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Auteur : Bernard GENSANE

Les Zindignés n°45-46

Bernard GENSANE
Paul Ariès attend les JO de 2024 de pied ferme. Dans son article, il brosse un bref historique des accointances du sport de compétition – surtout l’automobile – avec le fascisme, l’extrême droite en général : Ecclestone, Mosley, Balestre, ancien Waffen SS qui déclara : « Nous le pensons et nous l'affirmons : le salut ne nous viendra que du combat. L'heure des hommes virils a sonné. Il faut choisir entre le national-socialisme et la juiverie » avant d’être décrété résistant et de recevoir la Légion d’honneur. Á propos de l’Afrique du Sud, Ariès rappelle cette fine analyse d’Alain Prost qui avait participé au Grand Prix en 1985 alors que le pays faisait l’objet d’un boycot : « Il faudrait un dictateur intelligent qui prenne les cinq ou six mesures indispensables pour remettre le pays dans les rails. » Christophe Courtin se demande si l’Europe connaîtra bientôt ses marchés aux esclaves : « Une fois ces problèmes techniques réglés, on pourra envisager d’ouvrir des marchés dans le sud de la France pour le (...) Lire la suite »

Dominique Lormier. Les 100 000 collabos. Le fichier interdit de la collaboration française. (2)

Bernard GENSANE
De nombreux Français ont travaillé pour les divers services de sécurité allemands. La Gestapo comportait en ses rangs 6 000 agents français (2 500 Allemands) et 24 000 informateurs. Durant la même période, la Résistance compta 150 000 membres permanents et 300 000 occasionnels. Parmi les aides de la Gestapo, on relève le parcours invraisemblable d’Henri Barbé. Ouvrier métallurgiste, il adhère à 15 ans aux Jeunesses socialistes. Partisan de l'adhésion à la IIIe Internationale, il opte pour le Parti communiste. En 1926, il succède à Jacques Doriot comme secrétaire général des Jeunesses communistes, avant d'accéder au Bureau politique en 1927. En 1929, il remplace Pierre Sémard à la tête du PCF, dans une équipe qui comprend également Maurice Thorez et Pierre Célor. En 1931, il est mis en cause au cours d'une réunion du Bureau politique auquel participe le représentant de Moscou, Manouilsky. Accusé de fractionnisme, il est éliminé du BP (et remplacé par Thorez). Il est rétrogradé au poste de secrétaire du rayon (...) Lire la suite »

Dominique Lormier. Les 100 000 collabos. Le fichier interdit de la collaboration française. (1)

Bernard GENSANE
Nous voyageons avec cet ouvrage dans la zone grise de la France occupée, un pays qui ne compta ni 40 millions de pétainistes ni 40 millions de résistants. Une zone où un Mitterrand se mut comme un poisson dans l’eau. Une France où des hommes et des femmes d’extrême gauche dans les années 30 deviendront des tortionnaires au service des nazis et où d’anciens fachos prendront les armes contre l’occupant et connaîtront les camps de concentration ou les pelotons d’exécution. Ce fichier comporte exactement 96 492 noms, équivalant en gros au nombre de personnes épurées. Comme par hasard. Avec des aberrations. On y trouve le tout jeune acteur François Périer, certes d’origine bourgeoise et de droite, mais pas Pétain ! Une raison en sera donnée a posteriori par Alexandre de Marenches, ancien directeur des services secrets, dans le long entretien que Christine Ockrent lui consacrera en 1986 pour son livre Dans le secret des princes. Il révélait, sibyllin, que de prétendus résistants étaient en fait des collabos. (...) Lire la suite »

Le Monde Diplomatique (janvier 2018)

