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Thème : Mai 68

Que retenir de l’héritage de Mai 68 ?

Benedikt ARDEN

Il y a 50 ans se produisaient certains des événements qui allaient avoir les plus grandes répercussions culturelles en France depuis la Deuxième Guerre mondiale. Au point de faire maintenant partie des références idéologiques principales du roman national français, au même titre que la résistance et la Révolution française. Cette suite de manifestations étudiantes et de grèves ouvrières a donc visiblement laissé de grandes traces sur la mentalité de cette génération comme il sera probablement le cas des prochaines.

Ce vent libertaire et progressiste a d’ailleurs largement débordé la France, puisque des forces similaires étaient à l’œuvre dans tout le monde occidental. Et ceci allant même jusqu’à toucher le monde soviétique (voir le Printemps de Prague). Le Québec n’échappa pas non plus à cet esprit de contestation, puisque nous avons eu notre propre « Mai 68 », avec le mouvement de grève étudiante de l’automne 1968. Mouvement qui fit également émerger certaines têtes encore bien connues du monde politique québécois actuel. Mais 50 ans plus tard, que reste-t-il de l’héritage de ce mouvement ? Au-delà des conquêtes sociales ouvrières, qui ne cessent aujourd’hui de s’éroder, il est évident que la société actuelle n’est pas en voie de devenir cette société libertaire tant espérée par les contestataire de l’époque. Pourtant, on ne cesse de nous rappeler que ces événements ont été un tournant culturel majeur et qu’ils n’ont été rien de moins que le déclencheur d’une libération des individus qui serait hors du commun dans l’Histoire ? (...) Lire la suite »
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Le 30 mai 1968 : Le grand retournement !

Gilbert Rodriguez
La question est très rarement posée dans le récit dominant sur MAI 68 ! Comment en effet est-on passé du plus grand mouvement social, de la plus grande grève ouvrière au raz-de-marée électoral gaulliste des législatives des 23 et 30 juin ? Comment ? Dans le récit dominant une sorte de miracle se serait produit sans causses réelles investiguées ! Mais comment est-on passé des "10 ans ça suffit" adressé à de Gaulle le 13 mai pour condamner les ordonnances et la politique anti-sociale, du "Gouvernement populaire avec les communistes" scandé notamment dans la manifestation du 29 mai, mots d'ordre largement partagés, aux contre-manifestations massives du 30 mai à l'Etoile et à la contre-offensive gaulliste ? Oui, comment ? Car la réponse à cette question éclaire non seulement sur l'enchaînement de ce qui s'est passé à l'époque, sur le comportement et la stratégies des différents acteurs, MAIS comporte aussi un certain nombre d'enseignements au-delà ! A l'époque trois éléments décisifs sont combinés pour (...) Lire la suite »
Vous en avez assez des évocations médiatiques de mai 68 par des transfuges devenus macronistes ?

Sous les pavés, la rage

Maxime VIVAS

Tout chaud en librairie, un recueil de vingt cinq nouvelles noires sur mai 1968.

Des textes courts (10 000 signes chacune), écrits par des plumes du polar français, de Didier Daeninckx à Xavier-Marie Bonnot, de Catherine Fradier à Jean-Hugues Oppel, en passant par Roger Martin, Gilles Del Pappas et Maxime Vivas. On y trouve aussi Marie-Pierre Vieu, députée européenne, et Alain Krivine, acteur de mai 68 qui n’a pas suivi l'affligeante dérive de Cohn-Bendit et de Romain Goupil. Fictions ou souvenirs remettent en scène l'ambiance sulfureuse et libertaire de cette époque dans les facs, les usines, les familles, les rues, les lits aussi ... Des histoires qui se déclinent dans tous les modes : policier, néo-polar, anticipation, tragique, burlesque, familial. La contestation sur tous les tons. Si vous entrez en librairie avec l'idée de vous faire un vrai plaisir ou d'offrir un cadeau... Liste complète des auteurs : Diego Arrabal, Maïté Bernard, Alain Bellet, Laurence Biberfeld, Xavier-Marie Bonnot, Antoine Blocier, Marion Chemin, Odile Conseil, Didier Daeninckx, Gilles Del Pappas, (...) Lire la suite »

