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Auteur : Bernard GENSANE

Le Monde Diplomatique (novembre 2018)

Bernard GENSANE
Serge Halimi entr’aperçoit une éclaircie en Asie : « Il existe un pays où, à la différence de ce qui se passe au Brésil, ce sont d’anciens présidents conservateurs que la justice poursuit, condamne pour détournement de fonds et envoie en prison. Où droite, extrême droite et fondamentalistes protestants s’estiment trahis par M. Donald Trump. Où, loin de remettre en cause un accord de désarmement nucléaire, comme avec l’Iran, ou un traité sur les missiles à moyenne portée, comme avec la Russie, le président des États-Unis semble vouloir résoudre un conflit qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait su dénouer. Y compris le dernier, pourtant Prix Nobel de la paix. » Pour Benoît Breville, le débat sur l’immigration est biaisé : « En Europe, la population stagne et vieillit ; de l’autre côté de la Méditerranée, elle s’accroît et rajeunit. De ce constat, beaucoup concluent que l’explosion des flux migratoires devient inévitable. Il faudrait par conséquent soit se barricader, soit ouvrir les frontières. Cette analyse n’est-elle (...) Lire la suite »

Le goût du fantastique

Bernard GENSANE
Elsa Gribinski est une éditrice, une traductrice et une autrice très précieuse. Elle nous propose ici un recueil de petits bijoux de la littérature fantastique qu’elle contextualise et remet en perspective. Quand on se plonge dans la littérature fantastique, le passage obligé – et cela fonctionne de Maupassant à Lafcadio Hearn en passant par le Cyclope d’Homère – est cette analyse de Tzvetan Todorov, dans son Introduction à la littérature fantastique : « Dans un monde qui est bien le nôtre, celui que nous connaissons, sans diables, sylphides, ni vampires, se produit un événement qui ne peut s’expliquer par les lois de ce même monde familier. Celui qui perçoit l’événement doit opter pour l’une des deux solutions possibles : ou bien il s’agit d’une illusion des sens, d’un produit de l’imagination et les lois du monde restent alors ce qu’elles sont ; ou bien l’événement a véritablement eu lieu, il est partie intégrante de la réalité, mais alors cette réalité est régie par des lois inconnues de nous. Ou bien le (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (octobre 2018)

Bernard GENSANE
Dans cette livraison d’octobre 2018, Serge Halimi brosse un tableau bien sombre de la vie politique aux Etats-Unis à court et moyen termes : « Le scrutin législatif du 6 novembre prochain marquera en revanche une nouvelle étape de la polarisation politique des États-Unis, ce tourbillon qui a accru depuis deux ans la déstabilisation de l’ordre international. Car le vote déterminera le destin de l’occupant de la Maison Blanche. Bien décidé à se représenter en 2020, M. Donald Trump obsède tant chacun des deux camps qu’on croirait qu’il leur a mangé le cerveau. Ses adversaires l’accusent d’être un traître cherchant à saper l’Alliance atlantique et les valeurs démocratiques de l’Occident. Il réplique que ses accusateurs sont les auxiliaires d’un gang d’Amérique centrale, MS-13, qui sème la terreur aux États-Unis. Amplifiées par les réseaux sociaux, ces bouffées de paranoïa sont devenues une musique d’ambiance qui ne marque plus aucune interruption postélectorale. Elles ont pour conséquence que les deux partis ont (...) Lire la suite »
Redresser le pays en faisant le contraire de ce que préconisent le FMI, l’Europe et Macron...

Vive le Portugal !

Bernard GENSANE

Le Portugal est un pays discret. Vous connaissez le nom de son président de la République, de son Premier ministre ? Moi non plus. Vous me direz, je ne connais pas le nom de notre Premier ministre à nous...

