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Le Monde Diplomatique, septembre 2023

Dans son éditorial, Benoit Bréville fustige l’hypocrisie de la classe politique après l’achat, par Bolloré, du Journal du Dimanche : « Pendant le creux éditorial des vacances, les médias ont été tenus en haleine par l’histoire terrifiante du Journal du dimanche. Bible hebdomadaire de la bourgeoisie libérale, le périodique est réputé pour ses entretiens ministériels complaisants, ses reportages de Bernard-Henri Lévy et sa détestation des mouvements sociaux. En juin dernier, le milliardaire Vincent Bolloré a imposé à sa tête un directeur proche de l’extrême droite. En menant quarante jours de grève, la rédaction a soudain découvert la rudesse du combat social qu’elle qualifiait de « grogne » quand d’autres s’y livraient. Cela n’a pas empêché la reparution, le 6 août, d’un hebdomadaire mis en conformité avec les idées de son nouveau propriétaire, lequel avait appliqué la même recette à la chaîne i-Télé, rebaptisée CNews.

On dit que Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. L’été n’a donc pas manqué d’amusement divin. Longtemps les élites françaises ont encouragé le contrôle des grands moyens d’information par les puissances d’argent, fustigeant comme « populiste » toute critique de ces liaisons dangereuses. Depuis une dizaine d’années, le ton a changé. Fragilisée par les industries numériques, désarçonnée par l’écartèlement de la pensée dominante entre centrisme libéral et extrême droite conservatrice, la presse traditionnelle fait presque figure d’espèce à protéger.

Anne-Cécile Robert s’interroge sur la succession de putschs en Afrique : « « Coup d’État de trop », selon la ministre des affaires étrangères sénégalaise Aïssata Tall Sall, l’intervention des militaires, le 26 juillet dernier à Niamey, suscite une agitation inhabituelle en Afrique et dans le monde. Le Niger est en effet un pays-clé de la lutte contre le djihadisme au Sahel. Mais ce putsch est aussi révélateur d’une évolution du rapport à la démocratie et à l’Occident dans la région. »

Les pédagogies alternatives sauveront-elles l’école, se demande Laurance De Cock ? : « Les pédagogies dites « alternatives » connaissent un succès croissant. Aux clients des établissements privés, le label offre la promesse d’un apprentissage « bienveillant » ainsi que de nobles raisons de contourner la carte scolaire. Au sein de l’éducation nationale, il permet aux ministères de tenir un discours de « modernisation » sans dépenser le moindre euro. Pourtant, certains des penseurs à l’origine de ce courant visaient l’émancipation des classes populaires. »

Pierre Hazan dénonce l’opportunisme en diplomatie : « Groupe de pays créé entre 2009 et 2011, les Brics — Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud — viennent d’accueillir six nouveaux membres : l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Iran. Si elle est trop diverse pour proposer une vision commune de l’ordre international, cette alliance illustre la nouvelle géopolitique : celle d’un monde « à la carte ». Qui aurait imaginé que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s’impliquent dans des échanges de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine ? Que les bons offices de la Chine scelleraient le rétablissement des liens entre l’Iran et l’Arabie saoudite ? Le champ de la médiation est en pleine transformation.

Samir Saran, président du centre de réflexion indien Observer Research Foundation, évoque des « partenariats à responsabilité limitée ». Il désigne ainsi les arrangements entre des structures (organisations régionales, coalitions et pactes divers) parfois en compétition les unes avec les autres. Ce « minilatéralisme » se présente comme un multilatéralisme au rabais et à géométrie variable, chacun cherchant à tirer son épingle du jeu à court terme. Certes, le monde d’avant était conduit aussi par les intérêts bien compris des États. Mais la relative stabilité de l’environnement international donnait une assise plus forte aux ententes conclues.

Martine Bulard a vu à Singapour l’envers d’un décor futurisme : « Longtemps, Singapour a fait figure de modèle de prospérité et de stabilité, inspirant la Chine. Mais la cité, qui a élu un nouveau président de la République — un poste en partie honorifique — le 1er septembre, connaît des ratés : migrants maltraités, hausse du coût de la vie... Le mécontentement populaire inquiète le premier ministre, aux pouvoirs tentaculaires et à la tête du pays depuis près de vingt ans. »

Serge Halimi a composé un requiem pour la gauche américaine : « Le 28 février 2020, M. Bernie Sanders, un socialiste, pouvait espérer devenir président des États-Unis. Le sénateur du Vermont était le favori de la course à l’investiture démocrate, disposait de ressources importantes et de militants motivés dans chacun des États. Face à lui, l’ancien vice-président Joseph Biden accumulait les contre-performances, ne suscitait aucun enthousiasme et était à court d’argent.