Je suis un débile qui n’a rien compris à 1968

FALD
Je n’ai pas fait Mai 68. J’en aurais presque eu l’âge. Que dis-je presque ? Je suis sûr que des gens plus jeunes que moi ont fait les barricades. Moi non. D’abord, dans le recoin des Pyrénées où je suis né, il n’y avait pas de barricades. Les routes n’étaient pas pavées, et certaines n’étaient même pas encore goudronnées, ou alors, très récemment. Pas de pavés, pas de barricades, et pas de plage dessous. Ensuite, j’étais à l’époque ce qu’il faut bien appeler une friche. Dans énormément de domaines, même si j’avais officiellement un niveau scolaire tout à fait correct. Certes une friche agricole, là-bas, c’est bien le moins qu’on puisse faire ! Une jachère en quelque sorte. Dès que je me suis un peu défriché et que j’ai commencé à semer, ça a poussé. Le terrain était bon. Rien à voir avec les gosses qui sortent de nos jours de l’école sans rien et qui s’apparentent plutôt à des friches industrielles, polluées à souhait, ne pouvant plus produire que broussailles et déchets toxiques. Je vivais un peu en dehors du monde, (...) Lire la suite »
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Vivent les minorités agissantes : elles préparent les majorités d’un avenir meilleur

Maréchal, les r’voila !

SPARTACUS (et ARAGON)

N’en déplaise à Macron et à ses porte-flingues de LREM (BFM-TF1-LCI-TOUS-POURRIS et COMPAGNIE), la règle de la majorité vaut pour les urnes et pas ailleurs.

L’esclavage a été aboli par des minorités agissantes observées avec stupeur par des êtres soumis et abêtis. La Révolution française, qui continue à émerveiller les peuples, n’a pas entraîné 50 % (+1) des citoyens. Quant aux Résistants, dans le Vercors, dans les maquis de Corrèze ou ailleurs, ils étaient une poignée à dire que les nazis devaient quitter la France, contredits par le gouvernement légal de Vichy, par les collabos respectueux de la loi, par les masses amorphes vivant de combines et de marché noir en attendant de se ranger du côté des vainqueurs. Tout ce qui fait de la France un pays à part est le fruit de luttes, grandes ou grandioses, mais qui jamais n’entraînèrent des majorités. Pas même mai 68. Macron, ses affidés, fustigent les minorités qui, dans les entreprises, les gares, les facs, prétendent s’affranchir des contraintes sorties des édicules à rideaux où Candide se dissimule pour glisser dans une enveloppe le nom choisi par les médias : celui du plus menteur, du plus disposé à se dédire, à le (...) Lire la suite »

Les travestissements du mai 68

Gilbert Rodriguez
Beaucoup a été dit et se redit en ce moment sur le mai 68. Un récit modelé par l'idéologie dominante qui a imposé un certain nombre de poncifs ... et de contre-vérités. Par exemple, ce dimanche 25 mars était diffusé sur la 5 un documentaire intitulé : « Mai 1968, les coulisses de la révolte » dont plusieurs traits pour la plupart visent soit à minorer, soit à travestir le rôle des travailleurs et les positions d'alors du PCF et de la CGT. Sans aucunement prétendre qualifier le sens de la période et de ses suites, tenons nous en à quelques points le plus souvent essentiels mais passés sous silence, édulcorés ou manipulés : Le thème du caractère marginal du mouvement social Commentaire accompagnant la présentation du documentaire sur le site de la 5 « Il y a cinquante ans, Mai-68 voyait les étudiants de France se révolter à la suite de leurs pairs parisiens.En marge des manifestations de la jeunesse, des grèves générales éclatent un peu partout » Vous avez bien lu, en marge des manifestations de la (...) Lire la suite »

Mai 68 : 50 ans après, que peut-on dire de Daniel Cohn-Bendit ?

ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme

Il fut “Dany le Rouge”, puis “Cohn-Bendit le vert”, il est à présent “Daniel Cohn-Bendit l’européen”. Pour les uns il a trahi ses idées, pour d’autres bien au contraire, il est depuis un demi-siècle le porte-drapeau incontestable des droits universels.

Une chose est certaine : Daniel Cohn-Bendit ne laisse pas indifférent, et quoi que nous puissions dire de lui, chaque année au mois de mai, les médias occultent les presque 10 millions d’ouvriers et d’étudiants grévistes qui firent de mai 68 le plus grand conflit social de l’histoire, pour ne retenir qu’un seul nom : Cohn-Bendit. Partant de ce constat, n’est-ce pas dès lors souhaitable, en rassemblant des éléments factuels, de comprendre pourquoi depuis tant de temps la presse accorde autant d’intérêt à Daniel Cohn-Bendit ? Comment, moins de 25 ans après la Libération, a-t-il pu devenir la figure de proue de la révolte étudiante ? De quelle manière parvient-il à rester crédible aujourd’hui, alors que si nous suivons ses déclarations, il semble toujours dire simultanément une chose et son contraire ? Pour essayer de répondre à ces questions, revenons sur quelques événements, médiatisés ou pas, qui ont marqué l’histoire de Daniel Cohn-Bendit. Libéral pour bourgeois, libertaire pour bohème. En 1999, Daniel (...) Lire la suite »
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14 février 1968 la révolte des cités universitaires

Cinquantenaire du mouvement révolutionnaire étudiant de 1968

Claude MATTIUSSI

Le 14 février 1968, cinquante mille étudiants et étudiantes résidant en cité universitaire abolissaient par un mouvement coordonné au plan national le règlement intérieur des cités universitaire en ne respectant plus à partir de ce jour ses interdictions et en imposant leurs libertés de circulation et de visite. La première vague du mouvement révolutionnaire étudiant de 1968.

