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Thème : Liberté de la presse

"Pouvoir absolu et arbitraire" : La mise à mort de Extinction Rebellion et de Julian Assange (Media Lens)

DC & DE
Les citations abusives des vérités énoncées par George Orwell sont si répandues que nous pouvons facilement passer à côté de leur signification. Par exemple, avec une ironie parfaite (orwellienne), la BBC a placé une statue d'Orwell à l'extérieur de la Broadcasting House, portant l'inscription : "Si la liberté signifie quelque chose, c'est le droit de dire aux gens ce qu'ils ne veulent pas entendre." De belles paroles, mais suffisamment ambiguës : la BBC pourrait prétendre qu'elle ne fait qu'exercer sa "liberté" en canalisant sans cesse la vision du monde des puissants - une propagande grossière que beaucoup de gens "ne veulent certainement pas entendre". La véritable intention d'Orwell est plus claire dans ce deuxième commentaire : "Le journalisme, c'est imprimer ce que quelqu'un d'autre ne veut pas voir imprimé : tout le reste, ce sont des relations publiques". Dans cette phrase qui lui est attribuée (bien qu'il y ait un certain débat sur son origine), Orwell parlait du pouvoir - le vrai (...) Lire la suite »

Médias : quand les puissances d’argent tentent de censurer la presse

Franck M

En France, de plus en plus de journalistes et de rédactions sont trainés devant les tribunaux par les grandes entreprises et hommes d'affaires sur lesquels ils enquêtent. Une dérive inquiétante, qui menace la liberté d'informer.

La presse française est-elle toujours, selon la formule consacrée, « libre et indépendante » ? A l'exception de quelques publications historiques, comme le Canard Enchaîné, et d'une partie des nouveaux pure players du Web, force est de constater qu'une écrasante part des médias hexagonaux « qui comptent » – tous supports confondus : presse, radio, TV, Internet – fait désormais partie de vastes empires financiers n'ayant que peu à voir avec le journalisme. Cette mainmise des puissances de l'argent sur le paysage médiatique français – et donc, in fine et en dépit des protestations de pure forme garantissant l'indépendance des rédactions vis-à-vis de leurs actionnaires, sur l'information – est on ne peut plus clairement condensée dans cette infographie, régulièrement mise à jour par le site Internet du Monde Diplomatique. Aude Lancelin, un licenciement politique Bouygues (TF1, LC1), Dassault (Le Figaro), Drahi (Libération, RMC, BFM), Bolloré (Canal+, Cnews), Pinault (Le Point), Niel (Le Monde, L'Obs), Tapie (...) Lire la suite »

« Le Monde » soutient Julian Assange comme la corde soutient le pendu

Laurent DAURÉ

Dans son éditorial du 25 février, Le Monde a pris position sur la demande d’extradition formulée par Washington à l’encontre du fondateur de WikiLeaks. Le titre de l’article – « Julian Assange ne doit pas être extradé aux États-Unis » – ne reflète pas la duplicité maligne de son contenu. Derrière le soutien minimal, on trouve en effet une charge malhonnête et calomnieuse contre un journaliste persécuté, un prisonnier politique ; l’indignité étant aggravée par le fait que le « quotidien de référence » a jadis beaucoup profité de son partenariat avec WikiLeaks.

« Quelque méchants que soient les hommes, ils n’oseraient paraître ennemis de la vertu ; et, lorsqu’ils la veulent persécuter, ils feignent de croire qu’elle est fausse, ou ils lui supposent des crimes. » La Rochefoucauld, Réflexions ou Sentences et Maximes morales (1664) La justice britannique statuera dans quelques mois sur la recevabilité de la procédure d’extradition, et par là même sur le sort de Julian Assange, qui deviendrait encore plus sombre qu’il ne l’est déjà si le journaliste australien devait subir un procès aux États-Unis. Le fondateur de WikiLeaks y fait l’objet de 18 chefs d’inculpation – en particulier celui d’espionnage – et risque jusqu’à 175 ans de prison pour… avoir publié la vérité sur les crimes et turpitudes de Washington. Les audiences ayant débuté le 24 février à la Woolwich Crown Court de Londres, Le Monde s’est sans doute senti obligé de « soutenir » Julian Assange, surtout que celui-ci est victime d’un traitement cruel et dégradant depuis plusieurs années. Détenu à la prison de (...) Lire la suite »