Vingt-quatre heures plus tard, le train de la radicalité progressiste avait déraillé en Caroline du Sud. En arrivant loin derrière M. Biden (48,4 %), M. Sanders (19,9 %) essuya un échec décisif, largement imputable au vote des électeurs noirs en faveur de son concurrent. Peu après, tous les autres candidats démocrates modérés et conservateurs se désistaient en faveur de l’actuel président.
L’an prochain, la première primaire démocrate se tiendra en Caroline du Sud plutôt qu’au New Hampshire, où nombre de favoris ont trébuché dans le passé. M. Biden, qui a réclamé ce changement, pourrait se dispenser d’un tel avantage vu que l’investiture de son parti lui est acquise. M. Sanders ne sera pas dans la course, les rares parlementaires rebelles qui l’ont soutenu en 2020 non plus. Tous ont appelé à voter d’emblée en faveur du président sortant. À gauche, l’espérance et l’enthousiasme qui ont marqué la dernière course à la Maison Blanche ont ainsi cédé la place à la résignation du « vote barrage ». Si une mobilisation record est encore au rendez-vous l’an prochain, ce ne sera plus pour quelque chose mais contre quelqu’un.

Selon Cédric Gouverneur, “ Téhérangelès ” est devenue la terre d’xils iraniens : « Solidaire, riche, entreprenante et pratiquant aisément l’entre-soi. Telle est souvent décrite l’importante communauté iranienne vivant à Los Angeles, aux États-Unis. Si la République islamique est largement critiquée — certains n’attendant que sa chute pour rentrer au pays —, les divergences politiques au sein de cette diaspora demeurent significatives. »

Fabian Scheidler analyse le grand écart de la neutralité autrichienne : « L’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué une vive controverse en Autriche sur l’avenir de la neutralité du pays. En mai 2022, un groupe d’une quarantaine de militaires, de représentants de l’économie et d’écrivains, parmi lesquels l’influent romancier Robert Menasse, a publié un appel qui réclamait un « débat ouvert ». Face à l’agression russe, maintenir la neutralité serait « non seulement insoutenable, mais dangereux ». L’appel ne réclamait pas directement une adhésion à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) sur le modèle de celles de la Finlande et de la Suède, mais il ne l’excluait pas non plus. Depuis lors, les principaux médias du pays polémiquent sur l’avenir de la politique étrangère : faut-il livrer des armes à l’Ukraine, faire transiter du matériel de guerre par l’Autriche, former des soldats ukrainiens ou participer à des travaux de déminage ? La neutralité de l’Autriche, pilier central de sa politique étrangère depuis 1955, vacillerait-elle ? »

Pour Crentin Léotard, les céréales ukrainiennes ont un goût amer : « Alors que la Russie s’est retirée de l’accord sur les céréales ukrainiennes, menaçant de ce fait les expéditions par navire, Bruxelles tente de maintenir des corridors sécurisés, en évitant que certains États membres ne ferment leurs frontières aux exportations de Kiev. Au-delà du conflit en cours, cette crise préfigure les conséquences d’une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’Union européenne. »

Comment assurer une mort digne pour tous, demande Philippe Descamps : « La plupart des pays industrialisés ont depuis adopté des lois pour améliorer la fin de vie, par la prise en charge des souffrances et la possibilité de les abréger. Une « aide passive » est devenue légale par voie parlementaire ou par évolution de la jurisprudence dans beaucoup de pays ; mais seulement une quinzaine d’États autorisent une « aide active », toujours sous de strictes conditions. Dans un contexte de vieillissement de la population, de développement de maladies à l’issue douloureuse et de recul des religions, le débat anime associations, Parlements et tribunaux, du Chili à la Nouvelle-Zélande, du Québec à l’Afrique du Sud.

