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Thème : Vietnam

De l’agent orange étasunien au Roundup européen : Le Vietnam poursuit sa lutte !

Guillaume SUING
Le Vietnam vient d’interdire sur son sol l’usage du célèbre glyphosate, fleuron du géant euro-étasunien Bayer-Monsanto, mieux connu sous son nom commercial Roundup. Cette décision, dans le sillage de la résistance de l’agro-écologie cubaine contre l’agrobusiness depuis les années 2000, s’inscrit aussi dans une politique nationale qui avait déjà infligé à Monsanto une première défaite juridique concernant le funeste « agent orange », puissant désherbant jadis utilisé dans le génocide étasunien des vietnamiens (plus de trois millions de victimes atteintes de cancer jusqu’à aujourd’hui dans le pays). Monsanto a d’ailleurs été condamné à verser des indemnités aux victimes. Bayer-Monsanto, d’autant plus vorace qu’il est désormais quasiment seul sur le marché mondial, ne se laissera pas faire et s’apprête à déposer des recours contre le Vietnam auprès de l’OMC pour lui infliger des sanctions économiques. La firme est d’ailleurs engagée dans une véritable guerre médiatique pour cacher les effets néfastes de son produit (...) Lire la suite »
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Viêt Nam, voyages d’après-guerres

André BOUNY
Nul mieux qu’un écrivain ne peut faire découvrir un pays. Que saurions-nous de l’Écosse sans Boswell et Johnson et comment nous représenterions-nous la magnificence de l’Orient au XVIe siècle sans les Pérégrinations de Fernaõ Mendes Pinto ? André Bouny s’inscrit dans cette lignée de voyageurs. Sa plume trace avec précision ce que tous les sens perçoivent du Viêt Nam traversé. Elle le fait doublement en accompagnant son texte de ses prodigieux dessins à la mine de plomb qui emmènent le lecteur de Hanoi à l’ancienne Saigon, l’actuelle Ho-Chi-Minh-Ville, du passé au présent, des paysages immémoriaux aux lieux ravagés par les millions de litres de l’Agent Orange que les Américains déversèrent sur le pays durant l’interminable guerre. Du nord au sud, en train, en autobus, en bateau, les villes au nom mystérieux défilent, Lao Cai, Sa Pa, Hoa Lu, Tam Coc, Hai Phong, Ha Long, Phu Ly, Nin Binh, Thanh Hoa, Vinh, Ha Tinh, Dong Ha, Hué… font rêver, laissent deviner l’effervescence, l’énergie intense qui se déploient dans (...) Lire la suite »

Mer de l’Est pour les Vietnamiens ; mer de Chine méridionale pour les Chinois

André BOUNY
Il y a quelques mois, dans le cadre d’un article sur l’Agent Orange, j’avais élargi le cadre du rapprochement entre les États-Unis et le Viêt Nam confronté à l’expansionnisme chinois : « En 2009, la concession à la Chine (Chinalco) d’exploiter les importants gisements de bauxite (3ème au monde, minerai permettant la fabrication de l’aluminium) au sud des hauts plateaux vietnamiens fit grand bruit, outre celles de perspectives environnementales, humaines, sociales et sanitaires désastreuses, d’avoir ouvert la porte à l’ogre de la région. Un expansionnisme chinois qui, par ailleurs, exerce depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale sa pression sur les îles Paracels (Hoang Sa) situées face aux côtes du Centre du Viêt Nam et celles du sud-est de la Chine. Souvenons-nous de la bataille des îles Paracels entre la Chine et le Sud-Viêt Nam en janvier 1974. La même pression s’exerce sur les îles Spratleys (Truong Sa) situées au large des côtes sud du Viêt Nam, à mi-chemin entre ce pays et le Brunei. De (...) Lire la suite »

Vietnam : mal bouffe plus que napalm ?

José FORT

Il y a un mois, à Hô Chi Minh-Ville, le premier McDonald’s a servi 20.000 clients durant les deux jours qui ont suivi son ouverture. Objectif : cent restaurants dans le pays au cours des dix prochaines années.