Bernard GENSANE
Dans le numéro de janvier 2018, Serge Halimi évoque la « cible iranienne » : « Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 février 2003, le secrétaire d’État américain Colin Powell agite un flacon pouvant contenir de l’anthrax et commente des photos satellite de sites secrets où se fabriqueraient des armes chimiques. Cette affabulation — reconnue plus tard par son auteur — servira ensuite de rampe de lancement publicitaire à la guerre d’Irak. Le 11 décembre 2017, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley se plante devant les fragments énormes d’un missile prétendument iranien qui n’a pas atteint son objectif. Et, théâtrale, elle soutient qu’il fut tiré, du Yémen, contre un aéroport d’Arabie saoudite, « un pays du G20 ». « Au risque de tuer des centaines de civils innocents.(…) Imaginez seulement qu’il ait pris pour cible l’aéroport de Washington ou de New York. Ou celui de Paris, Londres ou Berlin. »La portée de l’arme lui interdisait d’arriver jusque-là ? Peu importe : une fois (...) Lire la suite »

Les radars : pas grand-chose à voir avec la sécurité routière !

Bernard GENSANE

Ci-dessous un article repris du blog de Bernard Gensane. Il n’est pas dans les habitudes du Grand Soir de publier ce type d’article. Bernard Gensane, qui conduit depuis 52 ans, n’a jamais eu d’accident et n’a perdu qu’un point de permis pour avoir roulé à 36 km/h dans une zone limitée à 30, estime (nous l’avons interrogé longuement) qu’il en va des radars comme des caméras de surveillance. Ils ne servent pas à protéger, à diminuer les risques, mais à surveiller, à tétaniser les foules. Ce n’est pas un hasard si le pays qui a vu naître Big Brother est le plus "protégé" au monde après Monaco.
LGS.

Ces jours-ci, un homme de 68 ans, alcoolisé, a pris l'autoroute dans le mauvais sens (nombreux sont ceux qui font de même sans alcool). Trois morts dont un enfant. Selon la sécurité routière, en 2016, 124 accidents de ce type ont occasionné 28 morts. 22% des conducteurs étaient âgés de 75 ans et plus. Parmi les chauffards âgés de 25 à 44 ans, 50% avaient un taux d'alcool supérieur à 0,5 gramme/litre. Il meurt actuellement environ 3 400 personnes sur les routes par an. 1/3 des accidents sont causés par l'abus d'alcool. 21% surviennent suite à des prises de drogue. Si l'on additionne les 124 morts des autoroutes, les 1 000 morts dus à l'alcool et les 700 morts dus à la drogue, on atteint un total de plus de 1 800 morts. Auxquels ils faut ajouter une bonne centaine de morts dus au mauvais état des routes (le chiffre annoncé dans le tableau plus bas est faux). On frôle donc certainement les 2 000 morts. 1/3 "seulement" des accidents mortels sont dus aux excès de vitesse. Mais c'est uniquement à cette (...) Lire la suite »

Pas de comité scientifique consultatif pour l’Université de Lyon

Bernard GENSANE
Quand on est colonisé dans sa tête par les Yankees, quand on baigne dans l’idéologie du capitalisme financier et qu’on en est un de ses agents les plus prestigieux, on ne s’exprime pas en français, on jaspine le jars globish. Donc pas de comité scientifique consultatif pour l’Université de Lyon mais un Scientific Advisory Board, international, cela va de soi. Cet effacement du français par le globish n’est pas qu’une question de vocabulaire. Il implique des pratiques très nouvelles. Ce SAB comporte 15 personnalités, dont huit extérieures. Ces dernières grassement payées. Préside le SAB Sybille Reichert, de l’Université Erlangen-Nürnberg. Diplômée de Yale (forcément !), elle a exercé à l’Université de Zurich puis a été élue présidente de l’Université de Nuremberg. Entre temps, elle avait monté sa propre société de consultants (Reichert Consulting for Higher Education). Elle est devenue une pro de la consultation en Europe et promeut, entre deux avions, l’idéal d’une université globalisée, rentable, avec des contrats (...) Lire la suite »

Emmanuel Macron, ou l’oligarchie au pouvoir

Bernard GENSANE

Ci-dessous, un article rédigé il y a trois mois à l’invitation de l’1dex Mag, publication papier suisse qui possède un site web alimenté chaque jour.