Les habitants de Trieste ont la conscience d’une frontière (Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin : « Depuis son balcon, Paolo Rumiz laisse errer son regard sur les plateaux qui encadrent les zones industrielles du golfe de Trieste. « Ce n’est pas la mer qui a éveillé mon désir d’ailleurs, mais la frontière toute proche. À l’époque de la Yougoslavie, elle ouvrait sur un monde étrange et inconnu,se rappelle cet écrivain voyageur. Trieste est un cul-de-sac au fond de l’Adriatique, mais c’est aussi une porte, et la ville que traversent les exilés en marche vers l’Ouest. » Dans les années 1990, ce grand port italien a vu passer les réfugiés fuyant les guerres qui déchiraient la Yougoslavie. Il est aujourd’hui l’un des principaux débouchés de la « route des Balkans », que remontent les migrants tentant d’accéder à l’Union européenne. »

Nina Dupeux et grégory Rzepski racontent une brève histoire des rugbys : « La dixième Coupe du monde de rugby à XV se déroule en France du 8 septembre au 28 octobre prochains. Instaurée en 1987, cette compétition a accéléré le passage au professionnalisme en 1995. Un siècle exactement après que les clubs du nord de l’Angleterre ont fait sécession pour pouvoir indemniser leurs joueurs ouvriers, et inventé le XIII.

Des gars baraqués sur un podium, une sono qui passe Jeanne Mas ou Queen. Limoux (dix mille habitants) fête ses rouge et noir, champions de France de XIII. Nous sommes le 28 mai dernier, en Occitanie. Un mois plus tard, Toulouse — préfecture de la région, quatrième agglomération française, capitale de l’aéronautique — gagne, en noir et rouge, sa vingt-deuxième finale de XV. Car, depuis 1895, il y a deux rugbys.

Pour Akram BelkaId, 1973 restera comme l’heure de gloire des non-alignés : « Un large sourire éclaire le visage habituellement austère du colonel Houari Boumédiène. Gros havane coincé entre l’index et le majeur, le numéro un algérien ne cache pas sa satisfaction alors qu’il préside la session de clôture du IVe sommet des non-alignés. Du 5 au 9 septembre 1973, à Alger, soixante-quinze États ont participé à part entière à la conférence, sans compter une trentaine d’organisations internationales et de libération — notamment celle de la Palestine, présidée par Yasser Arafat — ainsi que onze pays non membres invités dont la Suède et l’Autriche. Boudé huit ans plus tôt par les grands du camp progressiste pour avoir déposé le président Ahmed Ben Bella, le colonel traite désormais d’égal à égal avec ses pairs, du Cubain Fidel Castro au Yougoslave Josip Broz, dit Tito. Mais, si Boumédiène triomphe, c’est surtout parce que d’une part le sommet est une réussite sur le plan de la production idéologique, et que d’autre part la partie algérienne a pu imposer ses vues sur la nécessité de donner la priorité aux questions de développement.

Pour Frank Gaudichaud, deux spectres hantent le Chili : « N’oubliez jamais que bientôt s’ouvriront à nouveau les larges avenues qu’empruntera l’homme libre pour bâtir une société meilleure. » De part et d’autre du spectre politique, quasiment toutes les Chiliennes et tous les Chiliens connaissent la dernière allocution de Salvador Allende, d’où est tirée cette citation. Ce discours dit « des larges avenues », le président chilien élu en 1970 le prononce le 11 septembre 1973, lors du coup d’État fomenté par le général Augusto Pinochet. Allende est enfermé dans le palais présidentiel de La Moneda, avec quelques proches, et les armes à la main. Il sait qu’il ne sortira pas vivant de l’édifice présidentiel. Dans cette ultime adresse à la population, Allende entend laisser « une leçon morale pour châtier la félonie, la couardise et la trahison » ainsi que le témoignage « d’un homme digne qui fut fidèle à la loyauté des travailleurs ». Cinquante ans après, comme il l’avait prédit, le « métal tranquille » de sa voix continue à résonner et le premier président marxiste démocratiquement élu de l’histoire du cône Sud demeure l’une des figures centrales de l’histoire mondiale des gauches au XXe siècle. »

