin contrôle la Maison Blanche. Une enquête a pulvérisé cette élucubration. Le cercle de la raison est-il devenu paranoïaque ? » Wolfgang Streeck envisage « un empire européen en voie d’éclatement » : « Pour la première fois depuis l’Acte unique en 1986, des forces politiques conservatrices et nationalistes puissantes ne proposent pas de quitter l’Europe mais de l’asservir à leur (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (avril 2019)

Bernard GENSANE
Dans ce numéro d'avril 2019, Serge Halimi évoque un très nauséabond cordon sanitaire contre les forces de gauche : « Voici des décennies que la puissance électorale de l’extrême droite sert de police d’assurance aux libéraux de gauche et de droite : n’importe quel bourricot modéré franchit sans peine la ligne d’arrivée une fois opposé à une formation politique irrecevable, infréquentable, irrespirable. Lors de l’élection présidentielle française de 2002, le résultat de M. Jean-Marie Le Pen stagna entre les deux tours, passant de 16,8 % à 17,8 %. Dans le même temps, celui de son rival Jacques Chirac s’envola de 19,8 % à 82,2 % des suffrages exprimés. La même opération a permis à M. Emmanuel Macron de l’emporter en 2017, quoique avec une marge moins spectaculaire. Ce qui a réussi contre l’extrême droite, les libéraux comptent le refaire contre la gauche. Ils cherchent donc à bâtir contre sa progression éventuelle un mur des valeurs qui la rendra suspecte à son tour. Et obliger ainsi ceux qui ne supportent plus les (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (mars 2019)

Bernard GENSANE
Pour Serge Halimi, le président français joue les pyromanes en reconnaissant le « président » autoproclamé du Venezuela : « Le pire n’est point arrivé tant qu’on peut dire : “Ceci est le pire. ” » Ces jours-ci, la diplomatie française fait penser à ce vers du Roi Lear. À l’issue du quinquennat de M. François Hollande, on croyait avoir atteint le fond ; quelques-uns prédisaient même un sursaut d’orgueil. Après tout, dès lors que les États-Unis affichaient leur souverain mépris envers les capitales européennes et leur désir de se dégager des obligations du traité de l’Alliance atlantique, pourquoi ne pas en profiter pour quitter l’OTAN, renoncer à la politique de sanctions contre Moscou et imaginer la coopération européenne « de l’Atlantique à l’Oural » dont rêvait le général Charles de Gaulle il y a soixante ans ? Enfin libre de la tutelle américaine – et adulte ! Pour Frédéric Lordon, il faut sortir de l’impasse européenne : « Plutôt que de porter sur les problèmes communs de l’Union, les élections européennes (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (février 2019)

Bernard GENSANE
Pour Serge Halimi et Pierre Rimbert, « Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse… » Raphaël Kempf analyse le glissement des violences policières vers les violences judiciaires : « Débordé par un mouvement social inédit, le gouvernement français s’est lancé dans une surenchère législative, au risque d’entraver la liberté de manifester. Entretenant un rapport cynique avec la violence, il enjoint à tous de la condamner, sauf quand elle relève de sa responsabilité. À défaut d’issue politique, il joue le pourrissement et engage une répression sans précédent depuis les années 1960. Qui a peur de l’initiative citoyenne ?, demandent Guillaume Gourgues etJulien O’Miel : « En réclamant la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), les « (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (janvier 2019)

Bernard GENSANE
Pourquoi maintenant ? demande Layrent Bonelli : « Voilà longtemps qu’un mouvement social n’avait pas à ce point inquiété les gouvernants. L’ampleur, la durée et la détermination de celui des « gilets jaunes » les ont désagréablement surpris. Ils ont également été déstabilisés par son hétérogénéité en matière d’intérêt pour la politique, d’activité professionnelle, de lieu de résidence et d’orientation partidaire. Il n’est pas imputable à des organisations politiques ou syndicales traditionnelles : il rassemble diverses composantes de ce que le pouvoir nomme la « majorité silencieuse », au nom de laquelle il prétend s’exprimer et dont il n’attend d’autre mobilisation que le vote. » Pour Philippe Descamps , la justice sociale, clé de la transition écologique : « Par ses mesures fiscales, le gouvernement a pris le risque d’opposer pouvoir d’achat et sauvegarde du climat. Mais, signe de l’intelligence collective dégagée par leur mouvement, les « gilets jaunes » ne sont pas tombés dans le piège. » Les GJ : c’est aussi une (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (novembre 2018)

