Thème Culture/Société/Sports

Le sport sans le pouvoir : faire la révolution de la tête aux pieds

Yannis YOULOUNTAS
Le sport plonge ses racines dans l’enfance, jusqu’à nos origines animales. Tous les jeux enfantins, à commencer par les activités sportives, sont une reproduction des schémas animaliers qui visent, dans toutes les espèces, l’apprentissage de la vie d’adulte par l’amusement et la mise en situation fictive. L’essentiel est que le jeu sans enjeu de l’enfance humaine ou animale prépare aux enjeux de l’existence postérieure et permette l’entrée progressive dans le monde des « grands », découvrant (…)
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Langue française : « moderniser » la loi Toubon, ou la renforcer et l’appliquer enfin avec rigueur ?

Collectif
Par Georges Gastaud, philosophe, président de l’association CO.U.R.R.I.E.L., Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine (Paris VII), Jany Sanfelieu, certifiée de lettres classiques (89), Bernard Colovray, militant ouvrier du Livre (69), Aurélien Djament, mathématicien, militant CGT du CNRS (59), Thierry Saladin, médecin (34), Jean-Claude Houseaux, médecin (84), Vincent Flament, professeur agrégé de Lettres classiques (59), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (…)

Le cirque, une tradition vouée à disparaître

Jérôme HENRIQUES
Mowgli (désignant un bâton muni d'un crochet) : "Ca sert à quoi ça ?" Baghera : "Ca a été conçu par les humains pour s'enfoncer dans la tête des éléphants ..." Mowgli : "Mais, pourquoi veulent-ils quelque chose qui s'enfonce dans la tête des éléphants" Baghera : "Pour leur apprendre leurs règles ... les humains font ces choses, et même pire ..." Le Livre de la Jungle (Rudyard Kipling, 1894). Un spectacle grand public En Europe, on (…)

Alice Guy, la première vraie cinéaste au monde

Bernard GENSANE
C’est en voulant me documenter de nouveau sur Louis Le Prince, chimiste français émigré en Grande-Bretagne et auteur du premier film cinématographique que je suis tombé sur la Française Alice Guy, réalisatrice (pardon : réalisateure) du second film de fiction de l’histoire du cinéma. Je connaissais l’existence de Le Prince depuis très longtemps car cet inventeur de génie s’était installé dans le West Riding du Yorkshire, à deux pas d’un endroit où j’ai beaucoup séjourné. Le 14 octobre (…)

L’époque, un documentaire de Matthieu Bareyre

Dominique MUSELET
J’ai été invitée jeudi dernier à une projection privée du documentaire de Matthieu Bareyre qui sort le 17 avril. Je me suis mise tout au fond de la salle parce que dans beaucoup de documentaires les images bougent beaucoup trop. Les réalisateurs pensent peut-être que ça fait plus moderne, mais moi ça me donne le mal de mer ! J’ai vite été rassurée. La qualité, aussi bien visuelle que sonore, était au rendez-vous, bien que le film soit entièrement tourné de nuit. Rien à redire de ce côté. (…)

Le film "Ni juge, ni soumise" : du voyeurisme qui laisse un goût amer

Luk VERVAET
La 44e cérémonie des César récompense le documentaire belge qui a conquis 230 000 spectateurs en France... Comment faire un film de non-fiction sur la Justice, un documentaire, qui sera projeté dans les grandes salles de cinéma et rapportera du fric ? Rares sont ceux qui y sont parvenus. Le réalisateur et le cameraman (« légendaires » et « historiques » selon la RTBF) de Strip Tease et de Tout ça ne nous rendra pas le Congo y sont, eux, arrivés en produisant Ni juge, ni soumise. Le film (…)
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Souriez, vous êtes manipulés

Manuel BOMPARD
Cet article de Manuel Bompard est suivi (26 février) d’un second qui démonte méticuleusement le procédé de truquage utilisé par BVA pour ce sondage. Le Grand Soir. Il ne passe pas une émission politique sans que nous soyons interrogés sur les sondages. Bien sûr, personne ne s’interroge jamais sur leur pertinence scientifique. Ce n’est pas la question. Bien calibré pour créer une information, un sondage permet de faire des titres pendant au moins une journée. Les chaînes d’information (…)

Expressions du monde

Jean-Pierre BREGNARD
Cet ouvrage a nécessité treize ans de travail rigoureux en collaboration avec une vingtaine de bilingues, pour transcrire, dans une quinzaine de langues du monde (représentatives des grandes familles linguistiques), des expressions plus ou moins équivalentes sur les situations de base de notre condition humaine, soit environ 300 « contextes » placés sous des « étiquettes » sémantiques pouvant englober diverses nuances. Ce livre réunit également près de 7 000 expressions françaises avec (…)

Info anodine pour les écrivains naïfs qui se croient libres d’écrire.

Maxime VIVAS
Vivendi, mastodonte qui possède en partie Universal Music Group, la maison de disques qui vient de censurer un rappeur irrespectueux envers Brigitte Macron (1) vient d’acheter pour 900 millions d’euros Editis, 2e groupe éditorial français. Editis ? Lisons Livres Hebdo « Le groupe est implanté en éducation, référence, littérature générale, jeunesse, illustré à travers plusieurs filiales : Place des éditeurs (Plon, Perrin, Presses de la Renaissance, Acropole, Belfond, Hemma, Hors (…)

Le goût du fantastique

Bernard GENSANE
Elsa Gribinski est une éditrice, une traductrice et une autrice très précieuse. Elle nous propose ici un recueil de petits bijoux de la littérature fantastique qu’elle contextualise et remet en perspective. Quand on se plonge dans la littérature fantastique, le passage obligé – et cela fonctionne de Maupassant à Lafcadio Hearn en passant par le Cyclope d’Homère – est cette analyse de Tzvetan Todorov, dans son Introduction à la littérature fantastique : « Dans un monde qui est bien le (…)

Un sculpteur hitlérien débarque à Roubaix

M.R.
Comment célébrer un artiste pro-nazi en toute discrétion ? Voilà le défi du Musée de La Piscine et de la ville de Roubaix qui s'apprêtent à inaugurer la reconstitution de l'atelier d'Henri Bouchard le 20 octobre 2018 dans sa toute nouvelle extension. Sculpteur Vichyste officiel, militant de la politique culturelle du Reich, il se proposait « d'assainir les Beaux-arts » contre le complot d'une « organisation occulte et internationale de marchands ». Le musée (…)

Mademoiselle de Joncquières et les féministes

Rosa LLORENS
Le film d’Emmanuel Mouret, tiré d’une nouvelle insérée dans Jacques le Fataliste de Diderot, n’engage apparemment pas de grands débats. C’est même le consensus des critiques qui est fastidieux, en particulier sur la subtilité et l’élégance des dialogues, écrits dans une langue XVIIIe, et sur le jeu parfait des acteurs. Sur le premier point, il faut avouer qu’il y a bien des platitudes (on est loin de Marivaux !), que les acteurs s’efforcent de débiter comme des traits d’esprit ; on (…)