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Thème : Parti Communiste Français

Effaçons le Front Popu, la Résistance le CNR : buvons de l’eau de Vichy.

Jacques-Marie BOURGET

Dans "Les Grandes Gueules", une émission de RMC qui est un vomissoir, un inculte haineux a affirmé que, pendant la seconde guerre mondiale, les membres du Parti Communiste Français ne s’étaient pas comportés en héros mais plutôt en collabos. Voilà où nous en sommes. De dérive en dérive, d’une négation l’autre et dans l’indifférence, l’histoire est gommée et les héros victimes d’une deuxième mort. Attendez-vous à savoir, par le truchement d’une thèse très savante que, finalement, Jean Moulin était à Lyon le vrai patron de la Gestapo.

Le 20 mai dernier, puisqu’il n’y a pas de période de fermeture pour la pêche aux voix, Ian Brossat, candidat du PCF aux Européennes, a jugé bon d’aller se soumettre aux postillons d’une machine à décérébrer nommée « Les Grandes Gueules ». Et c’est en pleine gueule que Ian s’est pris un coup de boomerang. Et c’est bien fait pour lui. Pour éviter la chtouille, mieux vaut éviter les bordels. Ceci écrit, Daniel Riolo, le marteau qui a écrasé Brossat de sa certitude, celle que les communistes ne furent jamais des Résistants, est une bourrique exemplaire de la sous-culture de notre « nouveau monde ». Celui où tout est possible. Même celle de trouver des Zemmour ou des Riolo dans la posture de l’historien. Riolo, rubricard de sport sur RMC, devrait connaitre cette maxime démarquée de Einstein « Le journalisme sportif est au journalisme ce que la musique militaire est à la musique ». Du flonflon de moelle épinière. Voici l’échange entre le très savant Riolo et l’agrégé de lettres Ian Brossat : « Moi, je suis (...) Lire la suite »
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La France doit s’opposer fermement à la loi Helms-Burton et au blocus contre le peuple cubain

PCF - communiqué
Par la voix de son chef de la diplomatie Mike Pompeo, Washington a mercredi dernier renforcé la pression sur La Havane aux dépens de l’Union européenne, en annonçant l’activation dès le 2 mai prochain de l’article III de la loi Helms-Burton adoptée en 1996, qui ouvre la voie à des milliers d’actions en justice contre des entreprises étrangères. Celle-ci a pour objet de poursuivre devant les tribunaux états-uniens, tous ceux qui, et quelle que soit leur nationalité, feraient des affaires avec les entreprises et les structures cubaines nationalisées après la Révolution. Cette loi, en universalisant le blocus économique par des pressions violentes et illégales de la part des États-Unis contre des pays tiers, leur gouvernement et leurs entreprises, a pour objectif d’asphyxier l'économie cubaine par l’accroissement des pénuries dont souffre la population, et ce, dans l’espoir d'imposer un gouvernement répondant à ses intérêts. En cherchant à verrouiller les investissements d’entreprises de tout pays à Cuba, (...) Lire la suite »
« En principe », Fabien Roussel est le nouveau secrétaire national

Y a-t-il un pilote dans l’avion PCF ?

Vladimir MARCIAC

Lors du dernier congrès du PCF en novembre 2018 à Ivry-sur-Seine, le sénateur de Paris, Pierre Laurent, a dû céder son fauteuil de secrétaire national à Fabien Roussel, député du Nord.

En même temps qu’un nécessaire renouvellement d’homme (Pierre Laurent a dirigé le PCF pendant 10 ans) il s’agissait aussi pour les congressistes de donner un coup de barre à gauche. Et c’est ainsi que la motion présentée au vote des militants par Fabien Roussel l’a emporté sur celle du secrétaire national en place. Fabien Roussel, enfant du pays minier (il est né à Béthune), ancré sur des positions de classe, est apparu aux communistes comme l’homme qui pouvait donner au PCF un visage dynamique, attractif. A 49 ans (contre 61 à Pierre Laurent) il a l’énergie et l’enthousiasme qui peut (ou pouvait) redonner à son parti une nouvelle jeunesse et un nouveau départ. Mais Fabien Roussel se heurte d’emblée à deux obstacles : 1- Les médias qu’il connait bien (il a été journaliste) pratiquent à son encontre un boycott redoutable. On ne le voit pas. Ni ne l’entend. Il a été écarté du débat du 20 mars sur BFMTV où étaient conviés François Bayrou (MoDem), Olivier Faure (PS), Stanislas Guerini (LaREM), Marine Le Pen (...) Lire la suite »
Le communiqué du PCF ne mentionne pas le nom de Maduro, ni de son gouvernement légitime

A propos du Venezuela - lettre ouverte à la direction du PCF

José FORT, Jean ORTIZ, Maïté PINERO

Chers camarades

A l’heure où nous écrivons, la tension est à son comble aux frontières du Venezuela. L’Amérique latine retient son souffle et le secrétaire général de l’ONU se tient en contact permanent avec le gouvernement légitime du président Maduro. La 68ème intervention militaire étasunienne dans ce continent aura-t-elle lieu ?