Burger King avait déjà inauguré le marché en 2011 provoquant l’engouement d’une jeunesse avide de produits occidentaux alors que les plus anciens avaient survécu aux guerres contre les envahisseurs japonais, les colonisateurs français, les massacreurs yankees. L’arrivée de McDonald’s va-t-elle effacer l’image de la fuite des étasuniens et leurs hélicoptères décollant du toit de leur ambassade à Saigon ? Ce que les Etasuniens n’ont pas fait avec le napalm vont-ils le réussir avec la mal bouffe et son cortège d’obèses ? Un chef occidental installé à Hanoï donne une réponse : « L’euphorie actuelle est due à la nouveauté. Les fondations de la culture culinaire locale sont trop solides pour pouvoir être ébranlées. » Lire la suite »

L’Agent Orange et la guerre du Vietnam.

combat-monsanto.org

De 1962 à 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliant ont été déversés sur 3.3 millions d’hectares de forêts et de terres. Plus de 300 villages ont été contaminés et 60% des défoliants utilisés étaient de l’Agent Orange, représentant l’équivalent de quatre cents kilos de dioxine pure...

En 2005, l’hôpital Tu Du a recensé 800 cas d’enfants nés avec des malformations, ce qui est largement supérieur à la moyenne internationale. Aujourd’hui, d’après les autorités vietnamiennes150.000 enfants souffrent de malformations supposément dûes la dioxine et 800.000 personnes sont malades.

Monsanto partenaire de l’armée américaine ; l’Agent Orange, désherbant ou arme chimique ? Après les révélations sur la toxicité de la dioxine TCDD émise lors de la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, Monsanto ne remet pas en cause sa production et bien au contraire, elle entre en contact avec le Pentagone pour développer l’usage militaire de son herbicide … L’économie de guerre a toujours été une importante manne financière pour la poignée de firmes multinationales qui dominent le marché des produits chimiques. Les chercheurs de Monsanto entrevoient déjà les avantages de leur puissant herbicide en temps de guerre, car il permet l’éradication des cultures et donc d’affamer les armées et les populations ennemies. Après des essais de l’herbicide réalisés en 1959 au Vietnam par l’armée américaine, celle-ci semble satisfaite puisque au bout de deux ans 90% des arbres et buissons ont été détruits sur les zones aspergées. Ces tests déclenchent le feu vert de l’ « Opération Ranch Hand » qui commence officiellement le 13 (...) Lire la suite »

Agent Orange, chronique 8 : Apocalypse Nam

André BOUNY
Avec le recul, au fil de ces chroniques on aperçoit très bien qu’en matière de décontamination et de dédommagement les États-Unis avancent d’un pas avant de reculer de deux. Puis de trois, et les solutions n’apparaissent toujours pas. Cette fine grille d’informations nous permet de mesurer l’évolution de la situation qui progresse et régresse en permanence, montrant à quel point il s’agit bien de gagner du temps encore et encore… Si une réelle volonté étasunienne débloquait les moyens financiers nécessaires, il y a longtemps que décontaminations et dédommagements seraient avancés, voire partiellement réglés. Mais les USA nient et renient leur crime d’hier engendrant la tragédie d’aujourd’hui et tirent avantage de cette situation. Ils laissent miroiter l’espoir d’une aide conséquente et adaptée qui ne vient jamais, attribuant un financement de dépollution au compte-gouttes, de préférence aux entreprises US. Une manière qui permet de renforcer leur coopération avec l’ancien ennemi – facilitée par la crainte partagée (...) Lire la suite »

Pour en finir avec le mythe de Kennedy

Jean-Pierre DUBOIS

Le 22 novembre prochain marquera le 50ème anniversaire de l’assassinat de J.F. Kennedy et il fait peu de doutes que nos formateurs d’opinion y trouveront l’occasion de nous rappeler tout le bien qu’il faut penser de ce « héros » de l’Occident.

Pourtant, il ne suffit pas d’avoir été assassiné (par qui ?) pour entrer dans l’Histoire par la grande porte. Ce pur produit du système élitaire américain s’est en effet distingué par des décisions qui font de sa présidence une calamité pour les peuples du monde...

Entré en fonction en janvier 1961, dès mars, Kennedy lance un programme d'armement parmi les plus importants en temps de paix : il double le nombre de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux ; augmente le nombre de bombardiers stratégiques et celui des autres missiles ; et quadruple les unités de lutte subversive dites « anti-guérillas ». En avril, il ordonne de renverser le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro. Des bombardiers américains maquillés aux couleurs cubaines attaquent les bases aériennes de l'île et détruisent les appareils au sol tandis que des bâtiments de guerre appuient le débarquement sur l'île d'une troupe de 1.500 exilés cubains recrutés et entraînés aux États-Unis par la CIA. Cette « invasion de la baie des Cochons », perpétrée en violation flagrante de la légalité internationale, se solde fort heureusement par un échec cuisant des Etats-Unis et de leurs mercenaires. Mais le peuple cubain déplore 176 tués et 4.000 blessés. En août, Kennedy déclenche l'opération Ranch (...) Lire la suite »
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Journalistes

André BOUNY

Réajustements et façon dont a été traitée cet été l’inauguration du chantier visant à décontaminer une ancienne aire de stockage d’Agent Orange sur l’aéroport de Danang au Viêt Nam.

