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Thème : Privatisations/Nationalisations/Services publics

La stratégie du « starve the beast » ou l’art de tuer la solidarité nationale

AU RL

Le vote du budget du gouvernement pour l’année 2019 est l’occasion de revenir sur une des stratégies politiques utilisées par les libéraux pour remettre en cause le poids des solidarités et des services publics dans le budget de l’État – il s’agit de la stratégie du « starve the beast », soit littéralement « affamer la bête ». L’image n’est pas anodine car il s’agit de faire mourir de faim le secteur public en lui coupant les vivres et en dégradant son état de santé. Une fois “l’animal” à terre, il suffira de lui administrer un remède à base de privatisations et de marchandisation des solidarités sociales pour le guérir.

Depuis une trentaine d’années, une bonne partie des questions économiques et sociales semble pouvoir se résumer à une seule problématique : celle de la dette et de son poids grandiloquent qui rend impossible toute nouvelle dépense. Ainsi face aux marchés financiers qui prêtent aux États, il semble impensable de devoir continuer à dépenser plus pour notre système social et de solidarité. Du côté des recettes, on aurait atteint un point de non retour tant la pression fiscale serait à son comble… Enfin surtout pour ceux qui n’ont pas les moyens d’échapper à l’impôt étant donné qu’ils doivent payer pour ceux qui partent ou s’exilent. Il semble dès lors inéluctable que la seule issue pour sauver notre modèle social est d’engager des « réformes courageuses » pour réduire son train de vie en coupant drastiquement dans les dépenses sociales destinées aux ménages. Pourtant cette asphyxie des budgets publics peut également être vue comme une stratégie tacite de l’oligarchie afin de rendre inévitable la fin de l’immixtion de (...) Lire la suite »

30 ans de dérégulation !

Gilles Balbastre
Quel rapport entre le mouvement des gilets jaunes,et le documentaire « Main basse sur l'énergie » que je viens de réaliser pour le compte de la Fédération CGT de l'énergie ? Et bien les deux dénoncent trente ans de dérégulation libérale de l'économie ! Les gilets jaunes s'attaquent à une fiscalité injuste. « Main basse sur l'énergie » démontre comment les énergies renouvelables (éoliennes, solaires) s'installent sur le territoire grâce à une nouvelle taxe, la Contribution au Service Public de l'Électricité, (CSPE), payée par tout un chacun à travers sa facture d'électricité et au bénéfice d'une poignée d'affairistes. Les gilets jaunes s'en prennent aux riches. « Main basse sur l'énergie » alerte à la privatisation des barrages hydrauliques et à un nouveau vol d'un bien public en faveur de multinationales. Les gilets jaunes dénoncent la hausse des prix de l'électricité et du gaz. « Main basse sur l'énergie » confirme l'explosion des prix de l'énergie depuis l'ouverture à la concurrence en 2007 (+35% pour (...) Lire la suite »

Services publics : une évolution qui exclut et éloigne du « partout et pour tous »

Jean-Marc GARDES
Un constat s’impose Nous ne le mesurons peut-être pas vraiment, mais une réalité s’impose à nous aujourd’hui : l’administration électronique, ou « e-administration ». Qu’on l’ait souhaitée ou non (les citoyens-administrés, leurs élus ou représentants associatifs ont-ils jamais été consultés ?), elle est là, en place, présente partout, ou presque. À la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, c’est AMELI pour Assurance Maladie En LIgne pour suivre le paiement des prestations ; avec elle, avec l’ « e-administration », de chez vous, vous pouvez aussi demander une carte grise dans une préfecture, la prime d’activité à la Caisse Nationale des Allocations Familiales, suivre le retrait de points du permis de conduire, une procédure engagée devant un tribunal avec un numéro codé (Sagace pour le tribunal administratif), vous inscrire à Pôle emploi, demander une bourse scolaire… Il n’est pas jusqu’à la poste qui vous demande de préparer, chez vous, vos affranchissements avec votre « machine »… Aux impôts (.gouv.fr),..., c’est (...) Lire la suite »

Le coup d’Etat invisible (3ème partie) : De la « substitution discrète » au « grand remplacement »