Ce 24 février, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, a déclaré : « les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s’opposent au rétablissement de la démocratie au Venezuela ». Les raisons de l’agression, l’Administration Trump ne les dissimule même pas : mettre la main sur les immenses réserves de pétrole, anéantir ce régime chaviste qui a contribué avec Cuba à faire progresser l’unité et l’intégration latino-américaine. Le retournement de conjoncture et l’arrivée au pouvoir de gouvernements de droite et d’extrême-droite laissent croire à Washington qu’il serait possible de faire table rase de ce que les hommes de Trump désignent comme « la troïka du mal : Venezuela, Nicaragua, Cuba ». Leur hargne et leur morgue sont sans limites et chaque jour charrie son lot de menaces. L’armée bolivarienne est sommée par Trump de trahir et de se rendre. Les familles des militaires sont menacées (« nous savons où elles se trouvent »). Plusieurs déclarations précisent qu’après le Venezuela, « nous nous occuperons du Nicaragua et (...) Lire la suite »
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À quoi doit servir un parti communiste aujourd’hui ?

Jean-Marc LELIEVRE
Réflexions d’un idiot après une conférence départementale préparatoire au congrès du PCF Le prochain week end, le Parti communiste français tient son congrès « extraordinaire ». Extraordinaire il l’est déjà non pas tant à cause d’un calendrier et des arguments initiaux avancés – « se réinventer » après la nouvelle chute de son score électoral aux législatives de 2017 (un score de 2%)- mais bien plutôt par la victoire relative (42%) obtenue par un texte proposé contre celui de la direction nationale actuelle et du secrétaire national Pierre Laurent (37%). Un texte de ce qu’il faut bien désormais appeler une tendance d’opposition, devient la base de discussion pour établir le programme du Parti. C’est la première fois ! Est-ce un pas vers plus de démocratie et de débats fructueux ? Parmi les signataires de ce texte (il en fallait un certain nombre pour qu’il puisse être proposé au vote), on compte bon nombre de cadres permanents, plusieurs figures de députés et sénateurs actuels ou anciens, les responsables des (...) Lire la suite »
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Un parti qui peut éclater, se morceler, bref disparaître à terme rapproché.

38e Congrès (extraordinaire) du PCF , fin novembre 2018

Jean ORTIZ

Pour un communisme désirable qui tienne compte des marqueurs de notre identité, les intègre et les prolonge.

A quelques jours du Congrès du PCF, on ne peut affirmer que le climat y soit ni serein, ni par trop amical, ni enthousiaste.

Je me suis tenu (et me tiens) assez loin des grandes et petites manœuvres, des calculs boutiquiers ou carriéristes... Ceci dit , des débats sérieux et profonds, il y en a eu, nombreux. Les frustrations et les mécontentements internes ont cristallisé des fractures de fond. Le PCF ne dispose plus que de peu de cartouches à tirer pour révolutionner le vieux monde capitaliste, et notre parti, pour redevenir différent, audible, visible, attractif, désirable... Il ne peut rater son Congrès. Il reste au PCF un potentiel militant prêt à se retrousser les manches. Cependant, j’ai senti que les erreurs et circonvolutions ont mis à mal l’unité du parti, qu’il peut éclater, se morceler, bref disparaître, à terme rapproché. Ce serait un terrible drame pour les salariés, les chômeurs, les femmes, les immigrés, les précaires, les intellectuels... Je ne peux imaginer la France des communards, des FTP, de la MOI... sans PCF. Et puis, on a vite trouvé des boucs émissaires commodes, alors que l’essentiel des (...) Lire la suite »
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Soyons plus et mieux communistes

Jean ORTIZ
On le voyait venir. La direction du PCF a cristallisé contre elle beaucoup de frustrations, coupable de navigations à courte vue, d’abandons « identitaires », etc. Lors de la récente fête de « L’Humanité », dans aucun grand discours n’est apparue, par exemple, une solidarité avec le Venezuela. Qui a décidé de cette ligne insolidaire (quid des militants ?) que nos camarades vénézuéliens ne comprennent pas. La sémantique fut amputée des termes « révolution, socialisme, communisme ». Est-ce pour céder à l’air du temps ? Nos marqueurs, ceux qui faisaient du PCF un parti « différent », « éthique » , attendent réhabilitation dans les conditions d’aujourd’hui. Alors OUI à l’identité conçue comme un socle historique renouvelé, enrichi en permanence par des apports nouveaux. Alors OUI aux racines ; mais encore plus : OUI aux feuilles. L’identité est une construction permanente. OUI. Il faut Reconstruire un PCF combattif, solidaire, révolutionnaire, créatif, unitaire où l’on n’humiliera pas, ne brimera pas, les camarades qui « (...) Lire la suite »
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Qui aime bien châtie bien...