A l'été 2011, se déroula une cérémonie dédiée aux accords vietnamo-étasuniens visant à engager un chantier de décontamination de la dioxine recelée dans et par l'Agent Orange sur une partie de l'ancienne base américaine de Danang. Un lieu faisant partie des trois principaux sites les plus contaminés par cette molécule 2,3,7,8-TCDD parmi les 28 « points chauds » identifiés, ceux-ci ne tenant pas compte des millions d'hectares qui ont reçu de un à dix épandages, parfois davantage. Un an plus tard, le 9 juillet 2012, se déroula l'inauguration du début des travaux estimés à 43 millions de dollars (financé à hauteur de 20 millions par les États-Unis, soit moins de la moitié) en présence de hauts responsables vietnamiens et de l'Ambassadeur des USA au Viêt Nam. Ce dernier, David Shear, déclara que les USA avaient déjà aidé les Vietnamiens handicapés « quelle que soit la cause » à hauteur de 54 millions de dollars. Il convient de préciser ici qu'il s'agit d'aide d'ONG et de Fondations, comme par exemple la Fondation du (...) Lire la suite »

Agent Orange Viêt Nam, un demi-siècle après.

André BOUNY

Le 10 août est la Journée des victimes de l’Agent Orange, 2012, le 51ème anniversaire du premier épandage. Les années passent, la dioxine demeure. De nouvelles victimes naissent tandis que d’autres meurent. Voici comment les victimes de l’Agent Orange sont otages des géostratégies du monde et des firmes multinationales.

Les États-Unis tergiversent, refusant de reconnaitre leur responsabilité dans le crime de l'Agent Orange. Il y a plusieurs années, ils évoquèrent l'étude d'un projet visant à dépolluer « leur » ancienne base de Danang. En 2011, des travaux de décontamination de la dioxine furent entrepris sur une partie de cette ancienne base US. Donc, prioritairement là où ils pourraient revenir, Danang étant le seul port en eaux profondes du Viêt Nam où les bâtiments de l'US Navy pourraient s'ancrer durablement. Le temps qui s'écoule joue en leur faveur. Non seulement les victimes de l'Agent Orange passent, mais le contexte géopolitique renforce leurs projets géostratégiques, et complète celui militaro-stratégique global, l'expansionnisme de la Chine servant de justification. Le Viêt Nam est pris en étau. En 2009, la concession à la Chine (Chinalco) d'exploiter les importants gisements de bauxite (3ème au monde, minerai permettant la fabrication de l'aluminium) au sud des hauts plateaux vietnamiens fit grand bruit, (...) Lire la suite »

De fait, ce qui est ignoré existe

André BOUNY

Les cultures vietnamiennes, Dong Son, Sa Huynh, et Oc Eo, sont contemporaines des cultures antiques occidentales, égyptienne, grecque, et romaine. De nombreuses autres les précédèrent dans une continuité formant une authentique civilisation, une des plus fameuses au monde.

Pourtant, dans l'esprit occidental, c'est un peu comme si le Viêt Nam avait surgit de la nuit des temps après la Deuxième guerre mondiale. La dévotion de l'Histoire officielle au pouvoir colonial et à la « grandeur » de ceux qui croient l'avoir faite (toujours au détriment de leurs peuples massacrés), recouvre de son drapeau, de sa religion, et de ses valeurs civilisatrices les racines des pays colonisés. Un déni qui parvient à façonner une pensée commune appauvrie en autorité collective. De la même façon, le sureau noir ne serait que poison ; le progrès synonyme de mieux-être comme vérité élémentaire (cf. l'Agent Orange) ; le Viêt Nam réduit à une guerre ou à une destination touristique… L'autorité individuelle peine à rétablir la dérive de cette pensée unique, et le dialogue est souvent celui-ci : Tu es Chinois ? Non, Vietnamien… Ah bon ! Enfin, c'est pareil... Pas du tout. Le Viêt Nam est l'aboutissement d'une succession de cultures préhistoriques et antiques, une superposition commençant (dans l'état (...) Lire la suite »
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