Fabrice AUBERT
Le « grand remplacement » ? Habituellement, ce concept est le terme qu’utilise le F.N pour dénoncer « l’immigration subversive » venue d’Afrique… sans évidemment tenir compte de la réalité matérielle qui fait que notre Pays connait une immigration de moins de 10 % (ratio Population immigrée/ Population totale) dont la majeure partie est d’ailleurs une immigration européenne (46 % de migrants européens suite à la crise de 2008) [1]. Le « grand remplacement » s’il existe, n’est donc pas l’immigration [2], mais se situe dans le « tout profit » qui se substitue de manière pernicieuse à « l’intérêt général », définition du « service public » et dont la Métropole est le support institutionnel, car au service de la « Mondialisation financière » et non de l’intérêt des populations, d’où le concept de « gouver-nance » (Gouvernement de la finance) et de « métropolisation des rapports sociaux » au sens où désormais c’est la « Métropole du business » qui définit les rapports sociaux (Attractivité) [3]. Le cadre du « grand (...) Lire la suite »

Un pas de plus vers la privatisation de l’école française

JRCF
La privatisation de l’enseignement français est un projet solidement ancré au sein du patronat et des institutions qui servent ses intérêts. Qu’il s’agisse du Medef, du ministère de l’éducation, ou bien de l’Union européenne, cela fait de nombreuses années que les perspectives de profits considérables que représente une privatisation de l’éducation hantent la politique scolaire française. Par le passé, de nombreuses mesures ont laissé apparaître cette volonté de transformer l’école française, prétextant vouloir s’aligner sur différents « modèles » étrangers (masquant la réelle dynamique derrière les réformes), pour « moderniser » ce « bloc monolithique » que serait le système éducatif français. On peut citer la réforme du baccalauréat (vers la casse du diplôme national), la sélection à l’université (loi ORE), le renforcement de l’autonomie des universités (loi LRU), etc. Cela se concrétise une nouvelle fois : le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer vient d’annoncer vouloir donner « un peu d’air au système » en (...) Lire la suite »

SNCF : faisons le point

Bernard GENSANE
Pour les cheminots, la lutte continue. Ils se battent pour eux, et aussi pour nous, usagers – pardon : « clients » – de ce qui doit demeurer un service public, et pour nous citoyens face au capitalisme financier qui nous aliène et nous bouffe la vie. Il faut les aider matériellement. Pour ma part, c’est fait, et ce sera, si nécessaire, fait de nouveau. Quels sont les enjeux ? Au premier chef, empêcher la privatisation de cette société, voulue par Macron, après que d’autres – la droite, les faucialistes – ont privatisé La Poste, France Télecom, Air France et d’autres fleurons qui appartenaient à l’État, c’est-à-dire au peuple. Macron a choisi la méthode des ordonnances, dans le cadre d’un calendrier accéléré pour faire ratifier son projeeeet avant la fin juin. Il veut soumettre le rail à la concurrence, ce qui n’est en aucune manière une obligation de la réglementation européenne, quoiqu’en disent la Macronie et les médias à sa botte. Nous sommes ici dans un choix purement idéologique. Il veut changer le (...) Lire la suite »

En quoi la lutte pour les services publics relève-t-elle d’un enjeu de civilisation ?

Christian de MONTLIBERT, Willy PELLETIER

Ce ne sont pas les grévistes qui, par plaisir, font grève ; ce sont les agressions libérales, en rendant les métiers et les vies impossibles, qui déclenchent les grèves. Les grèves ne paralysent pas, au contraire elles débloquent des situations intenables. Les grèves ne sont pas violences, au contraire elles empêchent les surcroîts de violences qu’imposent aux salariés ces dirigeants d’entreprise qui ­peuplent les ministères, avant de repartir vers les directions d’entreprise ou de banque.