Sur les quelque 500 000 étudiants de l’époque environ, 50 000 d’entre eux étaient hébergés en cités universitaires où ils bénéficiaient de loyers modiques. Ces cités étaient séparées en cités pour les étudiants et pour les étudiantes [1]. Elles étaient soumises à un règlement intérieur qui interdisaient de recevoir dans leurs chambres toutes visites féminines pour les étudiants (sœur, amies, petites amies, fiancée et même épouse [2]) et toutes visites masculines pour les étudiantes (frère, amis, fiancé et époux), alors même que nombre de résidents et résidentes étaient majeurs, ayant plus de 21 ans (la majorité à l’époque était de 21 ans). Les associations des résidents demandaient la liberté de circulation et de visite dans les cités et l’annulation du critère d’annuité limitant à trois ans le séjour en cité U condamnant les étudiants des milieux modestes à ne pouvoir suivre que des études courtes de licence. Devant le mépris et le refus de l’administration de négocier et de satisfaire leurs revendications [3], (...) Lire la suite »
Répétez pendant 50 ans qu’il a été hué par les travailleurs et le mensonge journalistique devient vérité historique

Hommage à Georges Séguy : Aimé Halbeher secrétaire en 1968 de la CGT Boulogne-Billancourt rétablit les faits !

Front Syndical de Classe

En mai 1968 Aimé Halbeher est le jeune secrétaire de la section syndicale CGT de Renaul- Billancourt.

Dans les médias, chez les journalistes et les détracteurs de la CGT la chose est entendue : " G. Séguy s’est fait huer par les travailleurs à l’île Seguin".

A force de le répéter depuis plus de 50 ans ils ont fini par y croire ... ou faire semblant.

C'est qu'il s'agit d'abord d'instiller le doute et de dénigrer la principale centrale syndicale de ce pays et de l'affaiblir ! Notre ami et camarade Aimé Halbeher rétablit donc les faits. Les falsificateurs tiendront-t-ils compte de cette mise au point comme le voudrait le respect des faits et de la réalité ? Notre camarade G. Seguy nous a quittés. Son décès provoque la plupart du temps des réactions positives et élogieuses à son égard mais aussi des calomnies inadmissibles. En tant que secrétaire général du syndicat CGT à l’usine Renault-Billancourt en 1968, je tiens à rétablir la vérité sur l’une des nombreuses falsifications de l’histoire qui sont encore reprises par des médias, hommes politiques ou historiens. Elle concerne l’attitude de la CGT et de son secrétaire national G Seguy durant la grande grève qu’à connu la France en mai et juin 1968. Selon eux, G. Seguy serait venu le 27 mai 1968 chez Renault à Billancourt à la fin des discussions de Grenelle pour appeler à la reprise du travail. Il aurait (...) Lire la suite »

Georges Séguy : une vie de combat pour le progrès social

L'Humanité

Né le 16 mars 1927, à Toulouse, typographe, résistant communiste puis ouvrier du Service électrique de la SNCF à son retour de déportation, il s’engage dans le syndicalisme et devient secrétaire général de la CGT (1967-1982) puis président de l’Institut CGT d’histoire sociale à sa retraite en 1982. Retour sur une vie de combat pour le progrès social.

Un jeune ouvrier engagé précipité en déportation Les années de jeunesse et de formation de Georges Séguy furent fortement marquées par l’empreinte de son père, André Séguy, ouvrier agriculteur, puis viticulteur et enfin cheminot gréviste en 1920 ; socialiste depuis 1919, il fut communiste dès le congrès de Tours et devait devenir par la suite, aux côtés de Pierre Semard, un des dirigeants de la Fédération CGT des cheminots. La mère de Georges Séguy, très croyante, n’appartenait pas au PC et se serait opposée à son mari en voulant faire inscrire le jeune enfant au catéchisme mais, selon Georges Séguy, ce fut rapidement l’opinion du père qui prévalut. Sa sœur qui sera connue sous le nom de Denise Foucard reçut elle une éducation religieuse. Georges Séguy obtint le Certificat d’études primaires en 1939 et poursuivit ses études pendant trois ans, sans grande conviction. Il choisit d’entrer dans la vie professionnelle chez un imprimeur toulousain comme apprenti en 1942. Il adhéra au PC clandestin au cours de l’hiver (...) Lire la suite »
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