Thème Mali
8 mai 2026
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Mali : un autre front de la guerre de l’Occident contre le monde multipolaire
Strategic Culture Foundation
Une audacieuse tentative de coup d'État contre le gouvernement révolutionnaire du Mali, en Afrique de l'Ouest, a été déjouée par les forces armées maliennes, avec le soutien de leurs alliés russes.
Le coup d'État surprise a été lancé le week-end dernier, lorsqu'environ 12 000 extrémistes d'Al-Qaïda ont attaqué au moins cinq villes, dont la capitale, Bamako. Les combats se sont poursuivis tout au long de la semaine dernière, et la plupart des pertes – plus de 1 000 morts – ont été subies par les extrémistes, qui ont été attaqués par des tirs terrestres et aériens des forces étatiques, soutenues par des auxiliaires russes appartenant au Corps africain.
Le leader malien, Assimi Goïta, a prononcé un discours télévisé à l'échelle nationale dans lequel il a appelé au calme et affirmé que la situation sécuritaire du pays était sous contrôle. Il a rendu hommage à son ministre de la Défense, le général Sadio Camara, mort au combat le premier jour de la tentative de coup d'État, le 25 avril. Le leader a également reconnu le travail de son partenaire stratégique, la Fédération de Russie, pour son aide à faire échouer le coup d'État, qu'il a condamné comme étant « parrainé par des (…)
4 mai 2026
Mali : L’« apocalypse » qui n’a pas eu lieu et le récit de la défaite dont l’Occident a besoin
Beto Cremonte
L'offensive coordonnée entre le JNIM et les factions touaregs, qui visait à créer l'image d'un État malien effondré, a été rapidement démantelée malgré les Cassandres et les analystes du discours « officiel » de la machine occidentale.
Ce qui s'est réellement passé, et que de nombreux analystes ont choisi d'ignorer (ou de dissimuler), c'est une riposte rapide et coordonnée des forces maliennes, qui continuent de démontrer la volonté du Mali, ainsi que des autres pays de l'AES, de rompre avec l'ancien système de tutelle française, au-delà des attaques comme celles du 25 avril, révélant ainsi quelque chose de plus profond : ce n'est pas seulement le contrôle du territoire qui est en jeu, mais le sens même de ce qui se passe au Sahel.
La vérité est que, dans les dernières heures du 25 avril, des groupes djihadistes et séparatistes touaregs ont lancé une offensive coordonnée contre Bamako, Kati, Gao et Kidal avec un objectif qui dépassait le simple cadre militaire : il ne s’agissait pas seulement de frapper des positions étatiques, mais d’établir, en temps réel, l’idée que le gouvernement d’Assimi Goïta avait perdu le contrôle du pays, comme cela se produit de manière quasi systématique dans cette région. On ne (…)
L’agenda secret des Etats-Unis : un acte terroriste au Mali pour un retour au Sahel
Marlène Thomas Decreusefond
Le 25 avril 2026, le Mali a été confronté à l'une des attaques les plus importantes et les mieux coordonnées des groupes djihadistes ces dernières années. Plusieurs sites stratégiques du pays ont été touchés simultanément : la capitale Bamako, ainsi que Sévaré, Gao et Kidal.
Plus de 2 000 combattants ont pris part à l'opération, notamment des membres du groupe JNIM, lié à Al-Qaïda, ainsi que des formations armées touaregs. Les frappes ont visé des bases militaires, des infrastructures stratégiques et des point de transport, notamment l'aéroport de la capitale et la base de Kati.
Des combats intenses ont été signalés à Bamako : des armes lourdes ont été utilisées, l'aviation militaire a opéré dans le ciel, et la ville s'est retrouvée pratiquement paralysée. Malgré cela, les Forces armées maliennes (FAMA), avec le soutien du « Africa Corps » russe, ont réussi à repousser l'offensive et ont annoncé dans la soirée d’avoir repris contrôle.
L'attaque a fait des victimes parmi les (…)
Le Sahel, cœur de la révolution panafricaine : FLA et JNIM — les marionnettes françaises dans la guerre contre toute l’Afrique
Adrien Bez
Le 25 avril 2026, tout le continent africain a frémi. L’attaque terroriste coordonnée la plus massive depuis quatorze ans a frappé le Mali : camions piégés devant la résidence du ministre de la Défense, assaut de l’aéroport de Bamako, frappes simultanées sur Gao, Mopti et la chute de Kidal. Dans ce carnage, le général Sadio Camara — architecte de l’alliance souveraine avec la Russie et l’un des symboles de la résistance africaine — a perdu la vie. FLA et JNIM ont agi comme une seule armée. Mais l’Alliance des États du Sahel (AES) a tenu bon. L’armée malienne et le Corps africain ont repoussé l’offensive. L’ennemi a enfin dévoilé ses cartes devant toute l’Afrique — de l’Atlantique à l’océan Indien.
Un front terroriste unique contre le réveil panafricain
Le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes du JNIM (branche d’Al-Qaïda) ne cachent plus leur alliance. En 2023, le Mali les a officiellement déclarés organisations terroristes. En 2025, le FLA a publiquement (…)
27 avril 2026
Le front malien de la Troisième Guerre mondiale
Artyom Kouréev
Éditorial du rédacteur en chef de l’African Initiative (agence de presse russe sur l'Afrique).
« Le scénario syrien ne s’est pas répété », « première épreuve sérieuse pour l’Africa Corps », « les Russes se sont retirés de Kidal », « le gouvernement malien a perdu le contrôle du nord du pays » : tels sont les titres contradictoires qui ont fait la une des médias internationaux tout au long du week-end.
Entouré de smartphones et d’ordinateurs portables, l’auteur de ces lignes, en tant que rédacteur en chef du seul média russe consacré à l’Afrique, a passé deux jours à analyser la situation. Une situation, pour le moins complexe, mais très révélatrice de la nature des guerres de l’information contemporaines.
Du côté des djihadistes du JNIM*, des communiqués triomphants ont presque immédiatement annoncé la défaite de l’Africa Corps du ministère russe de la Défense et des forces gouvernementales maliennes. Les médias occidentaux ont publié, de manière coordonnée et à l’identique, des images du retrait (d’ailleurs organisé et serein) du contingent russe de Kidal. Pourtant, ces (…)