Les modernisations libérales décivilisent, les grèves civilisent Nous connaissions Macron en Brutus, poignardant son père politique. Nous l’avons vu briser le Code du travail, chantant au Medef : « Je serai l’ombre de ton ombre/l’ombre de ta main/l’ombre de ton chien. » Le voici Néron, ivre de brûler Rome, brûler une civilisation. Brûler cette civilisation sociale que les luttes d’hier ont conquise ; que les militants d’hier par leurs sacrifices, leurs peines, ont conquise ; que, tous mêlés, les militants ouvriers d’autrefois ont conquise. Nous avons, chacune, chacun, leurs visages en nous, leurs voix résolues et inquiètes en nous, leurs yeux rieurs, remplis de larmes, leur courage, leur souffle, leur vie donnée, licenciée, ruinée, mais debout, toujours debout. C’est pourquoi la lutte qui vient ne nous appartient pas. Cette lutte va au-delà de nous-mêmes, nous n’avons pas le droit de la perdre. Les modernisations libérales décivilisent. Elles exaspèrent les concurrences dans et pour l’emploi. Elles (...) Lire la suite »

Services publics : il faut y revenir !

ANC
Les personnels de santé, les cheminots, les salarié-e-s de l’énergie, les fonctionnaires sont en lutte et ils ont raison ! Dans leur action ils convergent avec celles et ceux du commerce, de la chimie, de l’agroalimentaire et de tant d’autres professions en lutte pour l’emploi et donc pour l’avenir de la jeunesse et du pays tout entier. En ce qui concerne les services publics l’enjeu est double : pour la nation et pour les citoyens et les citoyennes qui la composent. - En effet quelle peut être la souveraineté du peuple d’un pays si ce dernier ne maitrise pas sa monnaie, ses banques, ses transports, son énergie, son système de santé et d’éducation, les grands moyens de production et d’échange ? - Pour la population, sans services publics, c’est-à-dire sans l’ensemble des moyens qui lui permettent d’exercer ou de faire valoir ses droits fondamentaux d’hommes et de femmes libres dans notre mode d’organisation de société qui s’appelle la République, comment avoir accès au droit ? Depuis le tournant (...) Lire la suite »

Privatisons les cimetières !

Maxime VIVAS

Le comble de l’économie communiste était d’avoir nationalisé jusqu’aux salons de coiffure. Le comble de l’économie capitaliste est de vouloir privatiser jusqu’aux cimetières.

Cela se passe au Chili. Et je l’apprends d’une source sûre s’il en est, Christian Rodriguez, responsable des relations Internationales (secteur Amérique Latine et Caraïbes) à la France Insoumise. Voir son article. Je donne cette idée au gouvernement français qui semble n’y avoir pas encore pensé. Il suffirait de signer une ordonnance pour réformer le « Code du repos » (éternel) et on aurait enfin une gestion rationnelle des allées gravillonnées (à péage) tandis que Decaux assurerait l’entretien des pierres tombales. Le rayon oignons du magasin Carrefour City, juste à l’entré du cimetière, serait merveilleusement rentable, ainsi que le robinet d’eau (1€ les 5 litres) et les arrosoirs en location (1 € le quart d’heure). Pour la participation de pleureuses, téléphoner la veille et demander un devis. Le portail d’entrée du cimetière serait surmontée du fameux slogan publicitaire made in USA : « Mourez, nous ferons le reste ». EELV approuverait la mesure si les fleurs ne sont pas en plastique. Le PS serait (...) Lire la suite »

Chili : retour de la droite ultralibérale au pouvoir

Christian RODRIGUEZ
Depuis hier, Piñera a pris ses fonctions à la suite de Bachelet. Avec lui, c'est le retour aux affaires d'anciens compagnons de Pinochet qui vont continuer à accroître la pauvreté et la souffrance. Ils vont pouvoir poursuivre leur entreprise de spoliation en vendant ce qu'il reste à vendre. Mais quel est le bilan de Bachelet après quatre années ? Elle avait promis trois réformes majeures : éducation, réforme fiscale et constitution. La gratuité de l'éducation ne concerne qu'une partie infime des étudiants. La plus grande partie de l'argent versée par l'État va directement au privé. C'est un marché très lucratif. Au Chili, on n'étudie pas par vocation mais en fonction de ses moyens. Les biens familiaux sont inclus dans les garanties exigées par les banques pour s'assurer que les emprunts étudiants seront bien remboursés. Il ne faut pas compter sur le nouveau président pour améliorer les choses, bien au contraire. Actuellement, le PIB se répartit entre 30-35% pour la rémunération du travail et 65-70% (...) Lire la suite »
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