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Thème : Michel Onfray

Attention, il fait Onfray.

Jacques-Marie BOURGET

Même dans la radicalisation individualiste égoïste et extrême droitière qui fait petit à petit notre France nouvelle, on n'avait jamais entendu une intervention aussi folle blessante et ordurière que celle que vient de livrer le sinistre Onfray à propos des Palestiniens qui ont été "des collabos de Hitler", de Mélenchon qui aurait eu naguère Ahmadinejad comme modèle, avec en passant une traduction d'un discours de l'ancien président d'Iran qui est un "fake". Tout y passe, le philosophe au petit pied nous fait sa grande rentrée de printemps.

Onfray mieux de se taire, de la fermer. Ça fait courant d’air en ces temps encore froids. Car on ne lui a rien demandé au philosophe des Relay de gare. Même pas l’heur, celui de déplaire. Mais ces gens-là, BHL et lui, le Normand double crème, se sentent mourir s’ils ne sont pas sous les feux de la rampe, là où l’on avance en rampant. Voilà donc que dans une nouvelle livraison de sa pensée ris de veau (forcément crémeuse), Onfray déclare son amour au CRIF, ce qui est son droit. Mais pas celui de déformer les faits et l’histoire. Le petit docteur en philo nous explique donc, vous avez bien lu, que si les Palestiniens sont aujourd’hui un peuple sans terre c’est qu’ils furent nazis. Et sont justement punis de leur vieil engagement. Ecoutons-le car ce qu’il aime, Michel, c’est la justice. Celle par exemple qui voudrait que des fonds publics, sortis des caisses du Calvados ou d’ailleurs, soient mobilisés afin de lui offrir son université à lui, en solo. Le tout pour occuper à l’heure du thé ou de la soupe des (...) Lire la suite »
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Pontifiant et dilettante : Michel Onfray, un BHL de gôche

Vincent MORET

En matière philosophique, Michel Onfray a sans doute des mérites de vulgarisateur, même s’il confond vulgariser et schématiser, disent quelques-uns de ses confères.

Il n’est pas de mon ressort d’en juger. Mais, là où je le vois se surestimer, c’est en matière politique où il survole, ne se pose pas, frôle à peine le pollen et prétend nous livrer du miel qui a bien souvent l’aspect, la consistance trop diluée et le goût du brouet. Donc, il vaticine dans les studios de télé, à la radio, dans les journaux, moulin à paroles bien huilé (je rêve d’un match Onfray/ BHL). Il écrit plusieurs livres par an, ce qui prouve (j’imagine) à ses yeux sa supériorité sur ce glandeur de Socrate. Le problème, c’est que seul un génie pourrait être au top niveau en se dispersant de la sorte. Et Onfray n’est… Onfray aime aborder jusqu’à l’obsession des sujets dont il connaît ce qu’il a lu en diagonale dans les médias : Le Tibet, Robespierre, Chavez, Castro. Là, on le croit élève de Robert Ménard (sauf pour Robespierre dont Ménard, moins lettré, croit qu’il faisait équipe avec Jean-Marc Thibault). Pourquoi ces sujets ? Pour alimenter ses diatribes contre son autre obsession : Jean-Luc Mélenchon assez (...) Lire la suite »
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Les errements intellectuels de Michel Onfray sur Cuba

Frédéric ANDRE
Le samedi 26 novembre 2016 le monde entier apprend la mort du leader historique de la révolution cubaine, Fidel Castro. Quelques heures plus tard le philosophe préféré du journal 'Le Point' publie une vidéo d'une dizaine de minutes dans laquelle il expose sa détestation de l'ancien président cubain. Il s'en prend au passage au candidat à la présidentielle française de 2017 Jean-Luc Mélenchon, qui a eu le malheur de rendre hommage à Fidel Castro. En commençant sa 'démonstration', Michel Onfray nous explique que Fidel Castro est encore au pouvoir, or, il ne l'est plus depuis 2008, sans doute voulait-il dire qu'il gardait une influence importante dans le pays, néanmoins cela laisserait à penser à une personne qui ne connaîtrait pas forcement bien l'actualité cubaine, qu'un vieux monsieur malade continuait à diriger le pays. Il continue en se moquant de Simon Bolivar, figure de la décolonisation d'une partie de l'Amérique Latine, se demandant si Jean-Luc Mélenchon n'a pas 'fumé la moquette' lorsqu'il (...) Lire la suite »
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Quand Onfray se rêve Camus...

Shanan KHAIRI

Très récemment, l’homme de médias et militant d’extrême droite Martial Bild, ancien cadre du Front National, prenant appui sur les écrits d’Onfray, s’est permis d’affirmer sur les ondes à propos de Sartre que "sa vie durant la seconde guerre mondiale donne la nausée". Cette déclaration aussi effarante que dénuée de tout fondement me permet de revenir sur un de nos nouveaux prophètes contemporains.

Après Bernard Henri Levy, Caroline Fourest et Eric Zemmour, un nouveau penseur auto-proclamé émerge du bourbier médiatique : Michel Onfray. Mais à la différence des premiers, opportunistes pantins désarticulés, Onfray se rêve un destin et tente de figurer l'Albert Camus de notre époque qu'il prétend, depuis plusieurs années, vouloir réhabiliter face à un Jean-Paul Sartre qui l'aurait exclu du champs philosophique. Cette opposition autour de laquelle Onfray se structure désormais est centrale pour appréhender le personnage et l'inconséquence de son discours. Onfray, pour mieux se définir, nous offre ainsi un conte où deux personnalités complexes sont transformées en personnages manichéens de bande-dessinées. Il nous pose un Camus issus d'un milieu pauvre, humaniste, penseur exceptionnel et résistant, face à un Sartre d'origine bourgeoise, malhonnête, manipulateur, médiocre et, pur délire, qui se serait compromis avec l'occupant nazi. Qui plus est, le second aurait passé sa vie entière à conspirer pour (...) Lire la suite »
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