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Auteur : Bernard GENSANE

Lycée Ampère, Lyon : où est la violence ?

Bernard GENSANE
6 décembre, devant le lycée Ampère Le caudillisme au quotidien du banquier éborgneur. Je passe après la bataille. Une bonne cinquantaine de flics, pour beaucoup armés de LBD, ont dégagé des lycéens peu nombreux et non violents de l'entrée du Lycée. Un jeune a reçu un éclat de bombe lacrymogène dans la joue, ce qui a nécessité son évacuation par les pompiers. Il semble qu'il ait une fracture de la mâchoire. Une jeune fille a été plaquée au sol sans raison, puis emmenée dans un car de flics où elle a été insultée et giflée avant d'être relâchée. J'ai discuté une demi heure après les faits avec un ado qui pleurait encore. On comprend la stratégie du caudillo banquier : terroriser, humilier pour que les citoyens, les jeunes en particulier, redoutent fortement d'aller manifester. Honte, naturellement, aux cognes qui mettent cela en pratique ! L'assaut des CRS a été globalement violent et a duré environ 45 minutes. Il faudra déterminer si ces charges violentes ont été sollicitées par la direction, ou non. Une (...) Lire la suite »

Liliane Held-Khawam. Coup d’État planétaire

Bernard GENSANE

Comment une élite financière s’arroge le pouvoir absolu par la captation universelle des ressources. Éditions Réorganisation du monde. 2019.

En 2018, Liliane Held-Khawam – qui a publié une cinquantaine d'articles dans Le Grand Soir – nous avait expliqué dans Dépossession comment l’hyper puissance d’une élite financière mettait les États et les citoyens à genoux. Avec cet ouvrage magistral, très analytique et formidablement documenté, elle va plus loin en décrivant l’instauration d’une tyrannie globale qui ne fait même plus semblant de se cacher derrière les faux-nez d’une “ démocratie ” qui n’existe plus. Économiste, entrepreneur, Liliane Held-Khawam a une vraie connaissance du système de l’intérieur. Pour elle, cette tyrannie s’est installée en trois moments. Un premier stade à partir 1960, avec l’essor des pétrodollars gérés par la haute finance qui a développé les paradis fiscaux jusqu’en 1986, l’année du big bang financier consécutif à la dérégulation financière imposée par l’Acte unique européen. Le deuxième stade a duré jusqu’en 2007, avec la crise du système monétaire et financier qui a culminé dans le scandale des subprimes. Cette période fut pour (...) Lire la suite »
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Quand le banquier éborgne le statut des enseignants du supérieur

Bernard GENSANE

Si la communauté universitaire ne réagit pas très vigoureusement à la « réforme » que le banquier est en train de mettre sur pied concernant le statut des enseignants-cheureurs et celui de l’Université dans son ensemble, l’institution va sortir du cadre de la Fonction publique. Cette communauté universitaire devra d’autant plus repenser son rapport au pouvoir politique que, depuis une vingtaine d’années, elle a globalement accepté tous les reculs et les avanies qu’il lui a infligés.

La genèse de ce que le banquier prépare actuellement, c’est, bien sûr, la loi LRU de Pécresse, acceptée presque telle quelle par Hollande et les fauxcialistes. Une université privatisée, sous la coupe des patronats locaux, sans fonctionnaires, sans recrutement national, sans diplômes nationaux. Pour simplifier, une université à « l’anglo-saxonne » (mais sans les salaires qui vont avec). Une université de « projets », de contrats et de contractuels. C’en sera fini de l’indépendance des enseignants-chercheurs et de leur liberté intellectuelle. Les établissements seront dirigés par des présidents chefs d’entreprise (globalement déjà complices du banquier), aidés par des administratifs ayant déjà pris le pas sur les universitaires qui, depuis une bonne dizaine d’années, se laissent manipuler et écraser par des tâches qui ne sont pas de leur ressort. Je propose ici une analyse de mon collègue Jean-Christophe Murat, maître de conférences à “ Aix-Marseille Université ” (que les universitaires aient accepté cette (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (novembre 2019)