Bernard GENSANE
Serge Halimi entr’aperçoit une éclaircie en Asie : « Il existe un pays où, à la différence de ce qui se passe au Brésil, ce sont d’anciens présidents conservateurs que la justice poursuit, condamne pour détournement de fonds et envoie en prison. Où droite, extrême droite et fondamentalistes protestants s’estiment trahis par M. Donald Trump. Où, loin de remettre en cause un accord de désarmement nucléaire, comme avec l’Iran, ou un traité sur les missiles à moyenne portée, comme avec la Russie, le président des États-Unis semble vouloir résoudre un conflit qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait su dénouer. Y compris le dernier, pourtant Prix Nobel de la paix. » Pour Benoît Breville, le débat sur l’immigration est biaisé : « En Europe, la population stagne et vieillit ; de l’autre côté de la Méditerranée, elle s’accroît et rajeunit. De ce constat, beaucoup concluent que l’explosion des flux migratoires devient inévitable. Il faudrait par conséquent soit se barricader, soit ouvrir les frontières. Cette analyse n’est-elle (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (octobre 2018)

Bernard GENSANE
Dans cette livraison d’octobre 2018, Serge Halimi brosse un tableau bien sombre de la vie politique aux Etats-Unis à court et moyen termes : « Le scrutin législatif du 6 novembre prochain marquera en revanche une nouvelle étape de la polarisation politique des États-Unis, ce tourbillon qui a accru depuis deux ans la déstabilisation de l’ordre international. Car le vote déterminera le destin de l’occupant de la Maison Blanche. Bien décidé à se représenter en 2020, M. Donald Trump obsède tant chacun des deux camps qu’on croirait qu’il leur a mangé le cerveau. Ses adversaires l’accusent d’être un traître cherchant à saper l’Alliance atlantique et les valeurs démocratiques de l’Occident. Il réplique que ses accusateurs sont les auxiliaires d’un gang d’Amérique centrale, MS-13, qui sème la terreur aux États-Unis. Amplifiées par les réseaux sociaux, ces bouffées de paranoïa sont devenues une musique d’ambiance qui ne marque plus aucune interruption postélectorale. Elles ont pour conséquence que les deux partis ont (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (août 2018)

Bernard GENSANE
Serge Halimi revient sur « la fable du 31 août 2013 » : Il y a exactement cinq ans, une interprétation de l’histoire des relations internationales a triomphé dans toutes les capitales occidentales. Rabâchée avec méthode, elle est devenue une religion officielle. En substance, explique-t-elle, le président Barack Obama a commis une faute lourde de conséquences, le 31 août 2013, en renonçant à attaquer l’armée syrienne après que celle-ci se fut rendue coupable d’un bombardement chimique meurtrier dans un faubourg de Damas. Cette pusillanimité aurait garanti le maintien au pouvoir d’un régime ayant massacré une partie de sa population. Au demeurant, prétend l’ancien président François Hollande parmi beaucoup d’autres, « le régime syrien n’a pas été le seul à se croire tout permis. Vladimir Poutine a compris qu’il pouvait annexer la Crimée et déstabiliser l’est de l’Ukraine (1) ». Une telle reconstitution historique, enluminée de la référence obligée à Winston Churchill (qui comprit que les accords de Munich allaient (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (juin 2018)

Bernard GENSANE
Qui sont désormais les « paillassons de Washington » demande Serge Halimi : « Les suppliques et les marques d’affection de trois dirigeants européens — M. Emmanuel Macron, Mme Angela Merkel et M. Boris Johnson — venus cajoler M. Donald Trump n’auront servi à rien : le président des États-Unis a riposté en les humiliant. Il les menace de représailles commerciales et financières s’ils ne violent pas l’accord qu’ils ont eux-mêmes conclu il y a trois ans avec l’Iran. Les États-Unis ayant radicalement changé de position sur le sujet, leurs alliés n’ont plus qu’à s’aligner. Aux yeux de M. Trump, Paris, Berlin et Londres ne pèsent pas lourd, beaucoup moins en tout cas que Riyad ou Tel-Aviv. » Ibrahim Warde revient sur le « diktat iranien de Donald Trump : « Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 100