Les dirigeants et les citoyens de ce pays font exactement ce qu’il convient de faire face aux entreprises néfastes de l’Europe et de la finance : ils mènent leur propre politique, la plus progressiste possible. Et, comme c’est étrange, ça marche. Ainsi, ils se dirigent actuellement, lentement mais sûrement, vers le plein emploi car ils savent pertinemment que le chômage n’est pas une conséquence de la « crise » mais d’une politique mise en œuvre par les classes dirigeantes européennes depuis le milieu des années 70. Les retraités français qui ne peuvent plus vivre dans leur pays à cause des contre-réformes de notre classe politique sur les retraites et qui s’expatrient au Portugal l’ont bien compris. Ci-dessous un article publié par RT France, ce média que notre banquier national déteste car, de fait, les fausses nouvelles et les nouvelles fausses y sont moins nombreuses qu’ailleurs. Extraits. * * * Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d'affaire, revalorisation des retraites... Lisbonne (...) Lire la suite »
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Le Monde Diplomatique (août 2018)

Bernard GENSANE
Serge Halimi revient sur « la fable du 31 août 2013 » : Il y a exactement cinq ans, une interprétation de l’histoire des relations internationales a triomphé dans toutes les capitales occidentales. Rabâchée avec méthode, elle est devenue une religion officielle. En substance, explique-t-elle, le président Barack Obama a commis une faute lourde de conséquences, le 31 août 2013, en renonçant à attaquer l’armée syrienne après que celle-ci se fut rendue coupable d’un bombardement chimique meurtrier dans un faubourg de Damas. Cette pusillanimité aurait garanti le maintien au pouvoir d’un régime ayant massacré une partie de sa population. Au demeurant, prétend l’ancien président François Hollande parmi beaucoup d’autres, « le régime syrien n’a pas été le seul à se croire tout permis. Vladimir Poutine a compris qu’il pouvait annexer la Crimée et déstabiliser l’est de l’Ukraine (1) ». Une telle reconstitution historique, enluminée de la référence obligée à Winston Churchill (qui comprit que les accords de Munich allaient (...) Lire la suite »

La Bataille du rail - Cheminots en grève, écrivains solidaires

Bernard GENSANE
Durant la grève des agents de la SNCF, les Français ont contribué à une cagnotte d’un peu plus d’un million d’euros. L’argent fut présent, mais pas un soutien massif de la population comme on avait pu l’observer, quelques années auparavant lors d’autres grèves dans le secteur public. 40 ans de TF1, la trahison des faucialistes, un discours sournois et seriné ad nauseam visant à faire accroire que le privé est efficace et inexorable, toutes les conditions étaient réunies pour que la grève ne prenne pas en profondeur. Pendant que les cheminots luttaient, un collectif d’écrivains, sous l’égide de Jean-Marc Salmon, Didier Daeninckx et Jean-Marie Laclavetine, a produit ce petit livre magnifique en soutien à la grève. Magnifique parce que, presque inconsciemment, dirais-je, ces auteurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Je ne saurais les citer tous ici, me contentant de reprendre ceux dont je sens qu’ils sont les plus proches de ma sensibilité politique et ferroviaire. A commencer par le très cher Laurent Binet (...) Lire la suite »

Mort de Claude Lanzmann : retour sur Le Lièvre de Patagonie

Bernard GENSANE

Au fil des années, j’ai de moins en moins aimé Claude Lanzmann. Autant j’avais été subjugué par Shoah, que j’avais vu dès sa sortie dans une petite salle parisienne, plus de neuf heures d’affilée, autant les prises de position de Lanzmann ces vingt dernières années m’ont souvent fortement déplu.

Je reproduis ci-dessous un article publié en 2009 sur le site du Grand Soir sur les mémoires de Lanzmann, Le Lièvre de Patagonie.