Bernard GENSANE
Jusqu’à quand l’Otan, demande Serge Halimi : « Depuis que l’adhésion du Royaume-Uni au Marché commun a ouvert la voie à un élargissement continu de l’Union européenne, on peine à détecter chez elle une politique étrangère digne de ce nom. Car parfois, plus, c’est moins : le compromis verbeux, pas l’affirmation ; l’effacement, pas la puissance. Dorénavant, l’Union compte une majorité d’États qui ont participé aux aventures impériales des États-Unis (seize de ses membres actuels ont contribué à la guerre d’Irak) ; elle relaie l’ingérence de Washington en Amérique latine (d’où la reconnaissance absurde de l’opposition vénézuélienne comme gouvernement légal) ; elle feint de s’opposer aux caprices de l’administration Trump, mais rentre dans le rang sitôt que celle-ci menace de la punir (sanctions économiques contre les entreprises qui commercent avec l’Iran). L’Europe pesait davantage au Proche-Orient avant son élargissement. Et si Charles De Gaulle s’opposait à l’adhésion du Royaume-Uni au Marché commun parce qu’il pensait (...) Lire la suite »

Ces personnalités du monde des arts aiment voir souffrir et mettre à mort des taureaux

Bernard GENSANE
Arnaud Agnel, comédien ; Olivier Ansellem, photographe ; Pierre Arditi, comédien ; Bartabas, scénographe ; Charles Berling, comédien ; Dominique Bluzet, directeur de théâtres ; Myriam Boisaubert, poète ; Jean-Paul Capitani, éditeur ; Philippe Caubère, comédien ; Mathieu Cesar, photographe de mode ; Yves Charnet, écrivain ; Anne Clergue, galeriste ; Frédéric Coudron, romancier ; Martine d’Anglejan Chatillon, galeriste et productrice ; Patrick de Carolis, journaliste et écrivain ; Hubert de Watrigant, peintre ; Denis Declerck, ancien directeur de théâtre ; Éric Dupond-Moretti, avocat et auteur ; Jean-Pierre Formica, peintre ; Gil Galliot, comédien et metteur en scène ; Pauline Guerrier, sculpteur ; Georges Heinz, professeur des écoles d’architecture ; Kostia, designer ; Marie-Sara Lambert, productrice de spectacles taurins ; Jacques-Olivier Liby, écrivain ; Jean-Marie Magnan, écrivain ; José Manrubia, peintre ; François Marthouret, comédien et metteur en scène ; Marion Mazauric, éditrice ; Vera (...) Lire la suite »
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Le Monde Diplomatique (octobre 2019)

Bernard GENSANE
Serge Halimi analyse le combat de Washington contre Pékin : « Les États-Unis semblent désormais estimer qu’ils ne peuvent pas affronter la Chine et la Russie à la fois. Dans les décennies qui viennent, leur principal rival géopolitique sera Pékin. Sur ce sujet, un consensus existe même entre l’administration républicaine de M. Donald Trump et les démocrates, que l’élection présidentielle de l’année prochaine oppose pourtant avec vigueur. La Chine succède ainsi à l’« empire du Mal » soviétique et au « terrorisme islamique » comme adversaire prioritaire de Washington. Mais, à la différence de l’Union soviétique, elle dispose d’une économie dynamique, avec laquelle les États-Unis enregistrent un déficit commercial abyssal. Et sa puissance est singulièrement plus impressionnante que celle de quelques dizaines de milliers de combattants intégristes errant entre les déserts de l’ancienne Mésopotamie et les montagnes d’Afghanistan. » Frédéric Pierru décrit le cauchemar de « l’hôpital du futur » : « « Du vent ». C’est (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (septembre 2019)