Communiste : plus que jamais.

Jean ORTIZ

Les Français ont-ils encore besoin d’un parti communiste ? Oui, s’il mène sans faiblir la lutte des classes et s’il s’inscrit dans une visée éco-communiste humaniste, faisant fi d’une pseudo opinion publique basée sur les sondages.

Fils du mouvement ouvrier et de la Guerre d’Espagne, je reste au PCF parce que je crois en un avenir pour un communisme de lutte des classes, ouvert, unitaire, créatif, d’innovations révolutionnaires. Je n’ai aucune nostalgie du passé, de ce qui a échoué, mais le PCF perdrait à se « décommuniser », à se décaféiner. La spécificité de la crise que nous vivons : civilisationnelle, anthropologique, systémique... exige, pour la survie des individus comme de la planète, des réponses « radicales », de rupture, antidotes au capitalisme. Des réponses politiques, économiques, sociales, culturelles, écologiques, étroitement imbriquées. En Amérique latine, des militants de plus en plus nombreux travaillent sur « l’éco-socialisme ». Hier, les communistes avaient un attachement presque filial à leur parti qu’ils considéraient comme quasiment infaillible. Les temps, les pratiques... ont changé, mais le bilan reste très préoccupant. Depuis plus de vingt ans, le PCF est confronté au vieillissement, à son manque de visibilité, (...) Lire la suite »
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Mai 2018 prendre exemple des leçons de Mai 68 pour faire gagner les travailleurs !

Georges GASTAUD

A propos du 50ème anniversaire de Mai-Juin 68, par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF. Alors qu’ils ont superbement ignoré le 170ème anniversaire de la Révolution populaire-républicaine de février 1848, dont la date coïncidait presque avec le 170ème anniversaire du Manifeste du Parti communiste, les médias du capital et de la fausse gauche « mettent le paquet » sur le cinquantenaire de Mai 68. Le hic, c’est qu’ils en exaltent les côtés faibles, voire négatifs, et qu’ils en dénigrent les points forts, qui comportent encore de grands enseignements pour nos combats anticapitalistes actuels.

I – Les « événements » de Mai-juin 1968 comportaient en effet des côtés faibles Les « événements » de Mai-juin 1968 comportaient en effet des côtés faibles, clairement anticommunistes, anti-prolétariens et anti-cégétistes, largement liés à la composition de classe principalement bourgeoise et petite-bourgeoise du mouvement étudiant d’alors. Le ressassement exalté de ces côtés « modernes », et en réalité régressifs du Mai étudiant, continue d’enchanter l’actuelle « bourgeoisie bohème » si bien installée dans les médias et à l’Université ; principalement assis sur les couches moyennes supérieures salariées et non salariées des métropoles et des « villes-centres », largement liés à l’économie impérialiste parasitaire (pub, finance, com, tourisme friqué...) qui s’est en partie substituée à l’économie productive à base ouvrière, artisanale et paysanne, ces éléments pseudo-progressistes continuent d’aduler la figure prétendument « libéral-libertaire » de l’anticommuniste « de gôche » « Dany » Cohn-Bendit. Démasqués depuis longtemps (...) Lire la suite »

Syrie : Communiqué de responsables d’organisations locales et de militants du PCF qui se démarquent de Pierre Laurent

COLLECTIF

Le communiqué officiel du Parti Communiste Français (voir plus bas dans son intégralité) commence ainsi : « Après le très probable bombardement chimique particulièrement ignominieux, effectué par le régime syrien sur la population de la Ghouta, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France viennent de réaliser une attaque punitive contre plusieurs sites qu’ ils ont identifiés comme étant les centres de production d’armes chimiques du régime.... ».
Donc, le « régime » syrien a très probablement (ce n’est donc pas sûr) usé d’armes chimiques dont les centres de production sont (et pas « seraient ») identifiés. Et « la France » (et non le gouvernement de Macron) le « punit ».
Des militants et responsables communistes se démarquent de ce communiqué. Voir ci-après.
LGS

Frappes occidentales contre la Syrie : une condamnation communiste sans réserves, communiqué 1925 : la France colonialiste bombarde Damas - 2018 : la France impérialiste, suppôt des USA, bombarde la Syrie... Responsables d’organisations locales et militants du PCF, nous affirmons publiquement, en tant que communistes, notre dénonciation totale de l’agression des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France commise la nuit dernière contre la Syrie. Ces frappes aériennes sont des actes de guerre contre un Etat souverain. Elles n’ont pas le début du commencement d’une validation en droit international (pas même une résolution issue de tractations entre puissances à l’ONU). Elles reposent sur des allégations propagées par les agresseurs impérialistes eux-mêmes, leurs médias et des officines politiques ou prétendument « humanitaires » appointées par les impérialistes voire liées aux groupes armées islamistes en Syrie. L’usage d’armes chimiques par l’Etat syrien n’est pas avéré. Il est hautement improbable (...) Lire la suite »
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