En fait, on a tous eu la berlue : François Fillon n’a pas été éliminé au premier tour de l’élection présidentielle, et il a même remporté le second. Il a pu ainsi mettre en œuvre ses principales mesures : par exemple, une attaque contre les protection dont jouissaient les travailleurs par le biais de la « réforme » du Code du travail, le gel du point d’indice des fonctionnaires en attendant, en bonne logique, celui de leurs carrières, la suppression du jour de carence pour ces mêmes fonctionnaires en jouant sur les mots : désormais « absence » est devenu « absentéisme » ; la suppression du tiers payant généralisé suite à la pression des médecins libéraux ; la diminution de l’aide au logement pour les pauvres et le miséreux ; la fin programmée des juridictions prudhommales ; des avantages fiscaux pour les très riches (payés par les classes moyennes). La liste s’allonge quotidiennement. L’histoire dira peut-être un jour à des observateurs stupéfaits que l’élection d’Emmanuel Macron fut le résultat d’un véritable (...) Lire la suite »
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Le Monde Diplomatique (décembre 2017)

Bernard GENSANE
Dans son éditorial de décembre 2017, Serge Halimi nous met en garde contre nos propensions aux guerres de religion : « La France vient de vivre un moment de folie médiatique et politique. Tous les ingrédients sont en place pour qu’elle en connaisse d’autres du même type : démesure des commentaires suscités par une caricature de presse ; rôle idéal de Twitter quand il s’agit de réagir avant de réfléchir et d’allumer un incendie ; carburant parfait de thèmes liés à la religion pour que le feu se propage ; démagogie d’un homme politique discrédité, ancien premier ministre de surcroît, qui escompte qu’une forêt calcinée favorisera sa résurrection. Avec, pour couronner le tout, une règle désormais éprouvée : tous les sujets, même celui du harcèlement sexuel dont sont victimes des femmes américaines, débouchent plus ou moins vite sur la question des musulmans en République. » Charles Mathieu se demande si les coopératives peuvent venir au secours de l’emploi : « Pour éviter la fermeture de leur entreprise, des salariés (...) Lire la suite »

La scandaleuse communication yankee des transports en commun lyonnais

Bernard GENSANE
La fraude dans les transports en commun comme le métro représente un coût considérable. Et l'on sait que ceux qui s'acquittent de leur titre de transport payent à la place des fraudeurs. En revanche, les passagers qui bloquent les portes parce qu'ils n'ont pas eu le temps d'entrer complètement dans la rame ne coûtent strictement rien : ils retardent simplement de deux ou trois secondes le départ du métro. Ce qui les place dans leur tort, assurément. Parfois, on fait ce qu'on peut : il m'est arrivé d'aider des personnes encore plus âgées que moi à se décoincer un bras dans un wagon de la ligne sans conducteur du métro lyonnais car elles n'avaient pas pu entrer avec la célérité requise. De là à transformer les bloqueurs (volontaires ou non) en délinquants de haut vol, il y a un pas que la société des transports en commun lyonnais a franchi allègrement. Cette photo est ignoble. Faire payer 150 euros à des passagers qui ne fraudent pas et qui ne mettent pas en péril la sécurité des passagers est (...) Lire la suite »

France 2 : deux secondes et demie pour Jack Ralite

Bernard GENSANE
Littéralement. Les crapules ! Qui peut encore prétendre que l’anticommunisme primaire n’existe plus ? Pour Rocard, le défenseur tellement « éclairé » du capitalisme, ils en avaient fait des tonnes. D’autres que moi diront l’œuvre accomplie par Jack Ralite à Aubervilliers et, plus généralement, en Île-de-France. Je rappellerai simplement ce que tous les gens de gauche savent : le Musée de la Révolution française qu’il inaugura en 1984 à Vizilles lui doit beaucoup ; il s’engagea à fond pour l’exception culturelle (sans laquelle France 2 n’existerait peut-être plus) et contre l’Accord Multilatéral sur les Investissements (cet AMI qui nous voulait tant de bien). Jack Ralite fut administrateur du Théâtre national de la colline (TNC). Il était également membre du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, du Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire, et du conseil politique de la fondation Agir contre l'exclusion. En 1981, Jack Ralite, ministre de la Santé sous François Mitterrand, (...) Lire la suite »
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