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Dans le bourbier malien !

Depuis 2012, la France s’embourbe au Mali pour des raisons "néo colonialistes", économistes, géo-stratégiques sans résultats probants si ce n’est l’allongement du nombre de morts et le chaos économico-social. Pour un coût de deux millions d’euros par jour, une peccadille pour Macron lui qui trouve que nous dépensons trop dans le social. Les Français supportent cette intervention militaire.

Bien sûr, je suis attristé de la quarantaine de soldats morts dans la guerre du Mali. J’ai de la compassion pour les familles endeuillées. Je m’incline devant la dépouille de nos militaires tués en terre africaine.

Mais je refuse le soutien aux responsables de ces morts inutiles. Je l’avais exprimé quand François Hollande a déclanché l’intervention en 2012. Vous pouvez vérifier en lisant ce que j’écrivais dans ces colonnes les 15 et 17 janvier 2013. Non, les soldats ne se battent pas pour défendre les intérêts de la France et des Français, ils combattent pour que les firmes comme Areva continuent de spolier les ressources maliennes (uranium, lithium, etc...) et celles des pays limitrophes.

Au Niger, au Tchad, en Centre-afrique, en Côte d’Ivoire, l’armée française, sur ordre du gouvernement, poursuit des actions interventionnistes de type colonial ou néo-colonial. Il est temps de stopper la politique de Macron en la matière. Arrêtons la France-Afrique qui pille les richesses africaines, qui spolie les peuples de cette région, qui s’ingère dans les affaires intérieures de ces pays.

Exigeons un débat sur ces questions à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

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Le cauchemar de Humboldt de Franz Schultheis
Bernard GENSANE
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Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard


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