Thème Mali
22 juillet 2026
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Enjeux et perspectives des rivalités géopolitiques sur le terrain du conflit au Sahel
Mbassa Thioune
Depuis plus de dix ans, les États du Sahel central sont confrontés à un terrorisme de grande ampleur, avec la présence de groupes extrémistes qui occupent une partie du territoire. Cette expansion terroriste s'est en effet recentrée sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont tous connu des coups d'État. Ces pays sont désormais dirigés par des militaires qui ont fait de la lutte contre le terrorisme et de la reconquête du territoire leur priorité. Cette lutte a transformé l’approche sécuritaire, avec une recomposition des partenariats avec des pays étrangers. Après les « échecs » de Serval et de Barkhane, ces pays, qui partagent la région du Liptako-Gourma, ont tourné le dos à la CEDEAO et aux pays dits occidentaux, et se sont résolument engagés aux côtés de nouveaux partenaires. Cette rupture avec les alliés traditionnels traduit une volonté de rompre avec les anciennes méthodes et de prendre un nouveau départ en compagnie de pays comme la Russie, la Chine ou encore la (…)
AES : Tafouk TV et Daandè Liptako, les nouvelles armes médiatiques du Sahel contre l’influence occidentale
Ousmane Tieni Konaté
123 voix pour, 0 contre. Le Conseil National de Transition vient de lancer une offensive médiatique sans précédent dans l’histoire du Sahel« du Sahel. Tafouk TV et Radio Daandè Liptako, les nouveaux médias confédéraux de l’AES, marquent une rupture stratégique avec les canaux d’information traditionnels – perçus comme des relais de l’influence occidentale.
Mais peut-on vraiment parler de souveraineté médiatique quand ces chaînes dépendront entièrement des États membres ?
UNE RÉVOLUTION MÉDIATIQUE AU SAHEL
Le 10 juillet 2026 restera comme une date charnière pour la souveraineté informationnelle de l’Alliance des États du Sahel. Réunis en session plénière, les membres du CNT ont approuvé à l’unanimité la création de deux médias pan-sahéliens : Tafouk TV, basée à Bamako, et Daandè Liptako, l’émission radiophonique dont le siège sera à Ouagadougou.
Ces nouveaux outils ne sont pas de simples chaînes d’information. Selon les observateurs, ils incarnent la réponse de l’AES à ce (…)
7 juin 2026
« Le Mali n’a pas été réveillé par une attaque, mais par un message »
Raïs Neza Boneza
Le 25 avril 2026, le Mali n’a pas été réveillé par une agression militaire seule, mais par un message.
A l’aube, Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Mopti et Kidal ont été touchées presque simultanément. Des explosions. Des échanges de tirs incessants. Des positions militaires ont été attaquées. Le trafic aérien a été perturbé. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages en temps réel, tandis que les communiqués officiels tentaient d’apaiser la situation.
Le gouvernement a fait état de dégâts mineurs et de 16 blessés, soulignant que la situation était sous contrôle. Dans le même temps, des groupes armés – dont le JNIM (Groupement de soutien de l’islam, réd.) qui entretiendrait des liens avec Al-Qaïda et le Front de libération del’Azawad – ont été associés à des actes de violence coordonnés, d’une ampleur sans précédent depuis des années, ou en ont revendiqué la responsabilité.
Et quelque part, dans un bureau diplomatique bien éclairé, quelqu’un a dû rédiger la phrase devenue (…)
8 mai 2026
Mali : un autre front de la guerre de l’Occident contre le monde multipolaire
Strategic Culture Foundation
Une audacieuse tentative de coup d'État contre le gouvernement révolutionnaire du Mali, en Afrique de l'Ouest, a été déjouée par les forces armées maliennes, avec le soutien de leurs alliés russes.
Le coup d'État surprise a été lancé le week-end dernier, lorsqu'environ 12 000 extrémistes d'Al-Qaïda ont attaqué au moins cinq villes, dont la capitale, Bamako. Les combats se sont poursuivis tout au long de la semaine dernière, et la plupart des pertes – plus de 1 000 morts – ont été subies par les extrémistes, qui ont été attaqués par des tirs terrestres et aériens des forces étatiques, soutenues par des auxiliaires russes appartenant au Corps africain.
Le leader malien, Assimi Goïta, a prononcé un discours télévisé à l'échelle nationale dans lequel il a appelé au calme et affirmé que la situation sécuritaire du pays était sous contrôle. Il a rendu hommage à son ministre de la Défense, le général Sadio Camara, mort au combat le premier jour de la tentative de coup d'État, le 25 avril. Le leader a également reconnu le travail de son partenaire stratégique, la Fédération de Russie, pour son aide à faire échouer le coup d'État, qu'il a condamné comme étant « parrainé par des (…)
4 mai 2026
Mali : L’« apocalypse » qui n’a pas eu lieu et le récit de la défaite dont l’Occident a besoin
Beto Cremonte
L'offensive coordonnée entre le JNIM et les factions touaregs, qui visait à créer l'image d'un État malien effondré, a été rapidement démantelée malgré les Cassandres et les analystes du discours « officiel » de la machine occidentale.
Ce qui s'est réellement passé, et que de nombreux analystes ont choisi d'ignorer (ou de dissimuler), c'est une riposte rapide et coordonnée des forces maliennes, qui continuent de démontrer la volonté du Mali, ainsi que des autres pays de l'AES, de rompre avec l'ancien système de tutelle française, au-delà des attaques comme celles du 25 avril, révélant ainsi quelque chose de plus profond : ce n'est pas seulement le contrôle du territoire qui est en jeu, mais le sens même de ce qui se passe au Sahel.
La vérité est que, dans les dernières heures du 25 avril, des groupes djihadistes et séparatistes touaregs ont lancé une offensive coordonnée contre Bamako, Kati, Gao et Kidal avec un objectif qui dépassait le simple cadre militaire : il ne s’agissait pas seulement de frapper des positions étatiques, mais d’établir, en temps réel, l’idée que le gouvernement d’Assimi Goïta avait perdu le contrôle du pays, comme cela se produit de manière quasi systématique dans cette région. On ne (…)