Daniel Gatti et Roberto López Belloso nous rappellent comment l’Uriguay devinyt une prison : « drapeaux blancs alignés sur la terre noire couvrent les restes osseux qui viennent d’être retrouvés dans l’enceinte du 14e bataillon d’infanterie parachutiste — à une vingtaine de kilomètres de Montevideo —, un site utilisé pendant la dictature uruguayenne (1973-1985) comme centre de torture et de détention. Selon l’équipe d’anthropologie médico-légale de l’institution nationale des droits humains (INDDHH), il s’agit de l’une des 197 personnes que la junte a fait disparaître. En l’occurrence, une femme décédée sous la torture. L’INDDHH ne l’a pas encore identifiée après qu’elle a découvert son squelette à 30 centimètres de profondeur, recouvert de chaux, le 6 juin 2023. Soit trois semaines avant que le pays ne commémore les 50 ans du coup d’État.

Au petit matin du 27 juin 1973, le président dissout le Parlement, avec le soutien des forces armées. Juan María Bordaberry justifie son « auto-coup d’État » par les impératifs de la lutte contre les guérilleros du Mouvement de libération nationale-Tupamaros (MLN-T) pourtant déjà militairement défaits, et pour la plupart en prison ou en exil.

Agnès Alexandre-Collier se souvient de l’époque où les travaillistes défendaient le Brexit : « Rien ne serait jamais plus comme avant. L’année 1973 s’ouvre sur une promesse. Quasi unanime, la presse britannique salue l’adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne (CEE) au 1er janvier. L’Observer publie un « euro-guide » pour en comprendre les enjeux. Le Times évoque une « splendide aventure ». Pour le Daily Mirror, « s’il subsiste encore la moindre idée selon laquelle le Britannique est suffisant et croit que c’est Dieu qui a créé la Manche pour le protéger des étrangers et de leurs drôles d’habitudes, c’est aujourd’hui que cette idée disparaît ! ». Car la situation ne cesse de se dégrader — l’inflation atteint 9,2 %, la création de richesse par habitant situe le pays au onzième rang mondial — et, de l’Europe, on attend le salut économique. Il ne viendra pas. Pas plus que le renoncement à la relation spéciale avec les États-Unis, suffisamment forte pour survivre à l’intégration communautaire puis au Brexit. »

Une analyse de l’émeute entre jacquerie et carnaval par Loïc Wacquant : « Une étincelle peut mettre le feu à la plaine. Sans leader ni revendications précises, les émeutes de juin dernier en France rappellent d’autres protestations d’en bas, dont les révoltes paysannes de l’Ancien Régime. L’arrogance d’un président-monarque encourage les analogies : une rage mêlée de jubilation, des incendies et des saccages — et pour finir la répression. »

Gilles Costaz se souvient de l’époque où l’on chantait le fantastique social : « Boris Vian et Raymond Queneau aimaient ses livres. Juliette Gréco l’a chanté. Son nom évoque le « Quai des brumes » et des histoires de mauvais garçons. Mais, avec Pierre Mac Orlan, les vieilles histoires d’aventuriers et de paumés prennent la froide grandeur de mythes désillusionnés. »

Ian Buruma met en regard l’éthique protestante et l’esprit woke : « Nul ne s’accorde sur la signification du mot « woke » — terme américain qui signifie littéralement « éveillé » et désigne les personnes politisées autour des questions d’inégalités raciales et sociétales. Les débats qu’il suscite font souvent office de test d’éveil moral et spirituel. C’est pourquoi le linguiste américain John McWorther qualifie d’Élus ces évangélistes de l’antiracisme. Les Élus, écrit-il, « se considèrent eux-mêmes comme ayant été choisis (…) et ayant compris quelque chose que la plupart n’ont pas saisi ».
Appréhender le wokisme comme un phénomène essentiellement protestant permet d’identifier la logique qui sous-tend certains rituels devenus monnaie courante ces dernières années : en particulier, l’excuse publique. À la différence des catholiques, qui se confessent en privé à leur prêtre afin d’obtenir l’absolution, nombre de protestants choisissent d’affirmer haut et fort leur vertu en se confessant publiquement. La scène n’est que trop familière : un homme, ou parfois une femme, énonce une opinion ou un mot perçus comme offensants ; il ou elle présente alors ses excuses devant tout le monde et propose de faire pénitence.

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