Bernard GENSANE
Serge Halimi revient sur l’élection d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne, et ce n’est pas triste : « Qui a élu Mme von der Leyen ? Providentielle, la canicule de juillet 2019 ! Elle a occulté une affaire tout aussi révélatrice des dérèglements actuels, mais démocratiques, ceux-là. Aveuglés par la sueur, peu d’Européens ont en effet remarqué que le discours politique dont on les abreuvait depuis au moins trois ans venait d’être dynamité. Et la presse, occupée à d’autres « investigations », ne s’est pas démenée pour le leur signaler. Des centaines de millions d’électeurs européens étaient jusque-là bercés par un grand récit manichéen. La politique de l’Union et le scrutin de mai dernier se résumaient, leur disait-on, à l’affrontement entre deux camps : les libéraux contre les « populistes » (1). Le 2 juillet, un sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union recommande que la ministre chrétienne-démocrate allemande Ursula von der Leyen devienne présidente de la Commission européenne. L’idée (...) Lire la suite »

Á propos de “ Comme j’aime”

Bernard GENSANE
Comme tous les Français qui regardent la télé, ne serait-ce que cinq minutes par jour, je suis bassiné depuis des mois par une pub pour un régime amaigrissant du nom de “ Comme j’aime ”. Je suis allé voir des réactions d’internautes qui ont testé ce régime. Les centaines que j’ai consultées vont toutes dans le même sens : c’est l’arnaque publicitaire du XXIe siècle. Cette bouffe est chère, sans goût, grasse et manque de protéines. Mais ce qui m’a intéressé dans le cas du PDG de cette société qui s’est exprimé sur nos écrans un tout petit peu moins que Big Brother, c’est qu’il s’agit de Bernard Canetti, un septuagénaire brillant et talentueux, qui a réussi dans de nombreux domaines culturels et commerciaux. On peut dire que le bon Bernard (peut-on être totalement mauvais quand on s’appelle Bernard ?) est un touche-à-tout de génie. Seulement, dans l’éternel débat entre l’inné et l’acquis, le génie ne relève pas que de l’acquis. Pour tous les Français de ma génération (et de la précédente), le nom de Canetti est très (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique août 2019

Bernard GENSANE
Serge Halimi nous donne un exemple effarant du politiquement correct sévissant actuellement en Californie : « Pour bien « résister » au racisme américain, faut-il détruire les peintures murales d’un artiste communiste financé par le New Deal ? La question peut paraître d’autant plus absurde que Life of Washington, l’ensemble de treize œuvres de Victor Arnautoff condamné par certains « résistants » californiens, affiche un contenu antiraciste, révolutionnaire pour l’époque. Sur une surface totale de cent cinquante mètres carrés, elles pourfendent l’hypocrisie des proclamations vertueuses des Pères fondateurs de la Constitution américaine, dont George Washington. » Julien Brygo se demande si on peut encore vivre sans Internet : « Sera-t-on bientôt contraint de faire scanner son téléphone portable ou d’utiliser Internet pour prendre le métro, le train, l’avion, faire ses courses ou payer ses impôts ? Pas de problème, nous explique-t-on, c’est plus commode, et tout le monde s’habitue. Or, justement, beaucoup de (...) Lire la suite »

Pierre Serna. L’extrême centre ou le poison français, 1789-2019.

Bernard GENSANE
En tant qu’historien, Serna (proche politiquement de Jean-Luc Mélenchon et collaborateur régulier de L’Humanité) opère, dans les deux sens, un aller et retour permanent entre le passé et le présent. L’historien « débusque dans le présent des formes rejouées, renouvelées, réinventées du passé. » Il montre que, depuis la Révolution française, notre pays s’épuise, non dans l’affrontement droite gauche, mais sous le poids de l’extrême centre. Avec le banquier éborgneur, la situation est devenue paroxystique. Pour l'historien, en effet, l'extrême centre est un mode de gouvernement qui prône une politique modérée conduite par un exécutif autoritaire. Nous vivons désormais avec un pouvoir qui se veut courtois sous les lambris de l’Élysée mais brutal et policier au ras du sol : des centaines de personnes ont été blessées à vie par l’utilisation de tirs de balles de défense le plus souvent à hauteur du visage, sur ordre du banquier éborgneur. Les classes laborieuses sont redevenues des classes dangereuses. Le chômeur est (...) Lire la suite »
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