La guerre de l’Empire contre le journalisme d’opposition continue de s’intensifier (Medium)

Caitlin JOHNSTONE
Le journaliste Glenn Greenwald a été inculpé par le gouvernement Bolsonaro au Brésil avec le même angle d'accusations que celui utilisé par les Etats-Unis pour cibler le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Selon le New York Times : Citant des messages interceptés entre M. Greenwald et les pirates informatiques, les procureurs affirment que le journaliste a joué un "rôle évident en facilitant la commission d'un crime". Par exemple, les procureurs affirment que M. Greenwald a encouragé les pirates à supprimer des archives qui avaient déjà été partagées avec The Intercept Brasil, afin de brouiller les pistes. Les procureurs affirment également que M. Greenwald communiquait avec les pirates alors qu'ils surveillaient activement les conversations privées sur Telegram, une application de messagerie. Six autres personnes ont été inculpées, dont quatre qui ont été détenues l'année dernière en relation avec le piratage de téléphones portables. Cet argument est essentiellement indissociable de celui (...) Lire la suite »

La Charte oubliée, les illusions perdues

PERSONNE
« Être journaliste, c’est publier quelque chose que quelqu’un d’autre ne voudrait pas voir publié. Tout le reste n’est que relations publiques » (Orwell) Quand le vin de Champagne eut monté à toutes les têtes, la raison de la visite que faisaient à Lucien ses camarades se dévoila. Tu ne peux pas, lui dit Lousteau, te faire encore le soutien de Julian. Assange est un activiste, il est isolé, c’est maintenant l’heure de l’hallali, et l’opinion publique a bien d’autres préoccupations. Cela pourrait nuire à ta carrière. Tu devrais faire un article pour prendre tes distances, poursuivit Blondet. Comment ! Après mon texte sur la liberté de la presse tenue en laisse par quelques milliardaires, sur les lanceurs d’alerte en danger, vous voulez que je me renie, que je... demanda Lucien. Émile, Blondet, Hector, Merlin, Étienne, Lousteau, Félicien, Vernou, tous interrompirent Lucien par un éclat de rire. Tu vois, lui dit Lousteau, on est anonyme pour l’attaque, mais on signe très bien l’éloge des puissants. Les (...) Lire la suite »

Justice pour Julian Assange, un test pour la démocratie occidentale (AntiWar)

Nozomi HAYASE
C'est la 7ème année que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a passé Noël confiné à l'ambassade de l'Equateur à Londres. Depuis près d'une décennie, la chasse aux sorcières agressive du gouvernement américain l'a piégé au Royaume-Uni. Assange a demandé l'asile politique à l'ambassade de l'Équateur en 2012 afin d'atténuer le risque d'extradition vers les États-Unis, lié à ses activités de publication. Il s'est vu refuser l'accès aux soins médicaux, à l'air frais, à la lumière du soleil et à un espace adéquat pour faire de l'exercice, et ce sans mise en accusation de la part du gouvernement britannique. En décembre 2015, le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire a conclu qu'Assange était "arbitrairement privé de sa liberté et a exigé sa libération". Pourtant, le refus du gouvernement britannique de se conformer aux conclusions de l'ONU a permis à cette détention illégale de se poursuivre. Cette persécution cruelle d'Assange représente une crise profonde de la démocratie occidentale. Au fur et (...) Lire la suite »

Etats-Unis : La "Résistance" démocrate se démène pour justifier son soutien aux poursuites contre Assange par Trump (GreanVille Post)

Caitlin JOHNSTONE
[note du traducteur : la « Résistance » est le nom de guerre que des Démocrates US se sont donnés pour marquer leur « opposition » à Trump] Depuis que les soupçons ont été confirmés que l'administration Trump travaille effectivement à poursuivre et emprisonner le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, pour avoir publié des documents authentiques, la soi-disant "Résistance" se démène pour expliquer exactement pourquoi elle soutient avec autant d'enthousiasme cette opération. Et quand je dis « se démène », je suis très, très généreuse. Quand on a appris qu'une erreur de copier-coller d'un document judiciaire avait par inadvertance révélé le fait que l'administration Trump poursuivait un programme qui, de l'avis de divers [expertshttps://theintercept.com/2018/11/16/as-the-obama-doj-concluded-...] politiques, aurait des effets dévastateurs sur la liberté de la presse, le supporter de #Resistance et membre d'un think tank de Washington, Neera Tanden, a répondu par un tweet, "Never mess with karma" [Ne jouez (...) Lire la suite »

La Fédération internationale des journalistes exige une explication aux violences israéliennes contre ses dirigeants

SNJ-CGT

Les dirigeants de la FIJ ont été visés samedi 17 novembre par des tirs de grenades lacrymogènes lancées par des soldats israéliens en réponse à leur manifestation pacifique demandant la liberté de mouvement des journalistes palestiniens.