Il n’est pas facile de rendre compte d’un livre considérable, écrit par une personnalité culturelle considérable, auteur d’un film, non seulement considérable, mais unique. Remarquablement bien écrit (les 550 pages ont été dictées face à un écran d’ordinateur), cet ouvrage nous livre les mémoires d’un homme de poids, de fortes convictions qui, malgré son grand âge, ne parvient que très rarement à prendre le recul nécessaire à la hiérarchisation de ses actes, à la mise en perspective de sa vie. Lanzmann est un être bourré de contradictions, mais qui ne les assume pratiquement jamais comme telles. Les premières phrases du premier chapitre de ce Lièvre de Patagonieclaquent, résonnent de manière lugubre : « La guillotine - plus généralement la peine capitale et les différents modes d’administration de la mort - aura été la grande affaire de ma vie. Je n’ai pas de cou. Je me suis souvent demandé, dans une nocturne cénesthésie anticipatrice du pire, où le couperet, pour m’étêter proprement, devait s’abattre. » Suivent (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique, juillet 2018

Bernard GENSANE
Dans Le Monde Diplomatique de juillet 2018, Serge Halimi analyse le caprice du prince. « Après avoir été confortablement élu à la présidence de la République avec le concours de la quasi-totalité des médias français, M. Emmanuel Macron exige que sa majorité parlementaire lui concocte une loi contre la diffusion de « fausses informations » en période électorale. Peut-être prépare-t-il déjà sa prochaine campagne. Le texte qui devrait être bientôt voté trahit à la fois la cécité des gouvernants quant aux contestations qu’ils affrontent et – en même temps – leur inclination à imaginer sans cesse des dispositifs coercitifs pour y remédier. Il faut en effet avoir la vue basse pour croire encore que la victoire des candidats, des partis ou des causes « antisystème » (M. Donald Trump, le Brexit, le référendum catalan, le Mouvement 5 étoiles en Italie…) serait due, même marginalement, à la dissémination de fausses nouvelles par des régimes autoritaires. Depuis plus d’un an, la presse américaine s’acharne à démontrer, sans (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (juin 2018)

Bernard GENSANE
Qui sont désormais les « paillassons de Washington » demande Serge Halimi : « Les suppliques et les marques d’affection de trois dirigeants européens — M. Emmanuel Macron, Mme Angela Merkel et M. Boris Johnson — venus cajoler M. Donald Trump n’auront servi à rien : le président des États-Unis a riposté en les humiliant. Il les menace de représailles commerciales et financières s’ils ne violent pas l’accord qu’ils ont eux-mêmes conclu il y a trois ans avec l’Iran. Les États-Unis ayant radicalement changé de position sur le sujet, leurs alliés n’ont plus qu’à s’aligner. Aux yeux de M. Trump, Paris, Berlin et Londres ne pèsent pas lourd, beaucoup moins en tout cas que Riyad ou Tel-Aviv. » Ibrahim Warde revient sur le « diktat iranien de Donald Trump : « Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux (...) Lire la suite »

Sylvie Simmons. I’m Your Man. La vie de Leonard Cohen

Bernard GENSANE

Édité sous la direction de Jean-Paaul Liégeois. Traduit de l’anglais par Élisabeth Domergue et Françoise Vella. Paris : L’Échappée, 2018.

Lorsque Bob Dylan fut distingué par un prix Nobel de littérature – qu’il alla chercher à reculons, certains estimèrent que Leonard Cohen aurait dû l’obtenir à sa place. Ne connaissant pas in extenso l’œuvre de ces deux géants de la culture populaire, je ne me prononcerai pas. Cette nième biographie de Leonard Cohen arrive à point : chaleureuse mais retenue, empathique mais juste, dans la proximité mais avec suffisamment de recul pour assurer une approche objective. Ne jamais oublier que Cohen n’était pas étasunien mais canadien. Il est né en 1934 dans une banlieue plutôt aisée de Montréal, son père étant un tailleur de confection haut de gamme. Sa famille se rendait à la synagogue tous les samedis. Enfant, Leonard apprit l’hébreu. Mais il faudra de longues années avant que Leonard s’imprègne vraiment de judaïsme. Adolescent, c’est plutôt l’hypnose qui le passionne. La bonne de la maison, qu'il parvint à faire se dénuder, fut sa première victime. C’est vers l’âge de quinze ans que la poésie, la musique, le (...) Lire la suite »
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