Un membre du Comité exécutif de la FIJ a été blessé après avoir été touché à l’épaule et beaucoup d’autres membres sont restés choqués après les attaques. Dans une lettre ouverte adressée au Premier Ministre Israélien, la FIJ- dont le comité exécutif se réunit à Ramallah, a demandé une réponse urgente à cette agression non provoquée sur une manifestaion pacifique en soutien aux droits des journalistes palestiniens. Dans la lettre copiée aux Nations Unies et à l’UNESCO, les dirigeants de la FIJ ont dit : Après avoir répondu à la presse durant quelques minutes, les dirigeants mondiaux de la FIJ et quelques journalistes palestiniens ont défilé pacifiquement sur plusieurs centaines de mètres dans la rue, vers le checkpoint Qalandia. A environ cent mètres de ce point important d’entrée de Jérusalem, l’armée israélienne, sans aucune sommation et sans aucune discussion, a lancé une dizaine de tirs de grenades lacrymogènes vers le cortège, blessant au passage à l’épaule l’un des membres du comité exécutif de la FIJ et (...) Lire la suite »

A l’intérieur de WikiLeaks : Travailler avec l’éditeur qui a changé le monde (Consortium News)

Stefania MAURIZI

La journaliste italienne Stefania Maurizi a travaillé avec WikiLeaks pendant neuf ans sur les courriels de Podesta et autres révélations. Voici le point de vue d’une initiée de l’éditeur qui a contrarié les dirigeants du monde entier qui cherchent désespérément à cacher leur corruption.

Réduit au silence et coupé du monde extérieur, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, est confiné à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis six ans, sans accès à la lumière du soleil, à l'air frais ou à un traitement médical approprié. De plus, en mars dernier, le gouvernement équatorien du président Lenin Moreno lui a coupé l'accès à Internet, aux appels téléphoniques et même aux visiteurs et aux journalistes. Pour un homme qui est déjà confiné à l'ambassade depuis si longtemps, ces restrictions sont particulièrement sévères. J'ai commencé à travailler en tant que partenaire média de WikiLeaks en 2009, avant qu'Assange et WikiLeaks ne publient des bombes telles que la vidéo "Collateral Murder". Au cours des neuf dernières années, je me suis associée à WikiLeaks au nom de mon journal, le quotidien italien La Repubblica pour travailler sur les e-mails Podesta et de nombreux autres fichiers secrets, à l'exception de ceux que WikiLeaks a publiés sans partenaires médiatiques : les e-mails DNC (Parti Démocrate), les (...) Lire la suite »

Liberté de la presse : à quoi joue le Quai d’Orsay ?

SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes
Cachez cette guerre que nous ne saurions voir. Dans une note adressée ce vendredi aux rédactions, le ministère français des Affaires étrangères demande aux médias de « bien vouloir renoncer à tout projet éventuel » d’envoyer des équipes de reportages en Syrie, en raison d’une « recrudescence de la violence », particulièrement dans la Ghouta orientale et le canton d’Afrin, théâtre d’une offensive de l’armée turque. Sous l’apparence de simples « recommandations », cette note du Quai d’Orsay consiste en réalité à inciter les rédactions à rester à distance, et pire, à les inciter à ne pas acquérir et diffuser les reportages des journalistes indépendants qui couvrent le conflit sur place. « Une vigilance particulière devrait s’exercer lors de l’acquisition des reportages de journalistes indépendants s’ils ont été réalisés dans des conditions les exposant à des risques disproportionnés » précise en effet dans sa note la porte-parole du Quai d’Orsay Agnès Von der Mühll. Ce faisant, le ministère fragilise la position de ces (...) Lire la suite »
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